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Full text of "La Rotonde 2e année, 1er octobre 1933 - 1er juin 1934"

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Devrième année — N« global: U 



Ottawa, Ont., 1er actobra lfttt 









LA ROTONDE, OTTAWA, 1er JUIN MIS 



srom 








Gala athlétique 

Voici les résultats des épreu 
ves auxquelles ont participé le 
24 mai, les élèves de la Petite 
Cour de l'Université, sou» la 
direction du R. P. Sénécal, pré- 
fet:'— £ 

LEfi JUVBMILLE8. 

„ 50 verges: — 1er, Bigras J. 

Y.; 2e, Hubert J.; 3e, Gauthi 

/ 1^ verges:— 1er, Bigras J. 
2e, Dulude J, ; 3e, Hubert 

440 verges : — 1er, Hubert 
J. ; 2e, Bigras J. Y. ; 3e, Lacas 
H. 

Relais :— 1er, Laçasse H. ; Du- 
lude J., Brunette L., Lalonde 
André; 2e, Rochon R., Larivi- 
ère R., Hubert J., Bigras J. Y. 

■S* uts en longueurs:— 1er. 
Poitevin Ls. ; 2e, Bigras J„ Y.; 
3e. -Hubert J. 

Sauts après course : — 1er, 
Dulude J. ; 2e, Laçasse H. ; 3e. 
Hirbert J. 

Lancé du poids; — 1er, Si 
rard A. ; 2e, Laçasse H. ; 3e. 
Gauthier A. 

Lancée de la balle: Laçasse. 
LES JUNIORS 

100 verbes i — 1er. Poirier L- 
P.. 2e, Paperrière M.; 3e, Ro 
teheleau R. 

320 verges : — 1er. Poirier L.- 
P. ; 2e, Laperrière M. ; 3e, Ry- 
•ii R 

440 verges: — 1er. Côté V. ; 

RELAIS: — 1er, Lafrenière 
2e, Laperrière M. : 3e., Ryan R. 
O H.; Poirier L. P. ; Côté V. : 
Boéhelieu R ; 2e, Laperrière 
M. ; Ryan R. ; Barsalou J.-P. ; 
Ménard J. P. 

Sauts en longueur : — 1er, Cô- 
té V., Bonncville J.-P. ; 2e, La- 
perrière M. ; 3e, Barsalou J.^P. 

Sauts en hauteur:—» Bonne- 
ville J.-P.; 2e, Ménard J. P., 
Ryan. (ex aequo") ; 3e. Barsa 
lou J -P. 

Sauts après course : — 1er. 
Bonneville J.-P. . 2e, Poirier L. 
P. 

l^aneée du poid : — 1er. Bon- 
neville J.-P. ; 2e, Poirier L.P.; 
3e. Legris An t. 

Lancée de !a balle:— Bonne- 
ville J.-P. 

LES MAJEURS 

100 verges :— 1er, Degrosseil 



lier O 
Ion H. 



2e. Lacroir G ; 3e. Pi- 







Canada Packers 



Limited 



200 verges:— 1er, Pilon H. 
400:— 1er, Degrosseillier CM 
2e, Lacroix G. 

RELAIS : — 1er, Lamothe J. ; 
DeGroseilliers A.; Provost C- 
A. ; Loaier B. ; 2e, Paqaette L. ; 
Lacroix G- ; Bourgon B.; Ga- 
gner G. 

Saute en longueur : — 1er, Pi- 
lon H. ; 2e, Lozier B.; 3c, La- 
croix -G. 

Sauts en hauteur:— 1er, La- 
motfté J. ; 2e, DeGrossellier O. ; 
3e, Pilon H. 

Saut après course : — 1er, Lo- 
zier B. ; 2e, Pilon H.; 3e, De- 
Grossellier O. 

Lancée du poids: — 1er, Lo- 
zier B. ; 2e. Latrémouille D. ; 
3e, Coutu C. 

Lancée de la balle (Base 
Bail) :— Côté Victor. 

LE CLASSEMENT 
Juvéniles. 

Bigras J. Y.. 12 Pts. 

Hubert J 10 Pts. 

Dulude J 9 Pts. 

Laçasse H 8 Pts. 

Poitevin Le 6 Pts. 

Larivière R 4 Pts. 

Brunette L 3 Pts. 

Sirard A 3 £ts. 

Gauthier A 2 Pts. 

Lalonde André. 2 Pts. 

Rochon R. 2 Pts. 

Juniors. 

Poirier L.-P 13Pts. 

Bonneville J.-P 12 Pts. 

Laperrière }i. 10 Pts. 

Côté V... .".' 9 Pts. 

Ryan R -. . . 6 Pts. 

Roeheleau M 4 Pts. 

Ménard J.-P 4 Pts. 

Barsalou J.-P 4 Pts. 

Lafrenière G. H 3 Pts. 

Legris A 1 Pts. 

. Majeurs. 

DeGrosselliers 12 Pts. 

Lozier B 11 Pts. 

Piloli H . 10 Pts. 

Lacroix G 6 Pts. 

Laïuothc J 6 Pts. 

Provost C. A '»3 Pts. 

Paquette L 2 Pts. 

Bourgon B 2 Pts. 

Gagner G 2 Pts. 

Coutu C 1 PU. 

Juge au départ— .R. P. Hé- 
bert; juges à l'arrivée — Les 
Pères Royal, Rajotte, Morvan 
et M. Deschainps ; chronomé- 
treurs — Les Pères Cornellier 
et Morisseau. 

I/es prix seront remis aux 
vainqueurs la semaine prochai- 
ne. 



Base-Bail 

Dimanche le 21 niai. l'Univer- 
sité, par 11 à 1. triomphe de 
l'équipe de "Eastview". Les 
vainqueurs: E. Dorion. rece- 
veur; A. Kiefl, lanceur; P. De- 
vine, 1er but; V R. Sweetnam, 
2ème but; T. McAndrew. 3ème 
but; E. Barnabe, arrêt; A. Be- 
noit. W. Lafleur. H. Marcoux. 
champs. 

Dans la ligne majeure inter- 
murale les 'Philosophes" et 
les "Ail Stars" se disputent 
la première place. Les "Amé- 
ricains" sont en deuxième li- 
gne et le "Préniédical" en'dar- 
nière place. ' 

Les "Canadiens" sont en tê- 
te de la ligue mineure et les 
"Grants" suivent de près. 



Soft-Bail 



les 
'In- 



Position des équipes : 
'Stars", les'«T.N.T.", les 
cin violes" et les "C.D.C." 

Chez les plus jeunes, lea^Dia 
monda" sont les premiers, puis 
vient "QXS 7* et enfin les 
"Wolvea" u 





LAPOWTE F1SH MARKET 



MARCHAND M FOMONS 

I* Lt#oftnto. pco*. 



Çà et là 

— p 

Le 10 mai, le R. P. I Pigeon, 
O. M. L, assistant-procureur, 
partait pour un voyage de re- 
pos. 

Le R. P. ilide Béland, O. M. 
I., succédai Mgr J. Bonhomme, 
vicaire apostolique du Basuto- 
land, comme eufé de la paroisse 

Notre-Dame de Hall. 

• • • 

Nos visitçurs: Son Exe. Mgr 
TurquetU, O. M. I. ; Son Exe. 
Mgr Lajeunesse. O. M. I.; le 
R. P. Bâchant, O. M. L, de Lo- 
weU Mass. ; le R. P. Plourde, 
t>. M. I., de Winnipeg; le R, P. 
Couture, S. J., de.Sault Ste- 
Marie, Ont.; M. l'abbé Cimea, 
de Moonbeam, Ont.; le R. P. 
Beaupré, O. M. L, de Montré- 
al; M. l'abbé Leduc, de Claren- 
ce Creek. 



Conventum delà 
classe 1919 - 1926 



Les 24 et 25 mai derniers ré 
unissaient autour de leur Aima 
Mater les élèves de la classe 
1919-26. Tous les "anciens" o t* 
grandement apprécié ces ou 4- 
qoès heures où ils ont vé^u la 
\ie d'antan. Au dîner du 21, 
donné dans le réfectoire des étu- 
diants, onze faisaient acte de 
présence. L'accueil des RR. PP. 
Préfets et des élèves fut des plus 
chaleureux. Dans l'après-midi, 
une quinzaine se rendaient à 
''la Blanche" pour une petite 
fête intime. Le R. P. Legault, 
fort de l'appui des RR. PP. L« 
jeunesse et Dubé, retrplissiit la 
charge du cuisinier. Inutile de 
d.re que les anciens furent ser- 
vis "en princes". Le lend*mp.in 
midi, le 25. une vingtaine par- 
tageaient les agapes avec les 
RR. PP., au réfectoire de la 
communauté. Après* quoi, uhe 
photographie fut' prise. 

Le nouveau conseil élu per les 
membres présenta «e compose 
comme suit: Président honorai- 
re: R. P. H. Dubé, O.M.I., Prési- 
dent : Maurice Brunet, Vice- 
Président : R. P. Scheffcr O. 
M. I.. Secrétaire: P, P. Lavignj 
O. M. 'T.. As>*.-Scerétaire : R. 
P. A. Guindon O. M 1. 

Quelques résolution* furent 
adoptées à la réunion des mem- 
bres; 1 — Faire chanter u..c 
messe de Requiem pour le repos 
de l'âme du R. P. Guertin O. 
M. I. ancien professeur le la 
classe 2. — Nouvelle réunion pro- 
jetée pour'l année 1938. 

Noms des membres présents: 

Prêtres-vicaires: MM. les ab- 
bés Henri Laverdières, Maxime 
Tepsier, Lucien Beaudoin. Al- 
fred Boyer; le R. P. Lionel 
Scheffer, O. M. I. 

Prêtres-prof esseuru à l'Uni- 
versité: les RR. PP. A. Guindou 
O M. I ., et R. Lavigne O. M. 1 

Avocats: MM. Raymond Ray- 
mond, Jean Richard, Francis 
Jjemieux, Roger Ouimet. 

Fonctionnaires civils: Léo 
Poirier, Alfred Alarie. Hector 
Mercier. 

Notaire: Gérald Robert. 

Médecin: Jean-Marie Bigras. 

Professeurs: Maurice Brun H, 
J. -Albert St-Georges. 

Gérant : Gérard Corbière. 

Les anciens tiennent à remer- 
cier très cordialement, par l'in- 
termédiaire de la "Rotonde" les 
autorités de l'Université pour 
\9 frjni!^ et e©rd7ahr hosjv.ta v - 
ié dont ils furent l'objet durant 
ces deux jours de joie et de 
lonheur. 



Le R. P. Lejeuue, 
O.MX, est décoré 

Le R. P. Louis LeJeune O. 
M. L, du Juniorat du Sacré- 
Coeur, a été honoré" de façon in- 
signe par Sa Sainteté le Pape 
Pie XI. A la demande de Son 
Eminence le Cardinal Rodrigue 
Villeneuve, il a été décoré de 
la médaille "PrO Eeelesia et 
Pontifice''. 

Il reçut la médaille et le di- 
plôme officiel des mains de Son 
Eminence. "Nous avons. voulu, 
dit Son Eminence, récompen- 
ser ce vaillant et dévoué apô- 
tre, de son travail pour l'Egli- 
se et la Patrie, et récompenser 
en même temps le Juniorat qui 
l 'a abrité pendant 33 ans. 

Le Père, Le^eune est l'auteur 



Les n 
court d 1 

(suite de la 2e page) 



Hist. Chimie, AJgàbra, Gap 
HameT Adrien — Cat. 
Gr. Qram. Lat. Auteurs 
Auteurs Fr. Comp. JFr> 
Chimie, Algèbre, Géom.; 
bonté Irénéa — Auteurs -Fr. 
casse Gaétan — Auteurs. A 
Comp. Àngi.; Larocque Pi 
André— Cat. Auteurs Fr. C 
Fr. Auteurs Angl. Comp 
Hist. Chimie. Algèbre. Gé 
Lepage Paul — - Cat. Au 
Lat. Hiat. ; Mageau Aurèle 
Auteurs Angl, Comp. 
Hist.; Pharand Paul — 
Chimie ; Quesnel Roland — 
mie ; Tourigny Clément — 
Gram. Gr. Auteurs Gr. G 
Lat. Auteurs Lat. Auteurs 
Compl Fr. Auteurs Ang>. Co 




-•?• 









JOURNAL Ai -MENSUEL' PARAISSANT 

LE lit ET LE 15 DE CHAQUE MOIS 

D'OCTOBRE A JUIN 




* 






i 1 — Ï.KTf 



. . - OSKIANE DE LA 
SOCiéTÉ DES DÉBATS FRANÇAIS 
DE L'UNtVERSiTé D'OTTAWA 



- M 



:'' 



Abonnement : 
lie numéro: 



OO 
5 sons 



Directeur: Marcel Ouimet Rédacteur ep chef: Robert Barsalou 

Administrateur: Raoul Gauthier 






Rédaction et Administration: 
Unirerstté* d'Ottawa. 



du Dictionnaire Historique en Angr i. Hig t . Chimie, Âlgèbrl *•■/ M VJÊM Mf é 1 MWMFMMÉ % ? 

deux volume», publié récem- Geom.; Voysr Gérard — Hssl ™ *~* ■* ^^a\ w W^ H MJj '11 M M aW 



T#* 



Le R. P. Morice, 
OJWJ. 



Le 12 mai dernier, l'Univer- 
sité de la Saskatchewan confé- 
rait au R. P. Adrien-Gabriel 
Moriee, O. M. I., le degré hono- 
raire de docteur en droit. Ce 
savant Oblat. ancien mission- 
naire des tribus indiennes, est 
universellement connu par ses 
travaux sur l'histoire religieu- 
se du Nord-Ouest canadien, sur 

l'anthropologie et la philologie. 

» 

R. I. P. 



Nos sympathies au Dr Des- 
rosiers de Sudbury à l'occasion 
3e la mort de sa mère. 

Nos sympathies à M. Rodol- 
phe Ithéaume de Hull. cruelle- 
ment affligé par la mort de sa 
mère. 



FANTAISIE 



La cigarette 

(suite de la le page) 



ne empoisonnée par l'usage trop 
fréquent de cette amie perverte;- 
on dit même que le» hôpitaux et 
les hospice a cachent des centai- 
nes d'intelligences amoindries, 
de volontés sans ressorts, de *en- 
sibilités énervées. Ces jeubcs 
tiens rêvaient à l'avenir a ira- 
vers des bouffées bleues tandis 
<jue l'empoisonneuse injectait 
son venin dans leurs poitrines 
pleines de vie. Aujourd'hui leur. 
tour... demain le vôtre peut- 
?tre. Oh! la vilaine cigarette. 

"Un jour viendra qui n'est 
(>as loin, 

"Que ce qu'elle répand sera 
votre ruine". 

Jeunesse aux fortes intelligen- 
ces, aux coeurs largement ou- 
verts à la vie; phalange d'âmes 
nouvelles et pleines d'espéran- 
ces, n'allez pas vieillir à vingt 
ans. 

Jacques MARTINE AU. 

* — 

Dans le monde, les gens qui 
nous déplaisent tiennent deux 
fois plus de pUce que les au- 
tres. 



Géom.; Voyer Gérard — 
40 
Dubord Henri - - Cat. Gr 
Lat. Auteurs Lat. Auteurs 
Comp. Fr. Chimie, Géom.; 
clerc Alfred — Compta b 
Algèbre; Paria Paul 
tabilité, Sténo.; Bibout Jo 
— Gram. Lat. Auteurs Lat. 
teurs Fr. Comp. Fr. Aute 
Angl. Comp. Angl, Chimie, 
fret Maurice — Gram. 
Comp. Fr. Chimie ; Valiqy 
Paul — Gram. Lat. Auteurs 
Auteurs Fr. Comp. Fr. Corn 
l-ilité, Sténo. Algefcve. 

4D 
Cassetman Hubert. — E 
Authors, Engl. Comp. E 
Geom. ; Lefeu vre Frank 
Fren. Authors. Fren. Co 
Hiat. Algebra; Luasier Ge 
gea — Kngl. Comp. Hiat. ; 
tenande Vincent — Chemis 
Geom.; Burke Raymond— E 
Comp. 

— — . a . _ : _ — 

Première Messe 

«Fini ancien élè' 

■— — "- ■ _- l 

Le R. P. Arthur Breault, 
M. L, originaire de Tecum 
Ont., a chanté sa première m 
Se à la chapelle de d'Uni ve 

té ÀJ.JM0 le 22 mfti - 

Le R. F. Arcade Guindon, 
MJJL, professeur à TUnive 
a prononcé le sermon. Le R. 
Raoul Legault. O.M.I., aussi 
l'Université, était- le prêtre 
sistant. 

Le B. P. Luc Benglet. CS. 
curé de sainte-Anne de Cétr 
et le R. P. René Lavigne, 
M. T., 'professeur à l'Univers»! 
étaient le diacre et sous -di 
cre. 

M. Médéric Breault. gra 
père du jeune prêtre, Mme J#f 



La publication de "La Rotonde" pour une deuxième année 
est une heureuse nouvelle. Commencée grâce à l'enthousiasme 
de la jeunesse elle pouvait bien, aux yeux 'des plus anciens, 
n'avoir qu'une existence éphémère*. Mais encore une fois les 
pessimistes ont eu tort et ils auront tort longtemps si l'on juge 
l'avenir de "La Rotonde" par l'entrain que manifestent ses 
nouveaux directeurs. Ils se proposent plus que eje continuer 
le sillon déjà tracé par leurs devanciers; ils ont de nouveaux 
projets, ils nous ..oncenf des i ..". '^uco . "Iles. T •' * i 

seront donc intéressés à ce qu'auront à leur dire ceux qui les 
ont remplacés sous la rotonde. Les étudiants d'aujourd'hui, 
donneront uns -plus active collaboration et assureront Une vie 
intense au jouçial universitaire. La direction de l'Université 
renouvelle à tous' ses encouragements et ses voeux de succès. 

G. MARCHAND, O.M.I., recteur. 




R. P. J. Gravel, O.M.I. 

Notre Ancien Directeur 






sepit Breault sa mère, ainsi qu K gret que l c R. P. Joseph gravel, 0. M. I., quittait la Société 
ses deux frères et plusieurs M W j)jfo ais français et la direction de "La Rotonde'' pour se 



très assistaient. 
' » — 

Noua ne sommes que d'hi»r f 
nous ne pouvons pas dire qa 
nous emplissons le monde. 



E. E. E. Chevrier 

r.R . M. IV 

Ottawa, <>at 




BOUCHER FRÙŒS 

. Marchands de Bois 
O^proc — Iasttles as; p*piar gt a a M i re ft 



» pj 





Nous avons appris avec une certaine surprise mêlée de re 

des 
dé- 
vouer dans une autre sphère. 

Le départ de notre habile et dévoué directeur sera certaine- 
ment un vide difficile à combler. Car quiconque a travaillé 
sous sa direction a pu apprécier à leur juste valeur les hautes 
qualités du "Père de La Rotonde '. Je di« le "Père", car à 
personne plus qu'à lui ne revient ce titre. En effet, c'est à lui 
que nous devons l'idée d'un journal à l'Université. Nous lui 
devons également la diffusion du plan que chaque élève doit 
coopérer à son développement. * C'est encore au R. P. Gravel 
que revient le mérite d'avoir organisé le premier bureau de di- 
rection et celui de rédaction. En un mot, "La Rot?i<de" lui 
doit la vie. Et, avouons-le candidement, quand nos énergies 
encore neuves et nos jeunes courages menaçaient de sombrer, c'est 
au directeur que nous avions recours. Toujours il avait un 
bon mot, une parole encourageante, et nos pas d'apprentis jour- 
nalistes se rafermissaient. 

Nmarne pourrons donc jamais trop remercier le R. P, Gravel 
pour tout le bien qu'il a fait à notre journal. Sous son heureuse 
initiative "La Rotonde" est née, par ses sages conseils et sa 
prudente direction elle a progressé, son souvenir nous aidera à la 
maintenir. Aussi, en remerciant son ancien directeur, "La 
Rotonde" lui souhaite toutes les consolations possibles dans son 
nouveau domaine. L'activité du R. P. Gravel nous était un 
stimulant, ses succès nous réjouiront, car en quelque endroit qu'il 
soit un homme d'action et de dévouement ne manque jamais ^e 
réussir et de faire du bien. 

,^.a - P*ui BOUCHER. 



Par message 

"Le Cardinal Villeneu- 
ve, O.M.I., archevêque de 
Quétoéc, très sensible aux 
hommages des chers an- 
ciens de lf Université d'Ot- 
tawa, agrée avec joie leur 
communication et bénit de 
grand coeur la famille bi- 
lingue qui prolonge l'in- 
fluence et l'amour de l'Ai- 
ma Mater hors ses murs." 

Les Anciens, par l'entre- 
mise . de "La Rotonde", 
tiennent a dire à Son Emi- 
nence combien ils lni sont 
reconnaissants pour cette 
bénédiction et ce gage de 
succès. 



mm 7 : ■'-.•'■■ r«™*™™ ! mw 



'•v®f??$m 




Et nous démarrons 



Oyez! Oyez! Clercs de la Fa- 
cilité et autres! Et vous tous 
écoliers prêtez l 'oreille à ce que 
vous mande par ma plume "La 
Rotonde' ' et ses officiers. 

Après quelques convocations 
des anciens rédacteurs et admi- 
nistrateurs, après quelques Ap- 
pels aux âmes et plumes de bon- 
ne volonté, nous voici en mar- 
che pour une nouvelle année. 

Nous vous présentons d'abord 
les nouveaux chefs. 

En tête, notre censeur. Un 
mot seulement pour qui ne con- 
naît pas le R. P. Henri Moris- 
seau, O.M.I. Ses suggestions et. 
ses propositions nous laissent 
entrevoir un avenir tout sou.- 
riant. Le nouveau Directeur, 
M. Ouimet, était hier le bras 
droit de notre estimé camara- 
de René Ménard. C'est dire 
qu'il va faire... lever la pous- 
sière. Puis, pour compléter la 
direction, Rémi Millette, le pe- 
tit Rémi, le grand homme p^s 
du tout écrasé par la charge de 
président de la Société des Dé- 
bats, qu'on s'avisa de nommer 
aviseur. Attention!.... "on a 
souvent besoin d'un, plus pe- 
tit..." 

Robert Barsalou, Puce de 
son petit nom-Pulice nomine- 
qui a le titre de Rédacteur en 
chef, s'est adjoint Jacques Bou- 
cher et J. L. Gagnon pour me- 
ner à bonne fin tous nos pro- 
jets. J. J. Garneau, président 
du Cercle S. C. de l'A.C.J.C, 
n'a pas cru déchoir en accep- 
tant le poste de secrétaire. 

Vous aurez encore le plaisir 
de lire la belle prose de nos ré-J 
dacieur»: UU. £. Major, J. P, 



NOS ORATEURS 

Le choix des ora- 
teurs pour les débats 
inter universitaires a 
été fait, hier soir, à 
la suite du concours 
éliminatoire. Iront à 
Montréal, MM. Mar- 
cel Ouimet et Jacques 
Boucher. - .Bouteront 
à Ottawa, MM. 
Roihmd, M: -«ch*, ^-Orrftoorôqi-jfQjege et Paul-Emi- 



Le premier Rédacteur en Chef 



H y a un an, "La Rotonde", 
conçue dans les cerveaux opti- 
mistes de quelques étudiants de 
langue française de l'UfiiversJr 
té d'Ottawa, faisait ses pre* 
miers pas. Cette annéeT^nom- 
breuASont ceux qui sont venus 
apporter leur généreux con- 
cours à " lb poignée de bra- 
ves" qui a tenu. Vétérans et re- 
crues fraternisent aujourd'hui 
comme de vieux copains et sou- 
tiennent de "tous leurs efforta 
l'oeuvre encore neuve, regret- 
tant le départ malheureux mais 
inévitable dé certains fonda- 
teura, appelés vers des études 
spécialisées dans d'autres Uni- 
versités. 

De ceux-là, René Ménard, an-. 
cien rédacteur en chef et main- 
tenant étudiant en notariat & 
l^Université de Montréal, a lais- 
sé tant à la rédaction qu'à-îad- 
minièTration de notre modeste 



(Suite à la OAtce 58) 




René Ménard 



Message du Président 




Rémi Millette 



L. Tarte, A. Legris et nombre 
d'autres. 

Vous vous réjoinrez des ca- 
ricatures de O. Beaudry qui 
veut bien illustrer" v nt>tre petit 
journal. J. Routhier et O. Bou- 
tet vous tiendront dea propos 
littéraires tout comme par le 
passé. En fait de chroniques, 



(Suite à 7a du* M> 



le Morvan . 



.* 



Prendront part au 
débat public:— MM. 
Robert Barsalou, Lo- 
renxo Label, Raoul 

Fréchette, Paul -Emi- 
le Rolland. 



Depuis un mois déjà nos ea- 
rabins-sont revenus des vacan- 
ces. L'énergie pour les études 
s'était un peu émoussée, et il 
a fallu pour plusieurs un effort 
de courage pour descendre de 
l'étagère Des vieux bouquins qui 
renvoient au temps de Platon 
et d'Aristote, ou qui réveillent 
les mânes de Virgile. 

Toutefois, cet engourdisse- 
ment des esprits ne dura paa, et 
même, chose digne de remar- 
que, une activité "fébrile a ré- 
gné à l'Université en ces der- 
niers quinze jours La cause? 
La voici: 

Il s'agissait de réorganiser le 
conseil qui présidera aux desti- 
nées de l'organe officiel des 
étudiants, faire revivre "La 
Rotonde" si heureusement 
inaugurée par nos amis l'an 
dernier. 

D'aucuns, assistant à toutes 
les réunions des comités et des 
sous-comités, se seraient crus 
sous le régime soviétique. Soyez 
sans crainte, personne n'agita 
le drapeau -rouge ni n'entonna 
la 3ème Internationale. Tous les 
pourparlers et tous les concilia- 
bules n'eurent aucun effet mr- 
f aste. Mais résultat pratique : la 
formation d 'une organisation 
forte, dévouée et courageuse 
qui prend en main .le sort de 
notre petit journal universitai- 
re. 

Oui, lecteurs, c'est "La Ro- 
'tonde" qui vient vous retrou- 
ver au coin du feu pour vous 
parler de votre vieille "Aima 
Mater". Salut à tous tous col- 
légiens d'autrefois, aujourd'hui 
prêtres, missionnaires, profes- 
sionnels érainents, discip les 
d'EsculWpe ou de Thérais. Puis- 



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^ À. . ' 






















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JLex WoaÉr& Veritas 



l*> Société des Conférences de l'Université d'Ottawa repren- 
dra tes activités le 15 du courant. Encore cette année, le bru 
de direction a, eu la main heureuse dans le choix des conférens 
C'est une véritable aubaine de pouvoir grouper autour cfWieJ 
même tribune tant et de si fins diseurs. Les sujets à l'affiche 
sont de la dsini ew c actualise, lisez plutôt: 
16 octobre : IL F. Dugré, âj., Prerôcial dis Jésuites. 

Sujet : Les idées religieuses dans nos neofassiean libérale» 
22 octobre ^L'Honorable Adélavd Godbout, Hfiiiistn il l'Agri- 
culture de la province de Québec. 
Sujet: L'agriculture dans nés universités; 
19 novembre: L'Honorable L.-A. Tascheresu, Premier Ministre 
de la province de Québec. 
Sujet: Où allons-nous T 
26 novembre : M. le Doyen Sinclair Laird, du Collège M acdonald, 
Que. 
Sujet: L'éducation protestante et l'enseignement de la lan- 
♦ gue française dans la province de Québec. 
10 décembre: L'Honorable Alfred Duranieau, Ministre de ] 
Marine au Canada. 
Sujet: Les conférences radio^élcgraphiques de Madrid et de 
'Mexico. 
14 janvier: M. Olivier Lefebvre, Président de I Institua des In- 
génieurs du Canada. 
Sujet: La valeur économique de nos forces hydrauliques. 
28 janvier: Mme Léon-Mercier Gouin. 

Sujet: 8b» Loamer Gouin; son enfance et sa jeunesse. 

P. Ta. Pintal, cas.r., ancien provincial des Re- 






4 Sujet: Sur les pas du Bédempteur. 
25 février: M, l'abbé I* Degaire. professeur an 
VaUsyfield. , 

Sujet: Quelque» formulée nationalistes. 
11 ■•»: K. P. Ii.-P. CorneHier, s.mJ., professeur à l'Université 
d'Ottawa. 
Sujet: Léon Btoj, pamphlétaire et mystique. 
y **» q«e tout cela est à la. portée de ceux qui se pre- 
curentj an modique prix de 2 piastres, une carte de membre de 

Monsieur Alphonse T. Charron a la clef du trésor et de» 
cartes a votre- disposition. 



pissne naturelle et agréable aV 
rire, doué d*sm esprit dHnifnÉs- 
ve soumji aux règles de la mo- 
(iératssn, il sot gagner sans pei- 
ne FsAmiration de vont ses en- 
tourage et nui pins que son an- 
cien rédacteur-adjoint ne sau- 
rait vanter la cordialité de ses 
relations et an française dans 
toutes négociations. Légèrement 
impulsif, il eut, c'était inévita- 
ble au commencement, certains 
accès de découragement à la di- 



rection d'une barque plus on 
moins étanahe an milieu d'une 
mer semée d'écueils, mais à 
fore© de eeuresje, d'énergie et 
de ténacité "La Rotonde" a 
émergé. 

A celui dont l'idée a doté la 
Société des Débats français de 
notre i nstituti on, d'une feuille 
digne d'elle, nous offrons au 



JLa Source 



Qu'il est doux, dans la nuit pieuse 
D'écouter la claire chanson 
De la source mystérieuse 

le dans le vallon. 



Qu'elle ait belle cette ni— que 
Qui» cftuui l'extase de te nuit 
liant* ofctalllne et aiagjsjie, 
Dan* rfefr embaumé qui fMmlt. 



PourejBBi, ô source 
Dana le vallon silencieux 
En coulant parmi la fougère 
Murmures-tu ce enant pieux? 

Quand la nuit, de sas aile noire, 
Couvre -la terre qui s'endort 
, ja chante et célèhre la gloire 
Du Seigneur bon, puissant et fort. 



lianal DaJPUHk 



vaient le privilège. 

Le métier d'écrire était du 
nombre de ces choses-là, et mon 
grand'père aurait pouffé de ri- 
re, autant que sa dignité le lui 



permettait an nés du petit gar- 
nam du personnel de "La Bo-lcna qui m'a demandé, l'autre 
tonde" noa meilleurs voeux de jour, de lui donner des leçons 



en 

Président 

(Botta a» In ÉsaaMsi »•*»> 



'■ 



sent nos propos d'étudiants fai- 
re revivre en vas âmes les sou- 
venirs heureux de vos jours 
passés à l'Université. 

Bt tei petit journal, né à 
l'ombre de notre vieille institu- 
tion, puisses-tn gr andir et com- 
me le chêne altier qui étend par- 
tout sea rameaux, répandre bien 
loin tan influence. Va, dUtraîs 
un peu du tracas des affaires 
et apporte à tons le* échos de 
notre jeune gaiet*. 

Kemi MILLBTTB, 



Et nous démarrons 

(Boite de la pacmlaea pan a» 

Paul Boucher tous donnera 
quelques "notes" sur la musi- 
que, et P. L. Harbeck a 'y en- 
tend dans le sport, vous le sa- 
vez, je suppose. Jean Terrien 
voua parfera des Débat» fran- 
çais, J. P. Poulin, des Débats 
anglais, L. Croteau des Cours 
d'extension, J. P. Lebrun, de 



la Société des Conférences et 
des études sociales et enfin- les 
anciens seront intéressés par A. 
Brunet, le beau noir, j 

Le bureau d'administration 
changera un peu. 

R. Gauthier, éminent cano- 
tier, en devient le chef. Il se 
fera aider par son assistant, J. 
P. Marion. Le garant da circu- 
lation est Paul Morvan, et les 
gérant» d' ann o nces, Roland 
Purent et André Gourd. (H est 
à sonhaiter que tous sauront re- 
monter nos finances, mieux que 
les leur», peut-être.) 

Et avec ces geaa-la, *«»«n it 
voulez- vous que nous nous ar- 
rêtions en chemin f Donc, avec 
notre plein d'essence, "Noua 
démarrons" (S» Puiez Dixit; 

Jean ROUTHIES. 



succès, espérant qu'il rencontre- 
ra dans le cours de sa vie "Le 
vrai bonheur' dent il fit si 
grand cas dans L'un de ses der- 
niers articles. 

Marcel Ouimet. 
.- > » 

L'art cPécrire 

en uhc leçon 



de littérature. 
J'ai maintenant 



tout 



Tel: 



La Cie QnincaiUerie 



Un petit garçon à qui. je 
m'intéresse m'a demandé l'au- 
tre jour de lui enseign er T'srt 
d'écrire.. 

Simplement.. 

Vous entendez bien que l'art 
décrire, dont il me parlait, ce 
n'est pas celai qui consiste à 
bien mouler ses lettres, à faire 
des pleins et des délié», ans bel- 
le page d'éejpture. 

Non, il Tonlait apprendre 
l'art d'écrire — ses mémoires 
peut-être,*^u un, article de jour- 
nal, un roman de trois cents 
pages, une pièce de théâtre. 

Je n'ai pu me retenir de rire 
car j'ai pensé à la révolution 
que j 'aurai» causée dans ma fs> 
mille, quand j'étais moi-même 
petit garçon, si j'avais annon- 
cé non seulement que je vou- 
lais devenir auteur, mais que 
j'allais m'y mettre tout de sui- 
te. 

Qu'aurait dit mon grand'pè- 
re? 

Ifr y avait, au temps où j'é- 
tais petit garçon, une foule de 
choses qui n'étaient pas pour) 



l'âge qn 'avait mon grand 'père 
à cette époque, mais ce n'est 
pas ce qui m'empêchera de me 
mettre du parti des, petits gar- 
çons. 

3*Hfc veulent apprendre l'art 
d'écrire, je leur en fais mon 
compliment, eer c'est dèsMe 



dre 1 Tiaaitnd» de le chercher 
ce mot proprer 

Entre nous, ce n'est pss si 
difficile que les g r ande» per- 
sonnes vous le racontent. Un 
fameux écrivain du dix-aeptiè- 
me. lia firarsra, a résumé tout 
ce qu'il est essentiel de savoir 
lia-dessus dans cette petite phra- 
jiistelse moqueuse, au début d'un es 



premier âge qu'il faut l'appren- 
dre et presque aussitôt que l'on 
commence de savoir parler. 

Croyez- vous qu'il soit néces- 
saire d'avoir atteint un âge 
avancé vTêtre un vieux mon- 
sieur de dix-sept on dix-huit 
ans, pour comprendre et pour 
appliquer le grand principe, la 
seul principe de l'ait d'écrire, 
qui est de bien choisir sea mots 
pour bien exprimer ses 
séesT 

Pour penser, voua n avec pi 
attendu l'âge de raison. Ti 
avez pensé du premier jour «f 
[.vous penserez jusqu'à votre 
dernier soufflé. C'est i 
tion aussi court naefle que la 
respiration. ! tî 

Or, on vous expliquer» plu» 
tard, quand vous ferex votre 
philosophie, qu'il est impossible 
de penser sans traduira ce que 
l'on pense par des mots. S voua 
le traduisez de travers, voua 
pensez de travers. Trouver ce 
e/r'on appelle le mot propre, 
"voilà le secret de bien écri- 
re& Evidemment, voue 



car ac tè res : 

"Vous voulez méprendre 
qtt*H pleut ou qu'il neige: 65- 
tea: H pleut, il neige." 

Afeel HEBMANT. 

de l'Académie 

française. 

» 

* ■ 

A — Une fois, je me rap- 
ptlle, nous avions tellement de 
puces dan» notre appartement 
que nous ne savions pas ce que 
noua devions faire pour les 
ehsssiiii . *S 

B. - 
réussi à 
la fi* 

A — Totalement. 

B— s* entament! 
■ A -— lffsua avons i irrité une 
vnagtsine d'amis à prendre le 
thé. 




LA BOTONB&, laé 



LES DEBATS 
FRANÇAIS 



LES DEBATS 
ANGLAIS 

Un bef entrain règne chez nos 
confrères de langue anglaise, 
membres de la Société des Dé- 
bat* anglais de l'Université. 

Le R. F. Lorensa Dansa, O.M. 
f., ancien assistant di K P. A. 
Cary, O.M.I., ea est le nouveau 
directe». Sont premier aete fut 
de convoquer, 1» 15 septembre 
dernier, «ne i suiai m i des aaem 
Kres en vue d'élire un eaaseil. 
Après les fifartians «a an arriva 
su choix, suivant : j Préaident, 
John Gorridan, viee-préaident, 
^asne» Veale, secrétaire-trésori- 
er, Victor Côté, 1èr conseiller, 
Alfred Hogae, 2ème conseiller. 
James Doyle, Sème conseiller, 
Joseph Kennedy. 

A une première réunion du 
conseil, 4e R. P. Directeur, pro- 
mettant son plein concours et 
se fiant sur l'aide de tous les 
membres, prophétisa un grand 
succès pour toutes les activités 
dé l'année 1933-34. 

Comme les années passées, la 
Société fera partie de la. Ligue 
des Débats inter-universitaires, 
où, \%x dernier, quelques beaux 
suceès ont couronné leurs ef- 
forts. 

Les fidèles tradition» de la 
pièce et du débat public annuels 
seront maintenues a l'avantage 
eu grand public anglais d'Ot- 
tawa qui viendra encore une fois 
applaudir nos eondieiples. 

"La Rotonde" souhaite s 
tous ses ami» de langue anglaise 
de poursuivre leurs activités in- 
térieures aussi bien qu'extéri- 
eures arec un succès ton jours 
croissant. 

J. P. POULIN. 



AU jUNIORAT 

LK RETOUR 

Le soir nous a surpris quand 
à peine l'aube avait hn, tant 
il est vrai que les bannes choses 
passent vite. Pendant ess jours 
trop courts dea vaeaacesy pas 
d'instant pour l'ennui; mais. la 
joie pure d'un repos mérité; 
tous heureux et contents- 
Comme il est bon se temps ' 
Comme il est doux! 

Si bon et si doux qu'il sait, 
au milieu de ce "farniente 



—* 



m 






LA CAMPAGNE 
D'ABONNEMENT 



que vous avez 
en débarrasser à 



n'y 




Frères 

Hn a num et 
Gêna. 

lTTnli tram 
— Ottawa 



réussirea pss du premiar soud • 

\ZJS2* ^^ et d ° n A H mais C ' est i^temWpour^uo 
grandes personnes se réser-lvous ne sauriez trop tôTpren- 



— 



— 



DUFORD LIMITEE 



Peintures,' Vitres 
Papiers Peints 

J 70, me Rideau - 



^rtile de présenter à m>.«» 
m Société des Débats 
de lUniveTstté d*Ot- 
Pondée depuis nombre 
l^ées, elle paUrsnit sea tra- 
ie bien des élevée, 
de ses dernières initia- 
dans ce sens fût la fonda- 
de \'La iRotonde". 

Cependant, la création ré- 
lente de cet organe n'a pas di 
ainué les àmivités ordinakai 

es Débats français. Au en» 
raire, la publicité est de f eu ut 
m stimulant efficace bout nés 

anees. \- 



Cours tTextension 



OTEMPORAÏ 



m- 



( Compte rendu de àgq Tr con- 
certs donnés à Hawkesbury, ks 
6 et 7 décembre 1924, par la 
Soeiété «te-Cécil e de lOJniver- 

«e veux ici raconter un évé- 
nement saillant qui fît époque 
dans notre vie collégiale et qui 
est digne de demeurer éternel- 
lement dans nos souvenirs. 

'Tétait un soir de décembre, 
3924. Dans les grands couloirs, 
'«e l'Université circulaient d 



le "Cornes" de ^'antiquité 
grecque à la fête de Dionysios. 
Cette cohorte tapageuse se di- 
rigeait cependant vers la "clas- 
se du fond", enceinte fréquen- 
tée par les Muses et ofc tant- de 
disciples y puisèrent Part- mu- 
sical. Las le Père Gravel monte 
sur la tribune et promenant sur 
l'auditoire des regards pleins 
d'aménité, adresse la parole, à 
peu près en «es termes: "Amis, 
demain nous q u i tt e rons Ce" lieu 



que cette citation est très 
complète et que pour ne pss 
fausser l'intégrité du discours 
du Père Gravel, il faudrait fai- 
re toute une liste dea ordonnan- 
ces qu'il décrétait.) Il dit, et 
noua l'âme remplie de joie, sor- 
tîmes de lf salle échangeant un 
flot de paroles que l'émotion ne 
pouvait contenir. Le Père Gra- 
vel, la mine réjouie, contenir 
plaît avec une sorte de contenu 
tement rassemblée qui se dis- 
persait. 

Le lendemain, le 6 décembre, 
jeu£ du départ. Grand nombre 
d'artistes chanteur» et instru- 



oZ!n?T ton8 - B ^ * K 1 ^-, Matois-' se retirer à l'écart et 
cernent des roues d'scier se fait produire devant eux uu imrche! 



^J*ft.^:^?T*t!5?». ■■*•«' sternes. 

Montés sur un char splendide 
(lf C. N. E.;, nous parvien- 
drons^ i 1» ville d'Hirwxesbury. 
lé, noue serons seeueilus avec 
ls plue grande joie et avec la 
plm grande cordialité. Ayea, je 
vous en prie, une conduite ex- 



T-iHssant chez plnaieura de nos 
s une excitation exor- 
bitAiw». 

Un groupe tumultueux, dé- 
bordant d'entrain &k d'anima- 
tion, se faisait remarquer par 
son agitation turbulente, par 
des gesticulations fougueuses 
et par une saparfuute de pere- 



~ f iai «t par rsastérité de leur 



entendre et nous partons, accla- 
mant la ville d'Haurkesbury 
dont nous devions être les 
notes. 

Cependant, quoique nos 
coeurs étaient remplis d'une 
joie vive, nous réussîmes sdmi- 
raMement bien à surmonter ces 
élans auxquels ont droit de se 
livrer les sssujettis à un règle- 
ment disciplinaire et monotone 
quand ils se voient subitement 
lancés dans un atmosphère nou- 
veau. Ayant par habitude ac- 
quis un parfait esprit de sou- 



mentistes parcourent les dalïes f 118810 », nous acceptâmes de 
, dc !f jR9 r ë'.3!Pttawa attendant j£l gi lt* J»ges conseils du 
•vec, une> unpatîene» fébrUa-fe ^^^"^^Y^aw. * t " * ••♦>>, 
moment du départ. Le ^èrè -^^«^ l A , a -* 
«raveL chargé du contrôle *Z aJ£ *T ,,lpe d 6lrt * W* aoua 
-éral 3e eettf eSbrU ^t mÛst ^SSJ^^JS^^ 
«iens, s'assure de la préseTe liïZTu^* *? U trm » < ï uiriit * 
^ ses gens.. Tou^u^ i BS!L^^LMÊÊÊk. édi- 



jena, s'assure de la présence -^ mm<MÏI,P d * U tranquiflité 

IV » 

rtru- 

sont dcénanees déerétées\' , 



^-=a=r^ K *5E&sg^gsg^œ& 



min dans lequel il se plon- 
geaient avee ferveur^ On vit 
Aurèle Gagné et René Côté, 
violonistes de talent s'entrete- 
nir à voix basse de leurs rela- 
tion» dans le monde féminin, de 
leur» rencontres,, de leur» con- 
quête». . . Quelques-uns for- 
maient un cercle à part et ra- 
contaient des histoires. Le 
Grand, ôtivier". nous parlait 
en bons termes de sa ville et 
nous prévenait de» charmes 
que l'on devait, y rencontrer. 

Cependant leLtrain fand i'_ 
Pgfic. £ toutiLJâtesse et bientôt 
connuence à poindre à l'hori- 
aon, la ville 6?Hawke»bury que 
non» distinguons a la haute 
taille de sea manufacturas. Noa 
cpeui» Vemetrveut et a v»e> pré- 
cipitation nous faisons les ap- 
Ptêta du' débarquement. ^-\ 

Ubaid Dupont. 



^Fidèle à sa devise inspira- 
rice et à son passé glorieux, la 
Jociété continuera cette année 
on oeuvre bienfaisante auprès 
a étudiants et du publie de 

capitale. 
Que les ambition» et le» pro- 
be ne l'Exécutif se réalisent, 
l'année aui connnence fera 
poque dans nos annales. Ce 
'est pas 1» aele qui manque; 
mur qui connaît notre Diree- 
et notre Président, le 
n'est paa pos aiM e . 




t su programme de l'eu 

il ne différera pas dans 

ensemble de celui des années 

précédentes. Les modifieatians 

rojatées ne visent qu'à rendrf 

os séances plu» intéressantes. 

Outre les séances académiques 

rdinaires, la Société saura de 

louveau plaire à ses membres 

Jt à, ses amis par une série de 

otrése intimes à l'Université, 

__ par la présentation d'une 

de théâtre. La tradition- 



discussion publique et. le _»ophie donnera le premier cours 



(A suivre) 



înter-univexsitaire, . tou- 
>urs attendus avee impatience, 
l'objet d'une attention 
spéciale de la part du 

Nens comptons sur la eolla- 

aetive de tous le» 

m de la Société et sur 

ragement eontinu de nos 

pour écrire cette année 

[tre page d'er dans l'his- 

Débats françaia 

n TlfllFKTRN. 



T — Cour» supérieurs. 

La Faculté des Arts de l'Uni- 
versité derme cette année, tous 
les samedis après-midi, dea 
cours conduisant aux Diplômes, 
à la Maîtrise es Arts, au Dôc- 
torat en Philosophie (eharte ci- 
vile) et au Doctorat es Lettres. 

Les candidats devront suivre 
des cours su trois sujets f un 
sujet çrineipal et deux sujets 

ail a maiiii»» 

Déjà plusieurs candidats -se 
sont inscrits au cours de Lettres 
et aa cour» de Mathématiques. 
Os dernier eoaaportera, cette 
année, comme cours principal, 
l'Analyse: Calcul différentiel 
et intégral, et comme cours au- 
xiliaire: la Théorie des erreurs 
et des moindres carrée. 

Outre les candidats aux di- 
plômes et aux Grades, des élèves 
réguliers pourront être admis 
à titre de simples auditeurs et 
recevront des certificats d'é- 
tude. 

Ces cours sont ouverts depuis 
fc 80 septembre. 

II — Cours publies. 

Les cours ..publies de l 'Uni- 
versité commenceront le 4 oc- 
tobre. Tous les mercredis, à 8 
heures du soir, dans la salle 
Académique le public est cor- 
dialement invité à ees cours qui 
seront donnés alternativement 
par la Faculté des Arta et les 
Facultés Ecclésiastiques. \ 

Le B. P. PMlrppr Cornelrier. 
O.M.I., B.A., D.Ph., D.Th. r se- 
crétaire de l'Université et 
Doyen de la Faculté de Phiïo- 



une voix impérieuse, 
douce tout de mente, et à la- 
quelle personne ne veut se dé- 
rober, vient parier au coeur do 
chacun: c'est le devoir, c'est 
lui. Les Junioristes à cet appel 
impérieux ont répondu. C'est ee 
rfui fait aujourd'hui toute cette 
vie et cette exubérance, ces rires 
f et ces jeux, ces études sériauses, 
ces offices ardents, cette vie ejni f 
recommence. 

Les Junioristes sont revenus. 
Mais, toi, jeune homme, qui 
cours par le monde et dont le 
coeur appartient tout aux 
choses matérielles, sais-tu quels 
sont ceux qu'on appelle ainsi f 
Sais-tu où ils vont ees jeunes 
b ouïmes comme toi avee leur vie 
un peu étrange et que tu qua- 
lifies d'anachorètes précoce»! 

Ce qu'ils sontt Des fonda- 
teurs d'empire. Où il» vont? 
Vers un idéal précis, à la re- 
chercae de vrai bonheur. Pour 
tei, qui ne rêves que de plaisir 
et de vain bonheur dans dea 
choses frivoles, tu dois, parfois, 
les trouver étranges. En! oui, 
des fondateurs d'empire, ils 
travaalant sa pire des asservis- 
sements k celui des peuples sans 
nombre de leurs passions et de 
leur» défauts. Vaincre des 
peuples, c'est peu; mais se 
vaincre soi-même, quelle forée! 
Cet empire, qui les rendra 
libres et forts, c'est à bout de 
renoncements et d'efforts qu'ils 
parviendront à l'énergie. Deve- 
nus, dès lors maîtres d'eux- 
mêmes, ils pourront songer* s, 
devenir les faibles ouvriers d'un 
Chef dont le royaume s'acquiert 
par l'épreuve. 

Ne t 'étonne dons pas, jeune 
homme qui le» vois passer. Ton 
but, c'est la vie, k plaisir. Ce 
Junioriste T son but: c'est le Sa- 
cerdoce, la Vie. Sur ton chemin 
plus facile: les roses; sur le sien 
plus pénible: le renoncement, 
le sacrifice- Quand il est près 
do toi, c'est un héros que tu 
vois: un héros qui marche à la 
suite de la voix qui l'appelle. 
Lès jours bénis du Juniorat! 
Ils s'égrènent comme tes grains 
aimés d'un rosaire. Les va- 
cances sont terminées. C'est lé 
travail, e'eM la vie: une vie qui 
recommrnpp. 



Pas d'abonnements, pas de 
lecteurs; pas de. lecteurs, pas 
d'annonceurs; pas d'annon- 
ceurs, pas d'argent; pas d'ar- 
gent, pas de journal 

II nous faut donc des abon- 
nés. Nous sommes certains que 
1er anciens élèves nous encou- 
rageront encore comme ils l'ont 
toujours fait dans le passé. 

Mais vous, Collégiens et Col- 
légiennes des Maisons affiliées, 
curez-vous à coeur de savoir ce 
qui se pssse & l'Université d'Ot- 
tawaî "La Rotonde" est le 
porte-voix de toutes les nou- 
velles de notre collège; c'est 
dans ses colonnes que voué trou- 
vères ee qui certainement vous 
intéressera. 

Et nous maintenant ! élèves de 
l'Université, nous laisserions 1 
noue surpasser? Serions-nous 
les derniers! "La Rotonde" est 
notre journal; c'est celui qui 
devrait nous être le plus cher. 
Nous devons être les premiers 
u nous y abonner. 

Cette année, "La Rotonde" 
promet d'être des plus intéres- 
santes, et pour la somme mo- 
dique de 50 sous, nous nous en- 
gageons à vous la faire parve- 
nir durant toute l'année sco- 
laire. 

Alors, donnons-nous le mot 
d'ordre et tous ensemble; abon- 
nons-nous à "La Rotonde". 

L'ADMINISTRATION. 

. < » 

Les "nouveaux" 
anciens 



ionale 



: 

* 



8. Ex. Kgr Joseph Ouy, vi- 
caire apostolique de Grouard s 
dit & la séance de clôture da 
Congrès d'Bdmenten (Alta) : 

"Prenons dans les lois tout ce 
à quoi nous avons droit. L'école 
cet le prolongement de la fa- 
mille; mais comme nous nous 
■dr ess ons à des Canadiens fran- 
çais votre école mt une école 
canadienne-française et une 
école bilingue. J'insiste un peu 
sur les deux mots, car nous 
avons à constater ceci, c'est 
qu'on m ot so uve nt le blâme sur 
tes instituteur» alors que le 
blâme devrait s'appliquer aux 
familles, indifférentes à l'ensei- 
gnement du français. 

"Les enfant» à l'école parient 
le français, mais lorsqu ils re- 
tournent dana leur famille, ils 
ne parlent que l'anglais. 

"Je vous demanderai à vous 
tous qui retournez bientôt dans 
vos foyers, de pratiquer la fier- 
té au point de vue langue et en 
même temps au point de vue re- 
ligion. 

"Il faut développer ee que le 
bon Dieu a mis en noua. 

"Comme nous avons une belle 
histoire du Canada, il faut la 
connaître et la faire passer dans 
£ notre vie de tous les jours et 
donner ainsi des exemples aux 
autres. 

"Nous sommes su moins 
égaux aux autres et nous de- 
vons vivre comme des gens qui 
considèrent leurs voisins comme 
des égaux- C'est à nous de re- 
lever la tête et nous serons 
alors respectés psr les chefs du 
paya" 

(France- Amérique du Nord) 



4 









A ceux qui nous ont quittés, 
en juin dernier, l tous les An- 
ciens, nous disons par la voix 
de **La SotonôV*, "~ÏBtt cordial 
bonjour. 

A ces "nouveaux" anciens, 



LES LIVRES 



sur les Beaux Arts. Il traite- 
ra de "Art et beauté". 
.III — Cours du soir. 
Les cours du soir commen- 
ceront le 2 octobre. On peut 
s'inscrire dans les cours d'Ita- 
lien, d'ABemand, de Lafin, de 
Conversation anglaise et de Ma 
thématiques (Algèbre et Géo- 
métrie). 

Le R. P., Joseph Hébert, O. 
M. I., Doyen de la Faculté de» 
Arts, est directeur de ces court. 



Monsieur Séraphin Marion, 
président de la Société des Con- 
férences de l'Université d'Ot- 
tawa et ancien président de 
rot/ire Société des Débats fran- 
çais, vient de publier un nou- 
veau livre: "Sur les pas de nos 
hrtérateurs." i - 

La présentation de Monsieur 
Marion est déjà faite et ai bien 
que je me contente de dire au 
groupe de "La Rotonde": pour 
mieux- connaître nos écrivains 
ifiettons-nou» avec notre ancien 
président "Sur les pas de nos 
littérateurs". H. M. 



MAURICE BRÛLÉ 

PhtlL B. 

PHARMACIEN 

Ordonnances, nne spécialité 

Ancien élève de l'Université 

d'Ottawa 

Antlc Laurier et Waller 



nous avons succédé. C'était fa- 
tal; nous voulons maintenant 
leur ressembler et animer "La 
Rotonde" du même souffle qui 
la faisait si s o n vent vibrer. 

Mais, que sont devenus ces 
devanciers f Quelques-uns vien- 
nent d'entrer au grand Sémi- 
naire. La longue soutane noire 
en fait des hommes austères: 
ce sont KM. Charette, Caron, 
Laframboise, Qougeon et Le- 
vaqua. 

MM. Breault, Dealoges, au 
noviciat des & P. Oblats de 
langue française, et M. Watson, 
chez les R. P. Oblats de langue 
anglaise. Eux aussi n'ont pas 
redouté le costume style ascé- 
tique. 

Nos futurs avocats: MM. Ga- 
gnon, Lafrance, Devine, Mac- 
Donald, Curry, Jean, McGur- 
dy, Connolly, Jordan, Landre- 
ville et Ménard. Que Dieu les 
éclaire et que le Roi en fasse 
ses conseillers! Ne leur souhai- 
tons pas l'épitaphe de cet avo- 
cat: 'Hic Taeetl" 

MM. Dorion, Du puis, Che- 
vrier, Chamberland, fhvpont se 
mettent k l'école du divin Es 
eulape. L'heureux temps, qui 
les verra traiter des malades er 
core vivants! 

MM. La rose, Gauthier, O'Don- 
upII sont a l'école de pédagogie 
pour y apprendre l'art de for- 
mer la jeunesse d 'après-demain. 
Férule à part, e'ost un^hnrmé- 
tier. 

Le génie civil s'empare de M. 
Monette ! 

MM. Aubin et Lanthier mé- 
ditent des plans d'avenir? 

Eh Voilà î Que la machine 
ronde continue de poster nos 
espoirs en ces amis dispersés. 
Nous répétons à tous que nos 
coeurs désirent, leur suceès et 
que l'Aima Mater s'intéresse 
toujours a leur sonneur f 

Adolphe BRUNET 



H nous fait plaisir de capter 
ces "ondes" albert aines, irradia- 
tiens claironnantes du poste 
"Fi-R-T" et qui nous mettent 
en rel a t ion avee l 'ancien profes- 
seur de quelques-uns de nos ré- 
dacteur. 



Nos sympathies 



r - 



Au R. P. Eugène Royal, O. 
M. I., a l'eccasion de la mort 
de son frère, survenue à Mont- 
réal dernièrement. » 

A MM. Paul et Félix Mar- 
chand qui viennent de perdre 
leur père, M. P. E. MarchandV 
entrepreneur-électricien de la 
Capitale. 

LES RETRAITES 

Nos retraites annuelles ont eu 
lieu du 16 au 20 septembre 
dernier. Elles furent préehées 
en français par l e R. P. Charles 
Itenisot, O. M. I., professeur de 
philosophie ici de 1904-06; en 
arurlais, par le R. P. Louis Le- 
wis, O. M. I., tous deux de 
I.owell, Mass. 

La retraite au Juniorat du 
Sacré-Coeur fut préchée par le 
R. P. Louis Gaprnon, O. M. L, fc 
du Cap de la Madeleine, pro- 
fesseur et préfet de 1921-23. 

Cejâzz 

"Avez- vous déjà entendu 
quelque chose de plus déli- 
cieux", s 'écrit Rosette comme. 
le phonographe grinçait les der- 
nières notes', du dernier jazz. 

"Non", maugréa son^père, 
"jamais, bien que je fus té* 
moins déjà de la collision entre 
on camion chargé de ■bouteilles 
s lait et un fret rempli de ca- 
nards vivants." V 















. ••■' 



■ *~ 



R, 184 , A -y~£ 

» 

15% se -eéMtlan aux élèves 

H. REGIMBAI 

BIJOUTIER — HORXOGEU 

Réparatlona de tout genres 
Montres — Horloges — Bijoux 

331 ft Dalhoume — Ottawa 







J^fTT : ^«^*«ssew?îïf^^^aJ^T; , kk ££• MKK5 , t£>i'sâi! r - ■""-"* ;; £^: ' - r r>--''' ; - ^^'^>^W' , -vv-'v-4L-' , - • - - ^►sgirjaassfc^^'*-^^-^.: . 'i )$ * \ r«te.~ 

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■firatfdHiCj'Iifr 



affiffiïiflPÏMf B^H ÏW 









■ 









. a «ïWftWML 1er OCTOBEE 1 W 



SPORT 



f TRIBUNE UBRE 




Le chroniqueur 
sportif 

Vraiment, il peut çaraltre un 
Oeu équivoque d'écrire qu il y 
a tâche à présenter le nouveau 
Chroniqueur du sport. La chose 
art vraie pourtant. Car pour 
Être à la hauteur du personnage 
Jn question, il faudrait une voix 
(■!) plus qualifiée. 

Universitaires, le reconnais- 
sez-vous T Tl était l'homme tout 
désigné pour remplir la charge 
à laquelle il a été, appelé. De- 
puis sept ans, étudiant à -IX- 
niversité, il connaît parfaite- 
ment le côté sportif de l'insti- 
tution et les athlètes qui por- 
tent nos couleurs. "Cheer lea- 
der", (l'expression ne se tra : 
duit pas et j'en demande -par- 
don à Sa Majesté là Langue 
française) depuis une couple 
d'années, il s'est dévoué à for- 
mer autour dès équipes de rug- 
by et de hockey un groupe d'en- 
thousiastes incitateur» qui ^.re- 
lèvent le moral des équipiers 
quand ils sont dans des^ im- 
passes et qui l'affermissent 
quand ils sont sur le chemin 
de la victoire. 

Sa robuste constitution' nN»t 
pas le point caractéristique de 
Pierre-Louis Harbeck, alias 
M Bug". Cependant son gosier 
en acier chromé est son meilleur 
«.tout, et quiconque l'entend 
pour la première fois- est porté 
à croire à l'existence de pou- 
mons à marque "Wearever". 

Les toieds écartés pour être 
plus solide, l'estomac gonflé de 
l'air qui agira comme force, ré- 
pulsive aux sons de sa voix . . . 
pas d'or, ah! non, mais métal- 
lique — c'est ce qu'il' faut — , 
la tête renversée à l'arrière, le 
nez cherchant le vent afin d 'as- 
surer un meilleur effet à ses 
"cris": voilà le côté amusant 
de Pierre-Louis sous pression 



"La Rotonde" se ^ra un 
plaisir Ae publier sous cette ju- 

No* porte^ouleu™!^^^^.^» 

chef à cet effet \ 

Toutefois, pour éviter toux 
malentendu, nous demandons 
que cette correspondance sou 
porteuse de la véritable signa- 
ture et de l'adresse du corres- 
pondant. Nous laissons à celui- 
ei toute la responsabilité de se» 
écrits, cependant que la cen- 



,.. .sportive. 



v 





Ah! mais tout de même, quel 
bon diable de "philosophe que 
ce bon bonhomme, de St-Jean 
d'Iberville! Jovial, éclatant 
d'un rire franc qui fait du bien 
d'entendre, il semble se dire: 
''Bonne mère", il fait bon vivre 
sur la machine ronde! Il n'a 
pas de malice pour un sou, sauf 
quelques bouillons quand on le 
tasse de trop près; ce qui dé- 
note tout simplement du carac- 
tère. Ainsi, Jean- Louis Gagnon, 
qui se permet maintenant quel- 
ques expressions anglaises pour 
traduire une pensée française, 
lui dit à la manière d'Anatole 
France: "Monsieur Harbeck, 
vous ne faites pas partie, vous, 
du "brain trust" France au- 



Une impatience fébrile règne 
ches les pliants depuis la ren- 
l trée : anciens et nouveaux at- 
tendent l'ouverture de la aaison 
de rugby. Ceux qui eurent la 
chance de voir nos gars à l'oeu- 
vre l'an dernier ne manquent 
pas de raconter aux autres les 
faits d'armes de nos gladiateurs. 
Les langues vont leur train par- 
m> les groupes de "connais- 
seurs", et là, chaque joueur -et 
pesé dans une balance qui men 
souvent est faussée par . -. . 
amitié. 

Quoi qu'il en soit, les exercices 
sont déjà commencés et une 
quantité de matériel est à l'es- 
sai. Chacun s'efforce à jouer de 
son mieux afin de faire partie de 
l'équipe. Ayant assisté à quel- 
dues-unes de. ces sorties, je puis 
affirmer sans craipte que nous 
aurons dans ^ensemble de quoi 
nous faire honneur cette année 

encore. 

Voici quelques-uns des ' AS 
qui ont déjà fait leurs preuves 
et qui sont "en forme" jpîus que 
jamais: Eddie BànrâbeV le ca- 
pitaine de l'équipe, l'idoV de 
tous les amateurs, est le joueur 
par excellence, celui sur qui l 'on 
fonde de grandes espérances. 
Qui, en effet, n'a pas entendu 
parler des "drops quasi mer- 
veilleux dont il a là maîtrise in- 
contestée! Wilfrid Lafleur, ou 
.simplement "Laf", électrise la 
foule par ses courses vertigineu- 
ses à travers les adversaires. 
"Pete" Devine, et Ajmby Kiefl, 
les maîtres du "flying tackle", 
ne donnent jamais quartier, 
Tommy-Mo Andrew, lej'fighting 
Irishanan", -se -! fait remarquer 
par son> entrain et son travail 
efficace. "Coco" Desjardins at- 
tend 4e pieds fermes les atta- 
ques répétées sur la ligne. Il a 
"fait ses preuves. "Benny" Be- 
noit, autrefois'du Glèbe, est ra- 
pide coureur et sait manier le 
ballon d'une manière impecca- 
ble. Mttton Cânnon, par ses fou- 
gueuses attaques a souvent con- 
tribué aux nombreuses victoires 
de notre équipe. "Jimmy" Vea- 
le, le "snap", sert le ballon au 
sîeur Barnabe et ne faiblit ja- 
mais. "Winner" Gagner suit 
les traces de son frère. Malheu- 
reusement un accident l'empê- 
cha de montrer sa pleine valeur 
l'an dernier. "Fariner" Kea- 
ley ne laisse jamais passer son 
homme. John, Corrigan ne veut 



La vie qui passe... 

La Faculté des Arts annonce 
l'ouverture de plusieurs nou- 
veau * cours; on^ ense = 
entre autre» choses ia "»"» 
du Duce et celle d/Hltler. 

Le 19 septembre dernier ou- 
verture de l'fioole Normale fe 



verture de i *a»n ™ -• - évêoue d 2ferU et V icas 

1 Université. Rien à dire, c est ^J^ e de ^^ n 

...normal. ■ . à l'Université de 198 

Le R. P. Henri Monsseau O. lesseur s 



sure garde toute sa liberté. 
Nous lançona donc l'invitation 
à tous nos Recteurs et lectrices 
qui voudraient faire valoir leurs 
opinions sur des questions d in- 
térêt général. Cela fournira un 
nouveau sujet d'attraction à 
"La Rotonde". 

La REDACTION. 

HOLA LES GARS 

Allons, mes vieux, ne prenez 
pas des airs moroses, vous n'êtes 
pas ministres ni banquiers ni 
rentiers. Il y a le rugby qui va 
bientôt commencer, et il faut que 
chacun fasse se part dans l'en- 
couragement moral à apporter 
aux vaillants athlètes qui défen- 
dent si brillamment les couleurs 
de lTJniversitô. Que tous ap- 
portent le concours de leur voix 
au "Cheer leader", et que ceux 
qui auront la veine de se voir 
accompagner d'une Margueri- 
te... d'automne -t- est-ce hien 
ça, Harbeck î — ne craignent 
pas de se mêler au groupe ; ain- 
si, les sons trop rauques seront 
atténués par les voix. . . d'or. 
Rien n'est plus -joli qu'un 
choeur mixte! 

Sachons avoir cet entrain que 
nous prêche le grand Mogol du 
rugby, et montrons aux autres 
Universités qu'Ottawa possède 
au superlatif cet esprit d'union 
iikfwpénsable au triomphe de 
nos couleurs. 

Sortons nos rubans et ne crai- 
gnons pas de les afficher. Ne 
mesquinons pas nos démonstra- 
tions, elles manifestent l'état 
d'âme, qui doit être le nôtre. 
Mettons toute l'ampleur voulue 
dans nos "cris", et sachons fai- 
re confiance auichef. 

Nous avons un devoir religi- 
eux à remplir, un devoir filial, 
un devoir d'étudiants, mais 
nous avons aussi un devoir de 
V collégiens", et nous nous de- 
vons de l'accomplir parfaite- 
ment. 



bien connu des élèves 
anciens et actuels a été nomme 
"censeur" de "La Rotonde . 
Notre journal connaîtra certai- 
n^nt bous » dir^ioa une 
ore de prospérité... 'cardans 
s* jouS de gloire, Caton était 



NOS VISITEUR! 

S Bxc. Lou* Rhéaume. 
M. I., évêque de Haileybii 
ancien professeur de 190M 
nuis recteur de l'Université 
1915-21, enfin direeteur 
Grand Séminaire de 1921-23/ 

8. Bxc. Joseph Guy, O. 
Zerta et Vi< 



Pesorfèss* année — Ha gtea*l: H 



censeur. - 

''Tel qui eomme Ulysse afarf 

- 1 .... vnvtOV . . . M. 



P. 



Arts, nous" est revenu ces jours 
derniers d'un voyage outre-mer 
Attention aux impressions de 
voyage 



Nos félicitations a notre con- 
frère, M. Paul Lorrain, élève 
de Belles-Lettres, qui vient de 
se voir adjuger une bo^^/.f* 
tude parle Conseil National des 
Chevaliers de Colomb. 

Le Docteur A. W. Grâce, den- 
tiste "1914-16", a été élu pré- 
sident de l'Association des Den- 
tistes du Canada. Nos félicita- 
tions. 1 . 
"Le vendredi 22 septembre 
dernier. S. Êxc. Pierre Falaize, 
O MI-, donnait dans la salle 
Académique une .. .conférence 
fous les auspices* de l'Associa: 
tien de M. I^S. Exc traita des 
conditions et des misères du 
Miœionnaire. dans l'extrême 
r.ord. Î^T* •" 

M. l'abbé Rouleau, gradué de 
l'Angélique de Rome, enseigne- 
ra le Droit Canonique dans les 
facultés Ecclésiastiques. 



26. 

S. Exc. Pierre Falaise, O. 
I., évêque de Thmuis et c< 
iiîteur du MacKenxie. 
Rev. Jeremiah, J. Fogai 
1309-16 \ euré à Toledo, 
M l'abbé Louis-Nap. Aumi 
"1898-1903", curé de St-Tél 
phore, Comté de Boulange. 
M. l'abbé Joseph Rmery, 
ré de St-Joachim, M. l'a 
Gilles Pitre, curé dcTeci 
et M. l'abbé L'Heureux, curé 
Pointe aux Roches ont pi 
quelques jours à l'Univei 
Ils ont eu l'occasion de ren< 
trer les élèves venant de let 
paroisses. Plus de 26 étudia 
viennent de la région de Kelj 

et d'Esse*. • 

M, jp. P. Lamarche N.P., 
Montréal, de la classe de lf 
Monsieur le notairey"fut 
heureux d'y rencontrter 
vieux professeur de phil< 
phie, le R. P- Nicolas Nilles, 

M. I. • » • - w 

i M. Anatase Roy, 4e_Manu 
Ici, P.Q.. "1918-22". 

M. Wilfrid OWîek) Déay, 
Buffalo,N. T., "1918-23". 

Le NOUVELLISTE' 



En philosophie le port de 
canne est à l'ordre du jour, 
pourvu que la cane ne se chai 
pas en canard. 



Le NO0VELL1I 



itngue 



No. ik.fr 



1-*' 



Holà les gars ! I Que chacun y 

mettre du ivn pour faire de la 

saison un succès* complet. 

pas donner sa place à un autre. vaRSITY ! VARSITY ! RAH ! 
feaat au;. rfWMtfri'-VL*, AÎ . RAH j RAH , 



En^in, Alfie, "Punk" Holt, ci 
devant des St. Michaels de To- 
ronto, portera cette année l'uni- 
forme grenat et gris et donnera 
un bon coup d'épaule dans la 
poussée vers le championnat. 



rait dit, peut-être :'" Cartel du 

cerveau". Prenant un air dcJ C'est un atout de plus dans no- 
sénateur, "Bug" répliqua.) ire main. 
"Vatùté des vanités, tu n'e* que 
vanité.... \" 

Tel est cet homme, philo- 
sophe, "cheer leader", capita- 
liste r- sens géographique — 
qui tient moins aux billets de 
banque qu'aux billets de tram- 
way* de la. . . Hull Electrique. 
Marcel PICHE 




■« 



Marcel 

» — 



PICHE. 




Les réflexions de 
Monsieur Jeaii 






POUR L'EUROPE 



. Trois anciens professeurs de 
l'Université sont partis - powf 
1 Europe. Ce sont le» RR. PP. 
Joseph Boyon, O. M. I., 1902- 
19, Georges Simard, O. M. I., 
depuis 1904 et Gabriel Morvan, 
O. M. I., 1932. 

lie B. P. Boyon l'en va re- 
joindre notre ancien professeur, 
le ft. F. Louis Permisset au 
Beolaaticat des OWats i Roche. 

Le R. P. Geoffw Simard fe- 
ra un •éjowr dan aUyU lf Kter- 



L'U. d'O. fera encore partie 
de la Ligue Intercollégiale In- 
termédiaire dans laquelle figu- 
rent QueéVs, R. M. C, de 
Kingston et Varsity, de Toronto 
Il est tout probable que le 
Loyola viendra rencontrer nos 
joueurs à l'Ovale dans le cours 
de la saison. Nous en reparle- 
rons. 

• • • 

Un mot pour rappeler au 
souvenir des amis notre confrè- 
re, "Dick" Farrell décédé en 
mai dernier. Le vWe causé dans 
nos rangs par là disparition de 
ce. jeune athlète, élève modèle 
et sportman acompli, pourra 
difficilement être comblé. 

P. L. HÀR3BCK. 

m_u m i , i !!■■!— 

nelle et ailleurs dans l'intérêt 
de «es cours d'histoire. 

Le tt. P. Qabriel Morvan, O. | _ i.^ 
M. L, passera deux an» i l'Ina-l p 



e ternes 



Les vacances t C'est le 

que ca prend pour part 

• • • 

Ceux-là n'ont peur de rien 

qui se fichent de tout. 

• • • 

Propos de Retraite : Ah ! si je 
pouvais retraiter. 

Paradoxe: Etre "capitaliste 
tout en étant cassé". 

■ •■'••• J 

La finance t Réalisation de 

profits sur les déficits d autrui. 



titut C«»nolique ne Paria. 



'■, 



Achats à termes? Acheter $e% 
objets dont on n'a pas besoin 
avec l'argent qu'on n'a pas. 
* • • • 

Proverbe américain: Où est- 
on plus libre qu'en la "libre 
Amérique"! Partout ailleurs. 
• • • 
Axiome gastronomique : ' ' Lard 



Jcaé'î.oui* GAGNON. 



VERTICALEMENT 

2— The ont choten in a came 
tee tfiat Ut r%le» are ob$eru 

3 — Nom d'un grand général U 
cala de la dernière guerre. 

4 — Narrative potin of tome ht 
teeâ or t vent. 

l—TAat **. 

S— To make a inUtake. 
1—Tht least whole nuniber. 
S—Contrée de l'Europe ancienisl 

située au nord de la Grèce. 
11— Une des principales vlUee 

l'ouest canadien. 
1J— A Container, .or kitchtn utt 

•il. 
14— Note de la gamme muslcalaj 
la— Point or top of anything $\ 
Il — An iniimate friend, 
tt — A very large ûeer of Xorfk 

merioo. 
14 — A very buty intact. 
VI— The name of variout 

ring treeu. 
2$— Tuer (français archatque.) 
U— A park in which Hvm ani» 
me kepi for public Uhibiti 
II— T*e point of a pen. 
16 — Une des formée du verbe 
•7— One of the mo$t cynic 

rorè-ef emden Rome. ' 
tf — r«ea onfopment. 
41— Us des grands généraux dr 
Term of respect, u$ed when guerre de séoeeslon amer k" 

odérettint m gentlemen. 44— . . .fer tôt. 

1 a— Petits sâtlmente de deux mAts 4 )— TerminaMon of elcoholUs t 
IMs formes belles et Aeaoees. | let et ieriemivet. d 



HORIZONTALEMENT 

1— Nom d'un des grand» lacs. 
9— Repreténîation of the earth or 

tome portion of it on a plane 

surface. *- 
10 — An eagle. 
12— Soutiens, supports. 
16— TJie name of a 0irf. 
17 — Silencieux, taciturne. * 
18— PoMee officer (Colloq.). 
Hb—Bilvery-whiie end fneible métal. 
21— Tout ce qui est. 
23— Loboraiory (Abbrev.). 
26 Political title. 
26— A diminutive, mlsehitious spri- 

te tmppoted to hannt wild gU- 

28 — Nom d'bomme. 

20 — Symbole de l'once., 

22 — Consanguinity. mlationthip. 

34 — Etat du linge qui n'a pas Hé 

blancbi. 
M — Substance resulting frem the 
décomposition of ahody by elec- 

trolysit. 

M — Gramlnée qui croit surtout en 

Cblae. 
40— Cent-quatre. 
41 - Une des plus grandes rates de 

l'année liturgique. 
42 — Action os propos bête. 
46 — The name of en automobile. 




JOUftNALl Bl - M ENSUEL* PARAISSANT 
•II II» ST LE IS DE CHAQUE MOIS 

< OOCTOIRE À J U I N 




Oitaera , (Hit, U seUère Utt 



«SA 




_ 



OWANI DE LA 

IS DÉBATS FRANÇAIS 
L'UNIVERSITÉ DTJTTAWA 



AbonnemeeH: 50 eoeui 
Jjo numéro: S 



Dlrectew: Marcel 



Omisaet Médmciemr ea chef: Robert Barsaloa 

Adjnlntatrmtemr: RmouI Qnathirr 



et AdMktsBssbnstl 
Uaiiutsété d'Ottawa. 



Le Conseil d'Administration de 
FUniversité 



Par nous ne savons ' quel oubli, le dernier numéro 
de "La Rotonde" ne tous a pas nomme les membres du 
nouveau conseil de l'administration. Nous réparons. 

Ce sont! 

R. P. Gilles Marchand, O.M.I., Recteur. 

R. P. René Lamoureuz, O.M.I., 1er Vice-Recteur. 

R. P. Joseph Rousseau, O.MJ- 2ème Vice-Recteur 

R. p. Philippe Oornelller, OJnftJ., Secrétaire. 

R. P. Léon Bouvet, OMJ- Trésorier. 

R. P. F.-X. Marcotte, OM X, et 

R. P. Joseph Hébert, OM J., Conseillers. 



Vingt ans 

d'apostolat 



Haec Olim Meminisse Juvabit 



• 






NOBLESSE OBLIGE 

i ' ^ 

-tsibor improbua omnia villctt ,, s"4it le grand poète latin. 
Oui, le travail ardu vient à bout de tout, même de faire naître 
notre journal. , 

Te aouvient-il, amî lecteur, des humble» débuts de notre 
petite feuille, l'an dernier, aux prix de ai nombreuses difficultés t 
Te souvient-il cette vague d'enthousiasme qui l'accueillit h>re 
de son éeloaion parmi noua! Eh bien! tu as là la preuve qu une 
foie de plus, le "labor improbus" a vaincu les obstacles. 

Aujourd'hui, "La Rotonde" a grandi, et ce qui est ravis- 
sant, on a coiffé son chef vénérable, j'allais dire adorable, d un 
nouveau béret qui lui sied à merveille. Maintenant, comme U 
"Perrctte" de la Fontaine,- elle marche à grande pas^ et nous 
osons espérer que le pot n'ira pas se briser sur les difficultés. 

Apres un repos de trois longs mois, que quelques-uns ont 
trouvé trop courts, "La Rotonde" est revenue au bercail, emme- 
nant avec elle une belle rafale. . . d'enthousiasme. Au retour, 
comme toua les étudiants d 'ailleurs, elle avait beaucoup à nous 
dire. Bt pour noue montrer ses projeta élevés, eHe à Osé 
employé le "nous" aristocratique.'* 

"Maintenant, dit-elle, que noua aommes revenus au bercail 
et que nous avons déjà une certaine influence parmi vous, il 
faut que, cette année, vous m'établiaaie» aolidement au milieu de 
vous. Sans doute la tâche est ardue, mais avec une ambiance 
comme celle de l'Université, vous y parviendrez. Notre sort 
doit se fixer cette année. (Et quand elle dit ces paroles, elle 
en avait de grosses larmes aux yeux.) — J'en passe, car elle en 

a trop long à dire. — 

"Notre premier numéro a reçu une approbation réeUement 
«ncourageante, et maintenant que l'on m'a assigné des "quartiers 
généraux" dans le pavillon des arts (elle se gonflait, en 4asant 
ees mots, la belle) veuilles vous intéresser à mon soutien. On 
entendit alors quelques rires sarcaatiquea ; elle aussitôt de re- 
prendre: "Comment! vous abandonnerier votre journal, le porte- 
parole de vos opinions encore si jeunes, eelui qui vous apporte 
les bonnes nouvelles, (les méchantes aussi), celui qui vous ap- 
prend à écrire, celui qui vous distrait! Non, cela ne se peut, 
voue êtes trop sérieux pour cela. 

Holàl lecteurs et lectrices, qui de vous pourrait résister à 
une exhortation aussi pressante T Vous voyes bien que ' La 
Rotonde" n grandi. Elle a réellement une parole d'argent, 
mais son silence n'est pas d'or. C'est bien pour dire que les 
proverbes ne sont pas toujours vrais.. 

• Le mouvement est bien commencé, et puisque j'en suis aux 
proverbes: "une oeuvre bien commencée est à moitié * a . 1 * e - 
Oh! là je m'abuse. Non» ne voulons pas que d'une moitié, il 
nous faut tout. On impute souvent à notre jeunesse, l'âge 
forTcRront les sages, le goût des aventures, eh bien! qu'on lui 
impute aussi celui de la légitime ambition, ce que nous ne croyons 
pas témérité. -\ 

Holà, que l'on prenne sa plume de Tolède, et surtout son 
abonnement, et à l'oeuvre! Allons-y fièrement, joignons le 
sérieux à rintéressant ' et donnons à notre journal un cachet 
que l'on pourra dire, et même l'on devra dire: "La Rotonde" 
Ht réellement un journal d'étudiants." 

Robert BABSALOU, 

Rédacteur en chef. 











: 






▲ l'occasson du 90ème 
anniversaire de ta consé- 
cration épiscopale, "La 
Rotonde" prie respectueu- 
sement Bon Ex. Mgr Guil- 
laume Porbes, archevêque 
d'Ottawa et Chancelier de 
l'Université, de daigner 
agréer l'expression de ses 
plus filiales hommages. 






A Son E. Mgr 

LANGLOIS 

Le dernier numéro de "La 
Rotonde" était déjà en pages 
quand la terrifiante nouvelle 
de l'incendie de Valleyfield 
nous est parvenue. 

Pourtant, la grande famille 
de "La Rotonde" tient I ex- 
primer à Son E. Mgr Langlois, 
aux RR. SS. des Saints Noms 
de Jésus et de Marie, ainsi qu'à 
tous nos "anciens" du diocèse 
sa plus vive sympathie. 



HOMMAGES A 
MGR E. YELLE 






■ 



Les élèves de rUsttVersHé d'Ot- 
tawa, aneleas et sdo d s . par la 
▼six ie lear Jeenai. *X» Roton- 
de", prient Son K. Msr EmOe 
Telle. Aresu-oead. Se St-Bonlfsoe. 
racréer 
nectaevK 



H serait très à propos de* si- 
gnaler aux amis un anniversaire 
qui ne peut Tester dans l'ombre : 
c'est le 85ième de Ta fondation 
du Collège St-Joseph, qui de- 
vait devenir plus tard l 'Uni- 
versité d'Ottawa. Le M octo- 
bre 1848, sous la vigoureuse im- 
pulsion de Mgr «u gène Guignes 
O.MX, fondateur et premier 
évêque du diocèse d'Ottawa, le 
Collège St- Joseph ouvrait ses 
portes. • 

Placé d'abord près de la ca- 
thédrale, dans le jardin actuel 
de l'archevêché, le collège en 
bois ne laissait pas prévoir l'im- 
posante bâtisse d'aujourd'hui. 
Dès la première année, quatre- 
vingts élèves s'étaient inscrits. 
On remarquait parmi eux Jo- 
seph-Thomas Duhamel à peine 
âgé de neuf ans. Il devait plus 
tard succéder au vénéré Mgr 
Guignes, le principal artisan de 
la fondation. 

Parmi les ouvriers de la pre- 
mière heure* on comptait le R. 
P. Charles-Edouard Chevalier, 
03Ï.L, premier supérieur, et le 
R. P. Tissèrent, O.M.I. 

L'affluence des étudiants fut 
telle qu'on remplaça bientôt ce 
collège par un édifice mieux 
aménagé à l'angle des rues de 
l'Eglise et Sussex. En 1853, un 
véritable génie organisateur en 
prit la direction, le R. P. Henri 
Tabaret, O.M.I. 

C'est en 1885 qu'on érigea aur 
remplacement actuel un im- 
meuble qui répondait mieux 
aux exigencea du nombre crois- 
sant des étudianta. Cette bâ- 
tisse, avec tous les agrandisse^ 
ments qu'au fur et à mesure des 
besoins on construisait, fut dé- 
truit par un incendie le 2 dé- 
cembre 1908. Sur les ruines on 
commença l'imposante cons- 
"traetion que nous admirons au- 
jourd'hui. 



Aimons-la. Elle est, selon la 
charmante expression de Virgi- 
le: notre "Aima Mater". 

Jean-Paul LEBRUN. 

Notes: A— -Un document plus 
récent, ("L'Université d'Otta- 
wa", publié en 1915, page 10,) 
basé sur les Archives de l'Ar- 
chevêché d'Ottawa, place la da* 
te, de l'ouverture du Collège au 
27 septembre 1848. Mais de plus 
anciennes monographies, entre 
autres la Notice biographique 
du R P Tabaret, donnent le 26 
octobre. 

B — La même Notice biogra- 
phique du R. P. Tabaret dit 
qu'en 1856, il y avait au Collège 
68 élèves. lie chiffre 80 po ur 
1» première' année semble exa- 
géré, pourtant il est donné par 
le R. P. Ortolan, O.M.I., dans 
M Cent Ans d'Apostolat' '. 

C— ^'The Owl", octobre et 
novembre 1889, page 87, dit: 
"lie soin du nouveau collège' 
fut confié au R. P. Xîhevalier, 
O.M.L . . Sous aa direction; des 
cours furent commencés le 26 
octobre 1848 avec 65 élèves", 
Cela devrait être le dernier mot, 

. » ' ' 

Le Dr J. : Albert. 

Couillard. '09 




Se 1» satiété 

fa ru. d*o. 

remailla et 
Mgr TeD* m sUs» Se 8t-Be«i- 
faee si IrlHsatiisS « ■■ *'* »•* 
Mut Mifèewé lasanla. QJIX. la 

SeeMié LHié- 




Le numéro de septembre du 
Bulletin de TAss. Can. contre la 
Tuberculose nous annonce l'élé- 
vation, du i)r J.-A. Couillard à 
la présidence de la Société. 

JUe Dr Couillard, chef du Sa- 
natorium du Lac Edouard, P.Q* 
jouit, eomme on le sait, de toute 
la confiance dea autorités pro- 
vinciales du Québec, en même 
temps qu'il est un facteur actif 
de T* Entente cordiale" parmi 
ses confrères. 

Les archives de la Société aes 

Débats Français" de 1*0. d'O. 

nous montrent qu'en 1909, M. 

tence! Que "ces simples mots) Couillard était président de no- 



Quatre-vingt-cinq ans d'exis- 



cachent d'abnégation, de sacri- 
fices, de travail! Que d'hum- 
bles et savants ouvriers, tout à 
la fois, se dépensèrent, sans ré- 
serve su progrès de cette gran- 
de oeuvre! Combien de géné- 
rations ils instruisirent! Cette 



ment le phsre qui éclsire^lea 
intelligence», la source qui slip 
mente les coeurs. Qu'elle con- 
tinue longtemps à faire les hom- 
mes de demain; qu'elle les 
trempe aussi fortement que 
ceux des générations passées. 



tre Société, et occupait le fau- 
teuil lors du débat public tenu, 
cette année-là, au Monument 
National, le mmanche, 2 mal 

Nous relevons aussi dans 
"L'ÇtinceWe" du 1er mai 1909, 
un article bien pensé t "L'sve- 



magnifique institution est vrav nir d'un peuple", signé par Al- 



bert Couillard, où le jeune écri- 
vain laisse voir toute la con- 
fiance qu*il4t dana l'avenir des 
Canadiens-français. 

Bravo, Docteur, les jeunes 
vous suivent ! 

Nos félicitations. 



wmffjrWISM 







nil 



ne 



Ira 
Dis 

laire, 
les di 
tives. 
CC 
L'As*, 
sa pren 
de sept* 
te dire? 
4>- M. Ti 
onéreuse 
ne à la ^ 
d», 0. i 
par ses « ' 
A. Uaéf£ 
Hubert, j 
Eres àèvr 
Contrai 
précédent 
suggéra d 
tion propfi 
bres du • 
nié eonrj 
Pierre fl 
Joa. Van 
Rdirar 
* Bmérilde 

Le lei 
Athlé 
de tennis 
quel" 
Père». 

Afin de 

coneu 
avoir d 

Hès ne; 
l»re, s' 

T,& for 





leureux nous furent prodigBés. 
Un soupir de réjouissance Monsieur le chanoine, homme 
s'échappe de bÎos lèvres lorsque ^^ me a ff ft bilité exquise, s'env 

^^'XsSuc'l/^v^P-e autour* M , — 



àeistttHiques en même tenTpB 
que la réussite «b se» nombreux 

Sève*. Lady quiB cma 

Le Docteur 

Piert^St-Jean 



d'Hawkesbury. Mais voici que 
nos yeux se perdent dans un 
vaste champ de neige, dans les 
sentiers duquel il faut s'avenj 
turer à pieds secs. lia caravane 
se met en marche. Nous diri- 
geons ça et là des pas mal 
assurés. Quelques-uns oscillent, 
perdent l'équilibre et tombent 
tout empêtrés qu'ils sont avec 
le bagage de leurs instruments. 
Le premier détachement dirigé 
par le "Grand Olivier" fran- 
chit avec assez d'aisance ces 
lieux difficiles et se voit le pre- 
mier à toucher rentrée propre- 
ment dite de la ville. A une 
distance de quelques stades 
ensuite s 'avance lentement 
mais sûrement le "Grand Ro- 
land'' qui contrairement à ses 
"manoeuvres habituelles" oc- 
curait ' ' l 'arrière-garde ■ ' 

Ayant fait une halte et nos 
deux régiments de fantassins 
ayant été réunis, nous nous di- 
rigeâmes vers le presbytère de 
Monsieur le chanoine Gascon. 
Là, comme nous en avions été 



prévenus, les soins les plus cha- 



distribue des chambres et nous 
invite au festin. Au malheur de 
tous nous déclinons l'invitation, 
sacrifiant Bctre àpp&it comme 
mesure nécessaire au besoin 
de la circonstance. Sur Tordre 
du K P. Gravel, nous nous 
apprêtons à noua rendre à la 
salle de l'hôtel-de-ville, où de- 
vait avoir lieu lé concert. Revê- 
tus de pantalons blancs, nous 
défitëimes par les rues de hi 
ville. Arrivés devant un édifice 
"collosel", nous fûmes quelque 
peu émus par l'aspect étrange 
d'un petit nombre d'individus 
demi-pompiers demi-gendarmes 
qui se tenaient près de l'entrée. 
Cependant nous prîmes leparti 
d'entrer. Nous nous trouvâmes 
dans l'amphithéâtre... Nos 
yeux pendant quelques minutes 
cherchentdana cet enclos spa- 
cieux ... et rencontrent enfin à 
gauche une porte étroite, qui 
avait (pardonnez la comparai- 
son^ quelque similitude -avec 
l'entrée d'une chambre de toi- 
lette. . - rCétait l'accès de la 
scène!.,, (à suivre) 



Tél.— R*.id#«G.: 8h«r. 5881 
Burtau: 8her. 9168 

LUCIEN MASSÉ 

O.P.A., LJ^ 

Licencié pour Ontario- Québec 
Comptable Licencié 
— »— ' Syndic 

Ifl&A. rua Principal» - HuU 






— 



Le Rév. Père 

Renaud, O.M.I. 



Rideau 6807 

Robertson Frères 

Spécialités pour Hommes et 

Jeunes Gens. 

—Anciens 4e l'Université— 

153, rve ttiea* — OiUwa 



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Peintures, Vitres 
Papiers Peints 

70, rue Rideau - Ottawa 



» ■ 



Compliments 

OTTAWA 
DAIRY 





On sait que le R. P. Renaud, 
loin de nous depuis deux ans, 
est revenu de Lille, France, en 
août dernier avec le diplôme 
de Licencié es sciences. "Le 
Droit" avait alors publié une 
entrevue accordée par notre 
distingué professeur à son nou- 
velliste. Nous nous contente- 
rons donc de signaler son 
retour à la grande f amrlle dea 
anciens, et de souligner le fait 
que nous sommes contents de 
revoir le R. P. Renaud. 

Certes nous ne le voyons pas 
déambuler très souvent dans 
les longs corridors de l'Univer- 
sité, car tous savent qu'il tra- 
vaille avec ardeur dans ses 
nouveaux laboratoires particu- 
liers que l'Institution lui a ins- 
tallés pour ses recherches sur 
"Le diagnostic des états can- 
céreux par des méthodes bio- 
chimiques", thèse qu'il veut 
bien développer en vue du 
doctorat es sciences, tout en 
continuant son enseignement 
efficace aux étudiants du Pré- 
médical. 

Dans ce travail te R. P. Re- 
naud remportera certainement 
autant de succès qu'il en a eu 
durant les huit années pendant 
lesquelles il a guidé les desti- 
nées de notre Société des Dé- 
bats français. Ses succès artisti- 
ques, entre autres "Le Premier 
Pontife Romain", "Cyrano 
Guignol" ,8ont autant de sou- 
venirs glorieux en sa faveur. 
"La Rotonde" souhaite au 
savant chimiste le plus heureux 
succès dans ses recherches 



H y a quelque * OT P*»k 22 
septembre dernier, **Le Droit 
évoquait le pieux souvenir d un 
grand disparu, le docteur Pier- 
re Si-Jeen. C'était i l'occasion 
du centenaire de sa naissance. 
Poussé psr un sentiment de 
respectueuse estime, en s'est 
pht à exalter les qualités d un 
homme qui fut l'idole de son 
temps et don? le souvenir n est 
pas près de s'effacer. ~ 

Quelle fierté pour les élèves 
de l'Université d'Ottawa de 
songer qu'il fut un ancien de 
leur Aima Mater! Et l'un dea 
premiers. D'ailleurs, nous le 
savons, Pierre St-Jean aimait 
avec une véritable passion son 
collège où il fut entouré jus- 
qu'à sa mort de sympathie- et- 
d'affection. 

Elève studieux et intelligent, 
il 'faisait l'admiration de ses 
maîtres, du R. P. Taharet en 
particulier, qui hd avait voué 
une profonde amitié. Toujours 
parmi les. premiers de sa clas- 
se, H progressait rapidement et 
terminait ses études classiques 
à un âge relativement jeune. 

Cet élève exemplaire était le 
boute-en-train des récréations. 
S'il fallait un chef ou un orga- 
nisateur de jeux, on avait re- 
cours à Pierre St-Jean. Il avait 
toujours le mot pour rire et 
savait désarmer les caractères 
les plus irraacibles. Quelqu'un 
se blessait-il, Pierre St-Jean le 
réconfortait par de bonives pa- 
roles, pu» indiquait le meilleur 
remède pour le cas. On pouvait 
ainsi deviner en lui le futur 
médecin de* pauvres qu'il fut 
dans laauite. / 

Il plaisai^à tous. Son sou- 
rire empreint de finesse et de 
bonté, ses yeux animés de la 
flamme de sa belle jeunesse 
provoquaient une admiration 
affectueuse comme "celle qu'on 
éprouve devant les choses gran-\ 
des et nobles. L!ascendant 
qu'il exerçait ainsi il ne le 
recherchait pas pour satisfaire 
une vaine gloriole, c'était un 
modeste. Sa supériorité n'écra- 
sait pas, elle élevait plutôt. 

Pour conclure* disons que si le 
docteur St-Jean n'eut pas de 
fils à fui transmettre son amour 
pour l'Université, du moins ses 
filles surent toujours apprécier 
l'institution. 

M. Jean Sylvaim, 1917, un 
petit-fils, le docteur Edouard 
Bélanger, 1920, époux d'une 
petite-fille, Adrien pesrosiers. 
un gendre, le Docteur St-Jean- 
Desrosiers, '21, petit-fils, nous 
disent éloquemment que la fa- 
mille du Docteur Pierre St- 
Jean nous reste fortement at- 
tachée. 

Avec tous ces anciens et avec 
son honorable famille, nous vé- 
nérons la mémoire d'un hom- 
me qui fut l'honneur de notre 
race, une gloire de l'Université, 
et qui restera le modèle que 
nous devons imiter. 

Louis TARTE. 



lettre- élégante, et Us dispo«- 
tion heureuse nous ont .attiré 
des félicitations réitérées. J&n 
effet, le titre se d étachc .très 
bien au-dessus de l'écusson de 
la Sssisté des Débats Français 
dosUas armes sont le jVmftM 
du travail dans Put ds 1 élo- 
ention auxquelles est- -ajoutée 
nne eouroBBC de mariera ponr 
personnifier les succès obtenus 
dans le passé tandis que la de- 
vise "préparons-nous" en fait 
bien d'autres dans 



PALMARES 



L 



1S» 
IfaaU» S-^aaaaB 
3 Ko— If MTrh t a S 



A: 







espérer 

l 'avenir. , 

Cette amélioration dans 1 ap- 
parence de chaque copie de 
notre bi-mensuel est un pre 
mier pas vers le progrès. Nous 
espérons qu'il sera suivi d une 
succession d'efforts, et que 
bientôt "La Rotonde" prendra 
un essort considérable après de 
modestes débuts qui ont coûté 
à ses fondateurs' une somme 
considérable de dévouement et 

d'énergie. -, 

Marcel .OulMR. 

■ I ♦ 

Châteauguay 



1 






Underwood Elliott Fisher 



LIMITED 






Fonnerly 
UNITED TYPEWEITEB COMPANY limite* 

XDWABD OBANP, Manager. 




. 



Heureux 




lits 



. Des appréciations flatteuses 
ont accueilli le premier numéro 
de "La Rotonde" pour l'année 
académique 1933-1934. La tenue 
extérieure de notre journal a 
fait le sujet de commentaires 
très appréciateurs et certes 
l'encouragement enthousiaste 
de nos confrères et de tous ceux 
qui s'intéressent aux activités 
de r Université d'Ottawa est 
l'un des gages les plus évidents 
d'une réussite éclatante. 

La grande majorité de nos 
lecteurs furent charmés surtout 
par la nouvelle en-téte dont les 



Les Canadiens-français se 
souviendront sans doute, le 26 
octobre prochain, de l'une des 
dates les plus héroïques de leur 
histoire, puisque cent vingt 
années se seront écoulées depuis 
la "glorieuse affaire'* de Châ- 
teaguay, bataille que l'on com- 
pare avec juste raison à la 
lutte "victorieuse" de Léoni- 
das aux Thermopyles. 

Cent vingt années ! Plus d'un 
siècle marqué, malgré cette 
preuve ■ éclatante de la iidélité 
de nos pères à leur nouveau 
drapeau, de luttes intestines 
acerbes et injustes! Une enten- 
te cordiale n'aurait-elle pas dû 
exister entre les conquérants 
de 1759 et les vainqueurs de 
1812? La réponse — ce n'est pas 
à nous à la donner car ce té- 
moignage d'une largesse d'eff 
prit sans précédent, d'une 
loyauté à toute épreuve envers 
la Couronne d'Angleterre n'a 
servi qu'à faire reprendre les 
armes vingt cinq années plus 
tard aux fils de ces valeureux 
combattants pour protester 
contre la violation intempestive 
de leurs droits et les attaques 
répétées de la bureaucratie an- 
glaise contre leurs institutinos, 
attaques qui se sont étendues 
plus tard dans tout le Canada 
grâce au zèle des loges franc- 
maçonniques et orangistes. 

Un peu d'esprit chevaleres- 
que et de magnanimité aurait 
rendu les relations de bonne 
entente beaucoup plus faciles, 
mais ils ne voient dans les Ca- 
nadiens-français que les enne- 
mis légendaires, héroïques dé- 
fenseurs vde Carillon et des 
Plaines ô?Abraham sans se sou- 
cier de mettre à notre crédit 
les "échai fourrées" de Lacolle 
et de Châteauguay qui dérou- 
tèrent l 'invasion américaine au 
Canada, et permirent à tous 
nos ajteux de porter le front 
haut et d'établir fortement leur 
loyal dévouement aux rois 
d'Angleterre. 

Que de telles dates restent 
toujours gravées dans la mé- 
moir de tous, car c'est en célé- 
brant les exploits d'un de Sala- 
berry et de sa poignée de 
braves, comme, un siècle plus 
tard les glorieux assauts des 
forces canadiennes à Vimy et 
à Courcelette, que nous en 
viendrons à réveiller le patrio- 
tisme endormi de certains an-l 
gïophïïes dont les enfants prou- 
veront au monde entier que 
nous n'avions pas écrit dans 
l'histoire du Canada le dernier 
mot de notre race. „ 

Job SMtVK 



Mb* 

•t Laden MarcIL 
4èm« B: 1 Bartle **** *<-»**•■• 

—■if i Botin d 
Une Ci l^*asfcM B*»*eatte> 
«eau* 8-Oafs»' 
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MSb Cadieu » , »— * • b • * ■ 
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SlOM A: 1— «*né XhiUunM, >-Lucl*% 

Lacirr. t— Mkz« Am&n. 
-,,„,- B . i — çtT B>l M Z— Marcel 
* UlrH, S~Bo«a!»ke Rocade**. 
Sème C: 1— Maieal Grlgaon, 2— Joiepa 

Cmarlaaé, 8-*Jokn WheU». 
jime D: 1— Cb e rt ee Daurey, 2— Léa- 
PaoJ Poirier, S— Léo Lanctot. 
3km* I: 1 laatt ©•»»«. *— J©*n»©a 

Woraey. S-». Bjaa. 
SèaMr:lr-mak 9mf, J M t eB a e l 

Bryne, S-MaHte Slakoaey. 
2ème A: 1-Bofer Bamtoao. S-Kaortea 
CkasMO. S— Marcel B o a - 
«reaalt. 
StaM B: 1-TMi l i n lVAMMt, 2— Thl- 
lipp* LabeOe, S— Adrien La* 
« eomfee 

Sème Ci 1— Ckarlee-Aasuate » r o » oit, 
2-AYneet Legrta, J— rfinnaJim 
neaSSoB. 
2ème D: 1-OHolfo Dorton. S-WUU* 

iranaki, j-pTraacli Hosan. 
1ère A: l—BonaarS jDmttm, t— Vlneent 

oaalS 



par+tiê - NûUtt' 
DlaUtCTlON 

CMmeC. 



rise 



»Jf X, d lim tlS i se» Déteta, 
RKIàACTIOM 

»ur en chef: M. a t al M t 



adjaaots 

BJtJkaV 

M. J. J. Garneaa. 
steurs: MbL J. r. BoUand, O. 

M. liataV P. Sfajar. lv 

A. Latrla, L. Tarte. 
elUste: M. P. Girard. 

littéraires: MM. J. Routhler, 

liés spornves: M. P. L. 

iqueurs: MM. P. Bouclier, 
Terrien, L. Oroiaaa, J. P. 
J. P. Lebrun, A. 
ADMINISTRATION 



Chronique 



Débats Anglais 

Les membres de la Société des 



it:M. J. P. Marlon. 
laroei Carter. 
it de circulation: M. P. Morvan 
d'annnees: M A. Oeavd. 



— nermarS jl>arM«, S— 
BiiSanairli, 3~» 



lire Bj 1 Bei tnA Caerle eo M , 

rlce roclln, J— Maurice 

latte. 
1ère C: l B eee l ee Leperte, 

Aaary, 1 BBS BBf l i.i LàVlrna 
1ère »: 1— Jeaa-raul Fïanoeeur» S— 

Guy De BftoM,. 3— Armani 

Vteoneaa. 
1ère t: t Ba te n aa Bay, S-Barl 

rrt, 3 èmêtmi roaarty. 



O 



DéssAs Anflais sSMMfSfnt 
impatience ses premières 
ces hehdoBBMlairts. 

Le x é c u t i f; eosgointenMnt, 
avec le B. P. Directeur, a pré- 
paré une série de sujets de dé- 
bats des pins attrayants. Les 
orsteurs pour les premières dis- 
cussions sont choisis, et je vous 
prie de croire qu'ils sauront 
donner des travaux palpitants 
d Intérêt. 

A la séance d'ouverture, le 23 
octobre, le thème s nl f aut sera 
au programme: "Une banque 
centrale devrait être établie au 
Canada". 

L'affirmative sera défendue 
par MM. William O'Shea -et 
John Veale, alors que MM. Hugh 
Mcdlade et Daniel Collins se- 
ront du parti adverse. 

"L'établissement d'un dis- 
trict fédéral pour Ottawa et, 
HuU" ainsi que la question de 
"L'indépendance des Philippi- 
nes" seront les sujets suivants 
à l'affiche. D'autres bons ora- 
teurs pendront part à ces dis- 
cussions. 

C'est en travaillant toujours 
avec fermeté que nos confrères 
anglais continueront les belles 
traces de leurs devanciers. 

Le Chroniqueur'. 
B- 1 



Payes yotre Ecotî 

Faur recevoir la Rotonde, les 
Ansâens élèves de langue tBBB- 
ijasse doivent parer bur estv 
tnaution anunislat d'une pias- 
tre, à leur Société. In^osmbae 
de leuèT^sontinuer graiuiiemeni 



rectxen de "La Ketonde 



le service de es bulletin bi-men 
sud. 

Chacun doit »ayar son ésst. 

A la lecture da présent znv 
aiéro de la Bolond*, envoyés 
toat de suite $1.00 su Rév. Père 
Raoul Legault, directeur; au- 
trement Ta Société des Anciens 
se verra dans rmpoBsètoélité de 
tous continuer le service da 
l'orwane officiel 4a U Société 
a. DétaJ. *-,-. de >W • »^^5 
versité d'Ottawa. 

Le Sécrétai*. 



NORMALE 



/Il/appel à U pelle 

"Travaiilez, prune* d« la pet- les élevas, 



BJ 
"fouille*, Mans* ..." 

Il BOBS est apBSifrjBTSBtiBf of r 

fert et réservé à bous, a s a reny 
4e l'école normale, par In di- 



>> 



et actuek, vi- 
nor- 



un 
petit coin spécial dans le jroar- 
nal, où bsbb pourrons exprimer 
à hâsir nos idées et aas aenti- 
ments de futurs instituteurs et 
institutrices bilingues. 

Peur nous, se petit coin sera 
le lover intime, pétillant d'es- 
prit, ou tous, su «ours de l'an- 
se Téeasuffer l'â- 
me et se regaillardir le eeeur 
après leurs chagrins. 
1 Pour les anciens et anciennes, 
il sera l'occasion délicieuse à"ttn 
Convenir agréable. Ainsi tous 
•i 



Frs-G. Ardoum 

CJL, LJA. 



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VI8ITBURS^- 

Le Rév. Père BtanehiBr^.M. 
I , ancien professeur de la fa- 
culté de Théologie, ancien Pro- 
vincial de l'Alberta, et mainte- point puisé a l'Acadéuiie du 
nant professeur de Théologie au t Juniorat, eette maîtrise d'eux- 
Seolasticat des Otyajs. à Lebret, J mêmes, eete psychologie t d'un 
Sack. I suditatre, ce prestige que don- 

Jje Bév. Père Henri Constan- nent ces deax conditions réo. 

nie» et qui leur donnent la maî- 
trise incontestée des hautes ohai- 
res .enseignante* ! Nous ne de- 
vons 'point en douter, l'Acadé- 



M. A. Mahoney, prée. 
O. P. Mahoney, gérant 
Léo ». Motiuro^aee. 



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Monsieur le notaire, un con- 
seil: peut-on faire un contrat 
«ans être sain d'esprit! 

-^aîaia oui» chère Madame, 
^"éSr,.,. un contrat de mariage. 



Construc- 
tion - Huile combu*rtiWc. 

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Bureau-cbsf: 
Edifiée Keith, 






LES DEBATS 
FRANÇAIS 

les armoiries de notre So- 

figure une ruche entourée 

îilles butinantes. Cet em- 

le du travail a trouvé sa 

signification dans les se- 

r éc e n tes du Conseil exé- 

iborer le programme de 
lée n'est pas une mince ta- 
ct voici que la tâche se 
jiplique encore à mesure que 
lultiplient à rUniversité les 
et les heures de classes, 
ainsi qu'il est impossible 
toenhr le "concours' ' des fu- 
médecins sans leur faire 
Riquer des "cours". Cepen 
Bt, plusieurs d'entre eux ont 
_)té des travaux. 
>u jours est-il qu'après plu- 
réunions et une forte dé- 
de salive, nous sommes 
lus à choisir les libellés 
débats pour l'année et à 
acquitter de » tâche déli- 
de les assigner. Je dis dé- 
car avant de mettre aux 
;s dans une bataille oratoire 
tre disciples de Démosthène 
fl'Aristote, il faut prévoir 
conséquences. . . 
tais la variété des sujets et 
caractère d'actualité seront 
îature à satisfaire tous les 
îurrents. N'est-ce pas Bal- 

, Balbo, — vous connaissez 
son véritable nom — distin- 
philosophe aux remarqua- 
envolées oratoires, partici- 
avec trois de ses collègues 
séance d'ouverture dans un 

it sur "La canalisation du 

urent". Les péripéties pro- 

ent d'être émouvantes. Nous 

onnerons un compte rendu 

le prochain numéro. 

in attendant, nous exprimons 
•us ceux qui figureront au 
ranime de Fannée nos meil- 
^s voeux de succès. 

Jean TERRIEN. 



M, Bank 



Queen R7t-971-972 





Facultés 
^-^rHEcclé«aa«tiquèfi 

Les trois facultés ecclésiasti- 
ques-de Théologie de Droit Ca- 
nonique et de Philosophie ont 
inauguré leurs cours officielle- 
ment le lundi 18 septembre der- 
ïiiar» à l'issue de la Messe du St- 
Esprit. En présence du corps 
professoral et des élèves, une 
dissertation latine a été lue par 
le R. P.\ J. Rousseau, OJLL, 
2ème Vice-Recteur et Directeur 
des Facultés ecclésiastiques, sur 
.le sujet suivant: "De spiritu 
seientifico Constitution»" 
«•DEUS SdTENTIARUM Da 
MINUS'*. 

Vers la fin de la même se- 
maine a été publié l'annuaire 
spécial des dites Facultés, redi- 
te en latin. A la suite d'un bref 
aperçu historique sur l'Univer- 
sité, on y trouve les différentes 
organisations soit administrati- 
ves soit académiques avec la no- 
menclature des professeurs, ain- 
si que le calendrier de l'année 
scolastique et. le programme oies 
itudes; quelques courts extraits 
des Statuts, concernant les élè- 
ves, terminant le fascicule. 

Cours d'Extension 

Les cours d'extension de la 
Faculté des Arts se sont ouverts 
le mercredi 4 octobre dernier, 
psr une intéressante causerie 
du R. P. Ph. Cornellier, O.M.I.", 
sur "L'art et la beauté". 

Les cours de Facultés Ecclé- 
siastiques s'ouvriront à leur 
tour le mercredi 11 octobre. Le 
R. P. Arthur Caron, O.M.I., 
traitera de "La certitude de 
nos connaissances", (position du 
problème.) 

Le mercredi suivant, 18 octo- 
bre, les radiophiles seront inté- 
ressés par le R. P. H. Dubé. 
,031 .L, qui le* entretiendra sur 
la "Production et la réception 
d 'o n d e s électromagnétiques ' \ 
(Théorie et démonstration). 

Venez passer une heure agréa- 
bl«r «t instructive. 

L. CROTEAU. 



tineau, OJf J., économe provin- 
cial a San Antsnro, Texas, an- 
cien processeur 1884-1901, an-, 
cien recteur 1898-190L 
Monsieur' Norbert Butler, 1915 
à 1921 eotoHaerçiutf en vue de 
Windsor Ont. Monsieur Butler 
nous donna des nouvelles de J.* 
B. Potvin, 1915-1926, qui est 
agent d'immigration de Wind- 
sor, Ont. 

A LA SALLfi DE LECTURE : 
La salle de lecture de la fa- 
culté des arts voit sa bibliothè- 
que grandir grâce su dévoue- 
ment du Père Edgar Thivierge 
qui est certainement le plus fi- 
dèle ami des livres à l'Univer- 
sité. Voici une liste de ses der- 
nières acquisitions : — 
Henry Bordeaux: ^La vie hé- 
roïque de GuTnemer*', "Animai- 
ré pontifical cathotique , ' 1933, 
Calvet: "Lee poètes du l^ème 
siècle" (extraits), Teillard- 
Chambon: "Les romsneiers du 
19ième siècle, Schmidt: "Trai- 
té de chimie organique" (et le 
même traduit en anglais), Pat- 
tenon: " Canari an~*J3nîÏB«£5' 
Bourmot: "How._ Canada^fc 
governed ' . 

Le nouvelliste. 

o — 

-' Au Juniorat 



-. 



COMPLIMENTS 

AMI 









• 






L'Académie. 

Les anciens du Juniorat, par- 
tis depuis longtemps vers 1rs 
missions héroïques du Nord on 
du Sud, voués à la prédication 
évangélique ou parvenus aux 
plus hautes chaires d'enseigne- 
ment, se demandent souvent 
peut-être en songeant à leur Al* 
ma Mater vers quel port vogue 
le petit bateau du Père David, 
depuis qu'un vent d'idéal Jle 
lança en pleine mer. Soyez sans 
crainte : sa voile est toujours 
tendue du côté où le poussait le 
souffle initial. 

C'est avec un sentiment d'or- 
gueil bien légitime quelles élè- 
ves d'aujourd'hui , r feuillettent 
les cadastres académiques des 
premiers jours. Leur contenu, 
des relations vraies, spirituelles 
et de bon goût, livre i ses jeunes 
lecteurs des noms qui ne man- 
quent pas, avec raison, de les 
rendre fie». 

Conçue dans la pensée d'un 
homme «'aetion, l'Académie 
était appelée sous la sage direc- 
tion du Père David, à prendre 
une envergure qui devak ré- 
pondre à se» espérances les plus 
profondes. Des noms a'éerivent 

Il («eux-mêmes à songer aux fruits 
qu'elle a produits. Des Pères 
Marchand, Lamoureux et t 
d'autres... L'Académie» il me 
semble, peut sa glorifier d'avoir 
formé cas ora^eun. N'ont-ils I 



mie depuis plus de vingt-cinq 
ans a formé des orsteurs; mai» 
que tait la génération pré- 
sente f Oofvplaisanl lecteur, an- 
cien, qui noos lises, croyez tou- 
jours à _1 'heureuse étoile qui 
guida vos débuts. • 

L'Académie monte toujours 
ven de nouveaux succès! L'an- 
née qui vient de commencer 
promet une activité peu com-l 
mune. Le choix d*un directeur 
pour la nouvelle année était de 
toute première importance et la 
perspective de marcher sous ls 
direction d'un ancien de l 'Aca- 
démie a redonné un nouvel élan 
de vigueur. Le Père Cabana est 
déjà un maître «l'éloquence. A 
le direction de l'Académie, il 
continuera, soyes^© sûrs, la 
tâche commencée par ses prédé- 
cesseurs. De plus, les Académi- 
ciens pour fac^iter la tâche du 
R. P. Directeur ont fait Wehoix 
<".u conseil suivant: 
^Président, J. J. Tremblay; 
vice-président, P. IV Sanscha- 
grin; ascrétaire, A. Chevrier, 
conseillera, B, Dicaire et G. Mé- 
nard. 

Un programme est déjà éla- 
boré. Chaque. page est tissée de 
nobles smbitioas, d Idéal, de 
succès. L'éloquence su premier 
plan: -voila, l'Académie. L'ave- 
nir pourraiormer des diserts de 
premiers ordre; mais à l'Acadé- 



vrent i 
mal. 

Si l'union fait la force, ella 
est aussi facteur de succès. Et 
notre coin sera mieux rempli et 
pins intéressant si chacun y coi- 
labore de sa pethe part. Lea 
élèves de Normale ne manquent 
pas d'initiative ni d'euthousiasv 
me. 
L'espace concédé n'est pas bien 
grand, sdit, mais il est très fer- 
tile... "C'est le fond mri man- 
que le moins..." Q^ ceux 
et celles qui snt quelque chose 
à donner, donnent. On recevra 
avec plaisir les travaux dV tou- 
tes sortes: poésies, réflexions, 
Incidents et . . . accidenls. 

Nap. OODIN. 

M * r 

Ceet Normal . ■ . 

Le lendemain de la rentrée 
le » septembre dernier, las élè- 
ves semblaient déjà des habitués 
tant ils étaient ponctuels et ré- 
guliers i îeun devoirs. Bt au- 
jourd'hui, on dirait que ha 
vaeanoee, jours de distractions, 
sont bien min en arrière tant il 
y a de matière vue et de scien- 
ce acquise. * 

Les professeurs — à la joie ds 
tous — sont les mêmes que l'an 
dernier, et, si possib le, plus ia- 
terressante et plus captivants que 
jamais. . . ad les anciens veulent 
nous croire! Qu'ils "dirigent 
leurs perceptions. 



Les leçons pratiques commen- 
cent ces jours-ci. Quelques-uns 
sont prêts à paraître. . .ils on* 
déjà le "trac". On dit q ue chea 
certains il dure toute l 'année î 

Il y a deux semaines, on fit 
un petit examen en dictées fran* N 
çaise et anglaise. Pendant deux 
jours, on n'entendait parler que 
de dictée et de règles de gram- 
maire. Jl y eut des indigestions 
de double \'Q" qui sont restées 
sur le coeur. 



Hais n'empêche que 1*J 
commence bien, Joëlle et bien. 

Tout est bien qui finit biesu* 
tout va bien qui commence bien. 

Nous avons appris svec rs- 
gret l'épreuve de Mlle Solange 
Fagé qui a peTdu sa mère. Nous 
lui offrons uos plus sincères 
condoléances. 



mie de former des orateurs. <! r3es 
succès passés l'encouragent 1 
En route pour l'avenir. 



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Lai 
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sur Ce ] 
être» 
nibte. 
. ..-~«CeJ 
sant 
teur d* 
lèvent 
d'actloi 
* TvÙ 
synonyï 
viens-Uj 
apôtres, 
tout! c'< 
ïe corni 



Graveil 
Dis le 
laire, il 
les div< 
tives. 
001 
L'Ai 
sa prei 
de septembj 
te direct i« 
~P. M. L, . 
onéreuse de, 
ne à la pi 
dis, O. M. 
parsesdei 
A. Liaée, OJ 
Hubert, Ju 
très dévoués. 

Contran 
précédentes, 
suggéra de 
tion propremi 
bres du Coi 
mé comme 
Pierre Lafri 
Joa. Van Bsl 
Edirar Boni _ 
BinérikJe Rot 

T« 

Le 1er octoij 
A thjétique 
de tennis poi 
<î»el preni 
Pères. 
Afin de 
gwffnaats f 
as as» Ié|r*re , 
eoneurreat 
«Voir droit au 
Dès neuf h< 
briq s'cbe&L 
r 4i force 
porrionnée le 
•ède 




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E)0TOWPeV 



U OCtùBMMtm 



DeExlèzee année — Ne global: 17 

i — «— — i i 



•-*-•— 






. 



a. 






Ce que f ai vu P 
à Montréal ... 

Une magnifique ■ p e r t i e de 
rugby où une équipe et. . . d au- 
tres ont vaincu un elub tout. . . 

court. 

* * . .. 

Benoît, fait une magnifique 
course de 45 verges. Il repousse 
l'attaque successive de dix 
Loyola et au moment où la rou- 
te est libre devant lui, survient 
le choc qui fait évanouir les 
derniers espoirs du Varsity, der- 
nier rempart du Loyola, cet 
homme arrive en bolide sur 
"Bene" et lui tombe dessus 
avec toute l'ardeur du déses- 
poir il l'arrête, empêchant ainsi 
le "touchdown" qui nous aurait 
donné la victoire. 

Un homme c'est peu, mais 
quand il-ea**bi«r placé, c'est. t . 
une foule! 

Ce pauvre Markm n'a pas eu 
de chance 1 

"Au Loyola", un petit hom- 
me galonné est venu l'avertir 
quil prohibait les cris. On ne 
mesure pas les hommes à la 
brasse, et Paul qui a voulu par- 
lementera 'appris à ses risques 
et jêrfla'que ce bon monsieur, a 
rencontre de nos gouvernants, 

avait le pouyoir . . . absolu. 

» • • 

* . . .et je passais par Villeray, 
à "l'heure des crimes", quand 
j'aperçois un homme entrant 
par une fenêtre. Je me prépa- 
re à donner l'alarme ou à ac- 
crocher l'intrus par quelque 
partie sensible quand, " coquin- 
e- de sort", je le reconnais: c'est 
encore Marion aux prises avec 
. la malchance. Ce Roméo allant 
reconduire . . . Juliette avait 
trouvé la porte sous clé. . . "Ma- 
rion-nous... l'aurons", se se- 
rait dit le Papa ! o 



•On voulut empêcher nos au- 
tobus de stationner, "au earré 
Philippe", et Labelle dut com- 
battre le monopole du "Parque- 
ment" (comme dirait monsieur 
JT.-D. Bouchard.) 

Voilà maintenant qu'on ose 
attenter à cette liberté si sa- 
crée . en pays démocratique. 
Hein ! Bigué. 



" Lef ebvre a bien dormi durant 
le retour. Allons Philosophes, 
quelle est la cause ultime t . . s 



No» parties 

d'exhibition 

i AU LOYOLA 

i4ffola A -o? Collège, 
En prenant pieds sur le ter- 
rain Quelques gouttes de pluie 
souhaitent sinistrement la bien- 
venlie à nos joueurs. Cependant 
après deux ou trois minutes 
d'exercice la lutte s'engage sans 
répit comme sans merci de côté 
et d'autre. Au début de 1 ac- 
tion, nos cris stimulent et en- 
couragent le "Varsity." mais 
hélas, l'ordre nous est donné de 
se taire et seules quelques accla- 
mations étouffées se confondent 
avec le bruit sourd des corps 
nui se bousculent. 

Dès le,' premier- quart, les 
Loyola comptent deux ' ' rouges 
et l'avenir a 'assombrit pour nos 
couleurs. Si l'on pouvait seule- 
ment crieF, mais nonfil faut 
assister impassibles à une cour- 
se vertigineuse de 4$ verges ac- 
complie par Benoît; il faut se 
taire devant l'exploit de Bar- 
nabe qui fait un plongeon de 
4iuit verges et conserve le ballon 
au Collège. Et le deuxième 
quart s'achève enveloppé dans 
l'ombre d'une défaite qui se 

dessine. 

Le temps d'aller encourager 
les nôtres et la lutte reprend 
âpre, acharnée, ponctuée d'ef- 
forts surhumains de notre côté, 
d'une chance étourdissante de 
l'autre, beaucoup de passes sont 
essayées, mais peu sont réussies, 
tellement peu qu'au moment où 
Holt réussit à s'emparer du 
ballon tout le monde se lève et 
le silence est brisé par une lon- 
gue acclamation. La chance va- 
t-elle tourner! non c'est le jeu 
qui tourne et la dernière f pé- 
riode commence. 

Comme pour narguer le petit 
succès que l'on vient de rem- 
porter une autre " rouge" porte 
à trois le nombre de points de 
l'équipe des Jésuites. C'en est 
trop, dans l'élan du désespoir, 
nous avonçpns de dix verges en 
dix verges vers la porte du suc- 
cès, et, pour nous maintenant, 
terrible incertitude, anxiété 
profonde, un point est devenu 
comme la moitié du monde. Mais 
ô rage! ô désespoir! dirait Cor- 
neille, l'attaque est brisée, les 
nôtres repoussés ... la partie 
est finie. 



Collection 

Nous avons anelqnts nu- 
méros al baflacttoni de 
"La Rotonde" 4a l'an der- 
nier, les intéressée qui 



SILHOUETTE 



'ont 



numé- 



ros, pourront écrire à l'ad- 
ministrateur et se les pro- 
curer au jrix modique de 
10 sous chacun ou de fl.W 
la collection. 



Les Réflexion** 
de Monsieur J< 



les disciples de Loyola l'empor- 
tent par 9 à 8. - 

Aléa jaeta est ... le sort en 
est jeté. V. les dieux furent pour 
les vainqueurs, mais Caton pour 

les vaincus. -*«*, 

Jean-Paul MARION. 



A KINGSTON 
Collège, 10;R.M. C, 8 

L'équipe intercollégiale de 
l'Université a ouvert d'une fa- 
çon brillante la saison de rugby 
en écrasant, samedi dernier, le 
7, les cadets de Sa Majesté dans 
la ville royale même. Les gre- 
nats et gris peuvent attribuer 
leur victoire autant à leur en- 
thousiasme qu'à leur habileté. 
Dès les premières minutes nos 
gars attaquaient, toujours à 
l'offensive, sachant qu'il vaut 
mieux dans la lutte attaquer 
que se défendre. 

La partie fut rude et dispu- 
tée. Benny Benoît que le 
"Kingston Whig - Standard" 
qualifia de "pivot du club", 
£it plusieurs courses sensation- 
nelles sortant le ballon de nos 
lignes pour le poser à trente où 
quarante verges de nos buts. 
Harnabé sut soutenir sa répu- 
tation en frappant des coups 
de maîtres. Pete Devine, La- 
fleur, McAndrew se distinguè- 
rent, bref tous les joueurs fu- 
rent épatants. 

Ce succès laisse entrevoir une 
saison brillante. Souhaitons que 
les jours glorieux des champion- 
nats nous reviendront . . . 

Paul GIRARD. 

TENNIS 






E 



André, que l'on appelle Ti- 
Gourd dan» l'intimité, était pré- 
sent à la joute, mais pas seul . . . 

"Bonne-mère", il n'y a plus 

d'enfant! 

» * • 

. . .et le nouvelliste, Paul Gi- 
rard faisait... des "nouvelles 
manières" avec Y.(vette). 

On reconnaît l'arbre à ss 
fleur! 



Notre Directeur : 

Faire le plastique de son di- 
rectes t. .. «a, *'<* m *^ 
faut y aller en douceur, et de 
plus on ne sait jamais par quel 
bout commencer. Mais tant pis, 

^So^eatbotiqueT... saperlipo- 
pette, vous ne voulez toujours 
pas que je vous dise que mon- 
sieur le directeur est fabriqué 
selon les règles de l'Art, ça sen- 
tirait un peu. trop ^ ° hem *" 
rose et de plus ce n'wt pas de 
la photographie que je tan 

Sa boîte crânienne!. . . parai, 
il devrait en avoir une, car voyez 
plutôt ce qui arriverait si o etan 
le contraire. Imaginez que c est 
n.on collègue qui a seconde sa 
nomination au poste, alors ça 
reviendrait à dire que mon ca- 
marade manque de matière gri- 
se. Et pi», comme ce copain des 
copains est quasi mon frère, il 
adviendrait que moi-mâme je 
serais un peu faible de la feuil- 
le. Et il serait un pen fort de 
■cale que j'e me place de plein 
gré parmi les mabouls. 

Pour ce qui est du déluge, ou 
.plutôt du verjje du directeur, je 
dirai seulement que si, avec une 
langue comme ça, il ne se fait 
jamais élire député, c'est que 
les électeurs seront devenus . . . 
intelligents. Avec çs, voyez- vous, 
que pour ce truc-là, c'est encore 
Esope qui a raison ! 

Comme le temps des comédies 
héroïques de measire Corneille 
est passé, et qu'on ne fait plus 
usage de confidents (curieuse 
espèce de bipèdes, qui dans le 
temps jadis servaient aux gens 
de la haute qui avaient la manie 
de parler tout seuls) ... Je vous 
dirai tout de suite que j'ignore 
tout des crises cardiaques de 
notre directeur. . . 

Et voilà qui est fait! Ah! je 
*sais que sur ce monsieur il y a 
encore bien des choses à dire. 
"Mais, bonne-mère, il s des ga- 
lons..." 

Jean-Louis GAGNON. 



A L'OVALE 
Loyola, 9-, Collège, 8 
Loyola nous rend^visite. Jou- 
te homérique débordante d'en- 
thousiasme. Nos gars combattent 
vaillamment mais le sort les tra- 
hit. Gagné, "Winner", nouvel 
Achille aux pieds légers, se sur- 
passe et fait la seule "touche" 
de la partie. Benoît est superbe 
dans ses courses; Devine arrête 
durement et "Laf" Lafleur 
s 'offre en holocauste aux dieux 
de la victoire et tombe "comme 






Guy Beaudry a assisté au dé- 
part de sa mère pour le pays de 
■ 4 Cythère ' '. Tout nouveau tout • 

beau, et notre copain a un. . . «j* &&> couché 8W le8 îau 
beau-père, quoH^ ^ ™£ nfc g C^ 

# — d'espoirs montent vers l'Olym- 

Le mercredi 4 octobre demi- pe sous l'instigation du "Maî- 

•r, nos copains ont écrasé de la tre- Camelot" Pierre Harbeck. 

belle façon le "Strathcona" par L'aiguille tourne et c'est bien- 

le score de 22 à 0. tôt la fin. Finis Qttawicnsis, 






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M. Michael Byrne et M. Ja- 
mes Doyle ont donné dernière- 
ment une idée de leur savoir 
faire sur le terrain St-Joseph. 
L'un et l'autre ont manié la ra- 
quette en véritables experts, et 
leurs coups sensationnels inté- 
ressèrent vivement les témoins 
de la rencontre. M. James Doy- 
le fit' preuve d'un service à la 
"Tilden", tandis que M. Byr- 
r.«» ripostait par' des coups qui 
donnaient du fil à retordrÇ à 
son adversaire. Le duel dura 
trois heures, et Doyle sortit vic- 
torieux : ^3-^6^ 6-4, 6-3. 

LE CLUB DES 
1V1TLUONNAIRES 

Pour faire partie du club, il 
n'y a rien à payer. La seule 
charge consiste à se joindre aux 
élèves dans l'estrade pour en- 
courager le 'Collège . Pour 
plus d'informations, appelez: — 
Hector Courtois, Bh. 183, eu 
Emile Boucher, E. 514. 

A L'ECOLE* NORMALE 

ON DIT QUE. .. 
Que dans la classe "E", Nap 
défend "L'Aiglon" de toutes 
ses forces. . . il bat des ailes. Il 
en est encore aux ' ' réactions ha- 
bituelles"; et le professeur en 
voudrait des "conscientes". 

Que lors de la Convention des 
Instituteurs du district de Coch- 
rane, Ont., tenue à Timmins, 
Ont., les 5 et 6 octobre. Mlle 
Claire Dupont, '30, de Kapus- 
kasing, Ont., a été élue secrétai- 
re pour l'année 1933-34. 



des 



LE QUARTIER LATIN 

Félicitations au journal 
universitaires de Montréal qui 
entre dans sa seizième année. 
Longue rie, camarade, "La Ro- 
tonde' t'admire et t'envie. 



Après la convention de 81 
brooke : Camillîen s'en tire - 
des bleus. 

"En-tête" suggéré au Ni 
velliste : ' ' Vieux papiers, 
les gens". # # # 

Tigne H prétend qu'il n # al 
paa boire bien qu'Ai aime 
cous; moi, j'en connais qui 
boire, mais qui n'aime pas 
coupa # 9 ; 

Si peu de barbier et tant 
raseurs. # # / 

Ces messieurs du compte 
banque, seront bientôt ceux 
compte en banjtreronte. 

On dit que M. Bigué 
nommé Sénateur. M. Bi| 
marche de Laurier en lauriï 

Révolution ... t En France 
en fit une en criant: "Lil 
té"! En Russie: "Egalité" 
dans les deux pays, on s'é{. 
ces au nom de la "Fraternité*; 
J ean-Louis GAG NON, 

L'HEBDO-LAVAL 

Il nous fait grand plaisir 
souhaiter la bienvenue au n 
veau journal de lTJnive 
Laval qui a remplacé "Le 
ret". Depuia pluaieurs ann 
"Le Béret" veillait à la pu 
cité de la grande institution 
la cité de Champlain. Nos 
sommes certains que "L'He 
Laval" continuera à faire r 
onner l'esprit et la verve 
étudiants canadiens-franciii 
avec "Le Quartier Latin" i 
l'Université de Montréal et "h 
Rotonde", entretenànTaînsi Ifj 
liens d'amitié' qui unissent d 
si étroitement les trois gran 
institutions catholiques du 
minion. 

La tenue noble et digne oa 
premiers numéros laisse prévol 
les plus beaux succès. Vas-jl 
confrère . Lêx&ir tcttur. I 

— Comment va TOtre one| 
qui était si malade f 

— Je ne sais pas, je ne 
pas revu depuis sa mort. 




Le barbier — Ppur mens 
je suis obligé de doubler 
prix . . . Monsieur a double 
ton! 



Il est d'excellente économie d'acheter 



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D'OCTOBRE A JUIN 




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NJDE 




Disectsw: Marcel Oaiaaet Bédactemr 

AdmimlttnUmr: 



chef: Robert Barvaloa 



raltinské d'Ottawa. 



EDITORIAL 



LE 11 NOVEMBRE 



(- 



COQUEUCOTS 





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A œ e M otoee Electrlqœ «t de Plomberie, etc. 



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Marcel Fiché. 

Dana quelques jours, on fêtera le l&ème anniversaire da 
Ja fin de la guerre. H j aura comme toujours grand déploie- 
ment de drapeaux et grand bruit de tambour. 

Les quelques premières années après 1918, alors qu'on 
était encore sous la coup d'une forte émotion,- U pouvait 
paraître Justifiable de se réjouir du pacte. Mais après quel- 
ques quinze années, on a eu le temps de ae remet rrlr et, an 
lieu de s'enivrer de discours et de clameurs de fête, mieux 
vaudrait réfléchir beaucoup à ce que noua a valu rarmlettee, 
et penser un peu à ce que nous réserve demain. 

Le Traité de Versailles a été la signature d'un armistice 
(suspension d'année) et non l'imposition des termes d'une 
victoire. 

Hier Hindenburg entrait à Berlin tambours battant, et 
l'aigle impérial flottait sur sts troupes. Aujourd'hui, Hitler 
traîne dans la boue "Versailles" quil qualifie de chiffon de 
papier, et se rit des Alliés. 

L'Allemagne a tenu presque le monde entier en respect 
pendant quatre longues années; le monde l'a vaincue, et déjà 
elle est prête à recommencer. * 

Une politique trop molle, dans laquelle le Juif a Joué un 
rôle énorme, a réduit au minimum les effets de sacrifices in- 
finis et en nombre et en espèces humaines ou monétaires. Au 
lieu de détruire l'unité allemande en laissant à la tête de 
chacun de ses états des petits rois qui se seraient déchirés 
l'Allemagne après la fuite de Ouillaume, on a laissé ces mê- 
mes états se camoufler en pays démocratiques et socialistes. 
"Cette paix étrange, plus favorable aux vaincus qu'aux vain- 
queurs, — Les Anglo-Saxons exceptés, — sauva l'unité de 
l'Allemagne et lui laissa une large part de sa puissance." 

Quelle différence entre ce traité, oeuvre d'une démocra- 
tie sans nerf, et ceux de Munster et des Pyrénées, enfants 
d'une solide monarchie. Quel contraste entre Westphalie et 
Versailles, alors que les deux mêmes pays, la France et l'Alle- 
magne, étaient dans des positions absolument identiques à 
celles de 1918. Le génial Louis XIV, qui, en installant son pe- 
tit-fils sur le trône d'Espagne, avait éloigné le danger d'une 
coalition des Teutons et des Castillans contre la France, avait 
ensuite vaincu l'Allemagne et brisé son unité en lui imposant 
le Traité de Westphalie. 

Voilà ce qu'a fait en 1648 le pouvoir absolu, libre de tou- 
te influence juive et dégagé de cet individualisme démocrati- 
que, car le roi incarnait la nation. Avouons que cette vérita- 
ble politique fut plus profitable aux individus du temps que 
les résultats que nous avons obtenus de la victoire de 1918. 

Toutefois, nous aurons un devoir à /remplir le 11 novem- 
bre. Ne refusons pas à ces pauvres loques humaines qui ont 
vécu sous la mitraille et respiré les gaz le secours dont ils ont 
besoin. Ils ne sont pas responsables du peu de sens commun 
des Wllson et des Lloyd George. 



Pour aider les vétérans, 
Monsieur f"— "Certes, voilït" 
J'épmgle la fleur sur mon par- 
dessus et je fUe chez moi. Jk 
m 'instolU pour étudier. Lorsque 
j'étudie, —■ js ne sais si c'est 
le cas pour d'autres — me vien- 
nent toutes sortes d'idées étran- 
gères à mon travail. Une de ces 
idées me vint alors. 

Quelle peut bien être l'origine 
de ces coquelicots t Après quel- 
ques petites recherches, voioi oe 
que j'ai trouvé. Commençons au 
^commencement . 

La Mythologie romaine avait 
consacré le coquelicot comme 
symbole de la mort, et l'avait 
dédié à Somnus, dieu du som- 
meil, dont la statue en était tou- 
jours couverte. Les peuple» su- 
perstitieux d'Europe croyaient 
qu'ils étaient le symbole du sang 
répandu par les soldats. Sur les 
champs ae bataille de l'Est de 
l'Europe, ces fleurs croissaient 
à profusion Vannée id'apris un 
combat, si bien que si, on ne les 
détruisait pas, elles devenaient 
une peste. Ceci s'explique par 
le labourage de la terre par les 
obus et la propriété fertilisan- 
te des corps en décomposition. 

MacCauley, dans son histoire 
d'Angleterre, -parlant du champ 
de bataille de Landen, 1693, a 
écrit: .- . . Pendant plusieurs 
n*ois, le sol fut couvert de crânes 
et d'ossements d'hommes et d'a- 
nimaux . . . l'été suivant, le 
sol, rendu fertile par 20.000 ca- 
davres, se couvrit de millions de 
coquelicots." 

Il est donc naturel qu'outre- 
mer, nos soldats établirent un 
lien poétique et sentimental en- 
tre ces fleurs qui abondaient au- 
tour d'eux et leurs camarades 
tombés en si grand nombre. Ce 
lien, ce nexus, fut crystalisé, di- 
rait de Stendhal, en un senti- 
ment permanent par John Mc- 
Crae, soldat canadien-anglais, 
poète et médecin, tombé en Fran- 
ce, 1918, dans son poème "In 
Flanders Fields." 



Ne les jetons pas. . . 
c'est de For! 



FEUILLES D'AUTOMNE 






Le vent d'automne hurle et sa lugubre plainte 
Est comme un long sanglot d'enfant qui va mourir. 
La sève ralentie refuse de mourir * 

Le rameau déséché qui peu à peu se teinte. 

Le froid dans la forêt ravage sans contrainte. 
Le feuillage frissonne et se met à rougir; 
Puis les feuilles tombées que le vent fait courir, 
Forment de grands tapis de mosaïque peinte! 

Mais des feuilles tombées combien de pourpre et d'or 
Au milieu de leurs soeurs déjà sèches et laides 
Font que dans leur laideur elles plaisent encor? 



La beauté dans la mort, heureux qui la possède, 
Et qui, comme la feuille aux vivantes couleurs 
Bous un voile de vie noua cache des horreurs. 



'- 






f$OBLu~ 



Jean ROUTHIER» 



-DANS LES CHAMPS DES 
FLANDRES" 



les 



"Dans les champs des Flandres, 
ooqueueets croissent . . , 

"Entre les croix, rangs sur rangs 

"Qui marquent notre place, et dans 
le ciel 

"Les alouettes, chantant bravement, 
volent 

"A peine entendues parmi les canons 
d'en -bas. -_ 

'Nous sommes les .morts. Il y s 
quelques jours, 

"Nous virions, nous sentions l'au- 
rore et voyions la lueur 

"Du soleil couchant 

"Nous aimions et nous étions aimés, 

"Maintenant noua reposons dans les 
champs des Flandres." 

• ■ 

Les Vétérans canadiens, an 
gtais et américains ont conservé 
la mé m oire de leurs morte en 
vendant des couronnes de toque 
Ucots a r r if iei e l s — • .homme la 



Oui, de l'or ... et on le jette 
. • • .tandis que d'autres en ont 
tant besoin I ! 

—Mais y en a-t-tt qui jettent 
de l'or! 

— Oui .... tous ceux 901 lais- 
sent se perdre des livres et des 
revues, ne sachant à quoi les 
employer. Si tous saviez ce 
qu'ils valent ... ! 

Si vous saviez, vous, qui vi- 
ves chez vous, parmi les vô- 
tres, comme c'est intéressant de 
lire qeulque chose de "chez 
nous" quand on est exilé comme 
le sont les missionnaires, au mi- 
lieu des étrangers. 

Si vous saviez, vous, ches qui 
abondent livres et revues avec 
quelle passion on essaie d'aug- 
menter ses connaissances lors- 
qu'on a un peuple entier à édu- 
quer de toute manière. 

Si vous saviez, vous, lecteurs 
à la foi solide et agissante, quel 
récomf ort il y a à suivre la mar- 
che conquérante de l'Eglise du 
Christ et le rayonnement de la 
"Vérité Catholique . . . quand on 
est parmi un peuple ou régnent 
les panions et le vice. 

Ohl si vous saviez . . . vous 
verriez que c'est bien de l'or . . . 

Mais vous le savez et vous 
{pensez déjà à nous envoyer 
quelque chose, n'est-ce pasf 

— • "Que roulez- vous t . . » * 
"que demandez-vous f , . .' " 
"que recevez- vous t . . . 

Volumes et livres de toutes 
sortes : livres de classe, livres de 
lecture, brochures, revues reli- 
gieuses, scientifiques, littéraires 
artistiques ... de musique de 
toute langue et de tout âge. 

Nous recevons également tout 
ce qui peut servir à l'étude ou 
à l'enseignement, tel que pa- 
pier, plumes, crayons, encre, 
machine à écrire. . .etc. 

Si le désir vous atteint^ de 
courir au secours des mission- 
naires par les moyens que nous 
proposons, accordez-lui satisfac- 
tion Vous serez bienvenus en 
vous adressant à l'Aide Intel- 
lectuelle Missionnaire. 

— ' ' Mais nous n 'avons rien 
à donner, direz-vous ... et nous 
désirons vous aider ... la solu- 
tion" 

Vous avez des parents, des 
amis ou de simples connaissan- 
ces . . . Mettez-les au courant 
de "votre oeuvre" . . . et en- 
-nous leurs offrandes, 
u vous bénira tous et la 
Petite Thérèse sera votre pro- 
tectrice. 

L'aide Intellectuelle 
Missionnaire 
Avenue des Oblats 
Ottawa, Ont 



Une journée 

missionnaire 
àPUniversité 



Les élèves de l'Université 
d'Ottawa ont prouvé d'une ma- 
nière bien tangible que l'appel 
du Saint-Père, le Pape des Mis- 
sions, est entendu. En effet, 
le 20 octobre dernier, externes 
et pensionnaiies s'unissaient 
dans une commune manifesta- 
tion en faveur des missions. La 
journée missionnaire débuta 
par une communion générale 
pour obtenir la conversion des 
infidèles. Bon nombre d'ex- 
ternes entendirent la messe 
dans notre chapelle; les autres 
s'acquittèrent de ce devoir 
dans leurs paroisses respectives. 
Les oeuvres méritoires de la 
journée furent offertes aux in- 
tentions des missionnaires. Le 
soir à la salle académique, le 
R. If. Couture, S. J. "le mission- 
naire aviateur", parla de ses 
courses apostoliques à travers 
les solitudes de l 'Ontario-Nord, 
Le R. P. Recteur avait gracieu- 
sement accepté de présider cet- 
te séance. Dans son discours 
de présentation, il félicita les 
élèves du bel esprit manifesté à 
l'occasion de cette journée ; puis 
les engagea notamment à 
continuer leurs prières et leurs 
oeuvres pour les missions. 
"Vous deves avoir, leur dit-il, 
l'esprit missionnaire non seule, 
ment dans une occasion comme 
celle-ci, mais tous les jours de 
votre vie". 

Soyez félicités, étudiants, et 

continuez . . . . • 

e 

Saviez-voua que.^v, 

Jacques S, est un futur ingé- 
nieur "électrique". Ses confrè- 
les connaissent déjà son don de 
la "mesure". 



ser des fende et venir en aide 
à leurs camarades invalides. 
Achetons eu fleur rouget 

0. F. JL 



Notre direateur fut la victime 
d 'un essaim de jeunes filles pré- 
posées à la vente des pommes 
pour le "Gy ro Club ". 

Pierre H. eut l'illueioh d'ail- 
leurs très courte d'être un phi- 
losophe senior. 

L'Université renferme dans 
ses murs un nouvel Oscar Wilde. 

Jean N., Lawrence C. et Guy 
B. poussent leur promenade quo- 
tidienne au-delà du Carré Car- 
tier. Décidément les québécois 
sont des marcheurs. 

André G., dans la Capitale- 
seulement depuis un mois, a un 
cercle de connaissances déjà 
très étendu. 



Le président de Débat» est très 
occupé le mardi soir. 

Le Nouvelliste de "La Sa» 
tonde" a un style très froid. 
N'en casse t-il pas la glace dans 
certaines occasions épistoUires*.. 

JOE 8EEVE. 



W^5WM~^ 



fe^Wfttfttfi 



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! COIN DES 

x^ i i ■ ii ii » » i- — .»— .. - - ■ "■ ■ ir _ 



La vie qui passe. . . 

Monsieur Maurice Gagnon, 28, 

B. À. atl4,Pn> de 1>Un S ZH* 4 ' 
a subi avec tau* grande *nwsn*_ 
tion ses exe***»» à Hnsutut 
d'Art et crÉnàéologii de li 
Sorbonne sinsi «m ceux 4e 1 
cole du Louve* 

La se*** nuunse Ucenciéa 
droit de l'Université de Montréal 
et la première de la classe des 
finissants cette année est Made- 
moiselle Henriette Dsuiu ui «si 
obtint de notre Université son 
Bachalauréat èa arts em 1930. 

Mmsaiiir Osais n Twiltt sa 
Msurîee Mwsjattts émbererent 
un projet de uisnuiliifisii pour 
la "Société Historique d'Otta- 
wa". Sous sa nianénnee au R. 
P. George» fin****, O.M.I., m» 
comité uiSJJssJTS a* résaskt pour 
-ameuter Le* statuts de la nouvel- 
le association dont le siège est 
à l'Université. 

Devant lea mesaissa de l'B- 
cole d'été Kaér alt) lua aii w rfriw , 
tenue à Newmarxet, Ont. Le 



Pourquoi vais-je ma 
collège? 



Voici une quantia* que duêt se 
peser la ginua* majorité des 
énYves de M asiafes cusVoli- 

poudre, lorsqu'on réfléchit un* 
peu, et surtout pour des jeunes 
gens sérieux qui ont du coeur 
dsun m poitrine. 

~ Quant à moi, je vais au collè- 
ge en 1er neu, pour aa préparer 
un a ven îr, pour tracer mon che- 
min dans la vie et y joaer un 
rôle hnpertant. .terne 
en étudiant lea maiièrea 
gnéea dana le 

qui m'aineront à atmger pins 
sérieasement à ma vocation 
pour savoir si je suis appelé par 
Dieu à être un de ses disciples 
dana la via religieuse on le ser- 
vir dana le monde. Je dois for- 
mer mon caractère afin de pou- 
voir suivre sans difficulté le 



taies* tt 



sV IV Mt 

l'an- 

âal* 
U Bw 



ÉCOLE NORMALE 



-■ ■ 



UNE CLASSE 

PRATIQUE 

<Joan4 enseignsMUf As* tu 

n.sont-sn «lenx questions à 

. , Tsadre du Joue. C'ait tout ce 

fcs**, r. «*% *|sm*ï'ou entend, hm réponsea 

1 «sert toujsors dasmées avee 

pus ou moins de plaisir. 

• Les uns ont enseigné et n'ont 



K. P. StrDenist O. M. L, * parié uflnt ehaaûn, qne m'mdiy»er* 



de "L'appert des Canadiens 
français à l'unité nationale". 

Le Bév. Père Alphonse Le- 
elerc, OMX, depuis dix-neuf 
ans professeur an Juniorat et 
à 1 Université, diplômé de l 'Ben- 
la Normale supérieure de Que 
bec et professeur de littérature, 
n quitté renseignement à 
oW sa vue de plus an plue faible. 
U exercera désormais son ma 
tère à Notre-Dame de HulL 
'- Le Bév. Père Georges Vcr- 
reault, O.MJL, économe de l'U- 
niversité, à pria part à la Con- 
férence dea Hôpitaux 
ques daa Provinces des Prairies, 
Conférence tenue à Winnipeg, 
Manitoba. 

En même temps se tenaient 
les séances du Conseil des Hôpi- 

des 

eu, ut ineialfs des hôpitaux et de 
apfaisms». Le B. P. VerreauK, 
oui y si é geait en qualité de eon- 
eulteur du comité dea finances, 
a été choisi comme délégué du 
Conseil au comité de comptabi- 
lité de l'Association Internatio- 
nale des hôpitaux dont le siège 
est à Berlin, Allemagne. 

Monsieur Alfred Laroeque est 
entré comme interné à l'Hôpital 
Notre-Dame de Montréal, Mon- 
sieur Roland Gagné fait son in- 
ternat à l'Hôpital de HuiL Mon- 
sieur Narcisse Lacoursière, Ba- 
chelier en Commerce, de l'Ecole 
dea Hantes Etudes, est entré an 
service de Monsieur Lucien Mas- 
sé, C.A., a Hull. Monsieur Oli- 
vier Leroux, médecin, pratique 
à Grenville, P. Q. 

L'Université peut être fiere 
d'avoir fermé pluaieura digni- 
taires de l'Eglise. A la réunion 
des Evêqnes à Québec, lea an- 
ciens élèves étaient lea suivants : 
Son Eminence le Cardinal Vil- 
leneuve, OJLL, Son Exe. Mgr 
Byan, Pembroke, Ont,; San Exe. 
Mgr McNally, Hamilton, Osât.; 
Son Exe. Mgr Rhéaume, O.M.T., 
BsfteybuTT, Ont. ; Son Bxc. Mgr 
Chsrlebois, O.M.L, vie. Aposto- 
lique du Keevratin; Son Exe. 
Mgr (Juy, O.MJ., vfc. Aposto- 
lique de Grouard. 



ma conscience en disant 



*«-.««*» 



ctdée derniernnssnt. 

A notre jeune confrère, Au- 
bry Dion, élève en 1A, qui pleu- 
re la morte de son père. 



Nous ap pren ons que 
La dscsemr J. M. 



aie de la 
-'est marié 



devant le bien, et "non 
ce du mal. Ainsi seulement je 
pourrai sauver mon âme, la cho- 
se la plus importante en ce mon- 
de. 

Ensuite, c'est pour dévelop- 
per le talent que la bon Dieu 
m'a dense. C'est pour moi un 
devoir de mlnstruire par l'é- 
tude des sciences qui me sent 
enseignées, et qui, je le répète, 
m'aideront à réfléchir sur ma 
carrière future v 

Une autre chose enfin très inv 
importante, est celle de fortifier 
mon âme, de la faire monter 
toujours pins haut par la eo 
mamans fi éq umrt i , la n e uirit ore 
de nos âmes, ami est distribuée 
tous las matins dana Isa eoi- 
lègea catholiques. 

De nos jours l'homme aune 
instruction e beaucoup de peine 
è gagner son pain. Car plus 
le mondé fait de progrès dans 
les scieneee, plus l'homme ins- 
truit et de principes est recher- 
ché. Aujourd'hui la machine 
remplace aonvent la main-d'oeu- 
vre dana l'industrie: ainsi 
l'homme de peu d'instruction 
ne peut être employé qu'à un 
travail ordinaire avec un salaire 
de f surine. 

Alors vous voyea qne la for- 
mation du collégien et la pré- 
paration de sa vie future sont 



Province de tjueeat, ■ 
récemment 

F. M. Claney, le- fameux 
"Knsg " du dub de Hacker To- 
rente, a- eonveté. 

Mlle Elisabeth Story, B. m 
Se. (I» rfumne;), en 1«2, faie 
de l'Amiral Story, est 
depuis peu. 

' FELICITATIONS 

A Monsieur l'abbé Esdras 
Whissel qui vient d'être nommé 
curé de Notre-Damc-du-Nord, 
diocèse de H aikf h s uy . 

A Msnnknv l'anment Lionel 
Chevrier, de Corawnll, O nt n qu i 
iat l'heureux papa **nne gresnt 
fille. 

A Monsieur l'avocat Arthur 
CLuffe, d'Ottawa, élu président 
de la Chambre de Cammeree ju- 
vénile. * ' 

An docteur J .-A. Hurteau, élu 
pi failli ni da l'Association mé 
dieale de Comwall, Ont. 



pas réussi au 
airs. D'anirm 
prochainement et aiment au- 
tant n'en pas parler ... ça leur 
donne froid dam le dos- »1 

Enfin . . . voilà mon tour. Je 
m'avance d'un pas d'automate 
â l'avant de la classe . . . feu- 
visage mes élèves. J'aperçow 
une infinité de petits yeux brii- 
lants et inislenra, qui semblent 
dire: "Dieu qu'il a Pair gau- 
che celui-là . . . H semble ne 
pas savoir quoi faire de aes 
mains . . . regarde donc comme 
il est rouge ... En effet, je 
dom être range. Maie enfin B 
me fsnt eneeigner et yennm- 
gne. Pendant sjunuK nyautes, 
je parie, je erie, je qn e stm t mr, 
je gesticule 

J'ai tout de même appris 



LESFÀITS 

Les élevée de l'JsVuas Non. 
main atmt tris retinuajsuUJsnts de 
l 'n iummil que leur fkm la Soci- 
édé mm Conférences. I'» ap. 
hautement la cordiala 
d'assiaaer gratuite- 
ment aux belles et instr\icti vet 
eonférenear d o nné e s par les 
personnages les plus en vue. 
Va sana dura nue tous se font 
un plaisir d'aller entendre les 
t t mhm a to conférenciers cana- 
diens. 

Ln cmeae M B" ennsnns un 
nouveau esmfwerr dana la per- 
sonne de ML Gouin. M eu e lai 
souhartams la plus corô5aie 
bienvenue. 

Le 16 octobre ont commencé 
les classée nautiques dans les 
éeeles. Oh fut une excitation 
générale pour tous les **novi- 
ees' ' dans l 'art d 'enseigner. 

Le ^'''cîe Littéraire est en 
train on se former: nous espé- 

tnt dea éUetlans „ .y an pteenuin 
numéro. 



--4tareen,m 

: c'eut qu'il n'est ou Beenf à U i 



à le 



faeuc qu'en eut porté 
croire d'enseigner à de 



petits en fa n ts. 

Lucien LâflAJWE 



md«*Bnudé 



—ttttft 

-4M sien, cnftn»m n'est 
à la mode em tant, B y a 
cheveux longe dedans. 



des 



AU JUMORAT 



Sa rhétorique, dix-sept l Dix- 
sept garçons mûris par six an- 
nées de réflexion et de travail î 

iKEma j-H2»t*r *trf2K4 

k_i- j. im à ,r.i ~r-~™i. ennxmnee. ions, u nm «vm# 

seront des OWsts ; maie il y 



Courtois, de Montréal, nommé 
secxétaire-tréeorier de la Cnam- 
hrè dea Notaires du district de 
Montréal. 

Au docteur Alfred LeRoeque, 
qui vient de passer se lieenee 
fédérale. 

An docteur Arthur' Pensera, 
depuis quesqnea années chef- 
ir terne à l'Hôpital Général 
d'Ottawa» qui vient d'accepter 
une p os iti on an Lady Orey'a 
Hoapital d'Ottawa. 

A Monsieur Henri Emond, 
qui devient professeur au Col- 
lège Militaire de Kingston, Ont 



des choses auxquelles il faut 
penser souvent _ 

Marcel 801707 
Eléments latins 



O TEMPORA! 



Au commandement du R. 
Paquette, chaque musicien 



met à son poste. Voici que tout des histoires et des chansonnet 



tout ce qui. peut exciter notre 
convoitise. Pendant que des ris, 



le dernier cosrrkr nous aneort* 
la nouveue de la mort snrwfcrtnr dm 
Dr Ernest If insu», li, de Swma- 

zv. Ont. 

cm* le dm il lai i dises dans la 
fanaûe ermds sn mois. La mars. 
anus Gea. Lévassue est aeosase fl 9 



ai mat. m docteur Oeorase. 

dru- 



à coup un bruit extrayant se 
fait entendre. C'est d'abord un 
craquement formidable., com- 
me si nu toit s'écroulait sur nos 
têtes; et puis un grondement 
sourd, semblable aux foudres 
de Jupiter ! . . . A la grande sur- 
prise de tous c'eut le le rideau 
de la scène qui se lève . . . Alors 
à noa yeux apparaît un auditoi- 
re d'une jensesse d'élite, édi- 
fiante par as tenue et sa con- 
duite. Le sifasse m plue rigide 
règne et noa artiste* exécutent 
à leur aise soli de vision, so h' 
de violoncelle, soli de chant, 
choeur* et eeaneetre . 

Le concert donné et la foule 



tes improvisées par le R. P. Pa- 
quette agrémentent m festin, 
un heu via ronge circule. Le* 
carafes se vident, mais toujours 
de* mains de jeunes filles, les 
rempli ssent générenaenient et 
nous, le coeur rempK ôValIé- 
gresse, regorgeants de "déKces 
excettenta" perdons toute no- 
tion du temps et noua ne. son- 
geons à crotur er lèv^smqnrt que 
lorsque l'en nous en eu^ prié. 

De 4 è, on neno conduit aa 
fumoir. Le salle est bientôt 
envahie par d'épais nuages fu- 
mants, qui a 'exhalent de tentes 
le* bouches riantes. . . répon- 
dant aux rire* ^hnmériques*' 



dispersée, nous retournâmes en du Pare Paquette qui de se pipe 
«n«te hâte an presbytère, car "vacante" bouffe de la fumée 
las artistes y avaient surpria à invmiWe. A es hrouhala venait 
l'avance une table sonrptueuee. 
Arrivée la, non* Isiaaons libre 
cours à nos "appétits itguisés 

■ jasirr 



s'amalgamer la grosse voix du 
Père Legan3lt que nous distin- 
gue*» entre tôujlaa. 



aura des grands et il y en aura 
dea petits. 11 y en a qui ne par- 
lent que par Aristote ; me» plu- 
aJeurs font déjà daa fleura de 
rhétorique. H y n des 
ciene, n y a dea 
voire même un patitieian Plu- 
aieura viennent du Québec, mais 
un seul parle grée. Je voua lea 
présente donc. Mon Dûtnl par 
qui commencer! Tiens, c'est 
fait, par le plus petit. 

Et c'est "Yietor*: c'est lui 
notre physicien, peut-être aussi 
notre astronome; car on dit 
parfois qu'il est dans la Inné. 
'*Tribiiistî ei longitudinem". 
(PS 20, b.) \^ 

Puis vient "Pha": il est des- «HT» 
cendant dea Hellènes sûrement : 
car le grec pour lui . . . C'est un 
bon garçon qui ne dit jamais 
rien de trop. "IDe autem taee- 
bat." (math. 14, *1J 

"Bruno", pardon ... M. le 
président ; on dît que plus tard 
il sera directewr de cons c ie n ce 
dn premier ministre ; car, ea le 
connaît m politique. 

Je ne voudrais pas oublier 

"Jeun" "O muse, voile U 

face". Il est un peu original, 
comme tous les poètes d'ailleurs 
et d'une tendresse 

Il y a un historienî Eh? oui, 
c 'est ( ' Gens ' '. Secouant la 
poussière des in-folios ... ; mais 
c'est aussi un redoutable adver 
saire an pmg-pong! c'est perar- 
quoi il revient toujours avec 
"Lapalme". 

Et celui-ci t "Cest un vieux 
routier" qui cannait le histeuri 
et le scalpel ; penr lai, Phôpftal, 
c'est normal ; an a du ' coeur 
quand on est né sur le* bords 
du "St-Laurent". 

Et le géant? chevalier ÙV la 
"chaufferie^. Ahfrireniel H 
n'est pas plus grand que e»; 
mais on n'en fait pas de cas. 

Celui-ci vota le connaisses* Tl 
aime les hauteurs, c'est sûr! 
car, le ballon dans le* arbres, ça 
le regurde, Bhl oui, % est de 



1 * Csndidus et rubieundna. w — 
(Cent 5, 10.; Qui dit "Bissen", 
dit "c'est u*sr*V Et le* prix 
T'imlliiniii nssjr lui, c'est dn 
vissa je*. 

Me* ami*, il y en s qui ont de 
l'esprit-, mai* ce l ui ev s'est de 
reaprit de "Paria". 

Paie " Oeeeuns". Son oeil sé- 
vère, le ferait croire en colère $ 
ce front plumé» fait frissonner. 
Dame! on en voit plus d'une 
quand on est moniteur a le 
tribune. 

8*9 y ett a dn Québec, U en 
faut bien de l'Ontario. Cernvei 
est un petit orangiste, bien pa- 
cifique qui Ta souvent i To- 
ronto. 

T. . . Préaident du . . . Co- 
mité î c'est haut coté. Et pour 
eux c'est merveille d'être tou- 
jours an "beau soleil" (Je, 9, 
21.) "Aetatem habet. 

' Tranquilitas magna" 'Math. 



8, 26. ) S est toujours "sans 
jovial jet content; 
mm* dn sang-froid, je crois 
bien, è est le plu* frappant. 

Et le suivant c'est le Tréso- 
rier ... du Comité. En un mot 
c'est un hsmmi de rnssiiH 1 ! Si 
voua voulez vous renseigne r sur 
la crise, c'est à bai am'il faut 
aMer, c'est évident. - 

Enfin, le dernier! il demeu- 
re, je ne saie en, sur un "co- 
teau". Mais ai vous lui perles 
musique, c'est màrif iqne t Vans 
transparte aussitôt dn dièse au 
bémol et do» ré, mi, fa, ai, la, 
sol et "continue gallus canta- 
vm". (Msth.ai,HJ 

Quant a celui que vous lises, 
il est tout comme vous'. . . lec- 
t«nr. J.a. T. 



Eobertion Prèrei 

»P érfaW téa pour Hommes et 
Jeûnas Gens. 



U», su» 



— Ottawa 



Tfl.-SWrfwci; 8h«r. 5SS1 
Bureau: Sher. 3963 

LUCIEN MASSÉ 

aP.A., L.A. 
IireneU sonr Ontario- Québec 



ISfA. me Fr4nolmir« 



SI 






Burt la décision de* juge*. 
M: B ofreH. Bsganian proclame 
la négative valuqneur, et M. 
Edgar Quny le meilleur orateur 
de la discussion. 
Jean 



LES DEBATS 
ANGLAIS 



LITTÉRAIRES 



DEBATS 
FRANÇAIS 



_it non réunion* aea- 
_ débutent aoua d lieu- 
auspices. Une première 
rassemble un auditoire 
»ux et attentif, qui aaaiate 
intéressante discussion, 
philosophas, en effet, dé- 
n it le pour et le contre d"u- 
Lestion à l'ordre du jour, 
Le caualiaatioii du 
lurent serait à l'avantage 
Liada." 

tEugène Huot, premier ora- 
He l'affirmative, dans un 
Ta la fois concret et imagé, 
>re la question au point 
_ économique et national, 
[hardiesse, il démontre qne 
ïpriee est liée an progrès 
lys et que les avantagea 
. projet apporterait, corn- 
eraient de beaucoup les dé- 
Paul Major, premier avo- 
le la gauche, est loin de 
^jr cette opinion. Quali- 
P 1 d 'économiste en herbe" 
le commentateur, il accu- 
froidement preuve sur 
^e à l'appui de sa thèse, 
plaidoyer est le mieux do- 
ité de la discrétion. Se- 
lui, la canalisation du 
lurent ne serait que pure 
.e, et le moindre sens éco- 
Ique chez les gouvernanta 
BVrait nous en préserver. Le 
"lèrae inquiétant de norche- 
de fer, notre dette natin- 
écraaante, la politique 
ite des américains sont au- 
_ <le raisons qui militent con- 
tte projet. 

^affirmative n'est pas 
liée par la voix plu« 
^faible de M. Major. M. 
le Brune t, qui trépign^ 
itienee s'empresse de 
Ire la parole. TTn exorde 
îpte" et le" voilà lance. 
seulement la canalisation 
serait avantageuse, mais 
jeet néeeaaaire. Le truns- 
du grain de l 'Ouest l'exi- 
yop coûteux qu'il est par 
lin de far. L'industrie a 
_jin d'énergie électrique, et 
»nfin, le Canada doit aller de 
'avant, et non pas demeurer 
ttioiinaire. 

.H. Edgar Ghiay commence 
_ se concilier l'auditoire par 
S compliments. Sa voix gra- 
•est l'indice de convictions 
ofondes . . . ( î) et commande 
l'attention. L'orateur se mon- 
[trèe sceptique sur les bon- 



Nos amis de langue anglaise 
ont aommeneé leur série de dé- 
heta hebdomadaire* par «ne aé- 
snee palsrilante d'intérêt, k 
-vingt très* octobre dernier. 

M. John Corridan, nréjsdent 
de là Société, prononça le dis- 
eoura d'euverture. Déployant 
tente l'ésonnenee qn'en lui een- 
naît, il sut donner une vue d'en 
semble sur le* uetrvité» de 
l'année. , 

On en vint ensuite an débat 
proprement dit Ln question 
à dhventer était la survante: 
'•Une banque centra» devrait 
être établie an Canada", MM. 
William Cflfcea et Jean Vealc 
soutenaient l'affirmative tan- 
dis que MM. Hugh MeGîade 
et Bnn Collin* étaient du parti 
adverse. 

Les arguments solides de M. 
McGlade ainstque la prestan- 
ce oratoire de M. Colline don- 
nèrent la victoire à la négative, 
quoique M. CShea montra une 
habileté consommée dans la dé- 
fense de sa cause. 

Le R P. Martel, que tous 
connaissent pour sa helle voix, 
égaya l'aaemhléc par plueieurs 
chansonnettes. 

Apres deux déclamations et 
plusieurs commenwires le R- 
p. Denis, direetenr de la soci- 
été, vint faire certaines mises 
an point. Bt la aeanee fut le- 

Le Chroniqueur. 



UNE HEUREUSE I 

1 * 4f -lMWE1 y " "'■ ! 

par Lonia Y. et Jean B. 

Mersrienr s»n*minendas Le- 
roy, direetenr dn iourna) "11V 
cho de la Science Moderne," 
fulmine. H arpente à paa de gé- 
ants une salle exiguë qui frémit 
à chaque coup de talon. Mon- 
sieur Leroy ne se possède pins, 
lui d'ordinaire si calme, fonce 
avec impétuosité, s'arrête, re- 
part, vhVvolte, c'est un tour- 
billon vertigineux. 

La censé de ce branle-bas est 
que "l'Echo" ne pourra pro- 
bablement paa répéter à son 
million de lecteurs le résultet 
des expériences dey l'illustre 
docteur Céphae. Lie docteur Cé- 
phas huit la publicité à mort. 
Cet homme de science a voué 
une haine implacable à tout 
journaliste. Pour le moment 
notre savant prémédite une in- 
vention merveilleuse, mirifique, 
prodigieuse, inouie. T©us,Jjae-e*- 
porters qui se sont dé^apréaen- 
tés chex-lui ont été reçu* com- 
me des shiens dans un jeu de 
quille*. 

Spaminondas s'immobilise 
tout à coup. Enfin 1 II a trouvé. 
Son index presse avec insistan- 
ce nn bouton sur son bureau. 
Une voix caverneuse nasille an 
micro. "Oui, patron.* — 
"Faites monter vos nouvelles 
recrues." Deux minutes plu* 



VODA ! 

Que penaes-vous de ce* vers 
Qne J'on* voua présenter? 
Seraient-Us tous de travers? 
C'est & vous d'en Juger. 

le ne peux pas me conformer 
Aux régla* de ln prosodie; 
Ma plume pour bien charmer 
Demande une plu* Hbre vie. 

J'aime ln nature 
Avec ses coteaux. 
Et aoua la verdure 
Le* gala ruisseaux. 

Lur sec f euluea l'automne 
tristement me dépeint: 
I T ature oui fiisnonne 
Lt soleil qui s'éteint. 

O! J'aime l'été 
Lorsque sous la brise 
Bott rêve ou beauté 
Me berce et me grise. 

*■ 

L'hiver en sa blancheur 
Transit mon coeur sensible 
Et Jette une lueur 
En mon foyer paisible. 

Je brode quelquefois pour me distraire 
Quelques vers amoureux, cela m'amuse; 
wi« «I vous voulez m'en croire, pour plaire 
Ln prose est mieux, plus libre et morne confuse. 

Geruld BOUTKT. 



CRITIQUE 




.»» 



Aipres "Sir Wiifrid Leurier 
et ' < St«-Anne-de : Bcaupxé"^Bo- 
bert Rumilly non* donna "Le 
Vércndrye" aux éditions Alb. 
Levcaquc. Tfous ne croyons pas 
que dans roceurenec l'auteur 
ait surpas&é ses livres précé- 
dents. * 

' L'oeuvre se ressent un peu de 
la précipitation inévitable oc- 
casionnée par un si court lapa de 
temps depuis l'impression du 
dernier volume. Malgré un cer- 
tain manque de clarté, les récits 
d'exploits sont fort bien présen- 
t&, mais les divisions de cha- 
pitres en empêchent malheureu- 
sement la précision. On conçoit 
facilement qne l'auteur, étran 
ger au pays, veuille se faire bien 
voir des Canadiens français dont 
il fait l'éloge. Ceci peut être une 
bonne tactique ai la critique vent 
bien ne pas n'y arrêter. On lui 
pardonnera moins, ses fléchisee- 
saenta dana la construction des 
phrases, ce qui était moins fré- 
quent dans les précedenw volu- 
mes. 

Masi n'enlevons pas à M. Ru- 
ssilly notre estime, puisqu'il a 
cherehé à défricher avec amour 
et curiosité notre riche passé bis 
torique. „*—- 

Le roman ftolieier s'est enri- 
chi de "Trois lettres manquent" 
par Pierre Benjamin, pseudony- 
me du jeune journaliste J. Bour- 
don, I/oeuvre, toute d'imagina- 
tion «fif*, pourra intéresser le 
lecteur malgré un manque *o- 
table de forme. 



tard on entend la cadence de 
bons souliers ferrés. Le piétine- 
ment se rapproche. La porte 
résonne sous les coups d'une 
main nerveuse. "Entres." Les 
battements ont cessé. Comme le 
coeur s'arrête de palpiter sous 
l'empire d'une trop forte émo- 
tion, ainsi la porte ne vibre plus 
au son de la voix du maître. 
, "Entres!" rugit Monsieur Le- 
L :roy. Cette fois la perte s'ouvre 
avec tant de force qne le dé- 



Dang ace "Etudes Anglai- 
ses" André Maurois nous dit 
que 'lorsque Oscar WUde eut 
terminé son *0xf ord et qu on 
lui demandait: "Quelle sera 
votre carrière î" il .rendait : 
"Professeur d'esthétique . J^t 
quand on voulait savoir com- 
ment il gagnerait sa vie: "Don- 
nez-moi le superflu, disait-il, je 
laisse le nécessaire aux au- 



tres . -. . 

Cela suffit, pour nous mon- 

placement de l'air le fait reçu* ^^ q^Ue cervelle logeait dans 

1er de troia pas. la boîte crânienne de Measire 

l— . K/xi;,i aa «Vnurrmffrent Oscar ! Wilde, c'est l 'esthète 



Deux bolides s'engouffrent 
pour s'arrêter devant le bureau 
du directeur. "Vos non», mes- 
sieurs." Deux réponses jaillis- 
sent à la fois. "Chacun son 
tour, sapristi!" Dn lourd silen- 
ce! "Eh! bien, vous, le grand 
sec." Le grand sec en question 
rougit jusqu'à la racine des che- 
veux qu'il a d'un roux ardent. 
8a face rubiconde se ratatine 
dans un ineffable sourire qui 
lui colle le coin des lèvres. D'u- 
ne voix de crécelle, avec empha- 
se, "J'ai nom Népomucène-Bu- 
sebe-Nicaise-Candide La Hury. 
Nom que mes illustrissismes 
aïeux dont. . .' "Suffit!" inter- 
rompt le directeur. Et se tour- 
nant vers l'autre, "Et vousT 
Celui-ci congestionné, essaye en 
vain de réprimer un inextingui- 
ble fou-rire. — "Soyes sérieux, 
mon ami, l'heure n'est pas aux 
plaisanteries". — Et une voix 
caverneuse aux intonations 
d'Outre-Manche, répond : "Pan- 
taléon-Boniface - Tiburce - John 
Deuff." Puia après cette ac- 
calmie passagère, le fou-rire de 
John Deuff reprend de plus 
belle. Lea yeux fermés, la bou- 
che ouverte laissant voir une 
snperbe denture, il épanche sa 
gaieté hilarante. 

Mais la voix tonitruante du 
directeur reprend * "Trêve de 
bouff OHnerte*, messieurs. Il s'a- 
gfy de faire vos preuves' \ Mo- 
ment d'arrêt ! pendant que Mon- 
sieur Leroy examine l'effet 'qu'a 
pu produire ces paroles sur ses 



pur et le Civilisé. Il ne saurait 
aimer la vie è Tétai vierge, et 
encore moins Vetprit bourgeon. 
Le premier genre manque de 
plastique, le second semble sor- 
tir dune fabrication en série. 
D'ailleurs pour lui la CMùa 
tien est autre chose que les 
électriques et les statistiques, et 
il y a quelque chose d< plus 
beau que U Vie, c'est la Beau- 
té l II semble nous dire : " des 
formes et dea couleurs, le culte 
de la Beauté, ça, c'est la vie ; le 
reste c'est bon pour les bour- 
geois ... " 

Ceux qui ont lu "Le Portrait 
de Dorian Gray" l'ont recon- 
nu sous le masque du beau Do- 
rian, le Dorian qui passe dans 
la vie comme n'y étant pas, en 
as disant : " - 



"dieux, que les hommes 

août bête*. 
"on les ferait marcher 

surlatcte." 
Faire marcher les gens sur la 
tête, c'est ce que Wilde ter* 
toute sa vie. Imaginez un Hel- 
lène, naissant dans une brasse- 
rie anglaise, et qui voudrait 
métamorphoser la brasserie en 
un temple païen! Dorian, lui, 
avait voulu "faire de sa vie, 
une oeuvre d'art", Wilde vou- 
dra de plus persuader l'Angle- 
Icrre.-de* marchands à faire dn 
plastique. Las ! "la recherche 
de laBeauté, le conduisit à la 
racine de la mort". Lors du 
célèbre procès que Wilde s'at- 
tira, en cédant aux instances 
de Lord Douglas, toute* les for- 
ces bourgeoises d'Albion, avee, 
i leur tête, le marquis de 
Queensbury, donnèrent contre 
lui. Devant la barre, il se eon- 



in tentions de nos hommes 

Bat relativement au canal "Du soleil sur 1 étang noir , 

«tien.,» L'affaire de laide Ulric-I. Gingras, promet de 

ois devrait nous met- 1 délicieux moments à ceux qui 

irde contre "le bonus préfèrent la poésie. 

Hen»". Soimu* ton, J tm MOVTBîMS. 



vre Candide, lui, intimidé a pris 
place sur un pouf trop bas. Ses 
jambes en angle aigu lui remon- 
tent les genoux jusque sous le 
menton. 

Epaminondas satisfait pour- 
suit, "Il me faut dans les qua- 
rante-huit heures les résultata 
d'un interview ehes le docteur 
Céphae". Frémissement d'hor- 
reur chas noa deux reporters 
qui connaissent déjà le docteur 
de réputation. "11 mijote quel- 
que sensationnelle découverte 
dont il nous faut la primeur, et 
il est inabordable, reprend le 
directeur impitoyable, mais je 



duisit en esthète, sttendant un© 
condamnation, qu'il savait de- 
voir Tenir. "Oh! le public est 
très large d'esprit, avait-il dit, 
et pardonne tout, sauf le gé- 
nie"- . ^ 
Puis Wilde sort tout triste do 

sa celUÙe, et les libraires an- 
noncent "De Profundis . . . 
Pour la première fois le bel 
Osesr s pleuré et laisse en- 
tendre ce cri de l'âme, qui dit 
son désenchantement des choses 
de la terre. Puis un dernier 
sursaut de douleur, c' c'est "La 
Ballade de la Géble de Bea- 
ding", ballade triste et plaintive 
comme le chant du cygne qui va 
mourir. Oscar Wilde se meurt, 
"pourquoi, vivras*- je mainte- 
nantT" avait-il dit. 

Le bel Oscar est mort, il pleut 
doucement sur Paris.:. Ver- 
laine rigole dans son tombeau. •* 
Jean-Louis GAGNON. 
* 






Les réflexions de M. Jean 

La politique . . . c'est rénale) 
de l'aplaventrisme. 

Axiome ploutocratique > v « ■ 
Laisse* venir à moi les petits.»» 
dollars. 



V 



Les hommes de Genève 
semblent aux perroquets qui 



>y»ble, m» je 8ontle6 oigeaux pariant le mieux 
'en cas d échec . ,,. i t„. mlll 



auditeurs. Deuff à bout de vous avertis qu'en cas d échec maig volant h lm m#1 
souffle s'est écroulé dans un vous êtes tous deux flambés. 



souffle s'est écroulé dans un 
fauteuil et ses yeux myopes lui 
ont fait prendre pour un tabou- 
ret le crachoir sur lequel, avee 
d'infinies précautions, il a posé 
la bout de ses souliers. Le pau- 



J 'ai dit. 

Et le geste dont il ponctue la 
fin de as phrase fsit se redres- 
ser se* pauvre* subalternes 

abasourdis. (a suivre.) 




Réflexion d'automne: N'nv 
sultes pas à la feuille qui tomba, 

Le ventre a des raisons que H 
raison ne connaît pas» 



j 






■ 




68 



la motow*. jut voYwmuM inx 



-* <•*- 



SPORT 



— r 



VARSITYBAT 
QUEENS 11-1 

Le vendredi après-midi, 20 
octobre, Queens Tenait rencon- 
trer le Grenat et Gris âa,ns une 
joute qui restera mémorable 
ches tous les étudiants et la 
nombreuse foule qui assistait à 
la joute. .En effet, la partie fut 
enlevante, sensationnelle et 
d'autant plus belle qu'elle était 
à l'avantage de notre équipe. 
Chacun s'en retourna chei lui 
enchanté de son après-midi 

Parmi les joueurs se distin- 
guèrent tout particulièrement 
Scott et Young pour Queens ; 
Benoit, Sylvestre, Devine, Des- 
jardins, Holt et Barnabe pour 
l'Université. Les "bucks" par- 
vinrent à nous avancer sssez 
près de la ligne des gars-' 1 * de 
Kingston pour qu'il nous soit 
possible de compter des points 
avec des "bottés" (kicks). Au- 
cune touche ne fut faite mais la 
foule . fut tenue en haleine 
quand Queens descendit jusqu'à 
nos buts et tenta à trois reprises 
de déposer le ballon de l 'autre 
cote* de la ligne. Trois fois, le 
" vieu* mur de piene" résista; 
il fut longuement acclamé. 

Barnabe, retrouvant sa forme 
d'autrefois, compta les 11 points 
de son équipe. A peine une mi- 
nute après le début de la partie, 
Scott compta pour Queens son 
— —-. premier et dernier point. » 

Toronto ayant battu R.M.C., 
le 22, tient toujours la tète dans 
le classement avec une partie 
seulement en avant de notre 

luipe. 

Suit la "Position des clubs" 
a date: r - 

Clubs 6; P. N.Pts 

§-006 
2 10 4 
2 1 1 
















Toronto* . . 
O. Varsity . 
. R.M.C. . . 
Queen's . . 
VARSITY 9 - - COLLEGE 6 
Samedi, le 14 octobre, le 
arsity de Toronto a battu nos 
portes-couleurs par un pointage 
de 9 à 6. Jusqu'au 4e quart, 
tawa menait par 6 i 2. Nos 
gars faiblirent soudain et trois 
minutes avant la fin, Toronto 
faisait une touche, la convertis- 
_ sait et, à la remise au jeu du 
ballon, comptait un ronge. 

Benoît fut dangereusement 
blessé et Lafleur nous est reve- 
nu avec un "Charley horse" et 
un bras fort endommagé. 

P. L. HABB ECK. 

-V- 

POTÎNS , 
Pour un fusil à deux coups 
faut-il deux chiens f Un suffit 
quand il est bien monté ... ! 



Le Rugby chez les 

Petits 

________ 

Trois ligues de quatre clubs 
chacune fonctionnent chez les 
petits. 

Les clubs de la ligue "Senior" 
ont pour capitaines MM. Beau- 
chemin, Balace, Portier et Letel- 
Ker. La ligue "Junior", MM. 
Chapùt, Lafrenière, Leveillé et 
Poirier. Enfin la ligue "Mid- 
gete" MM. Aubry, Closson, Ro- 
chon et Rouleau. 

Vojci le résultat des parties 
jouées à date : 
SENIOR: 

Bance, 0; Letellier, 3. 

Fortier, 0; Beauchemin, 12. 
JUNÏOR: 

Leveillé, 5; Lafrenière, 14. 

C_É_7ttt, 24; P o ir ier , 0. 

Lafrenière, 1 ; Chaput, 2. 
MIDGETS: 
- Closson, 1 ; Rochon, 5. 

Rouleau, 20; Aubry, 0. 

Rochon, 10; Rouleau 5. 

Cours d'extention 



VARIÉTÉES 



•— 



NAVIGATION 

A VAPEUR 



CHRONIQUE 

COLLEGIALE 

Le célèbre philosophe Montai- 
gne avaitril raison de dire: " 



Le 4 novembre géra l'anni ver- 
date mé- 






> 



- , 



Oagnon commence à aimer le 
nigby. 



• 






Girard prend des leçons, 

Portier prend les billets, Har- 

beck prend le rhume, Gourd 

prend la fuite, Marion prend la 

• porte... Et tous s'éprennent... 

C. gtJR 



ROBERTSON Frères 

( !■■!■■■ IttVM ée rtJnHataité) 



Nous vous Invitons 
à venir voir nos 
nouvelles mar- 
chandises d'Autom- 
ne et d'hiver. 



B. P. Vieior Devy, S. M. M. 
Le mercredi 8 novembre, le 
K. P. Victor l^vy, 8. M. M„ 
donnera un coure institulé : "La 
connaissance objective' 7 , (posi- 
tion et solution du problème.) 

L'objet de la connaissance est 
de rechercher si les choses dont 
nous avons la connaissance par 
la sensation ou par le raisonne- 
ment possèdent en réalité, en 
dehors de nous-mêmes, cette ob- 
jectivité et cette indépendance 
que nous leur attribuons, suivant 
en cela la pente naturelle de 
l'esprit humain. L'agnosticisme 
l'idéalisme, le criticisme s'accor- 
dent à le nier, Le réalisme, au 
contraire, établit solidement sa 
position en faveur de l'objectivi- 
té en démontrant la valeur du 
sens commun et du principe de 
raison suffisante en face des 
conséquences inadmissibles du 
subjectivisme. 

Voilà un beau sujet d'étude. 
Venez en foule. 

R.P. Ph. ComeUier, OMJ. 
A propos de goût, vous, qui pré- 
tendes en avoir, connaissez-vous 
la valeur de votre goût t Un moy 
en de le savoir, c 'est de venir en- 
tendre la conférence du R. P. 
Cornellier, O. M. I.: "Bon goût, 
snobisme et mauvais goût." 

L'ordre, la beauté et le goût, 
voilà l'art. L'art étant l'exprès 
sion de la beauté, il faut pour 
c-n apprécier les oeuvres, en con- 
naître les règles et juger par là 
des qualités qu'elles présentent 
à notre admiration. De là, bon 
goût ou mauvais goût selon 
qu'on apprécie bien ou maL 

Ee le snobisme, alors . . . f 
Tout le monde en- parle sans en 
avoir une idée bien juste quel- 
quefois. Le conférencier dé- 
montrera que c'est une at 
titude fausse, une prétention à 
juger qui nest en réalité 
qu'une pose à la critique sans 
appréciation véritable. 

De là, devoir pour l'élite, pour 
la classe cultivée, de se former 
un goût vraiment, artistique et 
d'aider par leurs encourage' 
ments ou leurs désapprobations 
an progrès des beaux arts. 

Ce cours se donnera le mer 
eredi, 15 novembre. 

L. CROTEAU. 



St Laurent. C'est une 
i.iorable dans notre histoire. 

Aujourd'hui, nous sommes ha- 
bitués aux grandes vitesses. Noua 
ne nous doutons pas que les ba- 
teaux n'ont pas toujours filé, à 
30 ou 35 noeuds à l'heure. Pour- 
tant il n'y a pas beaucoup plus 
d un siècle .que la vapeur meut 
les navires sur nos lacs et nos 
i Ivières. 

C'est en 1809, exactement le 
4 novembre, que le premier ba- 
teau à vapeur inaugura la ligne 
de transport entre Montréal et 
Qjiébec C'était "L'Accommo- 
dation." Le développement ^nt 
rapide puisqu'on 1820 on comp- 
tait plus de 18 vaisseaux de ce 
genre sur le fleuve.. En 1833 
notre premier transatlantique, 
le "Boyal Henry", fut lancé. 
En 1835, le "Beaver", autre 
océanique canadien, contourne 
le Cap Horn pour aller faire le 
service sur le Pacifique. D'an- 
née en année, le nombre des 
vs peurs augmenta considérable- 
ment au point qu'en 1850, plu- 
sieurs lignes unissaient le Ca- 
nada à l'Europe et à l'Amérique 
du Sud. $400.000 sont votées par 
le gouvernement en 1856 pour 
une marine qui fera le transport 
entre toutes les colonies anglaises 
et surtout l' Australie. La Con- 
fédération a encore poussé de 
l'avant, de sorte qu'à la fin du 
XIXème siècle le Canada, grâce 
à ses bateaux marchands, était 
un des pays les plus avantageuse- 
ment connus à l'étranger. 



L'école de musique 






ut. 



Mi. MtT 



Woods Manufacturing 
Co. Ltd. 

HULL. ».Q. 



On ne chôme pas cette an- 
née à l'Université. Personne ne 
vibre au diapason du chômage. 
Non, mes amis, pas une faculté 
n'est oisive. L'Ecole de musi- 
que, qui a été un peu lente à 
faire son attaque, n'a rien perdu 
pour cela. Soyez-en assurés. 

Sous la direction de profes- 
seurs, compétents, les jeunes dis- 
ciples d 'Apollon sont retournés 
à leur lyre. Mademoiselle Hélè- 
ne Landry, revenue de Paris où 
elle a passé l'été à parfaire ses 
études de composition musicale, 
a repris ses cours de piano, de 
théorie, de solfège et d'harmonie. 
Quelques élèves se sont inscrits 
également aux cours d'orgue di- 
rigés par Monsieur le professeur 
Paul Larosc. Lui aussi s'est ren- 
du en France où il a étudié sous 
la direction des plus éminents 
ihéoristes d'Europe. 

L'Ecole de musique étend en- 
core ses activités au chant gré- 
gorien. Le R. P. Conrad Latour, 
O.M.I., adeptet de Dom Lucien 
David et diplômé de la Schola 
Cantorum de Paris, compte dé- 
jà lr élèves; d'autres sont at- 
tendus incessamment. 

Jugez par ce bref aperçu que 
l'Ecole de musique est bien" lan- 
cée et en bonne voie de succès. 

Pmd BOVOHRR, 



se captive*' t 

Chaque jour qui se présente 
nous fait constater la fausseté 
de sa parole. 

L'esprit qui sntme les collé- 
giens, et le but qu'ils poursui- 
vent, sont-ils les mômes chez les 
forçais et ches les écoliers t 
L'aspect du collège eat-il celui 

d'une prison? 

Regardez les élèves en récré- 
ation. Sont-ils continuellement 
sous le regard d'un geôlier à la 
mine rébarbative t Non, ils 
jouent sans arrière-pensée .^ . . 
ils jouent beaucoup . . . Quoi de 
plus beau que de voir les élè- 
ves s'évertuer à vaincre dee-ad-i 
versai res! 

Les professeurs eux-mêmes 
s'animent et retrouvent l'en* 
thousiame~de leur jeunesse avec 
le» jeunes. 

, Si -vous les suivez maintenant 
dans notre chapelle artistique et 
proprette, vous les verres prier 
. . . Avec plus ou moins de dis- 
tractions . . . mais, chacun fait 
son possible . . . Dieu n'est pas 
si exigeant. . . 

Montez maintenant à l'étude 
lorsque les élèves y sont déjà 
installés. Je suis sûr que vous 
allez crier au moins "haro sur 
le philosophe ..." pour ne pas 
dire davantage. Peut-on qua- 
lifier de geôle, ce sanctuaire in- 
tellectuel, ou chacun met tou- 
tes ses facultés, et toute l'ar- 
deur de son âme à puiser dans 
des livres, l'ornementation de 
son intelligence, la formation de 
sa volonté, des exemples de cou- 
rage et de droiture pour sa pro- 
fession de demain. 

La besogne est ardue, mais 
chacun fait son devoir de bonne 
grâce, non pas parce qu'il y est 
condamné, mais parce qu'il le 
veut bien. Peut-on en dire au- 
tant des forçats? Non! L'his- 
toire nous montre seulement un 
homme qui s'est offert à vivre 
en prison. C'est Saint- Vincent- 
de-Paul. Nous ne devons pour- 



tant pas tous être ses 

Non, Montaigne ' n'ai 
mais écrit cette parole, 
tait rappelé le conseil 
Horace: "Neeeit vex 
verti..." 

Gérard V< 
Belles-] 

Génies préc< 

Les génie» précoces 
moins rares qu'on le croit] 
rarement. 

Quelques exemples, pi 
hasard dans l'histoire, 
la preuve. 

Macaulsy avait déjà 
traité d'histoire à huit 

Byron composait, à dix 
des vers pleins de passic 

Bacon, an même âge, t 
puté pour ses coi 
philosophiques. 

A neuf ans, Dante 
des sonnets. 

Horace Vernet pei 
quatre ans. 

lie Tasse parlait 
à six mois et, à sept ans, 
vait facilement en latin. 

Mirabeau fit un serai 
trois ans et publia son 
livre à dix ans. 

Pascal composa, à qi 
son traité sur les sectioi 
cônes. 



Compliments 
de 

M.VIÀU 



Compliments 
de 

M.SCHEFFER 



EaWaa Plaaa 



41 Riaaau 



M. Bélanger, R.O. 

OPTOMETRISTE 



Spécialité: La eorractloa daa 
dafauta vtsnals. 




Phana: R. 



DR. A. SLONE 



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D'OCTOBRE À JUIN 



ORGANE DC LA . 

SOC^TÉ DES DÉBATS FRANÇAIS 




Abonnement: «O »ai 
I* nwnéro: S «*»»_ 



WTectenr: Marcel O-i-et **»•<*«■* ~ *& **■* **^** 

Admlnlatratcur: Raool Gauthier 



Rédaction at Administration : 
Université d'Ottawa. 



UN PHILANTHROPE 



"La Rotonde" se doit de si 
gnaler le dernier geste de l'Hon. 
Sénateur Lawrence A. Wilson. 
H vient d'assurer aux pauvres 
de district qu'il représente au 
Sénat la distribution de 26 é 000 
pains. On ne saurait trop louer 
cette sorte de générosité surtout 
r à l'approche d'un hiver qui sem- 
ble devoir ajouter une rigueur 
plus grande aux maux si cruels 
dont nous souffrons déjà. Mon- 
; le Sénateur accentue enco- 
re par là la vérité des paroles 
qu'il aime à répéter: "LE 
GRAND BONHEUR DE LA 
RICHESSE, C'ESTDE^ DON- 



A 4*é é e»eee^>eeeeee# eeeee 






Iiamttea 



Over Uvea 
Ottlee: 44 4* 



Seerlee 



Si, — 



H semble même que son bon- 
heur soit plus grand quand il 
soulage une plus grande misère, 
quand, comme il aime encore à 
dire; il JETTE UN PEU DE 
SOLEIL dans les foyers dont la 
tristesse et la souffrance sont les 
hôtes coutumiers. .... '* 

C'est par une sainte pensée 
qu'il distribue un* part considé- 
rable de ses biens aux refuges, 
aux hôpitaux, aux orphelinats, 
aux hospices de vieillards, etc., 
où ses aumônes soulagent tant de 
misères. C'est par un noble sou- 
ci du Irien-être physique, intel- 
lectuel et moral de ses conci- 
toyens qu'il leur procure de sai- 
nes lectures en multipliant les 
bibliothèques publiques, qu'il 
leur facilite l'application des 
principes d'hygiène en aména- 
geant des jmltcs, des terrains de 
jeux, des bains publics, qu'il se 
me la joie par l'assainissement 
et l'ornementation des logis, 
qu'il travaille à l'amélioration et 
à l'extension des cultures, à l'ap- 
provisionnement régulier d'eau 
hygiénique. On sait que toutes 
ces oeuvres ont re#u l'encourage- 
ment du "vieux philanthrooe". 




dienne au bénéfice des deux 
grandes races appelées à vivre 
côte à côte dans notre pays; il a 
saisi l'effort qu'elle fait pour 
amener les différents éléments à 
se mieux comprendre; il veut 
comme elle tenter d'établir les 
contacs sympathiques et les re- 
lations nécessaires à l'harmonie 
et à la prospérité de l'ensemble. 

Par l'intérêt qu'il a manifes- 



S- 






M 






L'Honorable Sénateur Lawrence- A. WILSON, 

Docteur en Lois de l'Université d'Ottawa et 

Commandeur de l'Ordre de St-Orégoire le Grand. 



S+4+++*+^+++++++++++++<*++++ 



^♦♦♦****M*+f*ee*e*eeee 



H a surtout aidé les maisons d'éducation, particu- 
lièrement celles qui comptent plus sur le dévouement 
que sur les revenus en espèces sonnantes pour se main- 
tenir et prospérer. En leur distribuant de généreuses 
donations, il pensait à la foule des enfants pauvres, 
aux fils de familles nombreuses, qui grâce à ses larges- 
ses, pourront entreprendre et poursuivre des études 
auxquelles Us n'auraient même pas rêvé sans ce> 

L'Uniwsité d'Ottawa en particulier a été l'heu- 
reuse bénéficiaire de cette bienfaisante pensée. L'Hon. 
Sénateur, dès le premier contact, a vite compris la 
grandeur du b*m'*lfc P««wl! dans la capitale oana- 



té à l'Université d'Ottawa, Mon- 
sieur Wilson a exercé une action 
dont les effets ont une portée des 
plus considérables pour le bien 
de la nation. Tout ce qui peut 
asseoir solidement cette institosw- 
tion, si providentiellement susci- 
tée et organisée au coeur même 
de la Confédération, ne peut que 
produire les meilleurs résultats 
pour l'avenir de notre cher pays. 

"La Rotonde" saisit donc 
cette nouvelle occasion pour re- 
mercier ce perspicace bienf ai- f 
teur, celui qui aime à s'appeler 
le VIEUX PHILANTHROPE 
et dont le coeur est demeuré si 
jeune et si ardent pour les cau- 
ses nobles et grandes du civisme, 
de l'éducation et de la charité. 

Son geste de Rigaud, alors 
qu'il se penche charitablement 
vers les pauvres pour leur don- 
ner le pain, nous fait mieux com- 
prendre encore la vérité de ce 
qu'il disait à l'hôpital de la Mer- 
-ci, le mois dernier: N'ETANT 
PAS ETRANGER AUX SOUF- 
FRANCES, J'AI APPÉIS A 
SOULAGER CELLES DES 
AUTEBB. 

Les pauvres béniront leur 
bienfaiteur, les riches voudront 
l'imiter, et nous, par la voix de 
notre humble petit journal, nous 
lui adressons avec notre gratitu- 
de nos plus sincères félicitations. 






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LA ROTONDE* 15 NOV 



LA ROTONDE 




COIN DE* 




:■ '<? 









L'hon. sénateur 

Pascal P-oirter 

Les journaux annonçaient 
dernièrement— 25 septembre — 
la mort du Sénateur Pascal 
Poirier. Ce» rapports mention- 
naient* que l a Hon. Poirier avait 
été président de la Société Mi- 
néralogique de l'Université 
d'Ottawa. 

Noub n'avons pas pu encore 
vérifier cette assertion. Beau- 
coup de documents ont été dé- 
truits lors du déplorable incen- 
die dn 2 décembre I9Û3. Nous 
serions très honorés que le ren- 
seignement fut véridique. Si 
quelques anciens élèves ou au- 
tres pouvaient noua donner des 
détails, noua les recevrions avec 

reconnaissance. 

- ■ ♦ 



SOUVENIRS 







m 



_'■' 



an—*— 






î 







1 




Société 

de l'Université d'Ottawa 

Le fait que Ton ait mention- 
né le nom de eette Société dans 
les journaux nous donne l'occa- 
sion de rappeler aux anciens 
quelques souvenirs. 

La Société Minéralogique de 
l'Université d'Ottawa fut fon- 
dée vers 1880 par le R. P. C. F. 
Marsan, O.M.I., alors professeur 
de sciences. Seuls les élèves 
en faisaient partie. Les mem- 
bres se réunissaient toutes les 
semaines dans des cours spé- 
ciaux. Un élève recevait un 
minéral, l'anaSysait -dans le 
"petit" laboratoire du temps, 
et présentait son rapport lors 
d'une réunion générale. Un au- 
tre élève était chargé de faire 
là. critique du rapport. Ce "cri-J 
tique" avait appris au préala- 
ble du professeur le nom du 
minéral, en avait étudié les pro- 
priétés, et attendait le rappor- 
teur. Malhenr si celui-ci Vêtait 
fourvoyé dans son analyse en 
ne trouvant pas les bons ' ' préci- 
tés" D devenait une cible fa- 
cile pour le critique, et le sujet 
d'une franche riséirde la part 
de l'auditoire 

En 1888, le R. P. Marsan diri- 
geait encore la Société avec le 
conseil suivant: président, M. 
P. Fallon, vice- président, R. Pa- 
radis, trésorier, W. PI' Kehoe, 
secrétaire-archiviste, C. C. De- 
laney, secrétaire scientifique, le 
R. P. Gauvreau, QML Parmi 
les membres qui ont présenté 
des travaux cette année-là, nous 
relevons les noms suivants: J. 
Paradis, C. Gaudet, G. D'Orson- 
nens, J. Charlebois, A. Lajeu- 
nesse, L Tremblay, À.-J.-E. Léo- 
nard et J.-B. Landry. 

A l'ouverture des cours en 
septembre 1888, la Société prit 
le nom de Société Scientifique. 
Car déjà toutes les sciences 
avaient eu droit de citée dans 
l'ancienne société. Le R. P. Au- 
gustin Dontenville, G.M.T., en 
devint le directeur avec D.-T. 
Phalen comme président, et A. 
J. E. Léonard, vice-président. 

H est à remarquer qu'à la sé- 
ance du 20 mai 1889, M. A. La- 
ie,unesse développa le sujet des 
"Fossiles humaines". 

Cet élève est devenu le R. P. 
Lajeunesse, O.M.I., dont plu- 
sieurs générations d'élèves de 
l'Université d'Ottawa ont ap- 
précié et apprécient encore les 
leçons toujours claires et prati- 
ques. 

Devenu directeur de la So- 
ciété Scientifique, le R. P. La- 
jeunesse y introduisit une cou- 
tume sussi agréable que prati 
que, celle des excursions. On 
en raconte de fameuses excuir 
•ions dans les manufactures, 
les mines et les grottes. La vi- 
site de la grotte Pélissier est 
encore un événement annuel 



Je salue avec joie le premier 
numéro, 1933-1&34, de "Roton- 
de". Tout te qui me parle de 
l'Université d'Ottawa me r£l 
jouit. Autrefois, il y a de cela 
longtemps, c'était le "Owl", 
qui venait de temps en temps 
me parier de mes condisciples, 
de mes bons professeurs, et de 
ceux avec qui j'ai vécu 7 ans de 
ma vie et parmi lesquels j'ai 
trouvé mes meilleurs amis. 

Aujourd'hui, "La Rotonde" 
me parle d'événements qui ne 
sont pas de mon t e mps , et dont 
les acteurs me sont absolument 
inconnus. Tout de même il me 
semble qu'il y a quelque chose 
qui me rapproche de H. M. et de 
Job Serra, quand % ils me rap- 
pellent, dans deux bons srticles, 
ma naissance, ma mère . . ./le 
jour de Châteauguay, ou 
ancêtres contribuèrent à Anous 
conserver le Canada Français. 

Naturellement, je cherche 
toujours les ehoses les plus an- 
ciennes sur "La Rotonde". Ca 
me rapproche plus de mon 
temps . . . Mes souvenirs com- 
mencent à sentir le moisi . . . car 
je suis un vieillard. On me dit 
que je porte/nien mon âge; 
mais, moi, je sais que l'âge y 
eat. 

Aujourd'hui, 1» "Rotonde" 
m'annonce le nouveau bureau 
de direction de l'Université. Six 
sur sept de ses m/rmbres sont de 
mes connaissances. Mes meil- 
leurs souhaits à tous, à mes con- 
naissances, une cordiale poignée 
de main. 






Correspondance 



UNE FÊTE AU COLLÈGE 



Tecumaeh, Ont. 
le 1er novembre 1933. 
La Rotonde", 

Université d'Ottawa, 
Ottawa, Ont. 
Cher Pare 

Ci-inclus $1.00 pour abonne 
ment à votre eharmante petite 
feuille. Veuillez bien annoncer : 
La natssanee d'une nor malienn e 
de 1952, Dolorès-Marie-Blsnche 
Létourneau, fille de Adrien Lé- 
touroeau, 1926, et de RHa Mary 
Miller. — La naissance d'une 
petite Roberte-Marie Gauthier, 
enfant de Monsieur l'inspecteur 
et Madame Robert Gauthier.— 
Le mariage du docteur Rosaire 
Lanoue, 1925, avec Mlle Oer- 
trode 
Mien., 

Docteur Lanoue de l'immeuble 
et de la clientèle du Docteur 
Norbert Sylvestre, sussi ancien 
élève. Ce dernier est mainte- 
nant à New- York ^>our se spé- 
cialiser dans les maladies des 
poumons. 

Que votre "Rotonde" vive 
longtemps et devienne prospère. 
Bien à vous, 

À. L; 

N. de la B — Si d'autres 
vous imitaient en envoyant des 
nouvelles, Le Coin des Anciens 
deviendrait très représentatif... 
comme le "Coin" près du Col- 
lège. Merci et encore. 

Sanatorium du Lac Edouard, 
ce 2- novembre 1933. 



f Extrait du '^Canadien 
18») 



3 maiRR. FF. Lcgault et Brault, 
, comme diacre et sous-diacre, of. 



J'apprends une chose que je 
ne savais pas (comme Lspalis- 
se). Je suis né le jour anni- 
versaire de la fondation dn 
vieux collège d'Ottawa; le 26 
octobre, 63 ans aujourd'hui pré- 
cisément t Savex-Tous que je 
tire orgueil d'une telle coïnci- 
dence f Il me semble que cela 
me rapproche davantage de 
l'institution que j'aime tant; 
l'institution qui a donné l 'édu- 
cation à moi-même, mes trois 
fils, un beau-frère, quatre ne- 
veux, un cousin et plusieurs 
amis. Il m'a toujours semblé 
que j'étais attaché à mon Aima 
Mater d'une façon toute spé- 
ciale, et pour cette raison je suis 
non seulement un ancien élève 
mais un des collaborateurs les 
plus acharnée de l'Université. 

En deuxième page Job Serve, 
à son tour, parle du jour de ma 
naissance en commentant la 
bataille de Châteauguay, qui a 
eu lieu le 26 octobre. Je suis 
donc né le jour anniversaire de 
la bataille de Châteauguay, ce 
que je savais. Or l'université 
d^Ottawa, où l'on parle et aime] 
le français, et moi q_i me ré- 
jouit d'être français et de par- 
ler ma langue dans notre beau 
Canada, nous sommes nés le 
jour anniversaire de la glorieu- 
se bataille qui conserva aux Ca- 
nadiens leur droit de parler le 
français et de rester catholiques 
sous l'étendard de l'Empire 
Britannique. 

N.-A. SABOURIN, 1885-92] 

N. de la R. : Nous remercions 
sincèrement M. le docteur Sa~ 
bourin pour le beau geste qu'il 
fait— C est un geste que pour 
raient répéter tous les anciens 
qui ont comme le docteur une 
foule de "souvenirs" du bon 
vieux temps. 



On accuse souvent la vis de 
collège d'être triste et monoto* 
ne. C'est une calomnie inven- 
tée par les mauvais écoliers qui 
n'ont retiré de leur eours que 
des pensums, et propagée par 
d'autres qui n'ont jamais vécu 
sous le toit d'ji^e* -institution 
catholique. Le collège catholi- 
que qui a ses jours de travail sé- 
rieux et de silencieuse régula- 
rité sait entremêler des jours de 
religieuse solennité et de joie 
cordiale. 

Fêtes religieuses, fêtes de fa- 
Béchard, de Détroit, mille,r«ue vous êtes belles dans 
et aussi l'achat par le le collège estholique. 

Nous avons pu apprécier cet- 
te vérité une fois de plus, à l'oc- 
casion de la fête patronale de 
notre Université et de son vé- 
néré président. Dimanche, en 
effet, nous célébrions le pstro- 
nsge de Saint Joseph. 

Dès la veille, toute la commu- 
nauté appelée au son de la mu- 
sique, s'était groupée autour de 
son bien-aimé père. Une adres- 
se lui était présentée en chaque 
langue, témoignage de notre 
amour, de notre gratitude en- 
vers notre Père. Comme il 
était ému ce vénéré supérieur, 
quand il s'est levé pour noua re- 
mercier de nos souhaits de bon- 
ne, fête! Comme le patriarche 
des jours anciens, il s montré 
du doigt à ses nombreux en- 
fanta l'avenir avec ses labori- 
eux combats, ses gloires réelles, 
et la victoire finale qui ne peut 
être vaincue. Nous n'étions 
cependant qu'aux premières vê- 
pres de la fête. 



Monsieur Marcel Ouimet, 

Directeur, 
"Ls Rotonde", 
Université d'Ottawa, 

Ottawa, Ont., 
Cher ami, 



Vous avez été très gentil de 
me co nsacre r quelques lignes à 
Voceasion de mon élection à ls 
Présidence de- l'Association ca- 
nadienne antituberculeuse. J'en 
suis vraiment touché, et je vous 
prie d'agréer mes sincères re- 
merciements. ♦ " 



f rait ls sainte victime qu 'il ex- 
posait ensuite pour quarante 
heures à l'adoration des fidèles. 

Nous ne dirons rien de la mu. 
aique ; le R. P. Chaborel diri- 
geait en personne son choeur 
au grand complet; M. Gauthier 
~et Mme QâUnas ©hantaient ; cela 
dit tout. 

Au collège les ébats dans les 
cours succèdent aux paisibles 
joies dn sanctuaire. Des par- 
tics de "Base Rail" le jeu favo- 
ri, sont organisées. ..Jjss profes- 
seurs eax-mêmes saJEerment eu 
club, voulant donner aux élè- 
ves le plaisir d'une victoire. I* 
costume eedésiastique contras- 
te singulièrement avec les bril- 
lants uniformes des jeunes et 
habiles joueurs. 

Mais soudain ht cloche a son- 
né. La chapelle reçoit les flots 
pressés de la nombreuse famille. 
Nous nous rappelons que de- 
main est le premier jour du 
mois de mai. Délicate pensés. 
Notre cher supérieur veut que 
comme l'enfant Jésas, nous pas- 
sions des bras de Joseph dan* 
ceux de Msrie." Le R. P. Bon- 
nett nous redit las précieux 
avantages de cette belle dévo- 
tion du mois de Marie ; puis la 
procession s'organise. En tê- 
te, ls bande du collège fait 
retentir l'air de ses joyeuses 
fanfare; la croix, emblème de 
notre résurrection future, mar- 
che triomphante, escortée de 
nombreux enfante de ehbeur en 
soutanes rouges; vient ensuite 
la bannière de l'Ange Gardien, 
sous la garde duquel marche la 



Dimanche, le roi de la nature plus tendre portion de la famit- 



se levait dsns toute sa gloire 
pour éclairer de rayons printa- 
niers eette délicieuse journée. 
Mais le véritable soleil, le vé- 
ritable roi de la nature, se le- 
vait lui aussi, quittait son taber 



La lecture de "La Rotonde" nmde ^ _;__;_ hftbiter dang , e 



pour les t-llasses de géologie. 
Cent tout ce qui reste pour pro- 
longer ls vie et l'influence de 
l'ancienne Société scientifique, 
qui n'a pas pu encore sortir des 
ruines de l'incendie du 2 décem- 
bre 1903. Un ancien. 



m'intéresse vivement, et je vous 
fioubake le plus franc succès. 
Que de souvenirs agréables ce 
messager bienvenu de t'Aima 
Mater doit éveiller dans le coeur 
"des vieux". Nous restons tou- 
jours membres de ls grande fa- 
mille de l'Université d'Ottawa, 
quoique vivant loin de ses murs, 
et suivons d'un oeil jaloux ses 
progrès toujours grandissants. 

Ayant doté la société des Dé- 
bats Français de sa présente de-, 
vise "Préparons-nous" en 1908, 
je vois toujours l 'en-tête de votre 
intéressant journal avec un pe- 
tit point d 'orgueil^ et je me rap- 
pelle avec une extrême joie h» 
séance du conseil des Débats du- 
rant laquelle j'ai eu le plaisir 
de proposer ce mot de ralliement. 
Plus les années s'accumulent 
sur nos têtes, plus nous réali- 
sons que la "Société des Débats 
Français" " Nous prépare"! 
'Cordialement, 

J. A. Couillard. 

N. de la R. — Merci, docteur, 
de vos bons souhaits. Nous 
parlerons de la devise bientôt, 
si possible. 

Sturgeon Falls, Ont., 
le 4 octobre 1933. 
"Le Rotonde" 

Ottawa, 
Mes chers amis, 

Merci pour vos bonnes sym- 
pathies que j'ai reçues par l 'en- 
tremise de votre bon journal 
qui m'intéresse toujours. 

Vous serez surpris, peut-être, 
de savoir que je suis le premier 
élève de notre région qui a pris 



coeur de chacun de nous. Tous 
nous avons voulu communier 
pour participer au divin sacri 
fice que tous nos Pères offraient 
pour la prospérité de cette ins- 
titution et l'extension du roy- 
aume de Dieu en nous et par 
nous. 

La messe fut chantée d'une 
manière solennelle par le révé- 
rend président lui-même. Tou- 
tes les pompes et les richesses 
du culte se déployaient dans no- 
tre petite chapelle pendant que 
le choeurs de nos musiciens 
sous la direction du Rév. Frère 
Mayeur, O. M. I., exécutait avec 
une admirable précision la mes- 
se de Ligonct. 

Pendant ce temps l'église 
S. Joseph et le nombreux clergé 
que lui forment nos professeurs 
et notre séminaire, célébraient 
eux aussi le patron de la parois 
se 

L'ouverture des Quarante- 
Henres était venue mettre le 
comble aux pompes sacrées de 
cette fête liturgique. 

Le R. P. Gladu, assisté des 



la route de l'Université d'Otta- 
wa et ceci en '99, ce n'est pas 
hier, n'est-ce pas f 

^erel et succès aux jeunes. 
Bien à vous, - 

L. P Lévesque 

N. de la R. — Merci, M. Lé- 
vesque. Les jeunes aspirent aux 
succès des anciens. Nous notons 
le détail de votre ancienneté ; ce- 
la nom servira plus tard, dans 
nos travaux. 



le. Les grands, comme nous les 
appelons, sont groupés autour 
de la bannière de l'Immaculée 



ï 



(Suite à la Tnème pat?) 



SYMPATHIES 



i 



Nos profondes sympathies à 
MM. Lucien et Gérard Martinet, 
(1910), de Montrés), dont le 
père vient de mourir. 

Nous adressons nos vives con- 
(loUVnees à M. Hubert G i roux 
et à sa famille de Montréal, à 
l'occasion de la mort de son 
père, M. Napoléon Giroux, 
(1879^, un "vieil" ancien 4*ès 
fidèle à son Aima Mater. 

Nous voulons dire à Monsieur 
Louis-Joseph Pouliot, 1919. la 
part que nous prenons au deuil 
qui le frappe par le décès de son 
épouse. 

Au Dr Psnet-Prendergraot, 
1924, nous exprimons nos sincè- 
res sympathie* à l'occasion de la 
mort de sa mère. 

1 ♦ 

EN VOYAGE 

Le R. P. Gilles Marchand. O. 
M.I., Recteur, est alïe assister 
aux fêtes de la paroisse St-Jean- 
Baptiste, de Lowell, Mass.. les 
5, 6, et 7 novembre. 



Gaston Vincent 

_ . .. . M, %jh± 

avocat «t Notaire 

Kapaskaninr, Ont 

MèBM Président de la Société 
«♦« Débat* Français. * 



DrJ.A. Couillard, 

tendant médical 
du Lac Edouard 

**mo_ président de la Société: 
Débats Français. 



+*sr u. a. \ 

mpOTtendai 
BaadkoTiam du 




— 




LA PAGE EDI 1 OKI 4LE 



DESARMEMENT 



PAUL MAJOri 

Question d'émlnente Importance, le désarmement conti- 
nue d'être ITsiue de nombreuses conférences, tout" simplement 
oarce qu'on ne peut s'entendre sur la manière de désarmer. 
Et alors, l'on discute, l'on signe force documents toujours 
avec cette Idée que le désarmement dont U s'agit, c'est celui 
des autres. Résultat .... Les ef fectlfs miUtaires ont dou- 
blé et triplé depuis 1914. 

Cependant ude solution a été offerte, qui, à notre hum- 
ble avis semble la plus logique et la plus pratique. C'est 
renonciation des propositions de M. Léon Bourgeois, en 1»19, 
nul furent d'abord dédaigneusement rejetées et que M. Tar- 
dieu 13 ans plus tard, a essayé de reprendre: Terfanlsation 
et la -remise entre les mains de la S. D. N. d'une force coerci- 
ttve de terre et de mer capable d'en imposer aux fauteurs de 
troubles,^, au besoin, de faire respecter manu mmtarl les 
décisions du conseil ampnictyonique de Genève." 

Cette force serait composée de contingents navals, mili- 
taires et aériens fournis par les principales puissances dans 
leurs mesures respectives. Quelle garantie de sécurité serait 
en demeure d'offrir estte police Internationale aux nations 
faibles et pauvres contre les convoitises d'un voisin puissant! 
On épuiserait d'abord tous les moyens de conciliation 
tomme on l'a fait Jusqu'ici avec plus ou moins de succès; U 
serait toujours possible, à défaut de cela, de commencer une 
campagne de boycottage ... Si une belle campagne ne réus- 
sissait Das a tempérer l'ardeur aggressive du coupable, on 
attrait toujours l'alternative de recourir à la S. D. N. Après 
un dern^réchec à Genève, on pourrait avoir recours à la for- 

** *ÏL fait que cette dernière mesure préventive soit possi- 
ble semblerait suffisant pour refroidir les ambitions d'un po- 

^•TïuÏÏaîie oserait se révolter contre les sanctions 
d'un tribunaTal^ce pouvoir discrétionnaire a sa disposl- 

UOÏi Les nations, comme les individus, ne savent se btown- 
duirîlrïï "souvent, que parce qu'elles se voient dans l'obliga- 

à De^gno des flottes internationales prévinrent, des troubles 

8éri Test plus que probable aussi que le conflit sino«Japonais 
eût été sin^e^ment entravé dans son <^££^ * 
Wtoïï conséquences si quelques escadres »W 
françaises et américaines au service de la 
allées menacer les ports nippons 



Oh! la! la! 
Quand j' y pense! 



UNE HEUREUSE 
GAFFE 



S L- 



*"'% ce à quoi' il Lut obvier. Or. ce plan offre te maxl- 
leur propre compte. . t le désarmement graduel 

e, tas ggg aggs hsr par lc ™ 

de Versâmes. Nous g ^gggfl "&* ^blesse nu- 
n semble ^oplquede J£^£Siïï! instants, les dé- 
maine supprime, ne rose que pour H 

mangeaisons de sa propre »™»*- u mt ernationale de ce 
Certes, l'organisation dune V***™ d'insurmontables 
genre présenterait ^jffATSA aucune nécessité 
difficultés. D'ailleurs, le fait qu 11 .y n a faveur de 

de désarmer CMJWg^ g^.gg Jgig ^ moyen d'élol- 
1-acceptation du plan. ***#^S? S de promette pour 
mer lobscession des erreurs passées et a 
avenir une >~ He bonheur et de paix. 



Homère a chanté de Troie la 
(kûte grandiose; Viraïl* Ui com- 
bats des héros et des dieux. D'au- 
tres viendront rimer sur nos 
gloires nationales, mais person- 
ne n'oserait débiter Us impres- 
sions, les chocs, les revers, et let 
coups qu'il essuya le jour o* 
peur 2a première fois U se trou- 
t*a Umcé sur un champ de 
"rugby". 

Comme je ne suis ni poète ni 
iimeur et que mon seul but est 
de vous renseigner, voilà la sérit 
ôes mésaventures que votre ser- 
viteur eût à subir, le jour de ses 
débuts en sports à l'Université, 
C 'était par un matin glacial 
d'automne. Un vent vif et pi- 
quant assaisonnait d'aiguilles 
Vkorreur d'être dehors, quand 
on vint m'annoncer que l'heure 
•était sonnée d'endosser l'uni- 
forme. Et vingt minutes plus 
tard je faisais ma sortie, casqué, 
bourré, blindé à faire rougir 
d'envie Don Quichotte m per- 
sonne: Inutile de dire que j'é- 
tais fart mal «s mon aise sous 
une telle carapace et que déjà 
je regrettais ma chambre. Mais, 
enfm, le vin était tiré — U me 
fallait le boire !. 

J'arrive è l'Ovale On mt 
lance un ballon (que dis- je un 
ballon je crus d'abord à une 
pierre). Crac! déjà avant de 
commencer j'avais un doigt fou- 
it. Un coup de sifflet! On com- 
mence! Ma place est au bout 
de la ligne me dit-on. M'y voilà! 
Quelqu'un se frappe les mains. 
Je me retourne, ah! pour- 
quoi me suis-je retourné f Un 
bolide me tombe dessus, m'étour- 
dit, me culbute et, me voilà sur 
le dos comptant les étoiles que 
me fait découvimee jeu admira- 
ble. Ce n'était hélas! que le 
commencement. 

J'aperçois tout à coup l'éqût- 
pe adverse penchée autour de 
quelque chose. Je m'approche et 
leur demande poliment ce qu'il* 
ont perdu. Une tempête de •pro- 
testations s'élève et on m'expé- 
die cavalièrement chez les miens. 
C'est là que j'appris qu'ils 
cherchaient une tactique. C'est 
drôle, mais je n'aurais jamais 
cru que ça poussait dans un lieu 
o ussi mouvementé. 



<< 



Un anniversaire 

C «4 le coeur gai que je vien* 
mêler ma joie à la vôtre, mem- 
bres d^ la Société des Débats, | 
la veille du jour qui marque 
le (premier anniversaire d* i 
fondation de "La Rotonde 

C'est en effet k 21 novembre 
dernier que paraisssit le l pre- 
mier numéro de l'organe de la 
Sooirté des Débets. Après un 
moi* de pourparlers, d assem- 
blées et d'organisation, "La Ko- 
tondê ■•*''• faisait son apparition. 
Depuix. elle a vécu es première 
aniK.' Difficile a été cette 
première étape; il s'agissait, 
pour ainsi dire, de tailler un 
chemin à travers la forêt vierge. 
Grâee à t'eneouragement, à la 
bonne volonté et au .dévouement 
de tous, notre oeuvre a surmon- 
té vaillamment les difficultés. 
Octobre 1938 devait ■ voir se 
atinuer une publication tsnt 



prisée. Un nouveau groupe 
tout plein d'ardeur, prend en 
lins les destinées de a feui^ 

universitaire, un en-tete nou- 
veau remplace avantageusement 
rancicn;unesallee,tmiseala 

disposition de la rédaction et de 
l'admiuMration. Enfin nom- 
bre de changements traduisent 
l'état du journal 

A- récession d'un anniversai- 
re il e*t d'usage de parler non 
^.u>roent-*r wsc et dtr pre- 
*ent, mais également de 1 ave- 
nir' Que réserve l'avenir à 
notre journal? Bien qu il ne 
faille, pas troc escompter ; le ïu- 
îur, il est loisible de croire qw 
"La Kotonde" continuera à vi- 
vre et à progresser. Ce sont 
également là, résumés en deux 
mots, les sentiment» et les voeux 
de tous, étudiants et anciens, à 
résard de leur journal. 
* René L. MENABD, 

«ex-rédacteur-en-chef. 

Montréal, le 6 novembre 1933. 



C'est ton tour de prendre la 
boule," dit le capitaine, et me 
voïïà lancé en catapulte. Le 
contact ne fut pas un contact: 
Ce fut un taniponnement de co- 
mètes. Coups de tête, coups de 
coude, coups de poing, sensati- 
on de démembrement, d'écart eU 
Umcnt. de dépècement, tout y 
passa et quand j'ouvris, les yeux 
j'avais fait perdre cinq verges 
à mon équipe. C'en était trop tt 
pour moi et pour les miens. Ma 
carrure de joueur fut finie pour 
ce, jour-là; et, crotté,, fourbu, 
malade, les ïambes molles, les 
bras ballants et le nez en bette- 
rave, je devins spectateur d'a- 
bord puis patient à l'infirmerie 
pour la semaine suivante . . ; 



Jean-Paul M ARWN 



(Suite) 
par Louis T. et Jean II. 
Monsieur Epaminondaa, con- 
tent de l'effet produit, Veffron- 
de dans son fauteuil à bascule 
dont les ressors ne savent pro- 
tester contre une telle oppres- 
sion que par des génûssementa. 
La Hury n'ose même pas en fai- 
re autant mai» U jette un regard 
éploré dans la direction de son 
compagnon. Conséquence fâ- 
cheuse: le rire de .John Deuff 
juge comme de la vspeur d'une 
soupape; en vain essaye-t-il de 
reprendre son sang-froid, l'air 
empêtré de Candide lui semble 
d'un comique iirésistible et 
toujours grandissant. Deuff est 
ainsi sujet à cea sortes de cri- 
ses. Autrefois, vacher. dans les 
"ranchs" de l'Ouest, e* contact 
quotidien avec les grosses bêtes, 
il a contracté eertaines de leurs 
manières: Son rire "chevalin" 
jette un froid. Bpaminondaa, 
sans mot dire, pointe sur ls car- 
te de ls ville%usp«ndue au mur, 
une longue* rue, la plus longue de 
toutes. Pais rageusement, il grif- 
fonne un numéro sur un bout de 
papier qu'il tend à nos amis et 
leur montre n porte.- John 
Deuff, désireux d'en frsnchir le 
«euil su plus vite, marche à re- 
eulons courbé en deux, crampe 
au ventre. A la sortie, il écrase 
les cors de Ls Hury confondu 
en courbettes réparatrices. 

La porte refermée derrière 
eux, hors de la vue du trop 
bouillant directeur, nos journa- 
listes reprennent des allures 
plus ordinaires. Ls crampe de 
John se dissipe, et posément il 
consulte sa montre. "Après de- 
main, à deux heures", répète-t- 
il, " U nous faut une réponse;" 
Il extrait ensuite de sa poche 
le papier griffonné par Monsi- 
eur Epaminondas LeRoy. "Voi- 
ci l'adresse," conclut-il, poin-^ 
tant du doigt le numéro 666, en- 
jolivé par la plume directoriale 
d T éclaboussures nerveuses. La. 
Hury ne souffle mot bién^qu'U 
ait fort envie de sortir une de 
ces tirsdes ronflantes dont il pos- 
sède le secret. Leur situation 
précaire le fait réfléchir. 

Une demi-heure plus tard, 
nos deux héros arrivent devant 
la porte du.no 666 boulevard des 
Poift-cassés. Conciliabule. "Voi- 
ci," dit John Deuff, l'homme 
aux promptes décisions, "tu en- 
tres et cherches à t 'insinuer avec 
ton astuce coutumière. Si tu 
échoues, viens m 'avertir. Je tâ- 
cherai de réussir en mettant à 
profit l'expérience que tu auras 
acquise". 

La Hury, préparant une phra- 
se digne de "sa connaissance lin- 
guistique et de son esprit fécond, 
presse le bouton de la .porte. 
Celle-ci s'ouvre bientôt et une 
main émergeant de la pénombre! 
l'invite à procéder. Avant quel 
le battant ne se referme, il aper- 1 
ecit son ami adossé à un lampa- 
daire scrutant avec attention le 
petit papier donné par Monsieur 
Epaminondas. 

Candide distingue ensuite va- 1 



guemeut une portière qui 
carte pour le faire pénétrer dans 
une salle sombre d'où émanent 
des odeurs "méphitiques. 

lin petit homme est devant 
lui, sec, peau parcheminée et 
grisâtre, cranc dénudé, yeux 
ttombres, enfoncés dans leur^ or- 
bitres. Pour compléter cette ap- 
parence macabre, une forme ri- 
gide et squelettiaue, drapée dans 
un habit de cérémonie aux tons 
verdatrcs. Nicaise, à moitié pé- 
trifié, s'étrangle «n prononçant 
un "cher Monsieur Céphas" à 
peine perceptible. Le maître* de 
la maison s'incline avec défé- 
rence. Candide s'abîme .dans 
une salutation révérencieuse. 
Puis c'est "un échange de salama- 
lecs. En fin ils reprennent tous 
deux la position vertieahyMen- 
sieur "Céphas" sourit 'd'une 
façon engageante. Nicaise re- 
prend son aplomb et ae lance 
dans une filandreuse explication 
peur motiver as visite. Nous 
vous faisons grâce du morceau 
oratoire que Candide sert à 
Monsieur. Cependant, nous re- 
produisons sa magistrale péro- 
raison: "de même que . . •■ 
ainsi, dis-je, celui qui, servant 
les desseins, insondables de l'E- 
ternel, tient entre ses mains rc- 
doutables les rênes d'airain du 
pouvoir directoriale, impose a 
mon humbi* personne des obli- 
gations onéreuses sans quemes j 
lèvres enchaînées puissen t ém efr^ 
'l're. le mointlre 'geste' de protes- 
tation pourtant si légitime chez 
un être humain ainsi oppressé, 
comme quand le lion rugitj tout 
se tait,"... Son auditeur, qui, 
depuis quelques temps laisse 
voir une certaine anxiété, se pré- 
cipite hors de la chambre et 
forme la porte à double tour. 
Puis Candide- l'entend qui sor 
bloque avec satisfaction: "c'est 
un fou!. . . c'est un foui Enfin, 
voici un sujet d'étude pour mon 
frère, le docteur Céphas." 
(à suivre) 







Les réflexions de 



••••• 

Tigne II fait de Ta cou-coulo- 

«^ . . • 

Notre siècle compte pins de 
panseurs que de penseurs. 
■ *.p • 

"2 skipper sans périls, on 

s'en sauve sans gloire". 

• • • 

Jadis on était humaniste ; au- 
jourd'hui on «e contente d'être 

bourgeoisement humanitaire. 

• • • 

Quand la couverture est largo 
peur un coucheur, et qu'on veut 
ci- couvrir deux, on fait geler 
les deux. Ainsi dans la vie. Avis 

aux pacifiques. 

• • • 

"Tout est bu quand" on vient 

trop tard. 

* • • • 

"On s'expose à boire trop 

quand on vient trop tôt" 



1 






Monsieur JEAN. 






DUFORD LIMITEE 

Peintures, Vitres 

Papiers Peints 

■■ • 
7f, me Rldeaa - Ottawa 




UNE FOIS MAIS 



..'* iv 



««La Botond*" Mnagea^? NonUfee fois-n'est 

pas coutume. • , ^Tl,., 

Mais... cependant... pourtant... st., nous... 
avions... dss.Ter... "fonds"... nous... ne ... de- 
nZ... drions... pas... mieux... IL . . y... *•'-**' 
aieurs... plumes... qni... ne... dmrcbent . V»--; 
e^...mais...qna»re - PH^£« ' *L' * 
remplies... il... faut... se... nu&ÊËL^**-- 

dant .. des... "fends"... ^ - • 

."umownde" à 8 p*** ... * <**•-*.... 1 



■t- 














_____ ._ ^ _ 






■ 



I 




LA ROTONDC, 15 NOVEMBRE lf» 



École des Gardes-Malades 



.. 



■ 









i 



I~ 



Monsieur le Directeur, 

Il me fait grand plaisir d'être 
l'interprète des étudiantes gar- 
des-malades de l'Hôpital Géné- 
ral d'Ottawa pour vous remer- 
cier de votre graciçuse invitation 
de collaborer à votre journal 
"La Rotonde" 

Nous apprécions grandement 
l'avantage que vous nous offrez 
de nous associer à vos travaux et 
nous vous savons gré de nous 
admettre dans votre grande fa- 
mille universitaire. 

Connaissant le zèle de mes 
compagnes, je puis vous assurer 
que chacune s'efforcera de con- 
tribuer au succès» de votre inté- 
ressante publication pour la- 
quelle nous formulons les meil- 
leurs souhaits de prospérité. 
OAR d YANE, 

présidente. 

PLAISIR ANCIEN, 
, * PLAISIR NOUVEAU! 

Il y a trois ans à, peine, nous 
mettions de côté tous nos livres 
d'écolicres croyant bien que c'en 
était fini avec nos chères études 
littéraire* et nos exercices de 
composition. 

Une carrière nouvelle s'ou^j 
vrait devant nous. Appelées par 
LLProvidence_àLla belle vocation 
d'infirmière, nous nous sommes 
mises avec joie et confiance à 
apprendre l'art si consolant du 
soin des malades. ' 

Ce bonheur de nous dévouer à 
l'humanité souffrante était ce- 
pendant mêlé d'un peu de re- 
gret pour les belles années pas- 
sées au couvent, années si joyeu- 
ses, années si tôt écoulées, an- 
nées qui ne seront jamais ou- 
bliées ... 

Heureusement le plaisir an- 
cien de nos occupations littérai- 
res est redevenu un plaisir nou- 
veau. L'intérêt que noue por*., 
tionrautrefote *ux travaux deia 
plume a pris un nouvel essort. 

Notre Ecole de Gardes-Mala- 
des faisant maintenant partie 
intégrante de l'Université d'Ot- 
tawa, nous entrons dans une pé- 
riode de "Renaissance" scienti- 
fique et littéraire et npus jouis- 
sons de l'insigne privilège de 
concourir à la renommée tou- 
jours grandissant*? de l'Univer- 
sité. 

Nous ne prétendons pas pro- 
duire des chefs-d'oeuvre de lit- 
térature. Notre, principale oc- 
cupation et noire premier de- 
voir étant de nous appliquer à 
bien soigner nos chers malades, 
nos modestes écrits ne seront que 
des fruits encore verts que nous 
déposerons dans, la corbeille de 
"La Rotonde". Ils auront au 
moins l'avantage de faire res- 
sortir, par contraste, les magni- 
fiques articles de no* confrères, 
eomposis selon toutes les règles 
du style et mûris souà la docte 
et sage direction de professeurs 
éminents. % * 

Soyez donc indulgents, chers 
lecteurs, pour nos petits tra- 
vaux littéraires -écrits en vue 
d'être fidèles A notre devise: 
"Caritas Christi urget nos", en 
même temps que de nous four- 
sir une précieuse occasion 4e 
goûter un plaisir intellectuel, 
plaisir ancien, mais plaisir tou- 
jours nouveau. 

VEILL EUSE. 

NOUVELLES 

4 sept— Le R. P. J. Grave!, 
O.M.L, ancien Préfet des Etudes 
à l'Université, est nommé Prin- 
cipal de notre Ecole des Gar- 
des-Malades. 

5 sept* — Noua sommes bê* 



reuses d'apprendre que Rde 
gr Flavie Domitille, surinten- 
daute de l'Hôpital Général, est 
de retour à la surintendance des 
L'ardes-matades. ^ 

10 sept — Les gardes-nwladea 
désirent remercier bien sincère- 
ment Rde Sr Bernadette du Sa- 
cré-Coeur pour tous les bienfaits 
dont elles les a comblées durant 
son séjour parmi elles, comme 
leur Surintendant e. 

15 sept.— La plus «.ordiale 
"Bienvenue" à nos chères pro- 
banistes. Au nombre de onze, 
elles sont remues par un groupe 
d'anciennes qui se font genti- 
ment les anges conducteurs. 

20 sept. — Rde Sr Madeleine 
de Jésus reçoit de l'Université 
d'Ottawa le grade de Bachelièré- 
ès-Sciences hospitalières. .Nos 
chaleureuses félicitations àr no- 
tre chère directrice. 

30 sept. — A notre compagne 
Cécile Page, nous offrons toute 
notre sympathie pour la perte de 
sa' mère, survenife après une 
courte maladie, 

1er oct. — En, ce jour, tout 
nous dit: "Trêve aux plaisirs et 
à l'oeuvre avec entrain". C'est 
1 inauguration du nouveau 
cours universitaire pour les gar- 
des-malades. Puisse cette année 
nous apporter le succès et tout 
ce dont nous avons besoin pour 
y parvenir. 

10 oct. — Garde Frances Bax- 
ter, en repos depuis quelques se- 
maines, est beaucoup mieux. 
Nous espérons sous peu son re- 
tour parmi nous. 

15 oct. — Les Quarante-Heures. 
Chaque garde-malade se fait un 
devoir de faire une heure de 
''service de Nuit" auprès du 
Très Saitft-Saerement. 

20. oct. — Récital organisé par 
Mlle Pauline Bissonnette, G.M.G. 
Les brillants artistes furent ap- 
plaudis par un auditoire très] 
nombreux. 'Le thé fut servi aux 
artistes par les "jeunes" dans 
le salon de réception des gardes.] 
Sincères félicitations & Mlle Bist 
sonnette pour le beau succès 
i emporté. ♦ 

26 oct. -^Soirée de l'Hallo 
we'en pour les gardes. Il y 
eut amusements divers, prix, thé, 
danse. Toutes s'amusèrent au- 
delà de leurs espérances. Re- 
merciements à notre ehère Sur- 
intendante, Rde Sr Flavie Po- 
mitille. 

27 oct. — A la convention an- 
nuelle des Hôpitaux Catholi- 
ques d'Ontario, étaient présen- 
tes : Rde _M<ère St-Josaphat, an- 
cienne supérieure de l'Hôpital 
Rde Sr Alice de Marie, supé- 
rieure actuelle, "et Rde Sr Ma- 
deleine de Jésus, la directrice de 
notre Ecole. • 

Deux de nos chères maîtreses 
furent élues officières de cette 
Association: Rde Sr Madeleine 
de Jésus, comme Présidente et 
Rde Sr Joseph Edmond, comme 
Secrétaire. 

31 oct* — Retraite annuelle 
prêchée par le Révérend Père 
Legris, Rédemptoriste. Quel 
bien pour l'âme que ces jours de 
prière où il nous est permis 
d'approfondir les devoirs qui 
noua incombent. Chacune en 
profite pour se sanctifier et fai- 
re provision de forces pour l'a- 
venir. 

Iris d'AUBBRGE, 

Secrétaire. 



AU JUNIORAT 



Pendant que les journaux 
laissent pleuvoir aur le monde 
terrifié les possibilités d'une 
guerre prochaine, pendant que 
de tous côtés on devise sur les 
horreurs et les cruautés d'une' 
guerre moderne, pendant qu'ici 
ei là, les mots: bombe, mitrail- 
lé, incendie, poignard, roulent 
sur les lèvres, tandis que l'on 
aitend chuchoter dans l'ombre 
des mots de révolte pendant tout 
ce temps, au Juniopat, c'esj la 
paix et nous, n 'avons, de la guer- 
re que les quelques rumeurs qui 
montent avec le vent! . *. -~ f . 
Chut ! . . . ne le proclamons 
pas trop tôt 1 II faut être pru- 
tient sur ce point : car, quelques- 
uns de nos amis, il n'y a pas en- 
core très longtemps, ont eu une 
aventure fort romanesque qui fe- 
rait envie aux grande romanR 
policiers. L'incident' aprait pu 

se terminer, paraît-il, 

par quelques coups de pistolet 
ou de . . . poignard ; alors *il a 
fallu agir avec prudence. Et 
quelle stratégie n'a-t-on pas dé- 
ployée ? D'abord les plus forts 
en diplomatie ont engagé un» 
conversation des plus finement 
menée; pute sur un signe du 
plus sage on envoyait des esta- 
fettes avertir les quartiers gé- 
néraux. Pendant ce temps, on 
commence les fortifications, 
c est-à-dire, chacun se sauve de 
tous côtés pour laisser à notre 
homme le temps de se retran- 
cher un peu; car le droit des 
gens demande qu 'on ne tombe 
pas inopinément sur un adver- 
saire ; il faut lui donner le temps 
de se reconnaître. Mais il y a 
un point qu'il importe de si- 
gnaler et qui est tout à l'honneur 
de nos aventuriers, c'est l'en- 
m mble admirable avec lequel Hs 
ont pris la fuite: dignes héros 
dont les noms seront toujours 
sur nos lèvres. ! ! 

Je tais les noms de ces soldats 
inconnus, intrépides et coura- 
geux dans la fuite, mais pendant 
que la fumée du combat se. dis- 
sipe . . ... quel spectacle s'offre 
à nos yeux!! Pêle-mêle .... 

tordus, ceuchés sur des lire 

du dortoir, gisent inconscients, 
sans vie, . . . quelques douzav 
nés d'habit6. Des valises fouil- 
lées, des trésors visités, environ 
cinquante deux sous de marchan- 
dise disparue et le combat finit 
à la gloire de nos défenseurs. 

C'est minime si l'on veut, en 
songeant aux meurtres, incen- 
dies, et rapines de toutes sortes 
qui auraient pu en résulter. En- 
core une fois, grâce au rôle ef- 
fectif et rétrograde de nos bra- 
ves, on nous épargnait une péni- 
ble catastrophe. 

♦ 

UNE FETE 

AU COLLEGE 

(suite de la TOième page) 



L'ÉCOLE NORMALE 



LES DEBUTS 

L'école de Pédagogie s'éle- 
vait- à l'angle des rues Laurier 
et Cumberland,]en face de l'é- 
glise du Sacré-Coeur. Au de- 
hors, rien qui la révélât. Un 
collégien vous en aurait ainsi 
désigné l'entrée: "Là-bas, au 
fond du poulailler!" Le mot 
n'alarmait guère alors le sens le 
plus esthétique, puisqu'il dé- 
nommait habituellement la. sal- 
le d'études des universitaires. 

Cet édifice de "brique rouge 
comprenait, pour toute archi^ 
tecture, un long toit plat, deux 
rangées de châssis grisâtres, 
une entrée rue Cumberland et 
une autre rue Laurier. Celle-ci 
vous introduisait dans une clas- 
se petite, toute vieillotte sous sa 
peinture blanche. Imaginez 
une vingtaine de bureaux assor- 
tis, fcroupés en demi-cerctes 
autour d'une humble- tribune; 
au plafond, des poutres saillan- 
tes, mal supportées par deux 
fluettes colonnes, un seul ta- 
bleau noir, quelques reproduc- 
tions des. grands maîtres, et 
.vous pourrez "vivre" la scène. 
Traversez la classe et saluez en 
passant "l'imposante fourpaise 
aux tuyaux gris. A droite, un 
bureau exigu — il se mesure en 
trois pas 1 — où se trouve le R. P. 
Principal. 

Au cours des leçons, vos puis- 
sances auditives ne pouvaient 
guère s 'ankyloser ; quel surmé- 
nage, $u contraire! Pendant la 
douce saison, vous arrivaient de 
la rue les coq-à-l'âne les plus di- 
vertissants.. Six fois le jour, à 
l'heure où l'armée étudiante en- 
vahissait une «die voisiner co- 
lonnes, sièges et pupitres vi- 
braient en cadence. Honneur 
au professeur qui réussissait à 
captiver alors l'attention "invo- 
lontaire" des élèves! Il lui fal- 
lait dominer à la fois la confu- 
sion de Babel et une forte com- 
motion classique. 

Mais il ne convient pas de 
profaner ces souvenirs: 2ar, 
dans ce décor banal, se rencon- 
traient déjà les traits essentiels 
d 'une bonne école * dévouement, 



compétence des professeurs, 
coopération des dix-huit éièvj 
Pourquoi ne pas nommer ici 
pédagogues: le R. P. Lam« 
reux, Principal, le R. P. Laj< 
n.esse, le R. P. Gravel, M. Loi 
Charbohneau, ai M. Aurt 
Bélanger t II semblait vraimei 
que rien ne manquât. Et l'i 
prit le plus optimiste n'aui 
Rur rêver alors la spacieuse * 
le Normale Provinciale de la 
Wilbrod. 

Toutefois la Providence Veî 
lait: cette première institutic 
répondait déjà à un besoin 
toute une province en élnoU 
Elle n'était Qu'une ébauch< 
Mais Tâme de notre vieille é< 
le ne s'est pas éteinte. Elle 
encore, et je n 'en veux d 'auti 
preuve que le sentiment d'«*tre] 
f.'chcz-soi" qu'éprouvent U 
"anciennes", quand elles ei 
trent dans l'Ecole Normale 
l'Université. 

Une normalienne de .1923.' 

LE COMITE LITTERAIRE 

Les élections du Comité lit»! 
téraire viennent d'être faites. I 
Voici* ceux et celles qui prési- 
deront à nos activités: M.; 
Groulx, classe C, président; 
Mlle Laurette Legault, classe Ej 
secrétaire, Mlles Duhaime, clavj 
se A,*,NauH, classe D, Drouin,' 
classe B, MM. R. Carrière, clas- 
se C, et N. Oodin, classe E : cou* 
seillères et conseillers. 



A l'Ecole normale, on travail- 
le et on -est heureux. Le bon- 
heur a beau n'être qu'un ' ■ point] 
de vue", le travail bien fait est! 
le meilleur chemin pour l'at-i 
teindre. Et quand on est heu- 
reux, oh chante. Le R. P. La- 
jeunesse fait l'essai ces jou ra- 
de 41 &* échantillons de voix".^ 
H y en a qui ouvrent un larg« 
bec pour montrer leur belle 
voix . . . Heureusement que la 
seule proie qui s'en échappe, 
c'est la joie, joie franche et 
spontanée qui rendrait enviei 
'- "anciens". 



les 



Le chroniqueur. 



"> 



Tel: B. 8*4 

La Cie Quincaillerie 
Trudel 

1», rw KUmi — Ottawa 



Conception, portée par le* Pré- 
fet lui-même de la congrégation 
de la Sainte Vierge, accompa- 
gné de ses assistants. Puis Je 
Séminaire en surplis, le. diacre 
et le sous-diacre et le R. Père 
supérieur, revêtu de magnifi- 
ques ornements. lia procession, 
défilant dans les allées et les 
cours, offrait un coup d'oeil ra- 
Kissant. Un instant, elle s'ar- 
rêta. On était arrivé au pied 
du petit monticule que domine 
la statue de Saint- Joseph, dont 
la nicfce avait été ornée pour la 
circonstance; et nous voulions 
encore une fois saluer notre 
grand patron par un cantique. 
Bientôt nous arrivons à la sta- 
tue de la Vierge tout entourée 



de feuillage, de fleurs et de lu- 
mières. "Cette fois la voix de 
nos chantres se mêle aux har- 
monies des instruments pour 
chanter le beau cantique: Sa- 
lut, ô Vierge Immaculée. 

Aorès avoir reçu la bénédic- 
tion de la mère, nous rentrions 
à la chapelle pour recevoir celb 
du fils caché sous l'hostie sainte 

Le lendemain d'une fête est 
fête de lui-même. Nous le vo- 
yons lundi. A 8 heurers nous 
entrions à la chapelle pour en-' 
tendre la messe pendant la- 
quelle l 'or.-hestre, sous la direc- 
tion du R. Père Chaborél, a 
exécuté des morceaux d'une 
ravissante harmonie. 

Lundi soir nous invitions 
tous nos amis à assister à la 
grande séance dramatique et 
musicale en l'honneur de notre 
cher et vénéré Supérieur. 

Cette soirée a. été. un digne 
couronnement de la fête. Les 
amis.. de l'Institution, se pres- 
saient dans la- vaste salle, té- 
moignant par leur présence de 
leur estime envers le R P. Taba- 
ret, en l'honneur duquel -se don- 
naît la séance 

La tragédie anglaise "Ri. 
chelicu" fut rendue avec un 
plein succès. Les personnages 
étaient bien choisis: le Cardi- 
nal, personnagé^prfneipal, était 



personnifié par M. E. O 'Sulli- 
van. Les costumes étaient la re- 
production fidèle de la brillan- 
te étiquette à la cour du grand 
roi. Le décor qui a dû exiger 
beaucoup de travail, s'adaptait 
à toutes le péripittes du drame. 

La bande du collège, et l 'or- 
chestre de M. Duquette char- 
maient l'oreille pendant les en- 
tr 'actes. Tout en un mot se ré- 
unissait pouT donner à cette soi- 
rée quelque chose de grandiose 
et d 'artistique. Le goût si déli- 
cat de l'organisateur, le R. P. 
Balland, s y révélait partout; et 
quand aux sons du "God sava 
the Queen," l'auditoire s'est le- 
vé, tous redisaient qu'ils n'a- 
vaient jamais passé une plus a» 
gréable soirée. 

Si j'ai été trop long, Monsieur I 
le Rédacteur, veuillez m 'excuser 
en vous rappelant ce texte des 
livres saints: Sx abunchntiê 
cordis, os loqvitur, 

UN COLLEGIEN, 
Collège d'Ottawi 



Compliments 
de 

M.VIAU 




X 



">— ' 



n 



m , wA 



NOS SOCIÉTÉS 



L» 

Rotonde 



Devise: "tr^puront - Sotul' 1 

DIRECTION 

DIRECTEUR: M. Marcel Oaimet. . 

AVISEUR:M. Rémi Mlllette. 

CENSEUR :R P. Henri MorW.u, 

O.M.I., dlrecUv «es Débats. 

REDACTION 

[Rédacteur en chef: M. Robert- 



[Rédacteurs adjoints: M. Jaeqves 

Boucher; M. J. L. Gag-non. 
[Secrétaire: M. J. X. Qaraean. 
[Rédacteurs: MM. J. P. Rolland, G. 
Beaudry, M. piché, P. Major» L 
Gulbord, A. Lerria, L. Tarte. 
iNouvelliate: M. P. Girard. 

>pos littéraires: MM. J. Roathier, 
G. Bon te t. 
LCtlvltés sportives: M. J*. L. 
Harbeek. 

MM. P. Boacner, 
1. Terrien, L. Croteaa. J. P. 
Ponttn, J. P. Lebran. A. Brvnet. 
ADMINISTRATION 
administra teur: M. Raoul Gauthier 
Jt :M J. P. Marion. 
Staire:Maxcel Carter. 
Srant de circulation: M. P. Morvan 
itant: Jean R. Woods. 
lérant d'annonces: J. A. Goard. 



LE PERSONNEL DE "LA ROTONDE", 1932-1*33 Les débat* anglais 



IS DEBATS 
FRANÇAIS 



Séance du 26 octobre. 
"La Confédération a été pro- 




avec 



Voici une photographie da personnel ie la rédaction et de radminJstration de "La Rotonde", Journal 
des étudiants 4e l'Unirerslté d Ottawa: 

. Première rangée, de raache à droite: /ean-Panl RACINE, secrétaire; Raoal GAUTHIER, gérant d'*awi 
nonces; Arcade PERRIER, secrétaire; Philippe G A GNON, administrateur; René MENARD, directeur et ré- 
dacteur-en-chef; Marcel OUIMET, rédacteur -ad Joint ; l4«apli CHEVRDZR, rédacteur; Gérard CHARETTE, 
chroniqueur; Lucien BIGUE, nourellttCë. — 

Deuxième rangée, de gauche à droit*; Jean RQUTHIBR, rédacteur; Jacques BOUCHER et André JEAN, 
chroniqueurs; Jean-Panl DESLOGES, rédacteur; Georres LEWIS, rédacteur du sport; Roland GAGNE, chef 
du circulation, Roger BE AULNE, Rémi MILLETTE et Robert BARSALOU, chroniqueur». 



table airfH provinces mariti-' f, as '^ . à nous . invertir i 
„>. *_i iu-:f i x^ j.. *i 1 américanisme, mais 



le besoin d'une indépendance 
totale pour le Canada. 
M. Ange- Albert Quévillon n'a 



les , tel était le sujet du dé- 
it à la séance du 26 octobre, 
'affirmative n'avait qu'un 
ml défenseur. M. Jean Rou- 
tier était absent. 
La discussion commence donc 
ir la gauche et M. Gérard Bou- 

prend la parole. Il nous ex- 
ique comment la-triste situa- 
>n de la minorité française 

i les provinces maritimes, a 
perdre à ceiles-ci leur sens 
itional. A ce point de vue, la 
mfédération ne leur a pas été 
rofitable. 

M. Frénette, seul avocat de 
if f irmative, nous démontre 

contraire, les bienfaits de la 

>n fédération dans les provin- 

maritimes: débouché ae 

^mmerce fourni par le trans- 

>ntinental et solidarité ayetrles 

itrea provinces. * 

M. J.-Y. Boulay nous apporte 

les derniers arguments 

l'affirmative. La Confédéra- 
ux a fait perdre aux provin- 

de l'Atlantique d'abord leur 
itonomie aux mains du pou- 
>ir fédéral et de plus les avan- 
Iges d*'nn traité de réciprocité 
rec les Etats-Unis. 
Les juges donnent la palme h 
tffirmatîve et déclarent M. 
rénette le meilleur orateur. 



son dis- 
cours n'en fut pas moins inté- 
ressant et dangereux pour la 
négative. 

La discussion prêtait flanc à 
plusieurs remarques, que le 
commentateur n'a pas manqué 
de faire. Qu'il suffise ici de dire 
que casera le 
trois orateurs. 1 



su lier la théorie à la pratique 
en introduisant entre les séan- 
ces dé débats, les séances de 
diction proprement dites com- 
portant des cours de diction 
théories-pratiques, des études 
de morceaux et des concours de 
récitations. Les sujets des dé- 
bats sont tirés de l'histoire de 
notre beau Canada toujours si 
formatrice et qu'ils apprennent 
à "lire à genoux." — Ainsi Fron- 
dernier débat àUenac -et Talon, Monteakn et 



Jean 



TERRIEN. 



La section junior 



Séance du 2 novembre 

fil n'est plus question d'an- 

>xer le Canada aux Etats-Unis 

il a été prouvé dans le dé- 

\t du 2 novembre que le projet 

st pas avantageux pour no- 

payaî 

ï$ n'allez pas contester la dé- 

ùon puisqu'elle découle de la 

de M. Lucien Bigujr dont 

iutorité en matière constitu- 

)nnelle est indiscutable. Seul 

itetrr de la négative, M. Bigué 

fcst assuré la palme en prou- 

it que la constitution cana- 

mne est plus démocratique 

celle des Etats-Unis. L on 

Éurrait même conclure de son 

>at que la démocratie est un 

ie idéal . . . mais paraît-il 

^e la, question n'est pas tran- 

tl convient ici de féliciter M. 

lurent Laviolette, distingué 

lumaniste" qui n'a pas refusé 

prendre part au débat avec 



Depuis plusieurs semaines dé- 
jà la Société des Débats Fran- 
çais de l'Université tient ses sé- 
ances régulières. Comme la 
Rotonde l'a déjà mentionné la 
société comprend deux sections: 
senior pour le cours des arts et 
la quatrième forme du cours 
d'Immatriculation; et junior 
pour les deuxièmes et troisièmes 
formes d'Immatriculation, Tan- 
dis que la première section, en- 
registre déjà plusieurs succès 
oratoires et littéraires dans ses 
"minutes", la deuxième ne 
compte qu'une séance mais com- 
bien intéressante puisqu'elle 
procura à tous les membres de 
la Société—car Ifes jeunes 
avaient invité leurs grands frè- 
res — le grand bonheur d'enten-" 
dre Madame Larocque-Auger, 
professeur de diction française 
aussi distingué que compétent. 
Mais n'allez pas croire, amis 
lecteurs, que les jeunes se pro- 
posent de chômer cette année — 
OhL. la! la! au contraire., .— 
Vo^ez bien ce qu'ils ont fait et 
ce qu'ils se proposent de faire. 

Tout d 'abord ils se sont for- 
mé un comité d'organisation 
composé de camarades sortis de 
leurs rangs: camarades qui ri- 
valisent de dignité et déjà de 
zèle et d'ardeur. 

Attention : Président, M. Her^- 
ri Beljehumeur; vice-président. 
M. Paul Clavelle ; secrétaire, M. 
Rodrigue Lemay ; conseiller. M. 
Charles-Auguste Provost; con- 
seiller : M. Gérard Ôagnon. 

En second lieu ils ont élaboré 
un programme pour l'année 33- 
34- — et quel programme ! Il n'a 
reçu que des louanges jusqu'à 
Bien convaincus qu'on ne 



Wolfe seront comparés, pendant 
que d'autres camarades étudie- 
ront le système seigneurial et 
l'Acte de Québec; dans un der- 
nier débat "ljes Benjamins" de 
deuxième forme se proposent de 
rappeler à la mémoire de leur 
auditoire électrisée sans doute, 
des souvenirs du captivant 
Moyen Age en magnifiant Clo- 
vis et Charlemagne tous deux 
héros illustres des époques Mé- 
rovingienne et Carlovingienne. 
— Autant que les débats, les- 
concounr de récitations promet- 
tent d'être des plus intéressants 
puisque déjà le riche répertoire 
de récitations du R. P. Direc- 
teur a été assiégé par plus d'un 
futur diseur éméritc. 
. Vraiment amis lecteurs, le* 
jeunes sont là ! n'est-il pas vrai. 
C'est qu'ils veulent dès mainte- 
nant se préparer. — Leur devise 
"Préparons-nous", ils l'ont à 
coeur et ils entendent la réaliser 
sans tarder. Ils Je savent, l'a- 
venir leur cache des surprises, 
des fardeanx, et de* responsa- 
bilités tant profanes que reli- 
gieuses à rencontrer. Alors 
confiants dans la grande puis- 
sance de la parole, ils sont ré- 
solus d'apprendre à s'en servir 
le plus efficacement possible 
pour les excellentes causes de la 
vérité et de la vertu. D'ores et 
déjà ils adoptent la définition 
de l'orateur donnée par Féne- 
lon: "l'homme digne d'être 
écouté est celui qui ne se sert de 
la parole que pour la pensée et 
de là pensée que pour la Vérité 
et la vertu". 

A 



^philosophes. Son plaidoyer 1 date. 

t aucune équivoque sur 's'improvise pas orateur, ils ont 



ii ' i ' 



Woods Manufacturing 

Go. Ltd. 
huCl. p.q. 



Débats 

INTERUNIVERSITAIRES 

Les noms de jios représen- 
tants dans les débats "interuni- 
versitaire" et "public" vous ont 
déjà été annoncés. Nous venons 
aujourd'hui vous donner le li- 
bellé de ces mêmes débats. 

"Le bilinguisme intégral nuit 
à la culture française". Voilà 
la question en litige qu'il nous 
faudra discuter contre l'Univer- 
sité Laval et contre l'Uni verBité 
de Montréal. 

L'Université d'Ottawa défen- 
dra l'affirmative chez elle con- 
tre. Québec, cependant que 'son 
autre équipe soutiendra la néga- 
tive de cette même question a 
Montréal. 

Paul-Emile Morvan et Rémi 
Millette, adversaires de l 'an der- 
nier au débat public, uniront 
leurs efforts contre les amis de 
la vielle capitale, tandis que 
Jacques Boucher et Mafcel^Oui- 
met, éminents philosophes,, por- 
teront nos couleurs à Montréal. 

Ce débat aura lieu le vendre- 
di, 9 février prochain. 
PUBLICS 

"Il est avantageux pour les 
Canadiens-français de faire 
partie de l'Empire Britanni- 
que". Cette question d'écono- 
mie politique ne manque certai- 
nement pas d'envergure et pro- 
met d'être des plus intéressan- 
tes. D'autant plus que MM: 
Raoul Fréchette, Paul-Emile 
Rolland, Lorenzo Lebel et Rob. 
Barsalou sont des copains qui 
s'y entendent à merveille dans 
l'art d'arrondir des périodes et 
de faire valoir des arguments. 
De vrais bretteurs politiques, 
quoi ! . . . capables de convain- 
cre les plus récalcitrants* Ce se- 
ra, pour le dimanche, 8 avril, 
au théâtre Capitol. Bienvenue h 
tous, i 

En attendant de vous adres- 
ser la parole, nos jeunes ora- 
teurs bouquinent dans les biblio- 
thèques et c'est encore un bon 
augure que de s'armer clandesti- 
nement... poi^r pareille discus- 
sion. 

La Société des Débats fran- 
çais remercie ceux qui ont bien 
voulu assister à ses débats l'an 
dernier et se permet d'espérer 
pour cette année, un auditoire 
aussi nombreux que par le pas- 
sé. Rémi MILLETTE, 
Prés, de la Société des 

Débats Français. 



Décidément les disciples de 
Shakespeare sont d'un entrain 
•remarquable. Ils préparent leurs 
débats avec soin et les donnent 
une facilité édifiante — le 

par coeur" ne manque pas» 
soit dit en passant. "\ 

Lundi, le trente du mois der- 
nier, MM. O. ijolltngwo'rth et} 
M. Dubé ont discuté contre MM. 
C. Cou tu et K. Shea sur le quea* 
tion d'un District Fédéral pour 
Ottawa et Hull. La négative 
l'importa la palme grâce à l'a- - 
dresse de M. Shea. 

Lundi, le six de ce mois, on 
traitait de l'Indépendance qui 
devrait être actroyce aux Phi- 
lippines. MM. S. Mitchell et lu 
Labonnc défendirent a\^eo- une 
habilité peu comune le côté a£- I 
firmatif, tandis que MM. Et 
Marcoux et F Benoît soutin- 
r< nt la "négative. M. Marcoux, 
connaissant l'art de prouver, de 
charmer et d 'émouvoir, en vrai 
-rhétorieien quoi..., fit pencher 
la balance de son côté.. 

Il y eut pour égayer les es- 
prits trop absorbés dans le sujet 
deux récitations fort bien dites, 
et un quatuor de chant compo- 
st de MM. W. Powcrs, Johd 
Veale, H. WarÛ et K. Shea, vint 
faire rire rassemblée. On vil 
I liseurs diseussions s'engage^ 
parmi les spectateurs après lé 
débat, ce qui atteste de l'atten- 
tion de l'auditoire et du bon' 
goût que nos confrères ont pou* ^ 
l 'improvisation. 

Le R. P. Danis se déclara trèg 
satisfait de la façon dont loi 
choses se passaient aux séance* 
hebdomadaires ainsi que dana: 
fous les domaines d'aetîvké dC 
leur Société. """ 




La pièce annuelle de la So- 
ciété 6e jouera cette année le* 
deux décembre. On est à exerce* 
"the Spider" sous l'habile di- 
rection de M. Hayes. Nous lexn* 
souhaitons un grand succès ave* 
ce drame. 

Jean-Paul POULTN* 



a Compliments 

OTTAWA 
DAIRY 



ROBERTSON Frères 



(Anciens «ère. de l'Univenilé) 






Nous vous Invitons 
à venir voir nos 
nouvelles mar- 
chandlses d'autom- 
ne et d'hiver. 

~i-:- - ; 

153, Rideau 



68*7 




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Hufl, *.a — TU: ftlw. 10» 






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LA KOTON1*, M KOVKMBBg lfM 




pROPEinitBàiKÎ 



POURQUOI PLEURER ? 



i'ourquoi pleurer quand la vie est amèrc, 
guaud hi douleur étreint io'u pauvre coeur . 
Ne sais-tu pas que l'homme aur 1a terre 
F*r la souffrance achète le bonheur? 

Pourquoi pleurer quand tes amis te quittent! 
Quand tu es seul, délaissé, loin des tiens, 
Regarde au ciel et vois: ceux qui l'habitent 
Souvent pour Dieu ont dû rompre ces liens. 

* Pourquoi pleurer quand laHempête gronde, 
Quand la tourmente en toi veut tout briser? 
Implore Dieu, » est maître du monde, 
Dis-lui ta crainte, il saura l'apaiser. 

Dans la douleur, lorsque l'on t'abandonne 
Quand épuisé, tu voudrais te livrer, 
Implore Dieu, toujours, pour qu'il te donne 
La paix du coeur: c'est mieux que de pleurer. 



* ! o vous à&nt Us leçon*, &« Conseils aux 

sains et la tendresse 

Guidant mes faibles pas au sen- 
tier de la vertu, 

Aimables sectateurs d'une en- 
mable sagesse 

Bientôt je ne vous verrat plus! 



J. F. 



\ 



En butte aux postions, au fort 

de la tourmente, 
Si leur fougue un instant m e- 

cariait de vos lois, v 
Puisse au fond de mon coeur 

votre image vivante 
Me tenir lieu de votre voix / 

Ainsi, tout ému à la pensée 
du départ prochain, ce jeune 
homme au coeur si aimant ne 
peut résister au besoin de don- 
ner une nouvelle marque d'af- 
fection À ceux qui partagent en- 
I eore plus intimement sa vie de 
coH'irien. 



I, 'automobile est la bête 
d'aujourd'hui comme le cheval 
l'était du temps de nos grand 
pères. Hier on payait le foin, 
aujourd'hui on paie la gaxoline. 

Une réflexion sur le nombre 
d 'accidente avec cette bête rou- 
lante, porte à croire que le 
char" est fait pour les gens dis- 
traits. Or, aux gens distraits, 
il n'y a rien comme des petits 
conseils pour leur "relever le 
moral". l>onc» allons-y pour 



quelques-uns (excusez le syllo 



. ** 






>• 



Réflexions d'un 
finissant 

Tel un pécheur, avant de s'a- 
venturer sur la mer, interroge le 
qiel et -les flots, puis jette un 
dernier coup d'oeil sur son em- 
barcation, ses agrès et ses" divers 
engins de pêche, ainsi le philo- 
sophe senior, au début de sa 
dernière année, avant de se lan- 
cer sur la mer du monde, scrute 
rhoriion de ses rêves, de ses 
ambitions, choisit sa voie et com- 
mande à son coeur de le bien se- 
conder. Ses principes de la 
«aine morale ont-ils suffisam- 
ment imprégné son âme pour 
qu'i's puksent donner à sa vo- 
lonté une bonne direction au 
milieu de la tourmente des pas- 
sions ? Son intelligence est- 
clle accoutumée aux grandes lois 
de la divine logique pour guider 
su vie dans le droit chemin de 
la vérité 9 



Seul avec lui-même au milieu 
delà retraite, l'élève philosophe 
forme de graves résolutions puis- 
qu'il lui reste encore une de£- 
mère cliance de travailler à ac- 
quérir ce que lui manque. 

Cependant, au milieu de cet 
inventaire spirituel et intellec- 
tuel, il s'est rendu compte non 
seulement de ses desiderata mais 
aussi de ses grandes ressources. 
En jeune homme chrétien et 
bien né, il sait rendre grâces 
à* Dieu et à ses chers parents 
de ce qu'il set devenu. C'est 
dans cette pensée que le jeune 
homme rêvera d'un avenir glo- 
rieux pour lui et pour les siens. 

Mais, il y a aussi ces hommes 
de Dieu qui ont remplacé ses 
parents, qui sont pour cette rai- 
son les pères de sa vie morale et 
intellectuelle. Qui, en leur pro- 
mettant une éternelle reconnais- 
sance avec le poète il leur dira. 



A la roue on connaît les b< 
chauffeur, et* c'est sous 
roues qu'on reconnaît les 
vais. 

Ah! qu'est-ce que je vu 
(Técriret Des conseils Ai 
chauffeurs! C'est peine pei 
quand je songe à cette parole \ 
"11 y * loin de la coupe aux 
vres" mais il n'y a pas loin 
la station de gasolinc à la 
tion de police. 

Gendarme ! arrête* un chai 
feur, il repart nu galop . . . 

GcraM BOUTET. 



"Oui toi, douce amitié, reçois 

mon hommage." 
"Tu m'as fait dans tes bras 
..-goûter de, vrais plaisirs". 

Mais bientôt il va falloir nous 
séparer. Encore une année ! Pro- 
fitons-en pour sceller notre_ ami- 
tié dans la poursuite du bien et 
de la vérité. 

Ainsi, ehers pères et frères 
de mon âme, pour vous prouver 
que. votre souvenir m'accompa- 
gnera toute la vie, je vous fais 
avec Lamartine cette promesse 
des plus sincères : 

"A son dernier soupir, mon âme 
déf amante" % 

"Bénira les mortels qui, firent 
mçn bonheur;" 

"On entendra redire à ma bou- 
che mourante" 

"Leurs noms si chéris de' mon 
WMHW/'. V îT 



P. E. R, 



gisnie). 

Cher, chauffeur, attention a 
l'automobile qui roule derrière 
celle qui est en-avant de la tien- 
ne. Pour cela, pas de distrac- 
tion, je f en prie ; ne pense pas 
à la mort de Louis XVI, mais à 
la tienne. 

Agis sur le pavé comme si 
tout le monde t'en voulait à 
mort, et souviens-toi que rien 
ne sert de rouler à quatre-vingt- 
dix milles à l'heure si l'on en 
vient à perdre la route. 
_ Si tu longes un fossé, pense 
à ta fosse. Voltaire écrivait un 
jour: "la peine suit le crime, 
elle arrive à pas lent", et le cri- 
me suit le chauffeur s'il part a 
toute vitesse. 

Un fou te demande la route? 
Laisse-le passer, tu le ramasse- 
ras plus loin. D'ailleurs un sot 
trouve toujours un plus sot qui 
le dépasse. j 

Méfie-toi des gens éméchés et 
des chiens endormis, surtout 
des bestiaux qui vont boire et 
des hommes qui en reviennent ; 
si des vaches vous barrent la 
route, dites-vous, sans scrupule, 
qu'entre les chauffeurs et elles, 
les plus bêtes ne «ont pas ceux 
qu'oiTcToit. V- ^^ 



Saviez-vous que, 

Robert Barsalou est rev* 
le Chicago où il a "représeï 
"La Rotonde" à lTBxposil 

Universelle. 

• • • 
"Gène" N. a profité de 
naïveté de certaines jeunes 
moiselles de la Côte de Sable 
poinT de se faire présenter 
me un Anglais pur . . . 

l-JLc Xfcrecteur est "au coi 

de Chimie" le jeudi à 4.45 pj 

• • • 

Rolland, alias "Pat", est 

enthousiaste de la populatic 

hulloise. Son sport favori est 

"Parchési." 

• • • 

Plusieurs finissante ont 

"égaré" leurs épingles de 

se . . . 

• • • 

C'est grâce à "l'éloquei 
de P. E. M., l'un des orale» 
du Débat Interuniversitaire, 
nous comptons maintenant 
nombreuses abonnées . À VE< 
des Gardes-Malades. 

Job SERl 



\ 



Pendant que d'agréables mo- fuser sa science par son proêS 



£ 









V 




nients s'écoulent, arrive l'heure 
du concert de la soirée. Vite! 
Les pantalons blancs, et gilets 
bleus ornés du ruban universi- 
taire. Toilette, cirage de bottes, 
tout se fait avec rapidité et 
nous reprenons la route de la 
salle théàtralte où un nombreux 
et sympathique auditoire nous 
comble " d 'applaudissements . Et 
cette fois, c'est le grand public 
d'Hawkesbnry, l'aristocratie je 
dirais, qui^ s'entiche de nos ar- 
tistes et qui avant même le 
concert nous fait l'ovation 
d'une considération distinguée 
qui ajoute à notre personnalité 
un certain air d'importance et 
pour laquelle nous noua rengor- 
geons fort manifestement. En- 
trez dans n'importe quel res- 
laurant de la ville, du moment 
que l'on voit votre pantalonj 
blanc;, tout est gratis. Vous 
faut-il des pastilles, on vous en 
donne deux fois la quantité de- 
mandée et vous ne déboursez 
pas un sou. Voua faut-il autre 
chose, tout se règle d'après la 
même générosité. Sur la rue, 
même popularité; tout le mon* 
de vous regarde r vous recueil- 
les partout des sourires frais de 
vingt ans, et les gens s 'incli- 
nent devant vos pantalons 
blancs. Au concert, c'est une 
vraie frénésie ; les applaudisse- 
ments révèlent un emportement 
•ans frein. CTesi presque un en- 
gouement 'général, lorsque 
"Maître Toccato", par des in- 
vocations ardentes, et des ges- 
tes fantastiques invoque les 
esprits et les prie de descendre 
su». -."Jean Matois", dans la 
ifcLe duquel il est en train d'in 



dé * ' néo-nervoso-électro-magné- 
tique". Et uous de nous enor- 
gueillir devant de telles mani- 
festations. Nous écoutons, les 
oreilles tendues, les éltoges que 
fit de notre Société, monsieur 
le Chanoine Gascon qui ne né- 
glige pas les artifices de la rhé- 
torique. Il recommande aux 
auditeurs de répandre parmi 
leurs amis, le succès que nous 
venions de remporter, souhai- 
tant que l'auditoire du lende- 
main ne soit pas moins nom- 
breux: ce qui serait encore une 
preuve et du goût artistique 
des citoyens d'Hawkesbury et 
de leur intérêt à encourager la 
propagande de la bonne musi- 
que. 

Après qu'eurent résonné 
dans les ' * voûtes de la* salle thé- 
âtrale les derniers accords de 
"O Canada", la foule se disper- 
sa; et nous, nous retournâmes 
au presbytère dans l'intention 
de nous y retirer pour la nuit 
après avoir assisté à un festin 
noctune dont le menu avait eu 
en abondance et en- variété 
réioquence du bouquet de la 
matinée. On en vit même s'in- 
quiéter de leur digestion tant 
avait été généreux l'appui de 
leur fourchette. Un procédé 
d'élaboration * artificielle fut 
alors mis à l'épreuve. On se 
rend- chez -l'ami Lafrance et 
"youpMa! la!" on est sur pla 
ce donnant à son corps des con- 
torsions violentes pendant 
qu'une machine automatique 
exale des mélodies entraînan- 
tes... 

Quant à ceux qui se montrè- 
rent tempérent»i ils se bornè- 



rent à rester dans les limites 
du presbytères, s 'entretenant 
respectueusement avec de gen- 
tilles demoiselles dont la pré- 
sence semblait réjffûir de jeu- 
nes coeurs assoiffés d'une af- 
fection passagère ... Il y eut 
grand dépoiement de courtoisie 
dans les manières, de douceur 
dans lie langage, l'élégance 
dans les sourires... Quel 
champ d'études psychologiques 
pour l'ami "Sab M ... 

Telle était la situation de nos 
étudiants. A l'heure déterminée 
par . le Père "iBravel, "les 
oiseaux nocturnes " passable- 
ment fatigués psr le sautine- 
ment de la valse . . . revinrent 
au bercail, contents de reposer 
leurs ailes dans des" nids duve- 
teux La première journée 

de notre séjour dans la ville 
d'Hawkesbury se terminait 
ainsi avec cette " particularité 
que cr Sab>y,'^ Villeneuve et 
moi nous nous réfugions chezf 
l'ami Olivier Leroux où Mor- 
phée eut bientôt fait de nous 
séduire ... au point que la neu- 
vième heure de lendemain nous 
trouvait encore dans le lit. 
Grâce h l'intervention de Mme 
Leroux, nous eûmes le" temps 
avant la Grand 'messe d'aecep- 
ter le déjeuner qu'on avait tout 
spécialement prépsré pour 
nous. Ayant de la manière la 
.plus édifiante assister à l'office 
divin sur le perron de l 'église 
(faute fie place à l'intérieur) 
nous fûmes à la merci du vent 
et de la pluie. Nous nous ren- 
dîmes chez Monsieur le chanoi- 
ne Gascon pour nous joindre a 
nos confrères. C'est alors que 
Jean Leblanc se met en recher- 
che d'une corde 'de vioftm et 
que n'en ayant trouvé, confesse 
son trouble à une demoiselle. . . 



qui veut bien l'aider. Mais, dé- 
marches inutilesT. . et décep- 
tion fatale... l'ami Leblanc se 
voit le dupe. . . d'une complai-' 
sance rusée . . . Les heures se 
poursuivent toutes pleines de 
gaité comme celles de la veille. 



Ainsi arrive le concert oVtawa". Quelle ne fut pas al 



l'après-midi et celui de la soirée 
qu'un nouvel auditoire vient 
applaudir. La journée, comme 
la précédente, regorge de mo- 
ments délicieux et les égards, 
dont on nous entoure, loin de 
diminuer dans leur prodigalité, 
se font toujours plus chaleu- 
deux et plus empressés. Nous 
aurions voulu ce jour plus 
long... mais l'heure du repos 
était venue. Il fallut, hélas, 
mettre fin à ces réjouissances 
que la nuit vint envelopper 
comme dans un doux rêve . . . 
Le lendemain nous vit plein 
d'ardeur et d'animation, quoi- 
que nous sentions- venir de près 
le moment du départ. "Si nos 
jeunes coeurs s'étaient laissés 
aller à l'idée" que notre séjour 
si riche d'amusements devait 
•bientôt se terminer/ nous se* 
rions devenus presque tristes... 
car quel contraste avec la vie 
que nous menons avec celle 
d'Ottawa." C'était bien en effet 
les paroles de l'ami Côté dans 
son discours d'adieu prononcé 
au repas du midi. L'émotion qui 
le saisissait lui donnait des mo- 
ments d'éloquence. Comme il 
interpréta bien nos pensées et 
nos sentiments! Monsieur le 
chanoine Gascon prenant ensui- 
te la parole et protestant de 
son zèle et de son dévouement 
appuya l'idée qu'à la Société 
Stc-Cécile et à ses dévoués di- 
recteurs devaient revenir les 
pJne grands remerciements qui 
soient. Comme hommage pour 



le secours que nous lui avi 
si généreusement prêté, le d 
noine Gascon fera graver 
lettres d'or au haut du 
Tabernacle de In nouvelle 
se l'inscription suivante: ' 
des élèves de l'Université d' 



notre émotion devant cet 
gne honneur qu'il daigna 
accorder' En retour de cet 
marque aussi profonde d'afft 
t ion -le nom de Monsieur le 
noine Gascon sera à jamais 
vé dans nos souvenirs. 

Ainsi s 'écoulèrent les d< 
niers moments de notre résid* 
ce au presbytère de Monsic 
le Chanoine avec ce 
échange de paroles qui, de 
et d'autre, témoignait d'i 
amitié sincère. Quand trois 
res sonnèrent, no*us étions toi 
à la gare attendant le train 
devait noua, ramener à n< 
Aima Mater. Impressionnés 
nous étions par trois jours < 
sécutifs de pleine félicité, n< 
étions gais, murmurant, je 
les rapelle encore, des chai 
joyeux pendant qu'au dei 
tombait une pluie toonott. 

Bientôt le train s'avança 
nous y montâmes sans romj 
ces élans de gaieté qui n( 
avaient accompagnés durant 
doux instants de notre séj< 
en la ville d'HawkesDury. 

Ainsi nous retournions 
l'Aima Mater après avoir je 
un instant de 5'accalmie 
études et rapportant dans 
coeurs de précieux souvei 
desquels surgiront désoi 
les doux noms du Chanoine 
des Révérerfds Pères Oral 
Paquette etLegault 



Ubeid DÇP 



LA ROTONDE, 15 NOVE? 



1M3 



DEUX... SOUS 
LA ROTONDE 

Ah! Lue, te voilà enfin. De- 
puis cinq minutes je brûle du 
lésir de te voir. Mais j'étais 
résolu à t'attendre que je 
'aurais bien donné encore une 
fceùre pour arriver. 
Ces -paroles si élogieuses et ai 
mieales jaillissaient spontané 
lent du coeur de notre vieil 
_ Georges. Rencontrant de 
louvean son cher Luc sous la 
Dtonde, il entamait avec cet 
entrain une conversation où il 
>révoyait beaucoup de choses 
itéressantes . . . 

Au calme et au sérieux de ces 

(eux belles figures d'adoles- 

mto se devinait une mutuelle 

Dnfiance, et dans leurs regards 

lisait la plus forte amitié. 

rant au le bonheur de gran- 

__ ensemble, de poursuivre en- 

&mble leurs études à lTJniver- 

ité, d'y goûter les mêmes 

ries, d'y partager les mêmes 

, ils avaient vu leur af- 

ction s'accroître de jour en 

• 
Aujourd'hui, parvenus an 




I 



lu vie m'apparait sous un autre 
aspect. Veux-tu savoir ce qui 
m a définitivement gagné» Ce 
ne sont pas tant tes paroles de 
l'autre jour, mais e'est ta con- 
duite en accord toujours avec 
tea principes. L'exemple de ton 
entier désintéressement me 
prouve que tu ne travailles pas 
T»our la "galerie". Aussi, je 
voudrais bien te ressembler. . . 

— Merci du compriment 
Mais, mon ami, tu te trouves 
déjà sur le véritable chemin... 
Tu as de la bonne volonté, et 
beaucoup... tu as même les 
qualités requises pour vivre en 
homme convaincu . . . 

— t Tu 'crois f Pourtant, il me 
semble que seul, je ne pourrai 
pas tenir longtemps. D'ailleurs, 
n'est-ce parle cas de beaucoup 
d'antres, qui ne manquent pas 
de bonne volonté, mais qui se 
laissent quand même glisser 
dans le courant routinier. . . 

— Pourquoi, alors, ne pas. ré- 
unir toutes nos énergies isolées 
en une seule, forte, eapable 
d'inspirer confiance aux cama- 
rades, les faisant profiter de 1» 
collaboration de tous! Sans 
doute, il nous faudra sacrifier 
notre personnalité propre, e 



lus beau moment de la vie, ce- Z^ZST^LTl / K ' " 



d'une florissante jeunesse, 
tentent leurs coeurs débor- 

r de sève et leur âme d'idéal, 
espèrent en l'avenir grand 

vert devant eux et plein 

attraits pour les ambitions de 

urs vingt ans. 

On le verra, Georges n'est 
le même que l'autre jour, 
s qu'il débitait avec sa ver- 
intarissable quelque bon 
r trop bien réussi. Au eon- 
re, if annonce par son atti- 
ide plus réservée l'intention 
parler sérieusement C'est 

teure des confidences. . . 

Ce changement inopiné dans 

conduite de Georges n'échap- 
pas à l'oeil perspicace de 

c, qui «Ltat^on ne peut plus 

ureux. H lui en témoigné sa 

trprise * * 

— Que t'est-il donc arrivé, tu 
parais bien changé t Que 

st-il passé d 'extraordinaire f 
voilà si sérieux tout à coup... 

— Vois-tu, tes bonnes para- 
de l'autre jour me sont ai- 
droit au coeur et m'ont 
î à la réflexion. Je pense 

inenant à autre chose qu'au 
\ qu'aux fêtes, qu'aux Bor- 



Que je suis heureux de te 

►ir ainsi, Georges. 

J — Je te dirai même da vanta 

Luc: Me voilà devenu tout 

^tre au point que je ne me re- 

mais plus moi-même. Aussi, 



M. A. Mmhoncj, prés. 
C P. Mahonrr, génnt 
Léo R. Motard, sec 



Cie Indépendante 
de Charbon Ltée 

[CHARBON BOIS 

latériaox de Constrac- 
ien . Hnlle combustible. 



Groe et Détail. 



♦ 



OTTAWA 



*r*mm-rbct: 

Kelth, 



^v~* • 



88. Bank 



JpéfhosM»: 



Mê-i71-»72 



compter . . . Mais, songe aux 
conséquences: Quand dix jeu- 
nes hommes, cent, mille travail- 
lent ensemble, repartis, enca- 
drés dans des groupes divers, [ 
fascinés par le même idéal, gui- 
dés par w même pensée, soute- 
nus par la même espérance, que 
ne peuvent-As pas accomplir f 

—Oh ! Lue, tu joues la eorde 
qui me fait vibrer. . . Tout cela 
répond tant au besoin que j'é- 
prouve, aux aspirations nouvel- 
les que je ressens en moi. . . Je 
veux me dépenser. . . Que je se- 
rais heureux, si bientôt nous 
pouvions en arriver là! Avec 
quelle joie j'apporterais mon 
concours, avec quel entrain je 
serais prêt à me dévouer pour 
lies antres comme tu le sais si 
bien faire, toi . . . 

— Oui, Georges, groupés au- 
tour d'une même idée, nous 
sentant les coudres, assurés de 
l'appui les uns des autres, à 
quel dévouement nous refuse- 
rions-nous f. . . Que dirais-tu si 
nous gagnions Maurice à notre 
cause et si nous le décidions à 
se joindre à nous?. . . Ouelapô- 
tre il deviendrait! Doué des 
plus belles qualités: un grand 
prestige, avec cela le don d'a- 
mener les camarades à penser 
comme lui — nous en savons 
quelque chose, tous les deux — - 
il pourrait, au lieu de nous 
pousser à quelque mauvais tour, 
noiw entraîner À l'accomplisse- 
ment du devoir. . . 

— Quoi tempérament de ehef, 
en effet, que ce Maurice ! Pour- 
quoi ne pas le 'compromettre 
dans 3e bienf. .. Si tu le veux, 
ce sera notre prochaine conquê- 
te? 

— Ainsi, en travaillant en- 
semble, comme tu le prévois 
déjà, nous ferons beaucoup de 
bien . . . Notre vie de collégien» 
y gagnerait pour autant: Elle 
serait plus belle, plus ggotéû, 
plus heureuse . . . 

• — Ohl La, belle affaire. . . 

— Ce n'est pas tout. Les biens 
innombrables qui en découle- 
raient seraient tout à notre 
avantage: Notre pitié, notre 
travail, notre conduite y gagne- 
raient de beaucoup. . . Puis, par 
Je bon exemple, nous pourrions 
rayonner sur les autres et nous 
montrer des conquérants- tels 
que le veut notre Saint Père le 
Pape... 

Comme je te comprends 
mieux aujourd'hui... Et tons 
les camarades te compren- 



draient aussi, «'ils t'entendaient. 

— Encore, en noua mettant 
plus souvent en face de notre 
idéal, en sondant lea obligations 
de notre vie d'étudiants, en en- 
visageant nos devdirs sociaux 
et catholiques, nous saisirions 
le sérieux de notre vie, nous 
verrions mieux les services que 
**Egiiae et la Patrie attendent 
de nous ... ~rj* 

— Te voilà éloquent. . . Mais, 
dis donc. Lue, il existe déjà des 
associations vaillantes qui enré- 
gimentent les jeunes gens. . . 

— Certainement. . . et cHea 
ont fait leurs preuves. . . tout 
en répondant aux déairs et anx 
directives du grand Pape de 
l'Action catholique, qui désire' 
ardemment voir partout les laï- 
ques seconder le travail du prê- 
tre.. . 

— Alors, voilà bien ce qu'il 
faut pour que tous nos efforts 
coalisés produisent les plus heu- 
reux résultat*. . . Tiens, allons 
en parler tout de suite à Mau- 
rice . . . Surtout, prions avec ar- 
deur pour cette belle cause qui 
devrait faire se lever en masses 
serrées toute ,1a jeunesse étu- 
diante . . . Agissons. . , espérons 

I ... et à l'exemple des grands 
apôtres laïques, Albert de Mun, 
Frédéric Ozanam, préparons- 
nous à servir de notre mieux 
pour le triomphe du Christ-Roi. 

— Voici Maurice. . . 
Didier Plai sance. 

LA SAINTE* 



\ CATHERINE 

Pour un Canadien-Français, la 
Sainte Catherine est, par excel- 
lence, une fête traditionnelle. 
Ancrée dans les moeurs du peu- 
ple et fêtée dans toutes les fa- 
milles, e'est vraiment une fête 
de "chez-nous", une fête du ter- 
roir. V 

Son nom n invoque-t-il pas, 
peur nous tous une bordée de 
neige, ordinairement la premiè- 
re de l'année? Nos souvenir* 
d'enfance ne nous rappellent-ils 
pan lea " orgies" de tire qu'alors 
nous faisions et les rêves que cet- 
te fête, signe avant -coureur de 
l'approche alors merveilleux du 
temps du nouvel-an, amenaient. 
La légende de l'origine de la 
Sainte Catherine au pays est 
plaisante. On dit que la Bien- 
heureuse Marguerite Bourgeois, 
ayant ouvert sa première école 
pour jeunes filles à Montréal un 
25 novembre, célébrait chaque 
année cet anniversaire. Or les 
suereries et les bonbons étaient 
à cette époque, fort rares dans 
la colonie. . . et la bonne rdi 
ligieuse cuisait à cette occasion 
pour les élèves, une tire de su- 
cre d'érable. 

Les jeunes filles formées à 
son école, revenues à la maison, 
et surtout une fois mariées et 
devenues mères de famille, éta- 
blirent à leur foyer cette célé- 
bration de la Sainte Catherine. 
L'habitude se propagea rapide- 
ment et devint une coutume: 
preuve de l'influence de la fem- 
me sur les traditions d'un peu- 

D'atitre part, on sait qu'en 
Europe S te Catherine, patron- 
ne de la faculté de Théologie de 
l'Université de Paris et patron- 
ne des Philosophes, pour avoir 
confondu les Docteurs d'Alexan- 
drie sa ville natale, est aussi pa^ 
tronne des étudiants en générai 
et des jeunes filles. . . dont la 
jeunesse est devenue relative. 

Aussi obéissons-nous à un dou- 
ble devoir, en la célébrant: nous 
fêtons notre patronne et conti- 1 
nuons une tradition. 

Le comité chargé cette année 



à l'Université de l'organisation 
de cette fête est composé de phi- 
losophes dont voici les noms: 

Président, M. Kobert Portier ; 
vice-président, M. Arcade Per- 
rier; secrétaire - correspondant, 
M. Paul ,Boueher; secrétaire- 
trésorier, MM. J. Y. Boulay et 
J J. Garneau ; cons. MM. Basai 
Préchette, Laval Portier et P. 
Louis Harbeek. 

Les invités d'honneur au ban- 
<iuet servi à cette occasion sont : 
Son Fxc. Mgr Forbev Mgr 
Charbonneau, P. D., Son hon- 
neur M. le juge Angers H plu- 
sieurs autres personnages de 
marque. 

Après le banquet aura lien 
dans la salle de récréation des 
"Grands" une soirée récréative. 

Espérons qu'un très grand 
succès couronnera le travail du 
comité. Il est 'des choses dont le 
souvenir est très doux lorsqu'on 
a quitté son Aima Mater et qu'on 
est devenu Ancien et je erois 
que la célébration de la Sainte 
Catherine en est une. . . une* 
vieille tradition, semée dans cet- 
te, institution il y a quelques 
vingt ans par la société des Dé- 
bats Français, tradition qui a 
grandit et qui maintenant fait 
partie intégrante d'une forma- 
tion qui caractérise notre Uni- 
versité. 

Paul GIR ARD. 

EN MARGE DE 
TOUT... 

Tout le monde était sous séro, 
le cinq. C'est à se demander si 
l'Université n'aurait pas pu 
prende quatre défaites le même 
jour, en trois joutes, pour arri- 
vera sous ... . aéro elle aussi. 

• • • 

"Le Maître Casselot" — ehef 
de cris dirait l'Hebdo- Laval — 
était plus tenté de crier au, vo- 
leur que d'encourager l'équipe. 
Pourquoi î Pensez à Maggie... 

• • é 

Benoit 4pnna cinq points au 
Toronto en-terftant d'en sauver 
un. "Bene" à fourni une si bril- 
lante saison et une si sensation- 
relle partie que tout le monde 
lui a vite pardonné sa faute. 

• • • 
Cannon entrait dans les poids 

lourds du Toronto comme une 
locomotive, ses deux poings fai- 
sant office de pistons. Milton, 
comme toujours excitait les com- 
pagnons à y aller sans ménage- 
ment ... 

En fait de compte, le Rugby 

n'est pas du *'Ping-Pong". .. 

• • • 

Jimmy Veale a fait sa pre- 
mière erreur depuis quatre ans 
qu'il joue. Sur "Une formation 
pour une botté," il fit un envoie 
trop haut à Barnabe. Pour com- 
ble de malheur, le jeu se fai- 
sait sur notre ligne de fond et 
le bsJlon^compta, seul, tout seul, 
deux points pour l'adversaire. 
Jimony nous a prouvé qu'il a 
largement réparé la gaffe: il 
est sorti de la joute la figure 
lacérée. Preuve éloquente . . . 

1a joute : force, brutale vs 
science. Contre la forée pas de 
résistance. : 

• • ■ 
Tout le monde grelottait 

quand, tout à coup dans l'estra- 
de un rire ah ! un rire qui fît re- 
tourner tout le monde; Jean- 
Louis avait trouvé .quelque cho- 
se de drôle • . . 

Et tous se remirent à grelot- 
ter .. . 

ses 

A la Toussaint, ce pauvre 
Paul Girard s attendu en vain 
une personne qui est pour lui 
tout-Mnnfr£«î. Vmvi <l*vines 



qui T — C'était le juur des. morts 
... et Paul a dû méditer de dix 
heures du matin à six heures du 
soir, sur la douceur dç l'âm< 

qu'il condamnait. 

• » • 

Jocelyne nous a donné un con- 
«*il : il ne faut jamais la pren- 
dre an sérieux. Bébé demande 
la lune en attendant ... sa 
lune de miel. 

• • • 

Ti-Gonrd est de plus en plus 
convaincu que la Philosophie est 
une science supérieure . .elle 

lui échappe complètement. 

• • • 

Ti-GourJ prend une leçon de 
boxe: Boum ( Boum I du sang; 
des chandelles, Ti-Gourd w 
rceurt, Ti-Gourd est mort. 

• « • 

Paul-Btnile fcolland veut s'a. 
eheter une ferme. . . Adepte de 
U métempsyeose, èspére-t-H 
goûter Lamartine dans le lai!; -- 
de ses Vaches f 

• • • 
Philo-Majeeu s'intéresse main- 
tenant à la ntérarure. Le nou- 
velliste lui a conseillé de lire: 
"De l 'influence des Pastèques 
sur les rayon* cosmiques" psr 

Monsieur de Voltaire 

• • ■ v 

Pbùs d'un Chevreuil aurait 
envre" les course/ de Gagné. 

• • • 

J aihie qu'on me traite comme 

je traite quand je traite. 

• • • 

Comme !e Parisien pour Paris, 
le québécois n'oublie jamais son 
vieux Québec. 

Donc bons souhaits à l'Hebdo- 
Laval qui fait maintenant par- 
tie de la ligne de goure t "Rail- 
way-Paper. 



• 






5S= 



Allez mes vieux, je prends mo- 
ralement part à vos futurs suc- 
ées. 

Marcel PICHE. 

s 

PALMARES 

COUB45 DTJflf ATnK I I^TION 
OCTOBKK 1*33 

4 A-1-Aorète Poirier, 2- Rosaire Mwr 
rhand, 3-N«**crt Ds*aay. 

« B l Yt« Bsaalae, 2-EmHe Fs* 
1*7. »-W0St*d Carrier. 

« C-1-Bagfse Marcotte, 2-Gastoo 
MoriBWtte. J-Bmno Dtcalre. 

4 D-1-Gearges PraThomme, Z-tu 
^ fcert Sorte**, 3- John Cmêttm. 

3 A-l-nené Thihaalt, 3-L«cfea Le. 

olerc, 3-Jeaa-Yves Mgrac 
-1-Rector Emond. 2-Herré PI- 

«ard, 3-Bssar Mageas. 
3 C-1-Martei Grigmm, 2-JoSa WW- 

Un. 3-Joaeaii CharlaaS. 
3 D-1-Léo-Paal Poirier, 2- Lés 

Lasctôt, 3 -Henri TTrlhaiiHMi 
J E 1-Johnaon Waam«y. 2-Ajtfré 

PfMribK, S-Cyril McManav. 

5 F- X -Frank Ferry. 2-Mertin Ma 
hooer, 2-Niek CttaJyko/f . 

2 A-1-P«ul Lemienx, 2-Manrlce 
Chaînon, S-Jean-Paol 



■CM 



*o . . 



. 









2 C-l -Charles- Aucmte Provost. t- 
- Ernest LSfris, 3-Lncfaa Taer- 
rier 

2 B 1 André Hartnbise, 2-GêraU 
Gagner, 3 -Léo Aaonmair. 

2 D 1 Francis Bagaa, 2 - George 
Friend, 2-Orioffe Dorion. 

1 A-1-Vincent BerUngnette et Ber- 
ssrd Dort—, 2-Fernand Boar - 
Ssnsss a, 3-Romald Delher. 

1 B-l -Maarioe Fortin, 2- Hector 
San**, 3-Jean-Lonfe QaironH - 
te. 

1 C-1-BossJre Lw porte, Z-Sodolane 
Laofgne, 3-Iloa H Tonpin. 

1 D-1-Jean-Paai Fraaeeesr, 2- Ar- 
mand Viennes*, 3-JnHen Ma 

1 E-1-WMnam Dnfor*. 2-Emaserson 
'- *ey» 3-SJSlrsw Fegnrts-. 



-M 



i 







_ 



T4L— Itesidoneo: 9her. 5M1 
tumsut tâor. 3063 

LUCIEN MASSÉ 

O.P.A., UA. 

Licencie pour Ontario- Québec 

Comptable Licencié 
Syndic 



196 A. rue Principale 



Hun 



mm\ s.\ m 














— *■« If — ! "" Ji -, ..[J, * 



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— ^2 1 1 _ — _ i — i : — _i , — : \ ! — i^ .. 1 , — ^ j. _— 1 1 



ROTONDE 15 NOVEWBBE H» 



PÂÇOEÔBÏ^B 



Du rugby en vers ^ rt contre tous 

or en ce mois des morts les Dieux nous lurent contraires. 

m ^joueurs rageaient pour ™>^£ ££™ We 
Après quelques Instants d'un J^J^ ft e J**™* 1 ' 
£ bauon écrasé dans une mêlée J»nMe - 

r^om^ru^ru^f» 
Toronto^todonte, bleu ^r sur ond bUnc 



S'élance avec fureur. Grto sur couleur de sang 



mut «nu. t. pou»» -»?.;«■££*"*■ 



Minerve monte vers 



Piché-Marion 







T- 






VarsitvannuOe I Arrhes ^ciei*** 

*= L'anneau d'améthyste qui 

brmeaudoigtdeSonE.MgT 

Telle est un don de SonEm- 

nence le Cardinal Verdie^ Sul- 

Arch. de Pans. 



à Queenfa 



Samedi, le 24 octobre, le Var- 
sity tentait désespérément de 









En* le 



arer une victoire sur lui re mcttatit de ï« .part deSon 
Queen's, pour ne pas laisser To- 



Eminence, M. le Vice-Supérieur 
"Par votre 



ronto prendre trop d'avance sur gen é ra l écrivait: far voire 
lui. Mais on fajt ce qu'on peut promo tion à l'épiscepat, Saint- 
à défaut de ce qu'on veut. Le g^pice compte un éveque qe 
pointage final resta 1-1. « pins, sans compter un sulpicien 

Malgré une température gla- <j e moins". 









ciale et un champ ' couvert de 
neige et -de boue, les deux clubs 
fournirent du jeu brillant. - 

Queen's compta son point 
dans le premier quart et nos 
gars réussirent à égaler les chan- 
ces dans le damier quart: Une 
longue passe d'avant de Barnabe 
à Holt porta le ballon à une 
trentaine de verges de la ligne 
de Queen's. Barnabe réussit 
une bottée. 

Holt, Barnabe, Gagné, le sen- 
sationnel Benoît se distinguèrent 
tout particulièrement. 

PI-RION. 
♦ 



TENNIS 






g». 
■ 






-~ 



Oyez! Oyez! l'Université 
d'Ottawa garde le titre du clan 
savant. Chapeaux bas devant 
les vainqueurs! . . . La troupe du 
Kév. P. Cary a défait le Collc- 
giate Lisgar dans le concours 
qui décidait du Champipnnat 
Scholastique d'Ottawa. Le résul- 
tat final fut de trois matchs 
contre deux. Le Lisgar gagna 
un double en deux sets puis le 
Varsity prit l'autre après un 
dur duel qui nécessita trois sets. 
Michel Byrne et Jean Leveillé 
jouèrent brillamment pour sau- 
ver le championnat. 

Dans les simples, Jimmy 
Doyle et Jean Leveillé rempor- 
tèrent la palme haut la main 
après la défaite de Jean Cou- 
ture. Byrne, Leveillé et Doyle 
sont destinés à fonrnir une belle 
carrière. 

Donaldson et Addison se dé- 
pensèrent en vain pour Lisgar. 
MATCH DOUBLE 
S. Addison et J. Donaldson, 
de Lisgar, défont J. Doyle et J. 
Couture de l'Université, par 

6-3 7-5. 

Byrne et Leveillé de l'Uni- 
versité, défont J. McDonald et 
Addison, du Lisgar, par 8-6 3-6 

119. 

MATCHS SIMPLES 

J. Donaldson, du Lisgar, dé- 
fait Jean Couture, de l'Univer- 
sité, par 6-4 6-1. 

Jimmy Doyle, de l'Université, 
défait S. Addison, du Iâsgar, 



La chaîne de la croix pecto- 
rale^ Mgr le Coadjuteur de 
St-Bohiface est ceBe de „ M ? r 
Antonin Taché, O.M.T. En la 
recevant, Son»/ Mgr Yelle di- 
sait- "La chaîne précieuse du 
grand archevêque soutiendra 
sur ma poitrine la croix de i St- 
Sulpiee. Je voudrais voir dans 
cette- heureuse alliance le sym- 
bole de l'union; dans mon mi- 
nistère de coadjuteur ^de Saint- 
Boniface, des influences de 
l'Est et de l'Ouest de l'Eglise 
canadienne, fondée et unifiée 
dans la force conquérante de la 
charité du Christ; je voudrais y 
voir l'union d'un- passé très 
glorieux, plein d'apostolique 
grandeur, évocatenr de souve- 
nirs impérissables, source 
d'exemples entraînants et dun 
avenir qui ne soit pas trop in- 
férieur à ce glorieux passe, qui 
revive ces souvenirs, qui repon- 
de à ces entraînements". 



Chez les petits 

La neige et la mauvaise tem- 
pérature dejjes dernières semai- 
nes ont forcé les petits à remet- 
tre les parties de ballon. Us se 
sont re jetés sur la balle au pa- 
nier. Dana le vaste gymnase, on 
pouvait voir des douzaines de 
futures étoiles évoluer en tous 
sens, se lançant la balle et tirer 
dans les paniers. Mais on ne| 
joue pas longtemps si on n a 
nas d'adversaires. Aussi, des 
groupe se sont f ormes qui ont 
lancé des défia à d'autres grou- 
pes. Enfin, on en vint à se di- 
viser par Province: Ontario 
contre Québec. Parmi la gente 
ontarTenne, les plus ambitieux 
viennent sans- contredit de la 
région d'Essex, et legroupe prit 
le nom de "Club d'Essex . 

Moins régibnalistes, les gens 
venant des bords du St-Laurent 
*e décidèrent de combattre pour 
la seule gloire de "Québec . 

A deux reprises, Essex et 
Québec se firent Sine lutte 
acharnée, et à deux reprises, la 
victoire favorisa les petits lau- 
rentiens: la première fois au 
pointage de 23 à 9, et la seconde 

fois, 33 à 11. TW-.Î 

MM'. Côté, Rocheleau. Bézai- 
re, Laçasse, Rondot et Ojaput 
défendaient J 'honneur d kssex. 
MM. Lafrenière, Poirier, Leveil- 
lé Levinski et Raymond porte- 
re'nt l'étendard du Québec en 
triomphe. 



Banquet 
de la Ste-Catherîn 

N'oublies pas le Banquet de la 8te -Catherine 

Le Samedi, 25 Novembre, à 6 heures p. 



PRIX 



Pensionnaires, 15 



Externes, 50 sous 

T* Jean-Yves Boulay, 8-B, recevra la cotisation 
des pensionnaires, et M. J.-J. Oarneau, 7-B, 
celle des externes. 

LB COMITE. 




PAIX ET 

CHINOISERIES 



naître et d'affirmer l'existence 
d'êtres non-matériels. 

La première partie, est con- 
sacrée à l'exposé des divenj sys- 
tèmes et de leurs arguments phy- 
siques et métaphysiques, ainsi 
qu'à l'ensemble de la doctrine 
matérialiste au point de vue de 
la science, de la morale et de la 
théologie. , 

R. P. A. Lajeunesse, O.M.I. 
Le 29 novembre, le R. P. La- 
jeunesse donnera un cours pu- 
blic de physiologie, sur: "Les 
phénomènes de la chaleur ani- 



A LA SALLE 
DELE< 



Pour ceux qui ' s'intéi 
aux livres et pour renseigm 
élèves sur les nouvelles a( 
tions de la bibliothèque, h 
tonde est heureuse de pin 
mensuellement la liste des 
mes dont le R. P. Thiviergtj 
l'acquisition. Voici les pli 
cents r 

Bclloc: Richelieu <Trad. 



maie." Comme cette question a. taise) 



UN PEU DE JOIE 



par 6-4 7-5. 

Jean Leveillé, de l'Université, 
défait J. McDonald, du Lisgar, 
par 6-2 8-6. . _ 

Pierre-Louis flARBBCK, 



Notre vingtième siècle devrait 
apporter plus de joie dans l'hu- 
manité par le confort que lui 
procure le progrès de la science 
et de la civilisation, et pour- 
tant, c'est lé siècle de la dou- 
leur tant morale que physique, 
siècle de misère et de tristesse. 
La vie dans son ensemble est 
pénible, même pour l'étudiant. 
Ceux qui nous entourent n'ont 
souvent aucun sentiment de fra- 
ternité ; ils veulent assouvir des 
rêves fiévreux et des appétits 
nouveaux ; ils ne savent pas ap- 
précier la douce intimité de la 
vie de collège. 

La joie est le remède a ces 
maux, et comme le disait Goe- 
the : "elle est la mère de toutes 
les vertus". 

Heureux les étudiants qui 
portent la bonne humeur par- 
tout eu ils vont; s'ils s'éloi- 
gnent, cette liesse demeure, 
leur présence, leur entretien, ré- 
pand autour d'eux un indéfi- 
nissable bien-être. C'est à eux 
que l'a venir Sera redevable du 
retour au règne de la gaieté de 
coeur et d'âme. 
U. de O. De OHAMPLAIN. 



Du plus petit trottin au sa- 
vant à lunettes, de la fille de 
concierge jusqu'au Docte ila- 
scur tout le monde parle de 
paix! Mais voici ce qu'on pen- 
sait "Tsing-T'san" disciple de 
Conïusius, il y a quelques rdeut 
•mille ans. Ecoutons plutôt le 

Céleste. u 

"Ceux dit-Il, qui, au temps ja- 
dis, désiraient faire briller leur ver- 
tu aux yeux du monde commen- 
çaient par mettre de l'ordre dans 
lVur pays; Ceux qui désiraient 
mettre de l'ordre dans leur 
paya commençaient par le faire 
dans leur famille; Ceux qui dési- 
raient faire régner l'ordre dans leur 
famille se cultivaient eux-mêmes 
d'abord; Ceux qui désiraient se cul- 
tiver eux-mêmes commençaient par 
corriger leur propre coeur; Ceux qui 
désiraient corriger leur propre coeur 
devaient d'abord cultiver leur bonne 
volonté; Ceux qui désiraient culti- 
ver leur bonne volonté devaient d a- 
bord essayer d'atteindre la connais- 

cance. . . 

Quand oh a atteint la connais- 
sance, on acquiert une bonne vo- 
lonté; quand la bonne volonté est 
acquise l'homme est cultivé; quand 
l'homme est cultivé, l'ordre règne 
dans sa famille; quand l'ordre rè- 
gne dans sa famille il régne aussi, 
dans son pays; et quand l'ordre ré- 
gne dans tous les pays, la paix- ré- 
gne dans le monde." 

Quel malheur, tout de même, 
que les "fols de Genève" ne 
parlassent j>as chinois ! Car 
vraiment ces gens de l'Empire 
du Milieu (j'allais dire du juste 
milieu. . .) pour avoir moins de 
plomb dans leurs souliers que 
Messieurs Borah et Tardieu en 
ont peut-être plus dans la tête! 
Jean-Louis GAGNON. 



des rapports immédiats avec 
l'hygiène, elle devrait intéresser 
ui désirent se rensei 



tous ceux çjui dès 
{.ner sur l'importance de la cha- 
leur dans 4eutes les activités J»-4 
taies.- Voici les points géné- 
raux du cours. Comment se pro- 
duit la chaleur animale . . . 
lis. animaux à sang froids et les 
animaux il sang chaud, . . 
les animaux hibernants, . 
la résistance à la chaleur et la 
résistance au froid, . . . In- 
fluence des conditions atmosphé- 
riques sur la chaleur animale,., 
mécanisme par lequel la tempé- 
rature du corps se maintient fi- 
xe, . ... les conclusions prati- 
ques. 

Vous êtes tous invités à 8 heu- 
res dans la salle académique. 
L. Croteau. 



vrairac 










Cours d'extension 

le R. P. Victor Vevy, 8. M. M. 

"La puissance transcendante 
de- l'intelligence ". (Position du 
problème.) 

Le B. P. Victor Devy, S.M.M., 
traitera ce sujet le mercredi 22 
novembre. Le thème de cette 
conférence, et de celle du 6 dé- 
cembre, consistera dans la cri- 
tique du Matérialisme, non pas 
sous tous ses aspects, mais dans 
son principe fondamental qui 
est d 'interdire à l'Intelligence 
humaine la possibilité de eon- 



INSCRIPTION 
Connaisseas-vous l'histoire de 
cette vieille borne plantée à 
l'angle d'un chemin, et sur la- 
quelle on lisait: 

C E T I C 
I L E C II 
EM1N-P 
«ES 
AN 
ES 
Une commission de l'Acadé- 
mie des inscriptions, ehargée de 
déchiffrer la chose, prétendait 
aue c'était du celtique et partait 
de là pour donner les traductions 
les plus bouffonnes. 

Un jour, les savants abfutis, 
demandent à un paysan de la 
localité quelle est la traduction 
populaire. 

— C'est bien simple, dit le 
ruste, ça veut dire simplement: 
C'EST ICI LE CHEMIN DES 
ANES". 

Les savants étaient remis dans 
leur bon chemin. 



Berdiaeff : Un nouveau 

âge. 

Coolén : " L 'Anglicanisme 
jourd'hui. 

Madelin : Les Grandes 
de l'histoire de France. 
Merèer : Alchemy its 
and romance. 

Marton: Sobieski, roi de 
gne. 
Wilcken: Alexandre > 
Grenard: lia révolutiç 
se. 

Daniel : Est-ce 
fin des temps T 

La morale chrétienne et 
f aires (Semaine sociale M1 
se 1931). 

Le désordre de 1 econoi 
ternationale et la pensée 
tienne (Semaine Sociale del 
1932). 

B. Perrier: Traité de 
en 10 volumes. 

R. Perrier: Cours élémc 
de Zoologie. 

Dawydoff: Traité d'1 
logie. 

La Mirand et Brunold : 
de chimie en 3 volumes. 
Birkhaeuser: History 
Church. 

Blanchard : Le vocobul 
lingue par l'image. 

De la collection illustrée" 
beaux pays"— 

1— Causses et Cevenin 

2~Alsace. 

a— Pyrénées. 

4 — La rouie des Alpes. 

5— Londres. 

Le Nouvel 

— ♦: 



— 



mei 



Edifie. Plaza 



46 Ridaau 



A. M. Bélanger, R.O. 

OPTOMETR1STE 



Spécialité: Le, eorracUon dea 
défaut» viauela. 



L'administrateur dé» 
mercier cordialement 
eienS-qui ont répondu' tj 
tre et lui ont envoyé 1« 
tes professionnelles. H 
l.-e autres... qui serc 
jours les bienvenus. 

Il se pourrait que Ç< 
uns préférassent payetf, 
annonces en deux ou 
eementsl Qu'ils y ail» 
les recevrons à coeur 
aussi i mains ouvertes 
applaudir aux gestes 
qui nous aideront grai 



NUMÉRO COMMEMORAT» 



Deuxième année — Ns global: 19 




JOURNAL Bl- MENSUEL PARAISSANT 

LE 1EK ET LE II M CHAQUE MOIS 

D'OCTOBRE A JUIN 




Ottawa, Ont, 1er décembre 1U* 




. + « ORGANE DE LA 
SOCIÉTÉ DES DÉBATS FRANÇAIS 
DE L'UNlVERSlTÉ D'OTTAWA 



Abona?nient : 
Le numéro: 



50 
S aoua 



Dtrectear: Marcel Onimet « Rédactenr en chef; Robert Barsaloa 
Admlnistratev} Bacml QMthier 



Réd«ctkm et Adadalatratioar 
l «irer^té d'Ottawa 



.,? ■ "^ 



LA GRANDE ÉPREUVE 



"Rêve et RéveU" 



m E.-R. E. Chevrier, 

Député au fédéral. 
Le rêve... 
L'épreuve. . . 
Le réveil... 

2 décembre, 1903 
2 décembre, 1033 

"Hier soir, dans la Salle Aca- 
démique de l'Université, les élè- 
ves de l'institution donnèrent 
une représentation intitulée 
"Rêve et RévoiT." (Le Temps, 
2dèc. f 1903J 

"L'Université d'Ottawa, cet 
établissement reconnu par le 
monde entier, n'est plus qu'un 
monceau da ruines.'' (Le 
Temps, 2 déc., 1903.; 

Rêve et Réveil-! En 1848, Mgr 
Ouigues, évèque d'Ottawa, en 
établissant le Collège de By- 
town, rêvait déjà de cette Uni- 
versité si belle et si florissante 
de 19031 

C'est dans la "vieille maison 
de bois", à l'ombre de U Basi- 
lique, que te succédèrent à la 
tête du Collège, les RR. PP. 
Chevalier, Mignault et Gaudet. 

En 1853, sous la direction du 
R. P. Tabaret, le Collège, déjà 
grandi par son importance et 
par le nombre de ses élèves, fut 
déménagé dans l'immeuble con- 
nu aujourd'hui sous le nom de 
l'Académie de la Balle, sur la 
rue Busses. 

Le Rêve de Mgr Guigues se 
réalisait! Le Père Tabaret lui 
aussi rêvait d'une Université. 
En 1864, fut construite, sur le 
site actuel, la première partie 
du vieil édifice : un immeuble de 
quatre-vingt-quatre pieds par 
quarante et à quatre étages! H 
fut fortement question à cette 
époque d'acheter, pour y cons- 
truire le nouveau collège, l'em- 
placement actuel dea édifices 
' parlementaires ! 

Pauvre colline! Elle eut peut- 
être gagné au change? 

Le Rêve du Père Tabaret al- 
lait se réalisant; si bien qu'à 
Son décès, en 1886, le collège de 
Bytown, devenu le Collège d'Ot- 
tawa. 1861, avait reçu sa char 
te d'Université civile, en 1866, 
et occupait, par ses construc- 
tions, presque tout le site actuel. 

Mais l'oeuvre du Père Taba- 
ret devait se prolonger bien au 
delà de sa mor t: et en 1889, sa 
Sainteté Léon XIII érigeait le 
Collège en Université catholi- 
que. 

Ce fut en septembre 1898 que 
entrai; mon père l'avait 




l'OWat devant l'épreuve, il dit 
avec une fermeté toute émue: 
"Nous reconstruirons". (Le 
Temps, 2 déc., 1903.) 



PENDANT L'INCENDIE (vue prise <3e la rue Laurier). 



quitté en 1874 pour continuer 
ses études au Collège de Rigaud. 
J'arrivais du Couvent de la rue 
Rideau, où je venais de faire ma 
première communion. C'était 
sous le régime du R. P. Cons- 
tantineau, auquel succéda en 
en 1901, le R. P. Emrey. 

Le 2 décembre 1903, j'étais 
élève de la deuxième forme du 
cours français avec, entre au- 
tres, Albert Couillard, Eugène 
Courtois, Alfred Verreault, Au 
rèle Côté, Marius Lachalne, I. 
DesRosiers, Léonard Bisson, G. 
Gaudry, Joe. Legris, P. Vali- 
quet. J'avais pour professeurs 
les Révérends Pères Beaupré, 
Binet, Portier, Gauvreau, Ger- 
vais, Lajeunesse, Lejeune, Le- 
gault, Boyon, Normandin, Oni- 
met, Sherry, et MM. Aurélien 
Bélanger, Giey et Lapply. Les 
arts, les sciences, les lettres 
rayonnaient des différentes 
chaires, où des professeurs aver- 
tis dirigeaient une gant, étu- 
diante nombreuse. 

L'expansion des cours et le 
nombre des élèves, avait néces- 
sité la construction du magni- 
fique édifice des sciences — le 
Musée. 

Le Rêve du fondateur était 
réalisé: les peines, les travaux 
et les sacrifices des premiers 
jours, allaient donner leurs 
fruits : cinquante-cinq ans après 
sa fondation, le Collège de By- 



town, devenuJJniversité, répon- 
dait aux désirs, aux ambitions 
et aux espérances de son fonda- 
teur! 

H faisait froid ce matin du 2 
décembre 1903. Un soleil bril- 
lant faisait étinceler la neige 
qui crissait sous les pas. Je ve- 
nais à peine de quitter la mai- 
son pour me rendre à l'Univer- 
sité (il était à peu près sept 
heures et trente du matin; que 
les cloches annonçaient un in- 
cendie dans la côte de sable. 
Pour quelques instants, un dia- 
ble me poussant, peut-être aussi 
l'inquiétude d'une leçon non 
apprise, et la perspective du 
pensum mérité me firent souhai- 
ter que l'Université subit juste 
assez de dommages pour hâter, 
et par conséquent prolonger 
d'autant, les vacances prochai- 
nes de Noël; mais à la vue du 
tourbillon de fumée, mon espoir 
se changea en peur, et lorsque, 
quelques instants après, je me 
rendis compte que "le Collège 
était en feu", j'en fus doulou- 
reusement consterné. 

J'y rencontrai quelques élè- 
ves de mon cours. En face de 
oe brasier, nous restâmes atter- 
rés; puis mesurant l'immensité 
de la destruction qui s'accom- 
plissait sons nos yeux, entraînés 
par une ouriosilé grégaire, nous 
nous mêlâmes à la foule. C'est 



ainsi que nous vîmes le R. P. 
Fplham sauter du quatrième 
étage et se blesser mortelle- 
ment; Mlle Tremblay sauter et 
manquer le filet. Donat Collin 
(actuellement médecin à Win- 
aipeg), qui avait tenu le rôle 
principal dans la représentation 
de la veille, sauta également et 
se blessa légèrement. Le Père 
McGurty, le lanceur émérite de 
notre club de "baseball", fut 
mortellement brûlé; les Pères 
O'Boyle et Boyon (ce dernier 
maintenant à Rome; furent 
douloureusement blessés. 
~ Durant tout l'avant-midi, par 
un froid intense et sous le délu- 
ge des boyaux d'incendie, le feu 
s'acharna à la destruction du 
magnifique édifice. Dans une 
grande flamme, allaient en quel- 
ques heures disparaître cin- 
quante-cinq années de labeurs; 
il semblait que la grande oeuvre 
allait sombrer. 

Le Père Recteur suivit avec 
une poignante émotion les pro- 
grès de l'élément destructeur. 
Lorsqu'il vit le trou de feu ar- 
dent laissé par l'effondrement 
de l'aile droite, lorsqu'à vit le 
centre disparaître sous la sape 
du feu et l'aile gauche se tordre 
dans des flots de flammes, en 
face du rêve qui s'envolait, es 
proie à la pins torturante an- 
goisse, mais avec tonte la cou- 
rageuse détermination de 



Le soleil disparût derrière la 
colline du parlement, la lune 
monta entre les clochers des 
églises du Sacrée-Coeur et de 
Saint-Joseph, témoins attristés 
de la catastrophe du matin, une 
par âne les étoiles s'allumèrent 
dans oe ciel froid de décembre: ' 
Elles n'éclairèrent plus que les 
ruines fumantes du. grand Rêvé 
d'hier. 

Quelques semaines après nous 
reprîmes nos cours, les uns dans 
l'édifice des sciences, les autres 
dans uns vaste salle érigée dans 
les jardins de l'église St-Joseph. 
C'était la période d'abnégation 
et de sacrifices qui reoommen- 
art: c'était le sacrifice pour nous 
les jeunes, pour nos professeurs, 
et pour le personnel, comme ça 
l'avait été pour les pionniers. 
Mais nous avions pour nous et 
leur exemple et leur souvenir. 

"Nous sommes réunis aujour- 
d'hui pour poser la pierre an- 
gulaire d'un nouvel édifice, 
d'une nouvelle Université; et 
j'ai toute raison de croire, que 
oe nouveau temple de Salomon, 
surpassera l'ancien en majesté 
et en beauté architecturale, en 
splendeurs dans ses décorations, 
et aussi par le nombre de ses 
étudiants." 

Le 24 mai 1904, Son Ex. Mgr. 
Sbaretti, délégué de Sa Sainteté 
Pie X, Son Em. le Cardinal Gib- 
bons, Son Ex. Mgr Duhamel, ar- 
chevêque d'Ottawa, Son Ex, 
Lord Minto, gouverneur géné- 
ral du Canada, Sir Wilf rid Lau- 
rier, premier ministre du Cana- 
da» et un nombre considérable 
d'autres sommités religieuses et 
civiles, assistèrent à la pose de 
la pierre angulaire du nouvel 
édifice. 

Le Père Tabaret avait rêvé 
d'une Université. . , le Rêve 
s'était écroulé dans une trombe 
4e feu. Le Réveil allait se 'aire 
dans la majestueuse beauté 
d'une structure nouvelle, plus 
ample) plus grande, plus moder- 
ne, où l'âme de Tabaret, pour- 
rait avec plus d'aise se mouvoir, 
où son Rêve trouverait tout l'es- 
pace pour son glorieux Réveil! 
Les longs corridors sombres 
et noircis, les parquets raboteux 
de noeuds et de têtes de clous, 
!*• vieux gymnase, les salles <W 
récréation noires st basses avec 



(Buote à la pafe S4> 



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L'A. A- DE LU. 



Son E. Mgr Ovide 
Charlebois, O. M.I • 



" j~* Bi f il" fnrrf »t»- — 
psrt au deuil qui frappe l'éfris- 
oopat et la Osmgregitinii de* O. 
M. L par te ami de = Mgr Ovide 
O. M. I, éfÔoae de 



Bève à 



prêtre le 17 juillet 1887. Le 
août 1910, il fat élu évêque de 
Bérénice et sacré le 20 
bre mirant. 
fie vie **tis« ai 



i 






X. Msr Yelle : * * Sea K 
Vicaire Apostolique du 
tin, suffrageaai de St-Baaifaoe, 
ouotaali et mnireraelle- 
admiré de l'évéefie 



Evêque «i mi m oan a ir e, il k 
fat dans tenta réteaine des ter- 
mes. Failli tafattjr 1 ' 1 ' des 
Gradin, des Grouard, des Clut, 
des Faraud, Son E. Mgr Charte 
bois, dès le jour de son sacre, a 
pris place à côté de ces évoques, 
géant* de l'apostolat, ai ton 
oeuvre restera écrite en lettres 
d'or dans les annales de l'évan- 
gélisatkm du grand ouest cana- 






A Bon B. Mgr Martin Lajeu 
O. M. I , son neveu et suc- 
cesseur, ans ML PP. auillaajae 
et Charles ttariebois, ses frè- 
res, aux MR. PP. Alexandre et 
Arthur Lajeunesse, Honoré et 
ireoee s igvuii, w& imwxmM^ «■■■ 
OMaUdeM.L,àMM-l«abbés 
g e i t éé l Charrette et .Emma- 
nuel Le jeunesse, n e va a v , et à 
tmrte U famille, "La Motonde" 
offre l'expression de sa profon- 
de syssnatoie. _^ 

NOUVELLES 

Monsieur Alfred Alaric, 79 
Bolton, Ottawa, est l'heureux" 
père d 'un fils, né* le 19 octoore 
dernier. 

Monsieur le notaire J.-E. 
jcannotte, de Montréal, nous s 
visité dernièrement. 

Monsieur l 'avocat W . - J . 
Geodwin, de la classe de 1905, 
est décédé après do longs mois 
de maladie. 



L'Association athlétique de 
l'Université d'Ottawa telle qu'el- 
le existe encore aujourd'hui fat 
organisée en avftt 1885. I*s 
artisans de la constitution fu- 
rent priaei paiement le B. P. 
<J»Uet, (MI.L, préfet de disci- 
plUe, et Çeatiea Murphy, pre- 
auer président, ancien ministre 
des Postes et aujourd'hui séua- 

C'est à partir de cette date 
que le "Collège^ d'Ottawa com- 
senea à se tailler la réputation 
que pas une association sportive 
du Canada n'a encore égalée. 
PREMIER CHAMPIONNAT 

Dès l^automnc de 1885, les 
élèves du 'Collège deviennent les 
champions de l'Ontario, en bat- 
tant la ville d'Ottawa par le 

pointage de 21 à 0. 

La echédule de cette année-lA 
comportait des parties contre 
Qoeen'a Collège et Royal Mili- 
tary Collège. Dans les deux ren- 
contres, les élèves furent vain- 
queurs:'^ à 7 contre Queens, et 
Il à 4 cent» R. M. C. + 

Une partie semi-finale "mit k 
Collège aux prises avec l'Uni- 
versité de Toronto. Le résultat 
mUGeiUge, lf ; U. T., 2. 

La partie décisive fut jouée 
le 7 neeemlni oar le terrain du 
'Rideau Hall" contre la ville 
d'Ottawa. 

Voici l' aligne m ent des équipes: 
COLLEGE : — Arrière, Blan 
chard; demis, Riley et MeCarty, 
(Capt ) ; quarts, Kehoe et Ban- 
non; avants, Hugues* Phdam, 
C hatdain, Brennan, OTfalley, 
Msmemey, Loranger, HOlman, 
Srmécal et Herekenrath. 

OTTAWA.— Arrière, Lewis; 
demis, MeLean, P. B. Tayior, 
(Cent.); enarte, Booth et Iit- 
tle; avants, May, Barnaart, O'- 
Oonnor, Bascom, Hampkrej, E. 
T. Tayior, Evans, Nash et Hai 
break. 

Résumé de la joute : 
L'Ottawa a le choix des buts 
et se met le vent dans le dos. La 
partie co mm e n ce. A «anse du 
vent assez fort, O'Malley met 
le ballon au jeu par un léger 
coup de pied et saisit sa balle 
pour 1a course. Sur le point d l ê- 
tre arrêté, il passe à Mahoney 
qui fait une bonne avance avant 
d'être maîtrisé par O'Connor. 
Des mêlées se succèdent avec ra- 
pidité qui portent le ballon près 
des buts de l'Ottawa. Par trois 
fois les élèves traversent la li- 
gne adverse, mais toujours l'ar- 
bitre découvre une infraction 
aux règles et fait reprendre le 
jeu. Ce n'est que la troisième 
fois ajae la "touche" est con- 
cédée. 

Booth remet la balle au jeu e» 
l'envoyant a 25 Verges des buts 
du Collège. En voulant l'en cm- 




LA ROTtmBg 1er Pg CJU BM Lg ItS* 



79 



parer, Blanchard gBs* sur 
l'herbe mouUlee, et c'est avec 
Affienlse qu'U s'en amure la 
possession. H ne fait aucun gain. 
Apres quelques mêmes dange- 
reuse* à proximité* des bas* du 
Collège, Loranger reçoit le bal 
Ion, contourne la gauche et, 
voyant qu*iHreétre arrêté, passe 
à Kehoe qui s'élance en plein 
champ. Dans sa course effré- 
née, H évite les deux arrières, 
MeLean et Lewis, pour poser le 
ballon en repos dans les but» de 
l'Ottawa. 

A la remise au jeu, grâce au 
travail dos eômbres "Four Hor 
semen'^-du temps. Châtelain, 
Brennan, Loranger et Mahoney, 
l'Ottawa est de nouveau en dan- 
ger. Mais tout le dommage se 



réduit à un ""rouge 



UB VIEUX O0«*<*. 



APRÈS LE FEU 






An demiàemps le Collège a 
9 points et l'OttawaD. r 

La reprise do la joute amène 
si possible une plus grande dé- 
termination de la part de l'Ot- 
tawa. Booth frappe le ballon. 
Profanât du vent — en faveur 
du Collège maintenant — Me- 
Carthy retourne la balle. Il s'en- 
suit des mêmes terribles en mi- 
champ. Dans une de ces mê- 
lées, Bannon passe le ballon à 
Riley. Pour la deuxième fois de 
la joute, commence à ce moment- 
là une course à travers champ 
et joueurs. MeLean et Tayior 
sont les seuls adversaires qui 
restent à déjouer. Redoublant 
d'adresse et de vitesse, Riley 
trompe la défense et compte la 
tium msa e "touche". McCarthy 
la "convertit". 

Ici, le jeu devient plan ou- 
vert, et plusieurs fois l'Ottawa 
vient près de compter. Toujours 
McCarthy réussit à défendre ses 
buta. Graduellement le ballon 
itdeaceud vers la ligne de l'Ot 
tawa. C'est Phelan qui a* l'hon- 
neur de le traverser pour la 
quatrième fois. Cette dernière 
"touche" n'est pas "convertie". 
L'heure et demie de jeu est 
finie, le Collège d'Ottawa est 
champion de l'Ontario. Résul- 
tat final: Collège, 21; Ottawa, 
0. 

- L'arbitre de cette joute homé- 
rique est M. Denniston, de To- 
ronto. MM. S t range et llamil- 
ton, de Queen's agissent comme 
jeges. 

APRES COUP 
Le jeu d'Heckenrath sur l'ai- 
le gauche est phénoménal. 

Hughes avec la rapidité de 
réclair ne manque jamais son 
tomme. 

Hillman et Senéeal se sont 
surpassés. 

Après la partie, "armés" de 
balais, de "kazoos" et de flû- 
tes, les élèves font grand bruit 
dans la ville. 



Le feu complète son oeuvre 
de destruction, dépossédant 
professeurs et élèves de tous 
leurs biens. Il faut maintenant 
loger tous ces gens-là avant le 
«oir. On avertit d'abord les pa- 
*eats que leurs fils sont sains et 

saufs. ' 

Le PèrfiEinery, recteur en ce 
temps-là, mort récemment à 
Montréal, se dirige ches le doc- 
teur Chabot qui, inspiré par sa 
charité, lui apprête un bureau 
improvisé dans une chambre où 
lés élèves obtiennent leur bUlet 
de passaga-*t de quoi se vêtir. 
Ils envahirent, dit-on, les maga- 
sins de la ville ce jour-là, et le 
soir même ils étaient déjà en 
route. 

Il f 'agissait' maintenant de 
relever le collège de ses cendres. 
Il fat décidé, en dépit de la si- 
tuation, qne les classes s'ouvri- 
raient le plus tôt possible. Com- 
ment faire! Le Musée seul res- 
tait debout et tout n'était que 
débris sur le terrain du coHège. 



- 
Sacré-Coeur. 



de l'église du 
L'étude a Heu au troisième éta- 
ge du Musée et la récréât ion au 
sous-sol du même édifice. On 
mange à l'hôtel Albion et on as- 
siste à la messe à l'église St-Jo- 
seph. 

En septembre 1904, il faut cé- 
der le sous-sol du Sacré-Coeur 
pour une tombola. Alors le com- 
mercial est transporté au sous- 
sol du Musée , où «e trouvent 
aussi le réfectoire et la cuisine- 
La récréation alors se passe 
dans l'ancienne patinoire Ri- 
deau. 

Enfin, la construction allant 
bon train, le 1er novembre, on 
prend possession dm sous-sol de 
la nouvelle bâtisse. Mais on pié- 
tine un dur ntancher de ciment. 
On se chauffe an bois près d'un 
poêle monté avec deux bidons 
de gazoljne unis eue e s a h le, le 
tuyau sort par une fenêtre. 

Et voilà l'heureux jour, en 
mai 1906, où le collège prend 
possession de son nouveau logis. 




Tel: JL. S«4 

La Ci* Quincaillerie 




T* nmiveHe bAttan? tf lie q«VUe apparaîtra 

U fallait construire un édifice 
temporaire. On le bâtit sur deux 
étages de cent pieds par soixan- 
te, dans le jardin de l'église St- 
Joseph. Tout cela fut commen- 
cé et achevé en dix jours, de la 
veille de Noël à la rentrée des 
élèves, le 7 janvier, 1901 C'en 
était fait pour les dortoir». 

Mais où faire la classe main- 
tenant f Celles du cours classi- 
que s'établissent au Musée ; cel- 
les du commercial, au sous-sot 

■ i ii— — 



elle 



Cn uiteee* 



Le gérant du club du Collège, 
O. A. Griffin, retenu à l'Hôpi- 
tal de la rue Water, est sérénade 
par les élèves. Conséquence: fl 
tst convalescent. 

H est probable que les nou- 
veaux champions de l'Ontario 
rencontrent le "Montréal Club", 
champions de Québec, cette se- 
maine. 

(D'Après 'The Ottawa Citizen', 
9 novembre 1885.) 

• s . 

SYMPATHIES 

Monsieur le Professeur Bux- 
ton voudra bien croire à notre 
1 vive sympathie dans le malheur 

I qui 1 



Pendant ces longs mois, les Pè- 
res s'étaient logés ça et là : au 
Juniorat. à Hull, dans des mai- 
sons louées, et même au-dessus 
d'un magasin de farine sar la 
rue Rideau. 

Plus d'un aiscien se souvien- 
dra aussi du temps où quelques- 
uns d'entre eux occupaient des 
maisons avec un Père autour du 
collège, sur les rues Wilbrod, 
Daly, King-Edward et Osgoode. 

Cinq mois après le désastre, 
le 24 mai 19Ô4, Son Excellence 
le Cardinal Gibbons chante, à 
l'église St-Joseph, devant plu- 
sieurs dignitaires ecclésiasti- 
ques et civils, une messe ponti- 
ficale. Ensuite on se rend en 
procession dans la cour du col- 
lège pour une cérémonie brève 
mais imposante: la bénédiction 
de la pierre angulaire par Son 
Excellence le Délégué Aposto- 
lique. 

Voilà les épreuves au travers 
desquelles l'Université réussit à 
passer, et- si vous revenez au- 
jourd'hui à l'Aima Mater, voue 
voyez un magnifique édifice qui 
s'agrandit sans cesse et qui con- 
tinuera de grandir. Voilà ce qui 
s'est élevé sur les ruines du 
vïenx collège. 

olphc BRUNBT. 





Trente an» après 

"Saint-Boni face, le 2 décembre 1903. 
"Très cordiale» sympathie». Courage. Bénédiction par 
"l'épreuve. Edifice» matériel» anéanti», non pas oeuvre du 
"Père Tdbaret. Chaleureuse bénédiction. 

"Archevêque Langevin". 

Au Jour même de la grande épreuve, le personnel de 
l'Université d'Ottawa recevait ce télégramme d'encourageante 
sympathie. 

Il venait d'une grande âme, d'un vaillant habitué à lutter 
au milieu des plus cruelles angoisses. Ces mots, en effet, ne 
sont pas d'un découragé, d'un vaincu; ils expriment bien au 
contraire la magnanimité de celui qu'on' devait appeler plus 
tard le grand ble»»é de l'Ouest. L'épreuve qui vient de s'abat- 
tre sur l'Université lui brise le coeur, mais sa foi lui Inspire 
une confiance Irrésistible qull veut communiquer. 

Le message de Mgr Langevin rencontra des coeurs émus 
au contact du sien, épris de la, même pensée, animés de la 
même résolution. On se mit Immédiatement à l'oeuvre sans 
même s'arrêter à mesurer l'immensité du désastre non plu4 
que le néant des ressources matérielles. 

Les ruines fumaient encore que déjà une construction 
temporaire s'élevait auprès de l'église St-Joseph. Le Musée, 
sauvé de l'Incendie, recevait la première de se» multiples 
transformations qui, au cours de ces 30 ans, en firent la ptace 
à tout mettre. Le sous-sol de l'église du Sacré-Coeur était 
aménagé en salles de classe pendant que la sacristie de 
l'église St-Joseph devenait la chapelle, et l'Hôtel Albion la 
pension du /frersonneL On fit si bien, que le 9 Janvier, les 
élèves reprenaient les -cours interrompus le 2 décembre. Sans 
doute, l'installation était précaire f elle présentait bien des 
lacunes, le*, préfets entretenaient des soucis pour la régula- 
rité &i la discipline; mais qu'importe, l'esprit était bon, la 
grande âme du Père Tabaret semblait présider à la renais- 
sance du Collège comme elle l'avait f ftft à son établissement. 
Les principes qull avait inculqués à la Jeunesse d'autrefois 
animaient celle d*auJouro?huL On savait que de nouvelles 
constructions étaient projetées, et l'on vivait dans l'espérance 
de revoir "la grande institution établie plus solidement et 
soustraite à de nouveaux malheurs, 

En effet, les plans des édifices à reconstruire ne Surdè- 

rent pas à être exposés au public. Ils étalent imposants. 
Pius d'un sceptique, en admirant ce monument d'architec- 
ture, dut se dire en lui-même: cela va rester longtemps sur 
le papier. 

IT fallut bien pourtant se convaincre du contraire quand 
on vit, l'hiver a peine achevé, les vieux murs disparaître et 
faire place aux fondations du nouvel édifice. 

On devait procéder par étapes. 
* Le 24 mal 1004. c'était grande fête: bénédiction par Son 
Kxce»ence Mgr Sbaretti de la pierre angulaire en présence de 
Son Eminence le Cardinal Gibbons, archevêque de Baltimore, 
et d'une foule immense dont au premier rang les plus h.auts 
iMgnitaires de l'Eglise et de l'Etat. — 

Les examens de Juin 1905 se tinrent dans les salles de 
récréation de la partie centrale, et, au mois de septembre 
de la même année, les élèves envahissaient leurs nouveaux 
quartiers. Ce n'est qu'en 1014 que les Pères purent habiter 
l'aile de la rue Laurier qui leur était s pé ci al ement destinée. H 
semble qu'alors le chiffre- neuf devint l&tape obligée, car 9 
ans plus tard, en 1022, l'extension de la rue Waller était 
ajoutée à l'arrière de la rotonde et, eu 1031, on terminait l'aile 
nord-ouest du corps central. 

Ainsi on peut dire qu'après 30 ans, les édifices incendies 
sont sortis de leurs ruines et on* été remplacés par une 
const -uction plus imposante, plus solide et surtout moins 
exposés à un nouveau désastre. Sans doute, ils n'ont pas 
reçu encore leur dernier couronnement, n y manque la cou- 
pole, des travaux d'ornementation, une bibliothèque, une 
salle des promotions, etc., mais même dans cet état inachevé, 
l'ens-mble constitue un monument qui proclame l'esprit de 
sacrifice et «e foi en la Providence et aux sainta patrons du 

Collé"'* 

Mais qull en a coûté d'argent pour accomplir cette ré- 
surrection! Nos livres en font foi: si l'on ajoute l'Ecole Nor- 
male et l'estrade de "l'Ovale" à ce qui a été rebâti, c'est plus 
d'un million de dollars qui ont été dépensés dans le quadri- 
lataire de la Côte de Sable. Que l'on prenne ensuite en con- 
sidération qu'aorès l'incendie, les compensations des assu- 
rances suffirent à peine à éteindre les vieilles dettes, que de- 
puis, aucune souscription de quelque importance n'est venue 
de l'extéil gm, sau f une somme globale <ra peu pw MJfcQO P. 
en 1004-0» et le don WBaon en 1033, et l'on comprendra 
mieux l'effort consenti pendant ces trente années. 

Cela expliquera aussi l'arrêt plus apparent que réel dans 
le progrès universitaire depuis la catastrophe de 1003. A 
chaque étape, il fallait s'écraser presque sous le poids dune 
lourde dette et, de toute manière, se borner au strict néces- 
saire. ^ 

Ce qull importait surtout, c'était l'idéal des fondateurs: 
-Afaintenir une maison ^éducation qui, en offrant absolu- 
ment les mêmes avantages aux deux populations attireran 
nécessairement le» enfant» que la Providence appelle à jouer 
les rôle» imvortants dans cette partie du pay» ... et les pré- 
parerait à combattre de concert et avec intelligence les 
combats de la religion et de la patrie." '* -f 

C'est cette pensée qui doit présider à l'édification de 
l'oeuvre universitaire; elle en assurera lé développement 
normal. Déjà on lui doit le maintien de l'enseignement se-' 
condaire eekm les méthodes du Père Tabaret, la fondation 
des écoles de pédagogie, de gardes-malades et de musique, 
le patronage accordé aux^ sociétés Uttéralrea, scientifiquea et 



ANCMENS 



Koua adressons LE HU- 
KE&O COMMEMOBA- 
TIF DE U GRANDE 
EPREUVE à tous ks an- 
deng. 

"La Rotonde" a'est un- 
posée la tâche très agréa- 
ble d'intéresser de son 
mieux la grande famille 
de l'Université d'Ottawa. 
C'est pour être fidèle à ce 
pressant devoir que la Di- 
rection du journal prend 
sur elle de vous remémo- 
rer, chers anciens, ces sou- 
venirs déjà vieux de tren- 
te 



): M«t lattes GadcMS. O. M. 1. Mfr Tfcws* Btfiiiorl 
(Ontn): Son Bx. Mgr SbarcUl. 
(En bu) : m. r. Xa^Bmery, aSlUf. HtmiTrtmt, O. ML I. 



MESSAGES DE, SYMPATHIES 



Borne, k 4 décembre 1903. 
Monseigneur Duhamel, 
Archevêque d'Ottawa, 
Saint Père sympathise vi- 
vement dans le terrible désastre. 
11 prie pour tous et envoie bé- 
nédiction. 
R, Cardinal Merry Del Val. 

Washington, D. C, 
3 décembre 1903. 
Kecteur, 
Université Catholique, 
Ottawa, Ont. 

Avec Tristesse, apprends 
grande perte. Sympathies a 
tous. 

Falconio. 



Winnipeg, Man., 
le décembre 1903. 
Père Emery, 
Recteur de l'Université 
d'Ottawa, 
Vives sympathies, bon coura- 
gc, édifice matériel non l'oeuvre 
Père Tabaret détruite, bénédic- 
tion affectueuse. 

Arehevêque Langevin. 

Québec, lé 3 décembre 1903. 
Révérend Père Recteur, 
a Agrées ma vive et sincère 



sympathie dans votre désastreux 
incendie. 

Archevêque de Québec. 

Montréal, le 2 décembre 1903 
RcvSrend Père Emery, 

Agréez mes plus vives p/bl- 
pothies dans votre grande épreu- 

L 'Archevêque de Montréal. 

Notre-Dame, Ind., 
Le 3 décembre 1903- 
Révérend Père Emery, 

Vous avez les sincères sym pa- 
ries de tous à Notre-Dame dans 
votre grande perte. Que l'Uni- 
versité d'Ottawa renaisse de ses 
mines plus grande et plus ma- 
jestueuse que jamais. 

A, Morrîssey, 
Université Notre-Dame 

Des centaines d'autres messa 
ges furent reçus des Archevê- 
ques et Evêques, des Communau- 
tés religieuses, des Universités 
et des Collèges; des Prêtres et 
des laïques, de toutes les parties 
du Canada et des Etats-Unis, 
où l'on voit l'estime que l'Uni- 
versité d'Ottawa avait su ins- 
pirer. ^__ 



historiques, l'établissement des cours supérieurs de littéra- 
ture, de sciences, de sociologie et d'économie politique, la 
fondation d'une Revue universitaire et la publication de -li- 
vres, entre autres: le Dictionnaire Historique du R. P. 1^- 
Jeune, OJH.I., si hautement apprécié, et, enfin, l'organisation 
des facultés canoniques — les premières en Amérique — en 
conformité avec les récentes ir»strrct*ons pontificales. De 
nombreuses malsons d'enseignement dépendent de l'Univer- 
sité par leur affiliation et , contribuent à répandre son In- 
fluence jusque dans les provinces les pins reculées. 

Ainsi donc, malgré la halte nécessaire et forcée, suite 
de la grande épreuve, le voeu du grand archevêque de Saint- 
Boniface s'est pleinement réalisé: l'oeuvre du Père Tabaret 
subsiste . . . eue grandira sûrement. La rapidité de M pro- 
grès dépendra du soutien que lui apportera la famine sans 
cesse grandissante de tous le» anciens. Cette famine est déjà 
groupée en associations. On s'est rapproché te l'Aima Mnter. 
on lui manifeste" un plus grand intérêt, on a à cœur son 
progrès. Pour peu que ce sèle se maintienne, le lour n'est 
pas éloigné Où de nouvelles fondations seront faites, qui 
assurèrent à l'oeuvre un caractère plus strictement n s .er- 
sitaire i f tt**™ ? couronnement des aacrinres qu'elle a coûtés 
et ananas» digne et nécessaire de la Capitale du Canada. 
Gilles MATMTrTAWD, OJf X. Recteur. 



La. lecture de ces lignes 
laissera dans vos coeurs, 
nons l'espérons, la douce 
impression d'une renais- 
sance grandiose avec ^le 
sentiment de légitime 
fierté qne votre Aima Ma- 
ter est en plein essor vers 
la réalisation du rêve rien 
moins qu'ambitieux des 
fondateurs, repris par les 
rebâtisseurs au lendemain 
de la catastrophe. 

Il semblait bien que la 
solution des inquiétants 
problèmes des premiers 
jours et la ferme énergie 
déployée par les Guignes 
:t les Tabaret pour tenir 
en dépit de tout eussent 
assuré le développeme n t 
normal de l'institution 
dans la succession sereine 
de longues années. M*is 
l'oeuvre de Tien dans la 
survivance d'une race 
s'édifie par l'épreuve. 
L'incendie foudroyant du 
2 décembre éclaire d'une 
radieuse évidence cette 
pensée de Mgr Langevin, 
O. M. I.: Le grand vent 
éteint les DetiM f eux* nws 
il excite les brasiers ar- 
dents. Le grand vent de 
l'épreuve de 1903, souf- 
flant sa furie sur le bra- 
sier ardent qu'était l'Uni- 
veïrité d'Ottawa, a excité 
la flamme et la chaleur de 
son foyer oui jusqu'ici ont 
secondé efficacement l°s 
onéreux dessein* de la 
Providence dans la desti- 
née des nôtres. 

Vous seres heureux 
avec nous, chers anciens, 
de constater que la grande 
épreuve, pour atterrante 
mi'elle fut l'espace d'un 
1our, a servi à redonner à 
l'oeuvre magistrale du 
Père Tabaret avec l'au- 
réole du creuset l'expan- 
sion nécessaire pour ré* 
pondre aux besoins for* 
pente de notre peuple en 
marche vers l'avenir. 



•fl 



:1 




O.M.L 



. 






..-r. 







LA ROTONDE, 1er DECEMBRE 1933 



LA ROTONDE, 1er DECBMRRB ltt* 








iirxmviATioNs 



ÉCOLE NORMALE 






m 

S 






Vendredi, le 24 novembre, à 
sa réunion, la Société littéraire 
présenta une discussion sur le 
féminisme. Si les applaudie- 
nients sont un juste critère de 
la valeur des discoure l'aifir- 
•mative, représenté par Mlles 
L. Fortin, M.-R. Daoust, A. Ra- 
eicot et Mme Laviolette, l'em- 
porta. Mais les avocats de la 
négative,~MM. R. Carrière, M. 
Gravelle, L. Laçasse et N. Go- 
din — et tous leurs amie — • af- 
dirment que les normaliennes 
étant quatre fois plus nombreu- 
-ses quelles normalien» les ap- 
plaudissements n'ont rien d'ob- 
jectif. Ça tout l'air qu'il y au- 
ra débat sur le débat. 

• • • 

Les normaliennes ont fêté la 
Sainte-Catherine à l'école nor- 
male. Cartes, musique, danse 
et un goûter, servi par Emond, 
constituèrent une veillée fort 
agréable. L'on dit que les tui- 
les de la Grande Salle étaient 
beaucoup moine rudes que d 'or- 
dinaire. 

• ■ • • 

Les normaliens ont célébré la 
fête avec les jeunes gens de l'U- 
niversité. Il y eut banquet au 
réfectoire Euivi d'un concert 
, boucane. Le solo de castagnet- 
tes de M. Gravelle r avec accom- 
pagnement au piano par M. 
Groulx, indiqua aux Universi- 
taires les talents très variés que 
recèle l'école normale. 

t—± * . 

H paraîtrait que certaines 
normaliennes — et même cer- 
tains normaliens — ont si bien 
appris à voir, en toutes choses, 
le point de vue favorable qu'il 
est question de faire des dé- 
marches pour augmenter le 
nombre dee- leçons pratiques as- 
signées à chacun. L'on espère 
que le principal accueillera fa- 
vorablement la pétition. 



Tous les élèves de l'école nor- 
male, grâce à l'amabilité de 
l'Exécutif de la Société littérai- 
re de l'Université d'Ottawa, 
sont devenus membres de la So- 
ciété et peuvent ainsi prendre 
contact, au cours de leur année 
à Ottawa, avee les plus haute* 
personnalités du paye. C'est 
un privilège que normaliennes 
et normaliens apprécient et ils 
tiennent à exprimer leur grati- 
tude à qui de droit 
% • • 

MM. les normaliens parlent 
d'organiser un club de gouret. 
L'on pourait prouver, parait-il) 
bon nombre de candidats possé- 
dant "les connaissance, Jes at 
titudes... et même l'habileté 
requises. Nous espérons que 
notre équipe nous fera honneur. 
Nous lui promettons toute la pu- 
blicité possible dans la page 
sportive de la "Rotonde" 



On dit que cette année encore 
les normaliennes-auront l'occa- 
sion de se servir de la patinoire 
de l'Université. Plusieurs pro- 
bablement en sont au stage ' ' des 
mouvements superflus" Par 
ailleurs bon nombre sans doute 
ont toute la grâce, l'élégance et 
la souplesse que donne le con- 
trôlesausculaire. Aux observa* 
triées de cataloguer leurs eom- 

pagnes 

• • ■ 

Un problème à résoudre : Est- 
il un sentiment — peut-être au- 
rait-il fallu dire émotion -^r plus 
agréable que celui qu'on éprou- 
ve à voir un professeur entrer 
dans la classe où l'on enseigne, 
au moment même où l'on se fé- 
licitait de n'en avoir pas? Et 
l'on dirs ensufte qu'il n'y a pas 
sur terrVtîes joies indicibles! 
Tout de même il paraîtrait que 
l'on finit par s'habituer à tout, 
même à cela. 

L. F. 



AU JUNIORAT. 

Le Patin 

„elle Burprise ce matin ! Les 
fenêtres sont blanches de givre 
et fon devine qu'au dehors le 
thermomètre doit frissonner. . . 
Brr... Une légère pensée pour 
les miséreux que le froid n'épar- 
gnera pas et les esprits sont 
tournés bien vite vers autre cho- 
se : c'est que depuis hier, on re^ 
garde avec des yeux d'envie les 
préparatifs du "comité des 
jeux". Le "Président" en tête, 
l'armée des travailleurs a dû 
faire dea merveilles. Avec le 
froid, des bruits de massue frap- 
pant le fer, des éclate de voix, 
des ordres, des réponses nous 
sont parvenus et sûrement on 
prépare quelque chose, de nou- 
veau. En effet, quelle surprise! 
Un magnifique rectangle de gla 
ce, uni, bleu comme le ciel, nous 
invite. Pendant que les plus sa- 
ges feignent ne pas être trans- 
portés, les autres fébrilement 
chaussent leurs patins et c'est 
une course joyeuse vers la glace 
rêvée ! Eh ! oulde la «lace ! En- 
core les premiers" cette année! 
La patinoire est une véritable 
féerie et un véritable vertige. 
Les attirails étaient déjà prêts. 
Des bonnets de laine, rouges, 
bleus, verts, jaunes, des chan- 
dails de mêmes teintes, le tout 
se croisant, s'entrecroisant, don- 
nait à ce froid matin de novem- 



École des Gardes-Malades 



bre un air de fête ! 
Au milieu d'exclamations de 



AU MUSEE 



pas 
des 



choses 
élèves 



surprise et de joie, les patineurs 
paradent. Les vieux routiers 
s'en donnent à corps perdu. Il 
semble qu'un espace infini s'ou- 
vre devant eux: ils passent en 
trombe, tournent subitement 
sur eux-mêmes, continuent, vi- 
rent, virevoltent, pirouettent, se 
relèvent et déjà fatigués vien- 
nent reprendre haleine/ Pen- 
dant ce temps, d'autres exécu- 
tent leurs prouesses. Les moins 
habiles, après une série de dé- 
gringolades inattendues, vien- 
nent à leur tour se mêler au ver- 
tige qui règne Quelques-uns se 
permettent, contre leur gré, de 
sonder la solidité de la nouvel- 
le glace^n cherchant l'équilibre 
subitement rompu, et en sont 



L'APPEL DU MAITRE 

"Pourquoi voulez- vous deve- 
nir garde-malade t Qu'est-ce qui 
vous détermine à choisir cette 
vocation? Quel motif vous pous- 
se à vous consacrer aux soins 
des malades t" — Questions bien 
souvent posées par lès directri- 
ces d'Ecole d'Entrainement; 
question» bien souvent et bien 
différemment répondues par les 
aspirantes infirmières. ' 

Me voici, à mon tour, prête a 
satisfaire votre légitime curio- 
sité et à vous expliquer, en peu 
de mots, quand, comment et 
pourquoi je me suis décidée a 
me faire garde-malade. 

Vous laisserai-je en suspens 
quelques secondes, afin de me 
permettre de prendre une lon- 
gue respiration T Car... mon 
intention est de tout vous dire 
d'un seul souffle. 

Voilà ! . . . Une occasion _se 
présente à moi de rendre visite 
à une malade de mes connais- 
sances. Comme tout visiteur, je 
regarde un peu partout autour 
de la chambre et ne perds rien 
de vue. Tout en causant avec la 
nfalade, j'aperçois ces mots im- 
primés sur le couvre-p'eds : 
"J'étais malade et vous m'avez 
visité". Cette phrase me frappa 
comme un dardl La tâche de 
panser les plaies tant physiques 
que morales avec charité, dou- 
ceur et patience m'apparut 
dans toute sa sublimité. L'émo- 
tion me gagna tellement que je 
quittai la ehambre de la mala- 
de avec la détermination d'être 
garde-malade. .C'était l'appel 
de Maître vers mon idéal t 
4 ' Caritas Ohristi urget nos". 
Iris d'Auberge. 

PRESCRIPTION UTILE 

Le bon moment de se taire!! 
—Quand est-il juste le tempe 
d'appliquer l'utile prescription t 
— Il n'y a pas de meilleur re- 
mède contre lee contradictions 
que de n'en point parler, de 
n'en faire aucun cas et de se 



conserver dans une grande do», 
ceur à regard de ceux qui noua 
ont blessés. 

Pour peu que ce soit, l'amour- 
propre en dit toujours trop et 
laisse échapper des paroles si 
mal dirigées qu'on se sent le 
coeur dans l'amertume pendant 
tout le jour. 

Quand on ne dit mot, qu'on 
sourit dé bon coeur, qu'on lais- 
se 1 passer l'orage, on désarme la 
celère, on déconcerte l'indiscré* 
tion et on demeure le coeur etr 



qu'on les engagea de façon la 
plus 7 aimable f ailleurs, à ne 
plus s'y asseoir tant par crainte qu i ttes p0U r quelques risées et 



joie. 

Cest tm- remède gratuit, es- 
sayez-le ! . . . 

Veilleuse. 

NOUVELLES*. , 

'Garde dTane", présidente 
de notre comité de collaboration 
à "La Rotonde" et garde C. 
Larose se sont "isolées" pour 
quelques semaines. A' chacune 
noue souhaitons : Succès et San- 
té. 

• 4 • 

Les examens de l 'Enregistre- 
ment! Nos sympathies à nos aî- 
nées qui ont à les subir cette se- 
maine. Nous leur souhaitons, 
spécialement en Matière Médi- 
cale, de ne pas se tromper de 
doses et faire mourir leurs pa- 
tients... sur le papier! Bon 

succès à toutes! 

• • • 

Partie de .natation au Châ- 
teau Laurier, organisée par le 
comité d'amjfiament des gardes- 
malades. Au retotir le thé fut 
servi au; salon de réception. 
Nous désirons encore une fois 
remercier notre chère Surinten- 
dante pour tous les .bienfait* 
dent elle nous comble. 

• • • 

Un grand deuil frappe notre 
Ecole par la mort du Docteur 
Charlebois, notre cher et dévoué 
professeur de Pédiatrie. Que le 
Bon Dieu récompense ses lon- 
gues années de dévouement au 
service des malades. 

Iris d'Auberge, 

Secrétaire. 



F 



— 



» 



mr 



Nous ne sommes 
rares — le nombre 
augmente toujours - 
dant en '26 on nous loge au 
musée. Tout n'est pas selon les 
plans et devis du ministère com- 
me dans l'école neuve, mais 
c'est confortable. Les sections 
A et B jouissent d'un soleil 
bienfaisant pendant une partie 
de la journée. Personne — pas 
plus que moi — ne f>eut penser 
à ce soleil sans se rappeler en 
même temps la fenêtre ensoleil- 
lée au bout du corridor et don- 
nant sur la courtes collégiens 
Je connais nombre de normalien- 
nes qui affectionnaient tout par- 
ticulièrement ce coin "pour sa 
chaleur". Aussi quelle ne fut 
pas leur surprise, un jour, lors 



des accidents -- nous étions^au 
troisième étage 1 — que pour 
ïi f.oiiniiM'rénager 1* sensibilité de nos 
T voisins d'en face. "Différentes 
manières de juger des choses!" 
pensèrent-elles. 

section 
que se 



quelques applaudissements de 
la part des spectateurs. 

Partout c'est l'entrain et la 
joie ordinaires qui saluent le 
nouveau sport qui commence. 
J- J.TREMBLAY. 



C. R. LAFRENIERE 

Optométriste et Opticien 

117 RUE RIDEAU 

Tét Rideau 4*47 

Heures de bureau: 8 wn.4 pjn. 



J. Edouard Jeannotte 

Notaire et Commissaire 

13*4 Ste-Calherine, Est, 
Montréal, Qne. 

Vice-pré», dm D.-F, V1914-16. 



Je semble ignorer la 
C et c'est pourtant là 
portent presque tous mes sou- 
venirs. Située au nord, elle n'a 
qus deux fenêtres, une tempé- 
rature capricieuse, une aération 
difficile à contrôler -r ceux qui" 
y sont passés se rappellent sans 
doute la raison — et pourtant, 
on oublie ces contre-temps dans 
la" section C. Derrière les ins- 
truments de physique et les fio- 
les aux mille couleurs du Père 
Dubé, éloignés des autres, nous 
sommes comme des reclus qui ne 
s'ennuieraient jamais. En effet, 
peuvait-on s'ennuyer pendant 
l'enseignement si intéressant du 
français^ celui toujours clair et 
précis de -l'anglais t Si -quel- 
ques-uns se montrent encore 
sceptiques, je veux le» trans- 
porter à la dernière période du 
vendredi aprèfcmidi. Y a-t-il 
moyen de s'ennuyer à la lecture 
toujours si bien rendue de Dau- 
det, de Joseph de Maietre T Non, 
on s'y plaisait, "on l'y coulait 
douce" dans la section C et l'on 
ne pouvait faire autrement que 
de l'aimer. L'atmosphère de 
tranquillité, de calme, qui se dé- 
gageait de ces murs blanchis, 



l'absence de formalité que sug- 
gérait le tableau portatif, Me 
enractère d'intimité que lui don- 
nait l'espace plutôt restreint, 
attiraient plus que tout le con- 
fort des classe-modèles dont par- 
le le "School Management" et 
même que les sections A et B. 
Bref, c'était le cas de se de- 
mander avec Lamartine: 
"Objets inanimés, avez-voun 

donc une ème, 
"Qui s'attache à notre âme, e* 

la force d'aimer t" 

Claire Dupont, '31 
Kanoskasing, Ont. 



EN PHILOSOPHIE JUNIOR 

Les ''Séminaires'' 

Le mot peu sembler ambigu: 
Qu'on se détrompe. Les "Sé- 
minaires" désignent tout sim- 
plement len réunions de philoso- 
phes sous la direction de leur 
professeur pour discuter et ap- 
profondir une thèse. TJn élè- 
ve présente un travail. Ses 
confrères le questionnent et lui 
posent des objections: manière 
très intéressante de discuter les 
points les plus importants de la 
matière de classe. 

Le Rév. Père J. Hébert, doyen 
de la faculté des arts et profes- 
seur de philosophie, a inauguré 



. 



Woods Ifanufacturing 

Co. Ltd. 
wUll. rq. 




il y a trois ans ces "Séminai- 
res" et le dimanche 12 novem- 
bre a eu lieu l'ouverture de la 
série de 1933-34. 

Monsieur Laval Fortier trai- 
ta le sujet suivant: "La philo- 
sophie n'est pas une science 
comme les autres'*. Les autres 
sciences en effet ne cherchent 
que les causes prochaines tan- 
dis que la philosophie remonte 
aux causes ultimes. Monsieur 
Laval Fortier a brillamment dé- 
fendu sa cause et la discution 
fut des plus intéressantes, 
les assistants y ayant pris part. 

Le prochain travail sera pré- 
senté par Monsieur Guy Beau- 
dry il traitera de l^'atomisme". 
ATHOS 



"THE SPIDER" 



• 



te mystérieux, véritable toile n , 
d'araignée qui enchevêtre acteurs 
i;t auditeurs aù~ point qu'on ne sait 
plus qui sont les vrais acteurs. 



Interprété par 



. 



LEO ELE VES DE LÀKGKJE ANGLAISE DE. 
L'UNIVERSITE D'OTTAWA 

Au "Uttk Tkatre", h, T Samedi, 2 déc. 

Matinée, 5# sois. j g^,^ 75 80JW . 



NOS 




TT 



kvise: 



ta 

itonJe 



"treparons - iV<mW" 

DIRECTION 

ML Marcel Onimet. . 
„:1C Séml MlUette. 
*SEUR:R. P. Hstlrl M i rt asis i i, 
OJfX, directeur «es Débat*. 
REDACTION 
en chel: ML JUbert 

nui adjoint*: ML Jacques 
M. J- L. Gagnes. 
M. S. J. Garaeau. 
cteur»: MM. J. T. Rolland, G 
M. Plché, r. Major, L. 
iulbord, A. Legrto, L. Tarte. 
avelUste: M. P. Girard. 

littéraires: MM. J. Routhier, 
Boute t. 

ïvitéi sporUvesT WL P. L. 

lueurs: MM. P. Boucher, 
Terrien, L. Croteeu, J. P. 
salin, J. P. Lufci — , A. Bruuet. 

ADMINISTRATION 
liustrateur: M Raoul Gauthier 
it :M. J. P. Marion. 
.Marcel CaHer. 
huit de circulation: M. P. Monran 
if. Jean R. Waués. 
it d'annonces: J. A, Gourd. 



LES DEBATS 
FRANÇAIS 

,es séances académique* se 
cèdent régulièrement avec 

intérêt toujours nouveau. 

Séance du 9 novembre 

Juatre philosophes de deuxiè- 
année participent à un dé- 
but la quesiton suivante : 
désarmement dea nations 
possible". MM. Marcel Car- 
et Jean-Paul Lebrun 'fléfen- 

it l'affirmative ; MM. Paul 
icher et Louis-Paul Gélinas 

itiennent la négative. La 

[nce est présidée par M. Jean- 

|es Boulay. 

Carter, dans une thèse 

|n agencée, déclare que le dé- 
îeraent est possible dans sa 
ire et dans son objet, 
peine a-t-il terminé que M. 
icher vient réfuter ses argu- 
îta en affirmant que la ques- 
retève de la morale et non 
la métaphysique. Le désar- 

pnent est impossible, car les 

pons se préparent sans cesse 

guerre. >-*^ 

\mr un momenkj le combat 
ible égal. MaisSw. Lebrun a 
fait de changer cet état de 

^se. Ses syllogismes serrés et 
citations variées démontrent 
irement la possibilité du c\é- 
lement. 

Gélinas termine la discus- 
i. Les problèmes du désarme- 
ît ne semblent pas le pas- 
mer outre mesure.. Selon lui, 
nations ne sont pas sincères 
is leurs promesses de désar- 
. îent, et l'on peut toujours 
ttendre à une nouvelle guer- 

|#es juges, par la voix de M. 
roré Lafrance, accordent la 
ie à l'affirmative, et procla- 
ît Mr Lebrun le meilleur ora- 



Hance du 16 novembre 

'Advenant une nouvelle 

^rre, il serait sage pour le 

lada de suivre sa politique de 

'."C'est là, «ans contredit, 

ijet de débat le plus pas- 

inant discuté jusqu'à date 

nos séances. Les orateurs 

lusieurs reprises soulèvent 

Ithousiasme de l'auditoire. 

isieur Jean-Paul Poulin, dia- 

lé rhétoricien, occupait le 

[teail présidentiel. 

plaidoyer de M. Roger Sé«- 

ouvre le débat. Dès le^dé- 

il déclare qu'il énoncera les 

icipes d'impérialisme que le 

lada aHuivi en 1914, et qu'il 

ra suivre advenant une nou- 

guerre.M. Séguin apporte 



toute la largeur .de vue que de- 
mande la démonstration d'une 
proposition aussi épineuse. Il 
énuihère avec ordre les avanta- 
ges pour le Canada de faire par- 
tie de l'Empire Britannique. 
Pour que cet empire survive, 
conclut-il, il faut que les pays 
qui le composent le défendent, 
il faut que le Canada agisse 
comme il l'a fait en 1914. 

Une telle profession de foi 
impérialiste dépassait la capa- 
cité d endurance de M. Louia 
Farley. Aussi ce fut avec une 
/Chaleur des plus persuasives 
qu'il adressa la parole, Dans son 
discours, il nous fa^t avec élo- 
quence le bilan de nos pertes à 
tous les points de vue, lors de la 
dernière guerre. Au point de 
vue international, par exemple, 
nous y avons perdu notre tempe, 
notre argent et nos hommes. 
Maniant habilement le sarcas- 
me, M- Farley nous montre 
comment l'Angleterre nous a 
"récompensés" p«iir avoir .par- 
ticipé à la guerre. .Au point de 
vue financier la guerre a mis le 
Canada sur le bord de la ban- 
queroute. Enfin, l'orateur ter- 
fmine par une' péroraison pathé 
tique où il rappelle les horreurs 

de la guerre. 

Le plaidoyer de M. Gabriel 
Roy fait une diversion. Senti- 
mental, au dire du commenta- 
teur, M. Roy rappelle les sou- 
venirs qui nous rattachent à la 
France. Ce pays a toujours été 
le pilier de la civilisation chré- 
tienne, et en cas de guerre, il se- 
rait de notre devoir de le défen- 

àre< 

r **M. Paul Marion, dernier avo- 
cat de la gauche, se déclare 
franchement na tio n alis t e et en 
faveur de la politique ' ' Canada 
d'abord". Dans le cas d'une 
guerre, ce n 'est TJas au Canada 
à défendre l'Empire mais à 
l'Empire de défendre le Cana- 
da. Nous ne saurions raisonna- 
blement nous engager à^ nou- 
veau dans une guerre coûteuse 
par sympathie pour l'Angleter- 
re et encore moins pour la dé- 
fense chimérique de la civilisa- 
tion. 

M. Paul-Emile Rolland fait 
un excellent commentaire et 
rend la décision du jury. h& né- 
gative l'emporte et M. Farley 
obtient le prix du meilleur ôra- 

Jean TERRIEN, 
Secrétaire. 



Soirée intime 

Le 7 décembre prochain, la 
Société des Débats Français de 
l'Université donnera une soirée 
intime à la salle académique, 
rue Wilbrod. Le R. P. PaqUette, 
O. M. I., fera les frais de la mu- 
sique cependant que M. Jean 
Terrien, secrétaire-archiviste de 
notre soeiéte, donnera une con- 
férence sur l'Action Catholique 
des Jeunes pour enrayer le 
fléau communiste. Plusieurs élè- 
ves figureront au programme 
soit danp des récitations, des 
chants ou de petites pièces. Voi- 
ci le programme plus en détail. 
PROGRAMME 
Orchestre. 

Récitation : r ' Légende Patrio- 
tique". 

Discours : Deux Jeunesses. . . 
Jean Terrien. 

Scène: "La création d'un 
docteur". 
Orchestre. 
Chant. 

Dialogue: "L'autre chemin" 
H. Letondal. 

Récitation: "Le paysan du 
Danube" Ch. Coubé. 
Orchestre. 

Tous les élèves de la section 
senior des Débats Français sont 
cordialement invités à cette pe- 
tite soirée en famille. 

Les gêna de la ville qui aime- 
raient à être des nôtres sont les 
bienvenus. Ils devront toutefois, 
pour être admis, se procurer des 
cartes en «'adressant à l 'TTifiv er- 
sjté. Rémi MILLETTE, 

Prés, de lajSoe. des 
Débots Français 



Les débats 
Anglais 

A la séance du Ireize de ce 
mois, le débat fut mouvementé 
à notre salle académique. ^ 

Messieurs les orateurs discu- 
taient sur le sujet suivant : "La 
réduction des salaires retarde la 
reprise des affaires". M. J. Cor- 
ridan exposa ses idées claire- 
ment avee son à plomb coutu- 
inier tandis que M. W. O'Shea 
lut le débat de M. Jim Veale, 
alors à l'infirmerie, en y inter- 
calant ses idées propres émises 
avec son "feu naturel. Les adver- 
saires, MM. B. Burke et E. De- 
vine défendirent leur cause 
avec ardeur et finesse. Après 
avoir hésité quelques instants, 
le jury donna la palme à la né- 
gative malgré le mécontente- 
| ment de certains spectateurs. 

Les commentaires habituels 
se firent après le débat, et de 
nombreuses discussions s'enga- 
gèrent entre spectateurs et dé- 
battants. 

MM. O. Dorïon et P. DeCroa 
bois divertirent l 'assistance par 
des récitations bien choisies. 

A la fin de la séance, le R. P. 
Danis vint 'faire des remarques. 



Savez-voiisque... 

Louis P. G. est uij conscien- 
cieux. Ses camarades /du cours 
de Physique en savent quelque 
chose. 

Robert Barsalou a eu le pri« 
vilège spécial "d 'interviewer* \ 
lors de son passage à Chicago, 
la fameuse "Miss Américain. Le 
bouillant rédacteur-en-ohef du 
grand Bi-Menauel fut littérale- 
ment conquis par le naturel de 
cfet exhibit des plus extraordi- 
naires. . . 






Facultés Ecclésiastiques. Con- 
férence du 6 décembre. 
Révérend P. V. Devy, 8. M. M 
La transcendance de l'intel- 
ligence et la critique du Maté- 
rialisme. La faillite du Matéria- 
lisme au point de vue rationnel 
se démontre par R caractère in- 
corporel de la pensée et de l'in- 
telligence, de la liberté, de la 
vérité, de l'origine de la vie et 
sur le terrain pratique, par l'im- 
possibilité et le caractère inhu- 
main de toute Morale ou Politi- 
que purement matérialiste. Cet- 
te constatation permet d'établir 
la puissance toute spirituelle de 
1 esprit, son élévation au-dessus 
de la connaissance sensible, et 
son aptitude à saisir les réalités 
spirituelles, les relations de cau- 
ses à effets. Le chemin est ainsi 
préparé pour une démonstration 
rationnelle de l'existence de 
Dieu. L- Croteau. 



Section Junior 

SEANCE DU 21 NOVEMBRE 

L 'assemblée commença par la 
prière. Après la lecture du rap- 
port de la dernière assemblée et 
les remarques du R. P. Morris-, 
seau, les débatants et M. Bclhu- 
meur, président du débat, pri- 
rent leurs sièges. 

Le débat était ainsi intitulé: 
"Frontenac fut-il plus grand 
homme que Jean Talon". L'af- 
firmative était soutenue par 
MM. A. Sirard et L.-P. Poi- 
rier ; la négative par L.-P. Bar- 
salou et P. Valiquette. 

Malgré les efforts de l'affir- 
mative, la négative remporta la 
victoire et M. Barsalou fut con- 
sidéré comme le meilleur ora- 
teur. 

M. J. Léveillé récita "be co- 
che et la mouche" de La Fon- 
taine. 

Les remarques du R. P. Guin- 
don terminèrent l'assemblée. 
Rodrigue Le May, 
Secrétaire. 



Attention Messieurs ! ! Il ne 
faudra pas oublier de se rendre 
à la pièce annuelle "The 
Spider" qui sera jouée au 
"Little -Théâtre" le samedi, 
deux décembre. Les Messieurs 
accompagnés seront des mieux 
reçus. . . mais gare aux Demoi- 
selles nerveuses. . . t! 



Jean-Paul POULIN. 

» — 



ENTREVUE 




Nouvelles 
acquisitions de la 
Bibliothèque 

Fontenel : Minéraux et roches 

Fontenel : Le sol Canadien, 
du Canada. 

André George: Pierre Ter- 
f mîer. 

Daniel Ropo : Péguy. 

Bainville: Bismark. 

Seignobos : Histoire sincère de 
la Nation Française. 

Denis: Au temps de Napo- 
léon* 

tfragon : Pour le Christ-Roi. 
Canadiana. 

M assis : Défense de l'occident. 

Vallery Radot.: Anthologie 
de la poésie catholique, des ori- 
gines à 1932. 

Jean Narrache : Quand j 'Par- 
le tout seul— 

Fournier: Anthologie des 
poètes Cauftàlens. 
v Prof. Auguste Picard: Au- 

deMtw d M8WBrra 



A son retour de Chicago, 
Jacques S., grillant finissant, a 
bien voulu accorder à notre 
confrère Job SERVE une en- 
trevue très intéressante. Ce- 
lui-ci ne veut pas corriger le 
pittoresque des remarques du 
futur ingénieur et laisse au lec- 
teur le soin de juger de sa vo- 
lubilité. 

"Mon cher Job SERVE, je 
suis revenu enthousiasmé de 
mon excursion à Chicago. Je 
me suis promené dans les en- 
droits les plus» célèbres du mon- 
de entier tant par leur cachet 
artistique que par leur réputa- 
tion. Partout j'ai rencontré des 
exhibits extraordinaires et je 
regrettais de ne pas avoir les 
yeux assez grands pour tout 
voir. 

Le rayon des modes masculi- 
nes dans le territoire français 
m'a particulièrement intéressé. 
Captivé par les reflets d'un su- 
perbe chapeau verj j 'en ai fait 
l'acquisition à un prix modique. 
La couleur en est symbolique, 
''le vert, c'est» l'espérance" de 
tromper l'ennui qui me poursuit 
pas à pas depuis mon retour de 
Pierre ville' Comme les grands 
détectives français tu dois pen- 
ser: "Cherchez la femme"... 
(ctlà-dessus, description d'une 
brunette aux yeux, etcj 

Je te consente d'aller voir 
ces spectacles féeriques, maïs 
ne manque pas auparavant de 
faire corriger tes défauts vi- 
suels par un oculiste compé- 
tent." 



Un de nos plus petits prodi- 
gue sa flamme à deux poupées' 
peinturées... Et quelle flanv 
me 

Le directeur a lu «nalen- 
contreuse habitude de manquer 
son train lomqu'il est dans une 
ville étrangère. . . et toujours 
pour des raisons très sérieu- 
ses. . . * 

Charles W. ménage l'énergie 
de ses jeunes années pour prodi- 
guer plus tard ses assiduités à 
l'héritière d'un richard... 

L'Administrateur est un tra- 
vailleur opiniâtre, mais il a tout 
de même ses grands et petit! 
engagements.. . 

Mesdemoiselles Jacqueline et 
Madeleine L. sont " en deuil 
de . . . deux serins ... "La Ro- 
tonde" les prie d'agréer l'e»- 
pression de sa sincère sympa- 
thie dans leur cruelle épreuve. 

Le Duc André, sans fausse 
honte de son^Uge, a prié le 
Père _Noël de ne pas l'oublier. 
Nous lui souhaitons beaucoup 
de bonnes choses pour ce mer- 
veilleux exemple 'd'abnégation, 
et certes il "prime au-dessus'* 
de ses amis par ses mignonnes 
patenôtres. . . 










Louis Paul Gélinas manque 
de mémoire dans ses spirituelles 
improvisations à la Société des 
Débats Français... La France 
pour une fois a erré ... 

Paul M. fut l'heureux ga- 
gnant d'un prix de ponctuali- 
té v . . dans sa jeunesse. 



Adolphe B. héritera bientôt* 
L'éloquence de ses longues con- 
versations téléphoniques a dé- 
cidé ses camarades à lui louer 
un fil spécial. 

Il est tout de même "vei- 
nard" de posséder la prestance 
d'un Balbo en même temps que 
le 'nom et le verbe d'un homme 
qui menace la paix mondiale. •« 



- 



Paul F. manie la période com- 
me un vieux rhétoricien, sur- 
tout lorsqu'il se laisse emporter 
au cours d'une partie de Parché- 
si, par le réalisme de son ami 
"Pat". 



• 



*, 



— 



Oaaton Vincent 

B.A., L.Ph., 

Avocat «t Notaire 

Kapuskasing, Ont. 

3Ume Président de la Société 

dw Débata Français 



La So'ciété dés Débats Fran- 
çais projette la production du 
"Régiment de Carignan", afin 
de satisfaire le nombre considé- 
rable des candidats a la pièce 
annuelle.?. 

Job SERVE 



H. REGIMBAL 

Bl jo«Uer-Horlo**r 

Réparation» de tous genre*, 
Montres, Horloges et Bijoux. 

»1 H rse DALHOV8IB 

En face du Tnéatre Français. 









83 



LA ROTONDE 1er PgCKMBBg lttt 



PROPOS Llï TERAIBE* 



LA PRl£i%lil£RE NEIGE 



(The First Saow: Lowell) 



* 



4 



Depuis la veille tu soir la neige infatigable 
Couvrait champs et chemin de son silence blanc. 
Et le ciel généreux posait d'un geste lent 
Une hermine de roi aux branches de l'érable.. 



Des pertes recouvraient le rameau misérable 
Et un duvet de cygne ondulait en tremblant. 
La neige sur lea toits allait s'accumulent 
Et des cris assourdis parvenaient de Pétable. 






Debout à la croisée je reposais mes yeux 

Sur la blancheur unie du tent travafl des cieux. 

Un oiseau tournoyait comme une feuille morte. 

Je songeais que, là-bas, de ses flocons soyeux 

neigé, que lTiiver chaque année nous apporte, 
Couvrait un petit tertre avec un soin pieux. 



des 
-pro- 
rues. 



■ 






J. ROUTHIER. 



; 






LE GUEUX • 

L/autoiune apporte déjà avec 
ses derniers vents, les premiers 
flocons de neige Tout le mon- 
de porte vêtements d'hiver: les 
vieux comme lea vieilles s'en 
vont péniblement sur le chemin 
de l'église, cachés sous leur 
niant eau noir; emmitouflées 
dans la fourrure, les jeunes 
fille» joyeuses passent en 
exhibant leurs joues toutes rou- 
ges et leurs yeux pétillants dans 
la froidure ; les gamins courent 
les rues en sifflotant comme des 
merles. 

Parmi tout ce brouhaha de 
gens, un homme tout décrépit 
se tient au coin de la route: 
c'est un gueux. Une redingotte 
usée couvre ses maigres épau- 
les. Ses pantalons ne sont que 
lambeaux et ses souliers que des 
.savates. Sous un vieux chapeau, 
une figure déchainé cache l'^ 1 
tat d'un misérable abandon. Son 
seul soutien, un bâton noueux. 
Quejle résignation chex ee pau- 
vre hère ! Hier, gavait-il épouse 
et enfants? Qui sait t.. . Au- 
jourd'hui, seul avec* sa pauvre- 
té, il languit vers la tombe. 

Trop vieux pour travailler 
peut-être ; trop laid pour lea bel- 
les, trop fou pour les jeunes, ft 
chemine tout le jour, mendiant 
aa subsistance. Souvent on le 
méprise; toujours, on l'aban- 
donne; un os à un chien vaut 
mieux qu'une croûte au gueux. 

Couchant dans lea fonds de 
eoor et le plus souvent sur le 
bord des grandes routes, le ehe- 
mineau n'a même pas un gra- 
bat pour étendre sa misère. Rt 
le soir, seul avec les étoiles, il 
laisse gémir son coeur; il mau- 
dit le sort. Plus d'amis, plus de 
famille, tout ee qu'il possède. 
es Mot ses prnenilles. fit. quand 
Il mourra, il aura pour unique 
linceul, ses vieille* «veuilles. 

Oérald BOUTET. 



CRITIQUE 



"La vie c'est hen 
mal emmanchée" 

Uii soir que j'étais dan» Us 
Brézingues, "et que l'âme du 
vm chantait des les bouteilles", 
je pensais à la vis et me disa i 
ceci: Dieux que la vie est ntoch^ 
ot pins encore ceux qui la/pos- 
sèdent. Crétin, le politicien qui 
fait la bombe avec l'org* 
électeurs, après leur avoU 
mi» d'abolir les coins de 
MuffU, le financier qui truchs 
V étalon or et ruine la vieWe ju- 
ment grise. Maboule, le profes- 
sionnel qui sous son bonnet 
carré, cache une cervelle de mê- 
me style et dont les coins sont 
sales. Gogo, l'ouvrier qui »e lais- 
se rouler par l'agent bolehevick, 
ne voyant pas dans V ombre hs 
griffe de l'ours moscovite, qui 
bientôt le mettra en pièces en 
criant "Fraternité"! Poire, le 
cultivateur qui change de député 
pour faire monter son beurre, ne 
s'apercevant pas que le dernier 
ne veut que se "beurrer," et 
jgn'U eut été mieux, au lieu de 
l 'envoyer en Chambres, dé le 
-garder pour grossir le troupeau 
de moutons. Gabotin, le collégien 
qui se croit "aristo" parce qu'il 
sort avec les petites dames du 
"Carnet mondain", et pour qui 
l'altissime du savoir humain ré- 
side dans VEditorial de "La 
Presse". 

Moche que je me disais, et tri- 
[He essence de banalité: Dieux 
\ que ces \ommes sont b$lcs, eux 
qui en fait d'idéal en ont autant 
qu'un pâté à la viande et qui ne 
savent pas comprendre la dou- 



Une heureuse 
Gaffe 



À quoi tienne] 
les choses? . 



ROBERTSON Frères 



Se rosimiilltt 



n 



VOYEZ NOS 

CHAPEAUX 

D'HIVER 

SILVKfcTONEB 



Il y a quelques années, on an 
concait la grammaire de l'Aea 
demie française. N'est-il pas cu- 
rieux qu'on n'entende déjà plus 
parler de cet ouvrage élaboré 
depuis trois siècles! Une décou- 
pure du Journal de Québec, da- 
tant déjà de deux ans, que j'ai 
sous les yeux m'explique cette 
attention. Ne citons que quel- 
ques-unes des inepties dont elle 
fait mention et qui ont jeté du 
discrédit sur la "Coupole". 
Dans une préface toute acadé- 
mique il est dit que l'Académie 
retourne à sa tradition, telle que 
rusage " a témoigné vouloir la 
consacrer". Ce "témoigné vou- 
loir consacrer" n'est-U pas mu- 
sicai f Voici d 'autr es bttl evoofog| t fU T He'-vivre-f 
de la première édition: "Si le 
son est émis uniquement par la 
bouche". "Un nom, c'est l'ob- 
jet d'une opération dès sens". 
"Le passé s'est passé dans le 
passé." "Le féminin se fait par 
1 adjonction d'un e au mascu- 
lin. Ex: "Neveu fait nièce." 
"Le mot (la) doit élider son c 
final." 

M. Baudry dé Saunier, dans 
son livre "Gaietés et tristesses 
de ls Grammaire de l'Académie 
française." relève^ "Les subs- 
tantifs dont "le nominatif est 
en usa (en latin) "font leur 
pluriel en a. . . "Bb bien! c'est 
encore là une illusion que vous 
allea vous hâter de perdre! Li- 
sons la Grammaire officielle: 
"Quelques noms étrangers con- 
" servent le pluriel de leur lan- 
"gue d'origine: on écrit des al- 
"bums, des pensums . . . Par 
"conséquent: templums et op- 
"pîdums. 
"Dw donc Quintflien ! " 

"Dans certains noms la forme 
"(masculin) subit une "modi- 
"fieatxm" devant Te du fémi- 
"nin. . . exemple de.cette "mo 
"difïcation": neveux, nièce. De> 
"cinq lettres du maseulin une 
"seule survit au féminin . . . 
"coq fait poule, et singe fait 
<nienon!!!!" 

L'Académie a voulu corriger 
hâtivement les éditions mais le 
scandale était déjà fait. Et le 
pis est qu'elle n'a pas eu le cou- 
rage de désavouer publiquement 
ce travail de mercenaires. 

Nos orangistea ont raison, 
noua ne parlons pas le "pari- 
si an french" si cela en est. 



Et pourtant, ce soir-là, moi qui 
aime tant les fleurs et les chan- 
sons, et pour qui la vie est un 
sport (c'est Bordeaux qui Va 
dit), je me sentais devenir tout 
triste devant tant d'abrutisse- 
ment. Bah! que voulez-vous f 
Il y a trop longtemps que ça du- 
re. L'arbre a poussé croche, ça 
sert à rien de vouloir le redres- 
ser. Le mieux y ë* est encore de ne 
pas s.'en faire et d'aller son pe- 
tit bonhomme de chemin, en at~ 
tendant le jour où on ira man- 
ger des pissenlits par la racine. 
Car: La vie, c'est bien mal em- 
manchée. r 
"Ça sert à rien à" faire du chi- 

âlageV! 
"Faudra tous finir par finir" 
"Vu quia vie, y'a pas d'tor- 

tiUage," 
"C'est Vtemps qu'çv prend a 

mourir !" 

Jean-Paul MARTON 

♦ 

Réflexions de—. 



• 



ROUTHIER 



tt 



i«. 



Dr J. A. Couillard, 

•JL, LM. 

Surintendant médical 

Sanatorium Sa Lac Edouard. 

» Ff Mimq. S» 1» SacMU 

«tSMfcata rtaaçaia 



LA GUERRE. . . 

Arrêter la^gûerre! ïïaîsx'est 

devenu une tradition . . . 

• • • 

Une armée Genevoise sauve- 
rait toutî Et si elle était bat- 
tue T . . . 

• • • 

Au lien d 'une campagne pour 
le désarmement il serait d« 
beancoup plus avantageux d'en 
faire une pour la repopulation 

• • • 
Qui l 'emportera t des belles- 
mères où des petits vieux de 

Ocnève. . . 

• • • 

Si ls guerre n 'existait pas les 
marchands de canons l'in vente- 
ra *cnt. . . 

• • • 

Et comme bouquet, ls décou- 
verte que le soldat Inconnu de 
î'Btoile est un général alle- 
mand... 

M ONSBUB JEAN 



(suite) 
par L. Tarte et J. Routhier 

A l'extérieur, John Deuff est 
toujours adossé à son lampadai- 
re, scrutant avec attention le 
papier du directeur. Après 
l'avoir retourné dans tous les 
sens, il a tout à coup un haut le 
corps et vient prêt à s'élancer. 
Mais, au même instant, une voi- 
ture d'embaumeur sort de ls 
ruelle, conduite par M. Céphas, 
son propriétaire, et s'arrête de- 
vant la ' porte. M. Céphas en 
sort, et avisant Pantaléon, lui 
glisse dans le tuyau de l'oreille, 
"Attendes-moi un instant, jeu- 
ne homme, et aidex-moi à trans- 
porter un fou ches mon frère 
Alcide, le spécialiste." Deuff, 
dans le cerveau duquel la lumiè- 
re luit soudain au nom de: spé- 
cialiste, frère de M. Céphas, 
embaumeur, fait un signe d'in- 
telligence.. . 
Quelques instants après, il 
roule dans la eage de la ca- 
mionnette en compagnie de spn 
ami Nicaise lié comme un sau- 
cisson et à la garde duquel il a 
été commis. Durant le trajet, il 
tente, au milieu d'une erise de 
fou-rire, d'éclaircir pour lui la 
situation et lui met sous le nés 
le fameux papier sur lequel, Ô 
atnneur, La Hury lit, non plus 
666, mais 999: "Nous entrons 
sans eoup férir dans la place, 
fait comme moi" hoquette John 
-ntre deux éclats de rire. M. Cé- 
phas, qui eo$duit l'automobile, 
'l'abord intrigué par cette hila- 
rité intempestive, se frotte 
maintenant les mains: "Deux 
su lieu d'un", répète-t-il avec 
«m£i."faction. 

Enfin on arrive au 999. La 
machine pénètre dans la ruelle 
et s'arrête sous un garage qui 
prolonge le corps du logis. Un 
petit vieillard tout semblable à 
M. Céphas y pénètre bientôt, 
e 'est le docteur. Son frère, des- 
cendu de son siège et laissant 
nos deux amis, enfermés, se di- 
rige vers lui et, désignant la ca- 
mionnette, se frappe le front de 
l'index dans nn geste bien con- 
nu, l'avertissant que deux dé- 
traqués y sont enfermés. Quel- 
ques minutes plus tapi, un tube 
introduit dans le fourgon, in- 
suffle à l'intérieur un puissant 
«•mesthésique et prive nos deux 
n mh de l'usage de leurs sens 

Quand La Hury sort de son 
engourdissement, il est à côté 
de son compagnon, couché sur 
une civière roulante dans une 
"h ambre étroite dont les murs 
blancs sont absolument nus. 
Candide, encore dans les va- 
peurs du demi-sommeil, «pér- 
ir vaguement les deux frères, 
qui guettent leur réveil en se 
ninrant le nés, et il entend le 
docteur murmurer: "Qambron- 
ne s bien dit le mot". Ce À quoi 
son frère répond : ' ' Alcide ! Ah ! 
AVide". Notre héro ignorant 
les suites néfastes de l'anesthé- 
«ie ne cficrehe pas à s'expliquer 
ces mots, puis il retombe dans 
nn Profond assoupissement. 

Un formidable éternuement 
de John Deuff réveille nos deux 
Journalistes. Cette fois ils sont 
^tendus par terre au beau mi- 
Tieu de la cour de la maison dont 
toutes les ouvertures semblent 
-loses. Un papier posé près 
d'eux, les notifie qu'Os n'ont 
usé à se plaindre du traitement 
"nisou'a Pont cherché. Ls pre- 
mier soin de Deuff est de con- 
sulter sa montre. H bondit 
ses pieds: "Plus sue 
ww*c« pout la rae usrt 
i". c'est qu'eu effet, 



La vie est une drôle de 

si l'on marche à tâtons 
es choses les plus merveill 
arrivent d'une façon étri 
Considérons, par exemple, j 
ment se sont faites ds très 
des découvertes, sonj 
quoi tiennent les choses ! V<1 

Archimèdc, su bain, lère,l 
hasard, son pied dans le lug 
«t est étonné ds le sentir 
léger. Frappé d'un éclair as] 
nie, il s'élance hors ds IN 
parcourt les rues de sa vil 
criant : Eurêka ... il avait 
vé la loi de la pesanteur s| 
que des corps. 

Les Phéniciens, campés 
rivage de la mer, faisaient i 
re leurs oeufs, a la coque 
doute, dans le sable. La 
finie, ils sont frappé s de la j 
me brillante et solide qu'a 
le sable chauffé. Ds si 
trouvé le secret de la fi 
t ion du verre. 

Denis Pspin s'ennuyait 
après-midi f ayant sans dout 
"bleus" — cafard, en bon 
çais — il -s'assied dans sa 
ne et s'amuse à regarder boi 
de l'eau dans un réceptacle! 
mé. Surpris de voir le couv< 
se soulever de temps en 
sous l'impulsion de la vaj 
en conclut son fameux prit 
qui a rendu le C. P. K. 
nairc: la force élastique 
vapeur d'eau. 

Isaac Newton, par une 
après-midi d'automne, était j 
sis sous un pommier. Le sei 
— non — Eve — pardon — j 
pomme tombe devant ses 
11 se met à réfléchir sur la 
ce mystérieuse qui attire lcf i 
jets vers la-iterre et émet 
de la gravité des corps. 

Et pour finir, un profei 
de ls vieille capitale, cousu 
mon co*psin Jean-Louis (in^ 
teur lui aussi,), n'a-t-il pasi 
couvert le secret du 
"Jazzique" alors qu'en ch< 
de fer À était charmé par V 
munie des roues frappant 
tervsle régulier les întersects 
des rails ... Si seulemsnt e'J 
été le secret du rythme as] 
musique grecque! 

Paul 




sait toujours rien. Maie La 
ry montre cette fois une 
assurance. On se dirige verf] 
téléphone publie et Cai 
tient à expliquer lui-même,: 
directeur leur aventure. M. 
roy surchargé de besogne 
cesse de répéter : ' ' Abrège* 
diable, quel est le résultat 
expérienceer r Enfin La 
fier de sa trouvaille et de " 
fet qu'il va produire, ai 
r»> acristralement : ' ' Acide 
Cambronns". — "Idiots",' 
gitM. Leroy. — " Plaît-il î 
dit M. le directeur"? roof 
son interlocuteur qui a mal 
si. "I-di-ots" répète H. 
Et NiesÎBe susure à John qui) 
demande si le directeur eit) 
tisfait: "Il est. pour le 
épaté, il dit "Oh?.. .? 
Pin. 



DUFORD 

Peintures, Vitres 
Papiers Peints 

71, r*f RMeti 



» ■ ' '■ iù -'■;"■■< 



.(■'■■ ; '• 



'■Y v*V£i'»./'-V-:£.,'vs; 




LA mOTOKlMS 1er DECEMBKK Ifftt 



13 



— 



■ ' — 



VARIÉTÉ* 



•• t . ' 



'Honorable 
-A. Taschereau à 
l'Université 



(limacuhe, 19 novembre, la 
jiété des Conférences de 
[niversité recevait l'honorable 
{a. Taschereau, premier mi- 

je de la Province de Québec. 

déjeuner offert par le Eév. 

. Marchand, 0.~1L L, "Kec- 
t, fut servi à l 'Université. On 

unsrquait : 

m Bxcellence Mgr Andréa 
jlo, délégué apostolique ; 
Excellence Mgr Guilïsume 
[i-scs, srchevêque d'Ottaws; 
Excellence Bfgr Joseph 
y, O. M. L, évêque de Zerta, 
(sire apostolique de Grouard ; 
R.-J. Man ion, ministre fe- 
rai des chemins de fer; liv- 
rable Thi bandeau Rirff ret, ju- 
I puîné de la Cour Suprême du 
ida; l'Honorable Arthur 
innon, juge puiné de ls Cour 
[prème du Canada; l'Honora- 
P.-J. Hughes, juge puiné de 
Cour Suprême du Canada; 
neur E.-R.-E. Chevrier, dé- 
lié au fédéral pour Ottawa ; 
msieur T. -F. Ahearn, député 
fédéral pour Ottawa; San 
^nncur le juge Bugène-B. Au- 
de la Cours de l*Behi- 
îer; Son Honneur le juge 
lis- A. Audette, de ls Cour de 
shiquier (en retraite) ; Son 
leur -le juge H.- A. Portier, 
la Cour Supérieure du Cana- 
Son Honneur le juge Louis 
isineau, de la Cour Supérieu- 
dui"a*nSfla; Son Honneur le 
Albert Constant ineau, de 
?our de Comté ; Son Honneur 
Allen, maire d'Ottawa; 
^nsieur Louis Côté, député su 
>vinciai pour Ottawa; Mon- 
ir A.-E. Honeyw.ell, député 
provincial pour Ottawa ; 
msieur T.-P. Foran, Doyen 
Barreau, premier bachelier 
l'Université d'Ottawa, en 
; Monsieur Séraphin Ma- 
présidçftt de la Société des 
îférènces; Monsieur Fulgen- 
| Charpentier, commissaire de 
(ville d'Ottawa; le Dr Ernest 
lin, député à Québec ; le Ré- 
md Père Dennis Finni^an, 
M. L, provincial, des Oblats 
| langue anglaise ; le Révérend 
Alide Béland, O. M. L, su- 
rieur et curé de Notre-Dame 
Hull; le Révérend Père Do- 
Poulet, O. M. L, supérieur 
[Scolastieat St-Joseph. 

ia conférence eut lieu à la 
le académique dans le pavil- 
des sciences. Monsieur Sé- 
>hin "Mario ii, président de la 
ïiété des Conférences, pro- 
lalloeution de bienve- 
Le Père Marchand présen- 
. ensuite le conférencier qui, 
>n les paroles du Père Rec- 
jr, avait peu besoin d 'être 
ité, étant un des hommes 
mieux connus du pays. ' 
l'Honorable premier Minis- 
remercia ea-disant que d'ha- 
ide, pour les politiques, les 
mge8 venaient après la 
K**— » que donc celles qu'on 
avaient adressées étaient 
[mat urées i puis il entra brus- 
quent dans son sujet en po- 
^t la question qui se trouvait 
le titre de sa conférence : 
allons-nous T 

traita successivement des 
its suivants: Le Canada dé- 
fit-il resté attaché à l'empire, 
mexer rnx. Etats-Unis, ou 
taûr indépendant. Et il nous 
[voir une indépendance loin- 
»e, très (f allais dire trop) 
Itsine. Il fit ensuite l'histo- 
de la Confédération 
it son sujet d'anecdotes. 



Brcx, sa conférence rut très ap- 
plaudie. 

L'Honorable Taschereau ren- 
contra, après ss conférence, les 
étudiante qui, sachant que le 
premier ministre devait passer 
par la, étaient rassemblés dam 
la rotonde. Monsieur Lucien Bi- 
gué, finissant du cours des Arts, 
loi souhaita la bienvenue de UJ 
part des élèves de langue f ran- 
aise; Monsieur Pendleton 
Power, su nom- des élèves de 
langue anglaise. Le Premier Mi- 
Bistre répondit dsns les deux 
langues et accorda, après avoir] 
consulté le Père Recteur, deux 
jours de congé. Un, immédiate- 
ment le lendemain, et l'autre au 



Revue des jeunes 

A l'heure actuelle, deux 
grands sy st èmes se font une 
lutte de Titane dans le monde. 

Tous deux sont snti-démocra- 
tes — ; l'un est païen, l'autre se 
dît chrétien—; l'un rejette tou- 
te religion quelle qu'elle soit, 
l'autre eu fait une Religion 
d'EUt— f\ "un détruit tout prin- 
cipe de propriété privée, l'autre 
la soutient — ; le premier s'sp- 
pelle communisme et s son ger- 
me à Moscou, le second porte 
nom fascisme et prend sa source 
en Italie. 

. Lequel des deux triomphera : 
fleurs auront poussé";- Noua da drsP*™ ™*« ou 
ne doutons pas de ia science en 



botanique du Père Marchand. 

L'Honorable Taschereau fut 
vivement applaudi car il est très 
populaire à l'Université. N's-t- 
il pas, l'hiver dernier, dan* un 
débat où l'Université prenait 
part, rendu un jugement ... à le 
SalomonT Et cela à Québec mê- 
me, à l'occasion du débat in- 
teruniversitaire où nos orateurs 
luttaient contre ceux de Laval. 
L'Honorable Taschereau, juge 
pour la circonstance, ee lève 
pour annoncer la victoire de 
Laval, victoire qui leur appor- , 
tait le trophée Villeneuve. "Je \ 
sae permettrai cependant", 
ajoutait-il, "de donner moi-mê- 
me, une coupe aux orateurs 
d'Ottawa pour leur excellent 
travail". Et cette coupe trône 
aujourd'hui dans le parloir de 
l'Université, preuve de l'estime 
du premier ministre dp Québec 
pour notre institution. Com- 
ment alors un homme si bon 
nour nous ne serait-il pas popu- 
laire parmi la "gent estudian- 
te" de la Capitale.. . 

Paul GIRARD. 



ause noiref 

On enrôle sous chaque éten- 
dard la jeunesse qui continuera 
demain l'oeuvre, mauvaise ou 
hsnsSj eununeneée hier par Lé- 
nine ou par Mussolini C'est 
cetye "revue des jeunes" dans 
le monde que nous ferons. 

La vieille Europe, qui a tou- 
jours quinze années d'avance 
sur la jeune Amérique — que 
ce soit en art, science et lettres 
ou en événements sociaux, éco- 
nomiques et politiques — a wue 
naître, en 1917, le régime Sovié- 
tique, et à peu près à 1s même 
précisément en 
1921, la dictature fasciste i Bo- 
rne. 



UN BANQUET FABULEUX.. 



EN MARGE DE 
TOUT 



La saison de Rugby est finie. 
D était temps. On dit même que 
le hockey a vu — rouge mais il 
n'y eut pas de "touche". . . 
$ $ f 
Si Balbo veut jouer au Rug- 
by, on l'essayera... "Flying 
wing. " 

S S S 
Mussolini serait son "coach" 

% % % 
Anciennement on faisait des 
discours eu trois points. De nos 
jours on ne les fait qu'avec 
deux . . . poings . . . 

S f S 

Certains Collèges sont rem- 
plis de "Suisses", mais beau- 
coup ne valent pas un écu 

reuil ! 

$ * » 

Le Japonais n'a pas su com- 
prendre le Mang'-Chou-riz. 
S $ S 

Quand l'automne nous re- 
viendra sous un autre chiffre, 
Benoit nous fournira encore 
l'occasion de l'applaudir. En 
attendant "Béné" se repose sur 
aer Lauriers. 

* * * 

Certaine personne regrette 

que Jean-Louis G* n'ait Tien 
connu des crise cardiaques du 
directeur. 

$ $ $ 
Ti-Gourd a été anobli. On de : 

v ra maintenant l'appeler 

André le Duc. 

$ $ S 
Monsieur Paul Major, aspi- 
rant de la réserve navale, ne 
semble pa* craindre "la roc"he 
• • • 

John Corridan, président de 
la Société des débats Anglsis, 
nous a prouvé à la Sainte Ca- 
therine 



Lea deux grands Maîtres com- 
prirent que les jeunes assure- 
raient la continuité de leur 
mouvement et organisèrent res- 
pectivement leur jeunesse en 
conséquence. La conception sé- 
mitique et la conception latine 
se font une lutte à mort. SI 
dans certains endroits le mou- 
vement ne porte pas le nom de 
fascisme, il n'en est pas moins 
de la même essence et se base 
sur les mêmes principes. 

Les jeunes de différents 
pays, constatant que la stu- 
pide démocratie était un 
suicide, ou encore, que la for- 
me de gouvernement quelle 
qu'elle fut, ne répondait pas à 
leurs aspirations ou ne satis- 
faisait pas au besoin de la Pa- 
trie, s 'organisèrent. Ainsi firent 
les Jeunes Turcs avec Kemal; 
les Jeunes Nazistes allemands 
avec Hitler, qui ont pris le pou- 
voir en 1933 et ont ressuscité 
l'Allemagne de Bismark; les 
fteunes Irlandais sous la direc- 
tion de O'Duffy, qui ont surgi 
à l'été 1933; les Jeunes Belges 
plus fortement organisés qu'on 
ne le croit. I^es Jeunes Espa- 
«rnols marchent depuis 1931 
sous l'enseigne communiste qui 
a elle-même renversé le der- 
nier Bourbon régnant. Il y * 



Vingt-cinq N> Cet- 

te date évoque pour nous, étu- 
diants, la célébration d'une fê- 
te qui dans notre université i 
nm caractère traditionnel. En 
Ontario et plus spécialement 
dans cette institution, la Ste- 
Catherine est, pour nous cana- 
dien français, ee qu'est, pour les 
Irlandais la St-Patrice: Une 
évocation du foklore et des 
coutumes des ancêtres. 

Le comité chargé de l'orga- 
nisation de cette fête a bien ré- 
ueaL Le banquet succulent et 
l'atmosphère gaie contribuèrent 
beaucoup au succès. 

Monsieur le Curé Carrière de 
St-Réderapteur de Hull, et son 
Honneur le Juge Angers étaient 
les invités d'honneur à nos aga- 
pes fraternelles dont le menu 

avait pour titre : Banquet 

Fabuleux. Présenté Sort élo- 
quemmeat par monsieur Robert 
Portier, président du comité 
d'organisation, ils prononcèrent 
l'un et l'autre, une* courte allo- 
cution très spirituelle. 

Monsieur Rémi Millette, pré- 
sident des débats français et 
orateurs pleins de feu, porta le 
toast à Ste-Catherine. Mon- 
sieur John Corridan préaident 
des débats anglais, adresse la 
parole comme orateur de la 
"bonne entente". 

Le repas terminé tons lea con- 
vives se réunirent dans la sal- 
le de récréation des grands pour 
assister à une soirée intime. Le 
Père A. Paquette (notre ange 




LHON JUGE E.-R, AMGEXS 

de la musique) ouvrit le pro- 
gramme en nous régalant de 
quelques morceaux exécutes par 
sa fanfare. Puis les artistes se 
succédèrent, les uns chantant 
lies autres dansant quelques 
pittoresques vieilles rondes ca- 
nadiennes on récitant quelques 
morceaux amusants. Et la 
sauterie dura jusqu'à dix* heu- 
res. Le programme épuisé, les in- 
vités se dispersèrent, les uns se 
dirigeant vers leurs foyers, les 
autres: lea pensionnaires, pout 
monter au dortoir où les* atti- 
rait la douceur du lit: repos 
bien mérité après uflfe journée 
de réjouissances. 

ATHOS 



■ 









Qu'aux Américains bien 

(pepsants 
Le Français n'est pas 

^ (répugnant. 

$ $ t 

L'honorable Alexandre Ta- 
chereau nous a prouvé, et COM- 
MENT ! qu'il était libéraj. 

Bt ce soir-la, personne n'a- 
vait les "bleus", sauf peut- 
être Harbeck qui pourtant prit 
*e concré comme les autres. 



Tél.— Résidence: Sher. 5881 
Bot-mu: Sher. S963 , 

LUCIEN MASSÉ 

O.P.A., I^â. 

I Jconrié pour Ontario-Québec 

Comptable Lieencié 

Syndio 

196A. rue PrinolpaU - Hull 



aussi à considérer la Yougosla- 
vie et le Portugal. 

Les Jeunes Français sont or- 
ganisés, eux, depuis 1909 sous 
le nom de "Ca.melots du Bôi" 
et font office de police supplé- 
mentaire. C'est une sorte de mi- 
liee faciste, née avant le fascis- 
me lui-même, et qui fait de l'sc- 
tion nationale en attendant le 
moment de servir la France 
comme elle doit être servie sous 
le règne du Roi. 

Nous ne parlerons pas des 
Jeunes Japonais, mais rien 
n r empêhe que s'ils ne sont pas 
organisés soub quelque nom que 
ce 8oit, ils n'en sont pas moins 
très forts. Et. plus tard, à l'ex 
emple de "la génération qui s'en 
va, ils continueront à augmen- 
ter la puissance du Japon, mo- 
derne pour l'étranger mais tou- 
jours fidèle aux cendres des an- 
cêtres. 

La vieille Europe se rajeunit. 
L'Amérique aura, elle aussi, un 
jour, sa renaissance. Nous pas- 
serons en revue les Jeunes du 
Président Roosevert, et enfin 
nons reviendrons de ce côté-ci 



de la frontière. Au Canada, 
nous analyserons délicatement 
l'A. C. J. C, les Jeunes Canada, 
L'A. J. O. C., et nous finirons 
par une revue Tirile d'un grou- 
pe que vous Se connaissez peut- 
être pas eneore, mais qui se ré- 
vélera de Dette manière d*îei-îà, 
Marcel PICM 



Monsieur Raoul 
Gauthier et Monsieur 
A. Legris sont autori- 
sés à voir les anciens 
dans le but de recueil- 
lir les cotisations à 
l' Association des An- 
ciens de langne fran- 
çaise. Le premier par- 
courra la ville d'Ot- 
tawa, et le second, la 
ville de Hull II ne 
faut pas oublier que 
la cotisation de $1.00 
assure la réception de 
"La Rotonde". 



i 




BANQUET ANNUEL 



Bta Anciens de l'Université «'Ottawa 
(Société Bilingue) ^_ 

Au réfectoire des élèves - 



Le mardi 5 décembre, a 6 heures et demie 



• 






Ovation aux joueurs dé "Rugby" du club actuel 
et des temps passés. 

Le prix du billet, 40 sous. 



m? 








. 



__ ^ 




72\* 






84 



LA BOTONDE, 1er to gCKMBRE lit 

■*-«. m ni, i 



renies** ***** — Na ftstal: M 



PÂcrSTOBIEE 



L'ÉQUIPE INTERCOLLÉGIALE - INTERMËP1AIRE, 1933 



Kt- 





(Médaillon.) de gauche à droite: K. libelle, gérant; R. P. Cary, OM.L; H. Kealey, entrais*» r. 

(lJère rangée) de gaachc à droite: Kealey, Benoît, Barnabe, capt., Lafleur, McAndr^w. 
(Rangée du bas) de gauche à droite: Holt, t'anteron, Deajardins, Veale, Sylvestre, Cannon, Devine. 









r~ *■ 


' 








L'équipe intercollégiale-inter- 
jnédiaife de l'Université d'Ot- 
tawa a terminé ses activités 
pour l'année 1933-34. Même si 
le succès complet ne lui a pas 
aouri, du moins elle peut être 
satisfaite des résultats obtenus. 
Sous l'habile direction du R. P. 
(Qary, 0..M. L, et de l'entraî- 
neur, Howard Kealey, nos 
5oueurs ont tout de même fait 
excellente figure contre des 
équipes plus pesantes. Howard 
faisait autrefois partie de 
l'équipe des "Rough-Riders". 

Nous pouvons donc être fiers 
de nos équipiers. Avec ceux qui 
lions resteront et ceux quil 
remplaceront les "finissants", 
nous pouvons espérer que d'au- 
tres championnats viendront au- 
réoler la rotonde de notre Aima 
Mater.. 

Voici la liste de nos gladia- 
teurs: 

Barnabe, Eddie : originaire de 
Hull, P. Q., est âgé de 22 ans, 
pèse 165 livres et mesure 5 pieds 
9 pouces. Il fit partie dej'équi- 
pe du Collège qui gagna le 
championnat ' interscolastiqne 
du Canada en 1928 et 1931. H 
joue aussi à la balle molle et 
au gouret. " Quarter-Back " et 
capitaine. 

Benoît, Edmond: originaire 
'd'Ottawa, 21 ans, pèse 160 livres 
et mesure 5 pieds, 8 pouces. 
Avant de venir à l'Université. 
Benny jouait pour Glèbe Colle- 
giate. "Half-Back". Ses autres 
sports sont la balle molle et le 
ballon au panier. 



Lafleur, WiLfrid, 21 ans, 160 
livres, 5 pieds 10 pouces. Il joue 
au Collège depuis 1929 dans la 
"petite cours". "Half-back". Il 
vient de Fassett, P. Q. 

Kealey, Francis: 20 ans, 150 
lisses, 5 pieds 9 pouces. 11 fai- 
sait patie du club qui devint 
champion du Canada. "Half- 
back". C'est un enfant d'Otta- 
wa. 



"Rêve et Réveil 

(suite de là page 77) 



W 



Edifie* Pl«x» 



45 Rideau 



A. M. Bélanger, R.O. 

OPTOMETWaTE 



Spécialité: La correction des 
défauta riaueie. 



veale, James: 19 ans, 168 li- 
vres, 5 pieds 11 pouces. Origi- 
naire de Chickopee, Mass., il fut 
un des champions canadiens en 
1931. "Snap". C'est une de nos 
étoiles au ballon au panier. 

Sylvestre, Raypnond: 22 ans, 
150 livres, 5 pieds 8 pouces. 
C'est à St-Joachim, Ont., qu'il 
vit le jour. Il s'amuse aussi au 
.ballon au panier. "Flying- 
wing' '. 

McAndrew, Thomas: Enfant 
d'Ottawa, 23 ans, 170 livres, 5 
pieds 9 pouces. Champion inter- 
scolastique, habile à la balle 
molle et au gouret. "Flying- 
wing". 

Devine, Peter: d'Ottawa, 20 
ans, 170 livres, 5 pieds 11 peu- 
ces. Champion de 1931. Durant 
l'hiver, il fait partie de l'équipe 
de gouret des Montagnards. 
"Outside-wing". 

Cameron, James: Bucking- 
ham, Que., 23 ans, 185 livres, 5 
pieds 9 pouces. Il s'exerce aussi 
à la "Boxe". "Inside-wing". 

Holt, â, (Punk; : Aylmer, 
Que., 22 ans, 160 livres, ô^ieds 
8 pouces. Jouait l'an drenier 
pour St. Michael's, -Toronto. Il 
est aussi un bon joueur de gou- 
ret. "Outside-wing' L . 

Desjardins, Lionel : Notre 
"Coco": Hull, Que., 20 ans, 182 
livres," 5 pieds 7 pouces. Cham- 
pion de 1931. " Inside-wing". 
Avec lui, c'est comme à Ver- 
dun : " On ne passe pas ". 

Cannon, MÛton: Chickopee, 
Mass., 20 ans, 175 livres livres, 
5 pieds 11 pouces. Champion de 
1981. C'est un de nos meilleurs 



leurs billards et leurs "Miaiis- 
sippis' ', la cantine du frère Ber- 
trand avec ses tartines aux 
pommes, et ses "mutton pies" 
douteux, les classes tristes com- 
me des cellules, sont, avec le 
Rêve, disparus ; ils sont rempla- 
cés dans oet édifice du Réveil, 
par tout ce qu'il y a de mieux 
et de plus moderne ! / 

C'est vers oet édifice" du Ré- 
veil que l'ame et le souvenir des 
fils de la "vieille bâtisse" ai- 
ment à se reporter, et c'est dans 
ses murs amis, que nous, des an- 
ciens jours, nous, du Rêve, ai- 
mons rencontrer ceux du glo- 
rieux Réveil ! 

Voilà pourquoi, je suis heu 
reux, moi du Rêve, de redire ici 
en quelques mots, à ceux du Ré- 
veil, cet événement tragique d'il 
y a trente ans. 

Conçu dans une grande et 
belle inspiration, ce Rêve a pas- 
sé à un Réveil de resplendissan- 
te beauté. A nous du Rêve, à 
vous du Réveil, de nous unir 
pour assurer à notre Aima Ma- 
ter la survivance au point stra- 
tégique, au champ de l'honneur 
national, là où la maternelle sol- 
licitude de la Divine Providence 
l'a tout spécialement placée. 



— Est-ce bien dans ce village 
qu'il se trouve une auberge dans 
laquelle a couché Henri IV t 

— Non, monsieur, c'est dans 
le village voisin, maintenant 
l'aubergiste a déménagé*. 



Elle -r- J'ai peur, i'ftJLen ten- 
du marcher doucement i 

Lui — Mais, grosse bête, c'est 
lé fromage ... 



au panier. 



■ 



joueurs de ballon 
"Middle-wing". 

PUrre Louis HARBBCK. 



- 



HISTOIRE DE LA 
SCIENCE 

Dans la Salle de la Science à 
l'exposition d'Un siècle de pro- 
grès à Chicago, l'on pouvait 
voir sur un mur ce que l'on apj, 
pelait : "La pipus petite histoire 
de la science". (Retenons l'a- 
veu; d'ordinaire chez nos voi- 
sins, c'est toujours "The Great- 
est".) Cette histoire fut écrite 
par le Dr Henry Crew : 

"Pytharore nomme Le Tout. Coe- 
moe: Eoelide trouve les restée de la 
géométrie— Archimède de la nhysl- 
aae. 

"Xénophane découvre le principe 
unitaire dans l'univers. Copernic 
place le soleil aa centre de cette 
anlté. 

"Galilée perçoit les lois dans le 
mouvement physique des corps, et 
Newton saisit le principe de la rra- 
vlté universelle. 

"Démecrlte entrevoit la théorie 
atomique de la matière eue Dalton 
établit 

"Quand, au ISème siècle. Lamarck 
et Darwin formulent le principe de 
l'évolution, la science de la vie ap- 
paraît pour la première fois comme 
une procression cosmique de la na- 
ture. 

"A Jenner et à Pasteur r etie nn ent 
l'honneur de sauver la vie sur l'Ino- 
culation. 

"Oersted et Faraday déoourrent. 
tandis eue Maxwell et Herts déve- 
loppent la théorie de l'éiectromajrné- 
ttsme. 

"BecqncreL les deux Carie et 
Thompson révèlent les atome et les 
électrons. ; j 

"Plane*, avec son Quantum et 
Einstein avec sa Relativité ouvrent 
de nouvell es époques à la sc ience". 

Fâcheux Quiproquo 

Il paraît qu'il vient d'arri'. 
ver à une honorable famille 
de Montrésl une bien désagré- 
able mésaventure. 

Un parent de cette famille 
étant décédé dans le "Wisconsin, 
on donna l'ordre, psr dépêche, 
à un magasin de la ville où 
1 ensevelissement avait lieu, de 
fournir une couronne mortuai- 
re ; le ruban devait porter, im- 
primés en lettres dorées, les 
mots: "Repose en paix."' 



Au dernier moment, la 
le désirant compléter cet! 
cription, télégraphia ei 
"au ciel", et crut devoir; 
ter, au cas où cette adjoi 
présenterait des difficult 
mots: "s'il y a de la p| 

Malheureusement, le fc 
seur de la couronne, peu] 
courant de la langue fi 
se, et trop pressé pour dei 
der des indications, imf 
sur le ruban le texte in! 
de la dépêche. 

De sorte que, à l'entem 
on put voir une magi 
couronne, portant en lettres] 
jestueuse8, les derniers 
de la famille, rédigés 
suit: "Repose en paix, au 
s'il y a de la place." 

N'insistons pas sur ce*j 
se passa parmi la foule épi 
à ls' lecture de lliorrifiqne] 
cription. 



If. A. Mahoney, prés. 
C. P. Mahoney, gérant 
Léo R. Motard. 



La 



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de Charbon Ltée 



CHARBON 






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JOURNAL* Bl-MCNSUCL- PARAISSANT 
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POCTO«Rt* A JUIN 




JtUwa, Qui., 15 «Ueeaabrc 1819 







ORSANI DK LA 



SOCIÉTÉ D€S DÉ«ATS PftANÇAlS 



OC LtiNIVCIvSlTÉ D'OTTA 



kNÇAl 
WA 



Abon mnxi n l : 
Le numéro: 



50 
sous 



Directeur: Marcel Oaimet - Rédacteur est «bef: Robert Barsalou 
Administrateur: Raoul JssssSfcjsCr -^a— *»~»< 



RédacUoa et AdsulalstraUoa: 
Université d'Ottawa. 

ii ■ i m ■ i . i m -■ 










WK 



lî 



OONTE DE NOËL 



JEAN-CHARLES HARVEV 



. 



- 



- 



I IIOVJMI KOUGI 



A CEUX QUI' AIMENT LES ENFANTS 

-. _ .... ... — .. ..-_ _ ». _ _»k._ in.._ Z 1 »!» UAti. AfAnns Un mo vrJr mé 



— Cela vou3 étonne de me votr fé- 
mir au pied' de la crèche... Dans les 
Journaux, sur les calendriers, dans 
les vitrines des magasins, vous m'a- 



La messe de .l'aurore venait de barbe touffue, imitant l'écume du- ces paroles, se pencha vers l'hom- 
finlr. La foule s'écoulait dans ls ne chute d'eau, couvrait sa large me rouge, «t lui eut, très ému: 
nuit pleine d'étoiles. Au loin, le rire poitrine. Tout autour de sa tuni- —Ami, qui êtes-vous et que fs'l- 
clair des jeunes gens accompagnait que flamboyante, étaient suspendus tes- vous ici à cette heure? 

la cadence des grelots sonnant sur d'énormes paquets de poupées, de -Qui Je suis? répondit-il en re- ves toujours vu une face rublçon- 

la croupe des chevaux roux. Quelle bonbons coloriés, de trompettes leysnt brusquement la tête. Regar- de et gaie. Mais le vrai Père Noël 

galté dans l'air et sur la terre! Ml- peintes, de Jolies miniatures, de dcz-mol bien!... Je suis celui que estiriste. Il est, las de vivre. Pécheur 

nuit s'était éveillé à la chanson des chevaux, d'éléphants et de chiens tous les papas et toutes les ma- en pénitence, il expie un crime qu'il 

cloches de Noël. De leur clocher de métal, de soldats de plomb, de mans de la chrétienté nomment commit il y a bientôt deux mille 

gris, elles avalent dansé longtemps Jouets mécaniques et compliques, de avec mystère à leurs enfants, à cha- ***• 

dans leur robe de métal, et leur blocs de bols pour architectes en que anniversaire de' la naissance de —Vous êtes donc Immortel? dit le 

pied sonore, frappant du talon dans herbe, d'aéroplanes et d'automobiles Jésus; Je suis le demi-dieu que les vieil abbé en frissonnant, 

ce vêtement de bronze svalt égrené nains Imitent à ravir ceux dont êtres blonds et purs, marqués du si- —Hélas! On m'Inflige le suppll- 

dans le vent pur la parole divt- usent les grandes personnes. gne du baptême, bénissent en cet- ce de l'Immortalité terrestre. Corn- 

ne: "Paix sur la terre aux hommes Pleurant ainsi devant l'Enfant te nuit claire où J'ai semé un peu me Moïse languissant aux portes de 

de bonne volonté!" On était venu Jésus, le bonhomme, qui semblait de bonheur^ autour de leurs ber- la -terre promise pour avoir un Jour 

en masse à la petite église, ou les ne pas voir qui l'observait, mur- ceaux roses et de leurs lits blancs; douté de Dieu, Je contemple de loin 

chants d'allégresse, l'exaltation du murait, d'une voix profonde et dou- Je suis la poésie de vos neiges de les parvis "célestes dont lange qui 

peut orgue, l'éclat de là chasuble ce, une prière douloureuse: .décembre, où Je mets en tremblant chassa jadis Adam de fBden me 

d'or et les senteurs de l'encens —Seigneur Jésus, disait-il. rappe- nu* note rouge, une note de chaleur défend ^l'entrée, 

avaient grisé les fidèles. les-moi vers votre beau, paradis! et d'amour; Je suis Ta dernière lé- — j e comprends de moins en 

Le sacristain Magloire avait éteint J'ai dans le cœur le poids des slè^gende. du monde, en ce temps po- moins. 
tous les cierges. Dans la demi-obs- clés, dans lame la nostalgie de vc*- sltlf et matériel où personne rie _ Eh! Dlenii laissez-mpi vou3 con- 
curité, guidé par la lueur des lsm- tre lumière, dans la chair le sans veut plus croire aux revenants et ter mon histoire. Vous serez !e pré- 
pions 'de la crèche et de la veuleu- épais et lourd de la vieillesse. D'au- aux chères fées d'autrefois, mes al- n^ des œorte is à l'entendre. A 

. . .. il « «i-trtir * '' ' * * ïAtm •..«« ««« m<lm« arvnf liooc- ip miis rplui nu'oil nommé - — -' _..• 1U. i,„.. m£ ~..« a i-««^ 

quand la porte de l'église livra pas- 
sage à un bonhomme étrange, tout 
vêtu de rouge et ployant, sous de 
gros paquets chatoyants, qui lui 
donnaient l'apparence d'une ca- 



tres, après une vie de crimes, sont liées; Je suis celui qu'on nomme 

entrés dans votre ciel pour une mi- vaguement le Père Noël! 

nute de repentir au moment de —Est-ce que Je rêve? dit M. Bilo- ^ 

mourir. J'expie mon péché par des deau en se frottant tes yeux. Le profonde blessure de mon coeur. 

siècles de bienfaisance et de fatl- Père Noël!... On ne le volt qu'en j^ p^ Noël flt ^^ pause, il 

gue. Le désir de vous revoir me con- songe.... Pourtant, Je ne dors pas egsu y ft ^ larmes du revers de sa 



vous qui êtes bon et qui, à l'exem- 
ple de Jésus qui nous écoute, ave? 
passé, en faisant bien, J'ouvre la 



aonnaiem i apparence uuuc w»- *«v. ««= »«*«*. — - - .~. JM ^«, «. — 

thédrale en marche. Magloire eut sume. L'horreur d'un monde pervers C'est hjetv un vieil homme que J ai min velue déposa ses Jouets sur 



peur et s'enfuit vers la sacristie, où 
11 trouva le saint curé Bllodeau age- 
nouillé sur son prie-dieu, recueilli 
dans une fervente action de grâces. 

—Monsieur le curé, dit Magloire 
Il se pusse Ici quelque chose de sur- 
naturel. Un être comrc-î *}e n'en al 
Jamais vu. couleur de feui vêtu 
d'étoiles, gros comme un boeuf, vient 
d'entrer par la granerporte. Ecou- 
tes ses pas! .... Il longe la balustra- 
de... n s'arrête... Plus rien... Ce 
n'est pas naturel... J'en al la chair 
de poule. 

— .... De poule" mouillée, pauvre 
Magloire, dit le vieillard, avec un 
sourire Indulgent. J'Irai moi-même 
vers ton apparition. Je parle que 
ee n'est que la mère Oendron. Elle 
portait un chftle rouge, cette nuit. 
Elle aura oublié son chapelet eu son 
paroissien... Je la gronderai de ne 
pas laisser dormir le bon Dieu à 
l'heure où les honnêtes gens vont se 
coucher'." 

Le saint cure pilodeau traversa 
le sanctuaire et alla droit vers la 
crèche, où de beaux sapins verte, 
sentent bon la forêt, abritaient 
galment l'enfant divin, blond *t r©-.- 
se, la vierge bleue, le salnf Joseph 
orange, le boeuf noir et l'âne grto. 
Sn face, prosterné sous un amas de 
Joujoux, un gros homme rouge san- 
glotait. Le prêtre, après un moment 
d'effroi, le regards*. de la tête aux 
pieds: de longs cheveux blancs lut 
descendaient sur les épaules, et sa. 



! désespère. Pourquoi prolonger devant mol. Cette barbe est une un bftnc ^ cn ^ ne e t vint s'age- 
le supplice de celui qui vous aimé?' vraio barbe, ces^ larmes, de vraies nou i uer aux pieds du prêtre, comme 
Le bon curé Bllodeau, touché <|e * larmes... Comment se fait-Il? . pour ^ confesser. Et U flt le récit 

suivant: . . 



o^eui 



OH% 



L'année tire à m fin. Bientôt décembre 
sera terminé. Mais avant cte dire adieu à 
1933, nous célébrerons la fête de la Nativité. 

A cette occasion, les Chrétiens rendent 
grâce au Seigneur de tout ce qu'il a fait 
pour eux. Tous oublient les vieissitndes de 
ce monde pour ne songer qu'au merveilleux 
du Christ qui va naître. Ptiis, regardant 
leurs semblables, ils leur J ont des voeux 
chaleureux -autant que sincères. 

Fidèle à la coutume, après avoir rendu 
mes hommages à VEnfaftt-Dieu, T'offre à 
nos professeurs', aux étudiants et à tous nos 
lecteurs, au nom de la Direction, de la 
Rédaction et de l'Administration, mes meil- 
leure souhaits pour un heureux et joyeux, 

Noël. 

Marcel Ouimet, 

Directeur. 



"Sous le pacifique empereur Au- 
guste, dit-il, au moment où allait 
s'ouvrir l'ère chrétienne, un roi fai- 
ble, débauché et cruel régnait sur 
la Judée au nom de Rome. H se 
nommait Hérode. J'étais sous ses or- 
dres, soldat romain. Elevé dans les 
camps, habitué a verser le sang au 
moindre signe, étranger- aux senti- 
ments de bonté, de générosité et de 
justice, Je me faisais gloire d'égor- 
ger les lnoffenslfs barbares que me 
désignait parfois la haine de mes 
chefs. 

"En ce temps-là, Jésus naquit 
d'une vierge, à Bethléem de Judà. 
Les mages de rOrientr>yant vu un 
signe dans le ciel, vinrent l'adorer. 
Conduite par une étoile merveilleu- 
se, ils allèrent des Jours et des 
nuits, montés sur des chameaux 
chargés de présents. Us étalent tous 
beaux, v é né rable s et Justes. À leur 
entrée dans Jérusalem, l'étoile dis- 
parut et leur coeur en fut troublé. 
Us demandèrent à tout venant: "Où 
est celui qui est né roi des Juifa? 
Nous avons vu son étoile en Orient 
-et nous sommes venus l'adorer.'* Oe 
propos parvint aux oreilles dTJérb- 
de, jut trembla pour sa courOsine. 
n assembla tous les princes des 



(Suite à la page si> 













I 






LA BOTON DP, 1 



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LA ROTONDE» Xi PgÇgMMUS iW 



LE COIN DE* 



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Symphonie 

Le 4 décembre dernier, le 
ltévérend Père A. Paquette, 
donnait dans la salle Académi- 
que de 1'Uniyeraité.spu concert 
annuel. 

La! réputation du Pèw Pa- 
quette comme isnsicien, depuis; 
nombre d'année*, va de plus en 
plus grandissante dans l'es- 
prit de nota* public d'Ottawa, 

Sous sa baguette "magique'' 
l'orchestre a su capter l'âme àt 
l'auditoire nombreux et, choisi, 
dans de délicieuses pièce* telles 
que: Sélection Fra Diavolo, 
d'Aubert, la t valse gracieuse 
''Bleu Danube" du grand maî- 
tre autrichien, Strauss, fles ex- 
trait» de' "Là fête de SéviUe", 
de "Carmen" et de "Si j'étais 
roi.". Enfin notre Père artiste 
a satisfait tons les goûts de 
l'auditoire. 

Dorant ce concert de perles 
musicales nous avons eu le plai- 
sir d'entendre la voix d'une 
jeune étoile qui promet beau- 
coup pour demain. Edgar Guay, 
un finissant de noire Université 
fit entendre les modulations 
graves de sa voix de basse pro- 
fonde dans un thème bien con- 
nu: "Le Cor" de Flégier. Le 
public manifesta sa satisfaction 
dans un long app l a u diss emen t 
qui rappela notre philosophe. 

Nous fûmes des plus enchan- 
tés de la soirée. Félicitons le 
Père Paquette et ses musiciens 
pour le magnifique concert 
qu'ils nous donnèrent. Espérons 
que nous pourrons les écouter 
de nouveau dans un avenir rap- 
proché et comme dit la chan- 
son : ' * Bevenes-nous encore I " 
Oui, Père Paquette, avec vos 
quar a n t e artistes, revenez vous 
charmer en un nouveau concert. 

Et nous, public, encourageons 
de notre mieux, en venant apV 
plaudir, ces musiciens qui don- 
nent avec joie comme le Péli- 
can, le meilleur de leur âme. 
O. BOUTET. 
■e 




NOS ÀNQE1NS A L'HOTEL PE VILLE POTTAWA 



M. P. J. NOLAH 
Elu Maire d'Ottawa 




LE MAJOK A A. PLTÏAED 
Ecsevin du Quartier St-Goorgea 



M ABISTTDE BEULHOEE 
gehavin du Quartier Ottawa 



M.J.J 

Eohnrin dn Quartier Dnlnousit 



L'HOMME ROUGE 



(Suite de la 



S6) 



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au 









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V noû 
-^-feTDj 



Durant le concert 

Les musiciens révèlent leur' 
talent pour se faire entendre et 
les auditeurs donnent les "ta- 
lents" de leur bourse pour les 
écouter. 

XXX * „ 

' ' O temps suspends ton vol l' ' 
et vous femmes suspendez vos 
langues. "Laissez-nous savou- 
rez las rapides déliées" d'un 
beau enoeert. 

xxx 

Raoul P. aurait bien aimé la 
compagnie d'un beau petit mi- 
nois mais il n'osa de peur d'of- 
ser dame philosophie. 
xxx 

Belles exclamations après le 
concert: "C'était beau et char- 
mant fi — J'ai bien aimé ça. — ? 
Ouaj ça e't'une basse! — La 
Eotonde à vendre ! Cinq aous ! 
xxx 

"Tôt capita, tôt sensus" ce 
qui veut dire en termes larges 
"autant de femmes qu'il y a de 
chapeaux". 

xxx 

Jeunes filles, laissez tomber 
\ 09 programme», vous verrez que 
les universitaires ne sont pas 
loin . . . 

XXX 

Matières, sures hnbent et . . t 
sudient. •Os habent et... la- 
quentur. 

Jean TEMPS. 



H. REGIMBAL 

BIjAntfei- Horloger 

Réparations de tons genres, 
Montre*, Horloges ai Bijoux. 

Saitt n» DALHOuanc 

En taee du Théâtre Français. 



prêtres, et tous le» serihes du peu- 
ple, leur demandant où devait naî- 
tre la Christ Jn lui répondirent: 
"Il est écrit: "Bethléem, terre de 
Juda, tu n'es pas la moindre par- 
mi les villes de Juda; de toi sor- 
tira le chef qui conduira mon peu- 
ple". Alors Hérode appela en se- 
cret les maces et les interrogea sur 
le temps où l'étoile leur était ap- 
parue. Puis il leur dit: "Ailes à 
Bethléem et rendes "hommage a 
mon successeur. Revenes ensuite 
"dans mon palais me rendre compte 
"de votre mission, afin que j'aille 
moi-même déposer ma couronne 
"devant son berceau royal.'" Hérode 
mentait. Dès ce moment, il avait 
conen le lâche dessein de faire as- 
sassiner Jésus. 

"Les mages revirent l'astre mira- 
culeux à la sortie de Jérusalem. Us 
le suivirent jusqu'à Bethléem, où 
a s'arrêta au-dessus d'une étable 
délabrée. Là, ils trouvèrent l'en- 
fant divin dans les bras de Marie. 
L'ayant adoré, ils ouvrirent leurs 
trésors et, lui offrirent de l'or, des 
pierres précieuses, de la myrrhe et 
de l'encens. La nuit les surprit en 
contemplation devant cette mer- 
veille, d'un Dieu qui n'avait pas 
d'autre berceau qu'une crèche et qui 
vagissait sous le souffle humide et 
chaud d'un boeuf et d'un àne. Bs 
tombaient de sommeil quand Us en- 
tendirent une voix qui leur disait de 
ne point retourner vers Hérode. Et 
Us partirent par un autre chemin. 
Peu après, l'ange du Seigneur ap- 
parut à Joseph et lui dit: "Lève-toi, 
"prends l'enfant et sa mère, et fuis 
"en Egypte! Hérode cherche Ten- 
"fant pour le perdre." Joseph obéit 
aussitôt. 

"Le matin, au lever du soleil un 
espion avertit Hérode que les ma- 
ges s'éloignaient rapidement de la 
Judée. "C'est à croire que leurs cha- 
meaux "ont des ailes!'* dit-il. 

—On m'a indignement trompé, dit 
le roi dans une grande colère. A 
moi, soldats! Qu'on rassemble mes 
meilleurs hommes, qu'ils sortent 
leurs épées de leur fourreau et qu'ils 
égorgent tous les entants de Beth- 
léem et des environs, demns l'âge 
Je deux ans et au-dessous. Fouille/ 
toutes les demeures, toutes les grot- 
tes, toutes les retraites obscures et 
retirées. Celui qui soie rapportera la 
tète de l'enfant adoré des mages de- 
viendra mon intendant et aura une 
part de ma fortune. Son nom sera 
porté glorieusement jusqu'au trône 
des Césars! 

"Une heure après, une troupe as- 
soiffée de sang innocent volait vers 
Bethléem. J'en étais. Et comme J'ai- 
mais les ilrhresM et les plaisirs, 
moi, pauvre soldat de peine., je brû- 
lais de gagner la récompense pro- 
mise. Suivirent des scènes affreuses 



dont le souvenir soulève encore 
smb cœur de dégoût et d'horreur. 
Des ruisseaux de sang coulèrent 
dans les rues de la petite ville. Des 
soldats saisissaient les petits en- 
fants assis aux portes et les éven- 
tralent en ricanant. Des mères cou- 
vraient leurs nourrissons de leur 
corps; on les leur arrachait en leur 
coupant les bras. D'autres fois, 
comme eues résistaient trop long- 
temps, le meurtrier perçait de son 
épée la mère et l'enfant enlacés 
oi qui vous parie en ce moment, 
J'occis vingt nourissons. J'étais com- 
me ivre de sang. Furieux de ne pas 
trouver le véritable Jésus, je cou- 
rais en tous sens pour savoir ou 
il pouvait être caché. A un carre- 
four, un petit lui! difforme, laid 
et méchant, me dit: 



"Ut Omnes Unum 
- Sint" 



■ 



—L'autre nuit, J'ai vu sortir de la 
ville un àne portant une femme et 
un enfant... Un homme marchait 
à côté et fouettait la bète comme 
pour fuir. H m'a demande la route 
qui conduit à lEgypre. 

"Là-dessus, je louai un droma- 
daire rapide et* filai vers le pays des 
pyramides. Je courus deux jours, 
presque ssns arrêt, stimulé par l'es- 
poir du meurtre qui me vaudrait 
les plaisirs de la terre. Puis, un 
soir, dans un pays désert, au pied 
d'un arbre rabougri, j'aperçus la sil- 
houette d'un àne. Je bondis de joie 
mauvaise. Laissant là ma monture 
fourbue, toute en nage, j'avançais 
à pas prudents. Mes doigts serraient 
fiévreusement 1s poignée de mon 
large couteau. Je vis, près de la 
bête, un homme qui ronflait et une 
femme qui pressait sur son sein un 
enfant enveloppé dans les pans de 
son manteau bleu. Je me baissai 
Jusqu'à terre et rampai doucement, 
de peur de les éveiller. Je n'étais 
maintenant qu'à deux pas. J'allais 
frapper quand un attendrissement 
indéfinissable remplit tout mon 
être. Devant cette Jeune mère di- 
vinement belle, toute auréolée d'a- 
mour et qui réchauffait de son corps 
la chair de sa chair, Je fus saisi de 
honte et de pitié. L'arme tomba de 
mes mains et Je tremblai du crime 
que J'allais commettre. 
—Du courage! me dis- je. Ne soyons 
pas faible comme une femme! 

"Je repris mon couteau "et diri- 
geai mon bras vers Jésus qui dor- 
mait. Tout à. coup, la vierge ouvrit 
les yeux et les leva vers mol. Oh! 
ce regard! Pas une lueur d'effroi, 
pas un éclair de haine! Mais une 
douceur et une bonté qui m'en- 
traient Jusqu'au fond de l'âme. - 

—Ami,, dlfr-eUe, vous vouhea tuer 
Jésus, le Dieu d'Israël? 

—Soldat aux ordres d'Hérode, lui 
dis- je confus et troublé, je devais 
obéir. 



Telle est la devise qui prési- 
da, le .mardi, 5 décembre, à la 
réunion d'environ 150 membres 
de la Société bilingue des An- 
ciens de l'Université d'Ottawa. 
De somptueuses agapes frater- 
nelles furent offertes aux 
joueurs de rugby, anciens et ac- 
tuels, dans le réfectoire des élè- 
ves, brillamment décoré pour 
1 occasion. 

■ L'assemblée, qui, en ^ab- 
sence de Thon. Dr. J.-L. Cha- 
bot, était présidée par le major 
T.-L. McEvoy, fut remplie d'en- 
thousiasme. De nombreuses 
personnalités, qui rend ir en t le 
grenat et gris fameux dans le 
temps passé, figuraient dans 
l'assistance. On remarquait aus- 
si le R. P. Gilles Marchand, rec- 
teur de l 'Université, le maire- 
élu P.-J. Nolan, M. le curé A. 
Carrière, de St-Bédempteur de 
Hull, H. le curé Geo. Prudhoni- 
me, de la paroisse du St-Sacre- 



SYMPATHIES 



Nos plue vives sympathies I 
MM. Mari us, Roméo et Osias 
LachaSne, dans le deuil de leur 
père, M. Léon Lachaîne, véné- 
rable pionnier de St -Joseph 
d'Orléans. 

A MM. le doeteur Roland, 
Emile et Hervé Vincent nous 
adressons nos profondes sympa- 
thie à l'occasion de la mort de 
leur mère. 

Nous prions MM. le docteur 
Emile, René et Lucien Thomas 
de croire à notre smeèrejoymv 
pathiea dans la perte qu'ils 
viennent de faire de leur mère. 



Parce qu'ila ont remplacé le 
boudin et le whiekey blanc, par 
du "plum-pudding" et dot 

m^uiM^TP.JLÎMi^^l"^^}^ «■* caaayens * 

se, 0. M. L, Lamourcux, 0. M. 

t, Phil Cornellier, 0. M. I., 

MM. J.-U. Vincent, avocat, M. 

Mullen, (un contemporain du 

Père_Tabaret, O. M. L) Les 

Docteurs Lebel, J.-A. Gauthier, 

Mantha, MM. J.-A. Castonguay, 

Allen Flemming, Billy Char- 



trand, S. Marion, Roy Harris, 
l'inspecteur Choquette et au- 
tres. On remarquait aussi une 
bonne partie du corps profes- 
soral de 1 Université, le club ac- 
tuel de rugby, au complet, et 
une grande partie des élèves. 

Après le banquet, le R. P. 
Recteur se fit l'interprète de 
l'assemblée pour féliciter M. P. 
J. Nolan, qui nous rappela ses 
"wonderful days" passés à 
l 'Université. M. le enré Carriè- 
re se fit l'apôtre {lu bilinguis- 
me et de la bonne entente. Les 
RR. PP. Cary, préfet de disci- 
pline, et Phil. Cornellier, ancien 
joueur de rugby, MM. Edward 
Barnabe, capitaine du club ac- 
tuel, etvYvon "Coco" Desjar-) 
dus, jf. le curé Prudhomme, 
l'avocat' J.-U. Vinoent, M. Vf. 
Gilhooly, du Journal, M, ' ' Tom- 
my" Shields du Citizen, M. 
Alex Castonguay, ainsi que 
MM. Hugh McGlade et Rémi 
Millette adressèrent aussi la 
parole. Il y avait longtemps que 
le réfectoire n 'avait pas vibré si 
fort au son des " V-Ank". 

L'assemblée se termina dans 
la rotonde par l'élection des of- 
ficiers de l' Associât ion pour 
l'année prochaine. M. T.-L. Me- 
-SoMat dnérode. J'entends dlci £voy fut élu président '; M. J.. 

t+ 4 3l! Vln î ent » Premier vice-prési- 
dent, M. Arthur Cluffe, deuxie- 



<8uite à la page W) 



Les Réflexions de... 



Noël, Noël, 
nent! 



les cloches son*. 



croient intelligents... 

• • • 

On dit que le Père Noël lui- 
même est affecté par la crise. w 

• • • 

Pendant que les rupins se es- 
leront de la dinde, lea gens de 
la "quêteucralîe" boufferont 

de la froidure. *-^- 

• • • 

Du train que vont les choses, 
les mioches finiront par croire 
que I^oêl est une invention de 
"cher EATON"... 

• • ■• 

C'est Noël »iui sonne dans l'ai? . 

à la ronde, 
C'est Noël qui console le pauvre 

monde; 
C'est Noël qui donne à chacun 

sagaîté, 

C'est Noël qui nous rendra la 

Liberté. 



Monsieur JEAN 

1 » 



Félicitations 

Au docteur R.-Eugène Val'm, j j 
d'Ottawa, ancien président de 
l'Assocition des Médecins de 
langue française de' l'Amérique 
du Nord, qui a été réélu tréso- 
rier du Collège Royal des Mé- 
decins et Chirurgiens. 



me vice-président ; M. Orner Le- 
mieux, trésorier; M. l'abbé 
Bradley et M. fc.-J. Pouliot. se- 
crétaires; M, l'abbé Carrière, 
"1. T. Roy Harris, E.-J. Cun- 
rham et Roger St- Denis, con- 
senleTS; et le R. P. Henri W- 
Denis, chapelain. 





UTES DU REGIME | Prenez &™ e • 

la peinture 



Jea*vLouis GAGNON. 



Le parlementarisme se meurt, les députés sont morts ! . ] 
..<.!« a union en dise le vieux Masarik, président de l'antio 



Et 

me tffcapfirfn «nia le nom eocasse êe Tchécoslovaquie. 
D ailleurs Mussolini, Kfaun, Hitler, (j'en paaae et des meil- 
leurs 1), sont U pnnr faire aontre-poids au ^paa-dictatenr-mais 
du navs des folles amours . . . 

Examinons un peu le bilan de la démocratie. L'Europe 
libérsle et paéieanentairo n'aura pas durée deux aiècles. Le peu- 
olc des prolétaires «n style léniniste) semble en avoir soupe. 
On leur avait prosaia 1a liberté, l'Egalité, et la Fraternité. On 
leur a àonné *rw*— ""*- l» coptraire. Voyons plutôt. 

La démocratie avait proclamé le droit à la vie pour tous, 
et avait dit, deroir briaer l'esclavage ( t) du peuple. Qu'en eaUl 
résulté! L'é cra s emen t des petits sous la botte du capitalnane des 
csrtels l'institution de la tnéorie individualiste, et l'inven- 
tion dos barona de la Finance ! (diable, on est libre on en ne 
l'est pas»!). Pour avoir remplacé Us ftoertti par lm IÂbtrté, la 
démocratie est «n train de faire crever l'ouvrier 1 

Est-ce là la liberté t r . : v . . ,— ^ ^, 

La démocratie avait promis l'abolition des caetes. "Nivelions" 
avait-elle dit. Cette foia, elle a quasi rempli sa promesse. En 
■ffftt la démocratie a meéOé*, mais seulement, par en aas. Et 
ce du eM» intellectuel et moral. Et pendant qu'elle abâtardissait 
ainsi tente une élite, elle trucidait le peuple pnr une armature 
économique funeste. Elle inventait le mouillage du c*1>ital 
elle créait des combines et instituait des bureaux de Bourse. Et 
pendant que quelques financiers finaaseurs s'enrichissaient sous 
les veux d'un gouvernement complice, on ruinait les petits ca- 
«ù'ialialies et on faussait l'économique de tout nn peuple. 
Est-ce » l'Egalité I * 

La démocratie avait, enfin, promis la Fraternité. au* 
irait déclaré la guerre à la guerre. Or, depuis la "Déclaration 
des droita de l'homme" (sic), la France eut à subh- quatre in- 
vasions, et le monde se fit la guerre comme jamais. En inventant 
le snfTmk=mmversel t la démocratie ooligeait le peupU.fi payer 
l'impôt <**•«••*. Orktie à ce "régime de frères on se fit 
voler par des financiers muffles et véreux, et l'on se fit trouer 
la peau pour le compte des marchands de canons. 

Est-ce là la Fraternité t , 

Non tout ee que la démocratie à donne au monde c est 
VanarckU par en bas et la ploutocratie par g» y/J m 
pouvait en «tes autiement. La démocratie, c'est le régime des 
factions: et qui dit factions, dit luttes pour le pouvoir: et qui 
dit luttes pour le pouvoir, dit élections. Or, tant qu il y aura 
»i élection à subir, erpnr* au peuve* eera U «K£»*«Mfi 
d'argent. Car, chez-nons comme ailleurs, les élections, ça ne 
gagnent pas avec des prières" et de ™faà'Qj*, % 
-aura beau vouloir former et réformer, n'importe que* parti, s il 
dépend dn suffrage universel, devra subir tous les avatars atta- 
chés à un parti démocrate. „ , 

Tel est dh somme le bilan du régime qui a réussit ce tour 
de force, de dresser le Capital contre le Travail, l^omme contre 
l'Argent. Toute l'histoire de la démocratie se résume dans oc 

™ 0t Et voilà 1 On voit que c'est, réussi. Seulement certains 
n'aiment pas ee «enre de succès. Alors ils regardent autour 
d'eux, cherchant le régime qui pourra leur donner une politique 
de continuité, une économique dirigée Or jette politique et 
cette économique, il est impossible de l 'escompter avec Je gou- 
vernement du peuple par le peuple". Le peuple ayant des 
besoins immédiats ne saurait attendre. Pour attendre, il fau ; 
autre chose qu'une démocratie. Et cette autre chose, c est 
l'unité de direction, c'est l'ordre. Avec ça, WW », comme 
le disait le vieil Homère ^ "Le commandement de plusieurs n est 
pas bon. Qu'il n'y ait qu'u n seul Chef". | 



HITLE 



4 l'heure oi la paix du mon- 
de estïmenacée rf'n» nouveau 
lataclymê mille fais plue san- 
glant qu'en 1014, je songé à une 
guerre qui a entraîné des mil- 
liers d'individus de toutes les 
civilisations vers des effets aus- 
si désastreux. 

Si mes lecteurs me faisaient 
face, j'apercevroie suns doute 
chez eux des signes évidents d'u- 
ne muette interrogation; mais 
je n'ai pas ce plaisir. Ces* peut- 
être mieux ainsi. . . j'ai toujours 
44 craint" l'élément féminin, «w- 
tout lorsqu'il est "dechmuê 1 '. 
Et ce conflit, me dira-t-on, 
c'est sont doute "«ne guerre de 
denteUes"f C'est fort douteux, 
puisqu'à t' assaut « répété des 
44 jeunesses" émancipées ta sua- 
tilité féminine, solidaire des con- 



venances 44 trop primitives' 



s'effondre et disparaît de pins 
eu plus. 

Au moyen d'efforts peu con- 
sidérables, la rusée fille d'Eve 
a remplacé la rigidité "presque 
Monacale,'' des moeurs d'autre- 
fois par le sans-gêne d'au jour' 
d'hui, tout en conservant bien 
fidèlement... l'austérité \ . . 
[et surtout . . . la "perseuna* 
litc" de ses aïeules ... 

Sont-ce là Ûs résultats d'un 
appauvrissement de la matière 
grise, ou d'une déformation tn- 
tdlectuelle au contact de l'es- 
prit américain dont le niveau est 
plutôt bas? A vous d'en jugeri 
Mais je remarque : ici, les mêmes 
attitudes et les mêmes gestes, là. 
Us mêmes voix nasUlardes et dé- 
sabusées assez pâles immitations 
des grandes vedettes du monde 
cinématographique. Elles sont... 
14 sophistiquées" . . . à la ma- 
nière d'une Joan Crawford où 
'l'une Qrcta Garbo, dont elles 
âissectent et copient imparfaite- 
ment, avec un reste de facultés, 
les traits distinctif s . 

Toutes sont des exceptions qui 
confirment la règle . . • Sour- 
cils amincis, cils postiches, on- 
gles savamment teintés à la nuan 
ce du crayon rouge dont elles 
accentuent leurs lèvres, sans 
compter les chevelures 44 péroxi- 
dées"et le nombre d'autres res- 



Lcb coryphées do l'Action 
Française et». paraît-il, quelques 
beaux esprits, frottés plus on 
moins et sans trop y voir, des 
idées extravagantes de l'école 
maurrassienne sont inquiets et 
scandalisés. 

Songes donc ! Le Pape vient 
de conclure un coneordat avee 
le chef des nazis dont, hier en- 
core, l'épiscopat allemand dé- 
nonçait les erreurs doctrinales 1 
Le Chef de l'Eglise — évidem- 
ment mal informé — qui pacti- 
se avec un chef politique con- 
damné par l'épiscopat national ! 
Encore un empiétement de Bo- 
rne sur la juridiction des évo- 
ques 1 

Le mima Pie XI, qui réprou- 
vait avec tant d'éclat le natio- 
nalisme outrancier de l'Action 
Tisii(jitos, approuve la sais ie 
doctrine outre-Bnin en traitant 
officiellement avec son tenant 
le plus irréductible, Hitler 1 

Pourquoi deux poids et, deux 
mesures î 

La doctrine aurait-elle perdu 
de son intransigeance en tra- 
versant la frontière t Ou, tron- 
verait-on de faciles accommo- 
dements avec elle quand il y a 
un intérêt en jent Quel machia- 
vélisme dicterait donc la poli- 
tique pontificale t* 

On tejtvoit, il y a lieu d'être 
inquUset scandalisé. 

Inqumsnde, car enfin, ce con- 
cordat ajoute à la gloire de 
Hitler un prestige qui le gran- 
dit; il peut aussi servir l'in- 
fluence' allemande. 

Scandale, car enfin, que de- 
vient l'intégrité de la doctrine 
^si -on lui fait subir de pareilles 
contorsions f 

Graves problèmes que • fait T 
surgir ce concordat! 

Nous sera-t-il permis de ren- 
voyer les âmes inquiètes ou 
scandalisées à l'article si perti- 
nent de Christianus, dans la 
"Vie Intellectuelle" du 25 sep- 
tembre dernier T 

L'auteur rappelle, «n somme, 
cette élémentaire vérité: la si- 
gnature d'un concordat n'im- 
plique nullement, de la part du 
Pape, la canonisation de' ta po- 
litique du chef de l'Etat con- 
cordataire. 



mer la question de la légitimité 
de son accession au pouvoir. 

En ee tempe-là, comme au- 
jourd'hui, il s'est trouvé de 
bons royalistes pour se voiler la 
face, crier an sesndaie et à la 
trahison, au spectacle d'un Sou- 
verain Pontife poussant la con- 
descendance — on diaait la dé- 
chéance — jusqu'à traiter avec 
un soldat usurpateur, né de la 
Bévolution. Ces braves parti- 
sans, plus partisans que catho- 
liques, oubliaient, comme leurs 
émules de nos jours, que les pa- 
pes ne se soucient guère des 
formes éphémères de gouverne- 
ment et que leur unique préoc- 
cupation c'est l'intérêt surnatu- 
rel des imea. 

La Papauté n'a pas à inter- 
venir dana les querelle s politi- 
que*, elle n'a pas à V™*™ 
psrti. I*à serait pour elle la dé- 
chéance. Son unique miasion est 
de conduire lea hommes à leur 
éternelle béatitude. Et si la pro- 
tection de eea mêmes intérêts 
primordiaux le requerrait, elle 
est prête, selon l'énergique et 
humoristique expression de Pie 
XI, à traiter au besoin avec le 
diable. 

Qni aatt ai, demain, elle ne 
traitera paa avec Moscou! Il 
n'y aura pas lieu do s'en sur- 
prendre ni de s'en scandaliser 
ai l'on veut bien s'entrer dans 
la tête une foia pour toutes que 
le fait de négocier avec un Etat 
ne signifie en aucune façon 
rapprobation ôm doctrines po- 
litiques on sociales de cet Etat. 
Et la ehose n'a rien d'immo- 
ral. L'Eglise tient compte des 
réalités. 

Hftw est le chef de l'Alle- 
magne, voilà le fait. Il est le 
martre de millions de catholi- 
ques allemands; il est le pou- 
voir établi On peut discuter les 
moyen» qui l'ont conduit à la 



tête de son pays, 



mais on ne 



Jiifl pHqoe du chef de l'Etat concor- 

sources artifteteUes . . . éllei ^ concordat a p011r but de 

exhibent a nous, pauvres jeu- 8auvegarder les droit8 dc rfigli- 

nes gens", des masques hmleux 



THEME MESSIANIQUE 

"VMUB IHTin llMtf» 

"Smtv bo« J<mt» tafoitnfm 
"Venu momie* d« vto, 
Vvam, Ynm, TWWT*. 

Premier cri d'impatience de 
nos coeurs et de nos âmes vers 
cette fête qui nous est si chère. 
Pendant quatre longues semai- 
nes, nous répéterons: 

"DmcchSm mr U tmrf, 
• V«n«, \enm, ▼«•«.• 

Quand, enfin, résonne le 
"Min.it. oacstfcmi, p'«w rassn m»er 

'•OU l'BMM-DlM deMWidit Jatqu à 
îxma,". 

Nous crions avec lea bergers: 

A»««iMw«-nwu. 

"AUon* volt le 
"Otocehon* 
"&UU 1M 

Alors 



c**. Enfant «1 

bras Si 



"•M JéML _ 

"Qu'il •«* alm»*** 

"Dana Ma alitl— fiant " ,- 

Nos têtes s'inclinent, et nous 
adorons cet Enfant-Dieu. 

Dans leur coeur, les vieux sen- 
tent monter une sève nouvelle, 
une nouvelle vie, et chantent à 
pleine voix avec l'ardeur de la 
jeunesse : 

* n est n* le Dlrine Enfant 1 
"jrOQW AMt-txMA, r i ■■ — ■ 
"U m S H ntrte Enfant. 



nous avons tant besoin, nous.... 
"de bonne volonté*. 

Ce Noël vivra toujours, car il 
est la fête des jeunes, et des jeu- 
nes, il y en aura toujours. 

• • Amoor, honneur, louantes, 
«•An Wen nmrtnt d*n« »*n fcerce-M; 
"OhAnteai arec tas «W 
«'Un eantiqm» nouvean". 

Sir Arthur Currie 

Il y a quelques deux semai- 
nes Sir Arthur Currie, com- 
mandant des forces canadiennes 
pendant la -grande guerre et 
principal de l'Université Mc- 
Gill, succombait après une cour- 
te maladie. - 

La perte de celui qui fut un 
grand soldat, un grand cana- 
dien et un grand éducateur 
frappe toutes les universités du 
CaSRU et particulièrement Mc- 

Gill. '.. £ „ T . „. 

Les étudiants de l'Université 
d'Ottawa prennent leur part de 
ce deuil national, et ils expri- 
mant par l'entremise de La 
Rotonde" leurs plus sincères 
étudiants de 



aux couleurs vives et trop irisées. 
Au bal, ces jeunes manneqai- 
iséeê " recherchent" au milieu 
des habits noirs le 4i Clark Ga- 
lle" ou le 44 Bing Crosby" qui 
hantent leur sommeil . . . Ces 
superbes sosies ne sont pas tou- 
jours des tl aigles", mais leur 
beauté, leur air mâle, en un mot, 
leur esthétique d'Adonis con- 
quièrent ces poupées peinturées, 
mères des générations futures. 
. .Tourbillons de tulles et de 
soies magnifiques, j'en ai vu ac- 
cabler ces messieurs, avides de 
complimente appréciateurs de 
leur s atours à la fois sommaires 
et compliqués . . . Et ...si... 
par inadvertance ...en galants 
chevaliers, quelques-uns inscri- 
vent leurs prénoms sur les mi- 
mons carnets, c'est une suite 
d'inhalations forcées d'effluves 
trop souvent indiscrètes des pou- 
dres et des parfums exotiques... 
Emportés par le rythme endia- 
blé et suggestif d'un archestre 
de 44 jazz", ils découvriront, mê- 
me à la lumière tamisée, des ri- 
des, profondes qui ne sont pas 
dues 



se. Il s 'impose surtout dans les 
pays '«où l'Eglise est menacée 
dans sa liberté, où l'accord avec 
le pouvoir civil n'existe pas. 

Qu'on feuillette un peu 
l'histoire. Quand Léon X si- 
gnait, en 1516, le concordat de 
Bologne, il n'avait en vue que 
de mettre fin à l'état de sehis- 
me créé en France par la Prag 
matique Sanction de Bourges, 
et nullement jlc cauoniseT la 
conduite, plus que légère, ou la 
politique, plus que discutable 
de François 1er. 

Iibrsque, en 1807, Pie VU 
négociera avec Bonaparte, son 
unique but sera la restauration 
de la vie religieuse en terre 
française. Le geste ne signifiait 
aucunement que le Pape endos- 
sait la politique du premier 
Consul, ni -qu'il entendait diri 



sympathies aux 
McGill qui bénéficièrent des lu- 
Et à nous, les jeunes, Jésnelmières de cet : nomme supérieur 
apporte U foroe et la f*ix dontqne fut Sir Arthur Cume. 



dues à la perte d'un fiance... 
C'est ce que je disais à l'un 
d'eux. Et j'ajoutais à la maniè- 
re de Jean N arrache : 

O^Sj> •! ^ 4» »kH» «*•*•. 



Dea VraA'i grimêm, 4«a j*mx badina I 

Quand j'Ieur oftrala *•« cicarflttee, 
Le«ra >coaae*tt<pTe lea roaiaaaient. 
J'riaia de roer ton*' a eea brsaettea 
6'rmire 4 U oa «em, P«« J*xea*isMie. 
C» ponralt lait' pour mn be»t d'tenapi. 
'Mais quand «ee femm'a canteient leaar tête 
Sua tf»n épaul" phw qu'tma<a.uillemeut 
Ut, j 'commence i» à m'trewer bSie. 
Maia, o'que. j"bendi»aeie «uand J'Tuyah: 
Q«' j'étale «Mit rewfi e*a le d'rant; 
J'AHale vif cri teert o'^ie j '• *•*■> 
Pie j'ai'en aUela le mm «e\ ▼«■*. 

Peurduoé ee tout» aOtlsSwr^. , 
Par c'ie «rima*e fret ptm aaaâeajtn 1 
Je «T»i }•■•«• y yê l»* w » . 
Xxreptt e^a«* l'usai «J» feSKi 

d w% asama» w as* 



peut contester que la masse de 
la population l'ait accepté et 
acclamé. Il est donc le pouvoir 
légitime, auquel les Allemands 
doivent obéissance et que l'Egli- 
se doit reconnaître comme tel. 
Blâmera-ton le Pape s'il 
cherche à incliner ce chef d'état 
au respect de la religion et à 
obtenir de lui des libertés ga- 
ranties par la foi solennelle 
d'un traité t 

Voudrait-on voir le Pape fo- 
menter des révolutions pour 
renverser les régimes qui lui dé- 
plaisent, se mettant ainsi en 
contradiction avec l'enseigne- 
ment de S. Paul touchant le res- 
pect dû à l'autorité ? 

No*n, fakons donc confiance 
au Pape. Pour notre part nous 
trouvons singulièrement amu- 
sante cette suspicion de la cli- 
que, maurrassienne au sujet de 
l'orthodoxie de Pie XI, et nous 
avouons compter beaucoup 
plus, pour le sage gouverne- 
ment de l'Eglise, sur la pruden- 
ce d'un Pontife dont le règne 
est déjà illuminé d'une gloire 
que l'histoire retiendra que sur 
le génie à courte ▼ne d'un Char- 
les Maurras ou sur le verbiage 
gonflé, truculent et tapageur 
d'un Léon Daudet. 

Une histoire vingt fois ocu- 
laire nous apprend que celui 
qui a reçu les promesses de 1 in- 
défectibilité, c'est Pierre, chef 
d'une Eglise contre laquelle m 
Maurras, ni Hitler, ni Mussoli- 
ni, ni les suppôts de Lénine ne 
sauraient jamais prévaloir. Tel- 
le est notre foi inébranlable, ba- 
se de notre inaltérable fidélité 
et de notre tranquille confian- 
ce. 




■ ../ 



-v—* _____ • . __ •*;^- v . . ' **_~ 





faï4f^"amVrMÉTaA^ 






LA EOTONOK, l* PKCE M»K8 1»3* 

poaagft " 




LA mOTOWPg, Ifi DICEHBU **t* 



ECOLfe NORMALE * u JIJMorat 



Itci* élèves de Técole normaledans One ambiance esthétique, 



1 



Ont peine et misère à se con 
vaincre que les vacances de 
Noë^sont déjà arrivées. En dé* 
pit ctea épreuves inhérentes à 
l'apprentissage de reuseigne- 
ment ils trouvent que le pre- 
mier semestre — abstraction 
faite des lenteurs du début — 
a été uV courte durée. C'est' 
l'espoir commun que les habitu- 
des, si péniblement acquises, 
d'assurance et de calme imper- 
turbable en face d'une classe 
d'élèves ou d'un groupe de cri- 
tiques ne se perdront pas au 
milieu des distractions multi- 
ples et intenses des fêtes. 



La Grande Salje attend avec 
impatience le retour de chaque 
mardi. Ce n*est pas qu'elle ..'en- 
nuie les autres 1 jours. Elle en- 
tend des voix variées: celle 
grave ou autoritaire du Princi- 
pal, soit qu'il préside la prière 
ou qu'il fasse ses communica- 
tions d'intérêt général; celle 
fluette et prlmesautière des en 
fants de nos écoles de pr^jique 
qui v viennent pour des leçons 
modèles; ceBo aoefë et persua. 
sive^es professeurs dansl'illus- 
tration concrète des principes 
communiqués en classe ; eelle 
babtllarde et parfois un peu tu- 
multueuse des normaliens et 
normaliennes dans leurs saluta- 
tions et remarques quotidiennes 
eh attendant Ta" prière. Toutes 
ce» voix la Grande Salle les aj- 
me, mais le mardi a son cachet 
très particulier. C'est une voix 
harmonieuse qui alors résonne 
dans son enceint e. Si le Ji. P. 

«jeunesse éprouve quelques 
difficultés à nous faire, battre la 
mesure où à déchiffrer un texte 
compliqué, dès qu'il fait ehan- 
ter, c'est une cadence, un ryth- 
me, une mélodie, une harmonie 
à charmer, jusqu'au ravisse- 
ment, les amateurs de vraie mu- 
sique... et même la Grande 
Salle. Et voilà pourquoi elle dé- 
sire le retour de chaque mardi. 

Placés ainsi par la musique 



noua sommes mieux disposés 
pour lea leçons de . dessin et 
d'éexiture qui suivent,. Les deux 
font partie, paraît-il, du domai- 
ne des beaux arts. A contempler 
les- croûtes et les hiéroglyphes 
de certains d'entre nous • Ton 
pourrait eri douter. Mais si la 
détente nerveuse prêchée par 
M. Logau — Eeiax ! — comme 
condition essentielle à iTCqpl- 
sition d'une bonne calligraphie 
peut devenir habituelle chez 
certains normaliens leurs con- 
frères^ parlent d'envoyer leurs 
oeuvres à l 'exposition de Chica- 



• 

Chaque samedr — voit diffé- 
rents groupes de normaliens ou 
de normaliennes en excursion. 
La capitale du Dominion ren- 
ferme les monuments que nous 
aurions bien; tort de ne pas vi- 



siter. Les édifices du Parlement, 

le Musée National, l'Hôtel des >™* n alors on les avait cr " mm ' 



monnaies, les ateliers de "Le 

Droit'.',/ les usines de JOddy 

inous'ônt déjà reçus. Après les 

vacances nos .visites se conti- Grâce à nos dévoués membres 

nueront. Partout l'on nous ac- fin Comité et à leur Directeur. 

cueille avec Die»veillanoe"" , fet H nous reste de cette fête na- 






*■• M 






s mpathie. Des guides aimables 
nous conduisent et leurs expli- 
cations lucides rendent nos pro- 
menades fructueuses^ Nous 
comptons plus tard faire profi- 
ter nos él.èves de ees tournées. 

... 

Si l'on est porté à croire que 
la dépression a atteint l'école 
normale et que le travail y 
manque»- il suf f ira r nour se dé- 
sillusionner, d'entrer à notre 
bibliothèque le samedi,' le di- 
manche ou les jours de congés. 
Invariablement l'on y trouvera 
des élèves assis autour des ta- 
bles et absorbés dans la recher- 
che de renseignements pour la 
leçon prochaine oufpour celles 
de plus tard. .Cette ardeur à 
l'étude est un témoignage irré- 
cusable du sérieux que norma- 
liens et normaKennefrapportent 
à leur formation. ^er 



Chaque année ramène la tra- 
ditionnelle fôte de la Ste-Cathe- 
rine;'et, au Juniorat, .chaque 
année ramène aussi la séance 
récréative du Comité des jeux. 
Cette séance, jetée en note gaie 
dans notre vie régulière, fut 
préparée avec tout le"* soin dont 
le Comité des jeux a plus d 'une 
fois fait preuve. Commencer à 
ganter les mérites des partici- 
pants à cette soirée et leur suc- 
cès serait nous mener trop 
loin. Disons seulement qu'on ne 
ménagea- rien pour que, ce fut 
un succès complet. Le R. P. Le- 
febvre, directeur du Comité, a 
heureusement conduit l'exécu- 
tion des comédies de la séance. 
"Chacun dès membres y alla de 
sa quote-part. Ce fut pour plu- 
sieurs de nouveaux succès de la 
scène qui s'ajoutèrent à ceux 
qu'ils» s'étaient déjà acquis, ce 
fut pour d'autres de véritable.? 
révélations. On reconnut des 
maîtres comédiens alors que 



Ecole des Gardes-Malades 



pies apprentis,. 

La Sainte-_Catherinc n!éJÉ 
donc pas passée inaperçue. 



CABITAS CHRIST1 ! 

"Dia-rooi. . n'est-ce pas 
l'amour de Dieu qui guida tes 
pas vers notre Ecole et te fit 
revêtir le costume blanc de 1 in- 
firmière t"' 

C'est en te regardant pen- 
chée sur la couche de cet être 
brisé par la Souffrance que j'ai 
compris combien doit-être gran- 
de cette charité qui t'anime, ô 
garde-malade, qui fa.it que rien 
ne semble coûter à ton grand 
coeur, riéu à ton inlassable dé- 
vouement! - 

Tu connais la valeur d une 
vie confiée à tes soins et c'est 
pourquoi, le jour, la nuit, à pe- 
tits pas, mystérieusement, tu 
vas et viens toujours; eaer- 
cha nt a - e s aioer uTdouleur. 

Parfois,- c'est un être cfcer 
que tu affectionnes et c'est tout 
simplement naturel que tu sois 
portée à lui prodiguer tes soins 
vigilants et empressés. Mais il 
se- rencontre aussi de ces mala- 
des qui jamais n'ont une parole 
douce., v jamais un regard 
bienveillant. ..' jamais un sou- 
î ire aimable. . . signes sténo- 
graphiques de la reconnaissan- 



tionale et familiale le plus gai 
souvenir. Le programme que 
l'on pourra lire dit assez qu'il y 
avait matière à rire et à applau- 
dir. 



Programme ; 



COLLÈGE MATHIEU 



(GRAVELBOUKG, SASK.) 



1. — Duo de piano: ;, La «-liasse 
aux gazelles", Calvini. 

MM. P. Lapalme et R. Gendron 

2. — Le bon vieux temps: Ope 
rétte en un acte. 

3. — Déclamation: "La Sainte- 
Catnerine au bon vieux 
temps", M..J.-B. Bertrand. 

4. — Consultations gratuites : Co--] 
médie en un acte. 

5. — Cantate do la Sainte-Cathe- 
rine. 

fr.»— Solo de Cornet: "Song of 
Songs", «L A. Chevriér. 
7.— Déclamation : '^Le Piano',' 
(P. Lalande, S. JJ, M. F. 
Lapalme. 

8. — Chant: "Verdun ne passez 
pas", M. R. Latravcrse. 

9. — Les Plaideurs et le Ho- 
mard : Comédie en un acte. 






Vendredi soir, le 24, les Phi- fesseur de Philosophie: C'eaf 






losophes fêtaient avec éclat, 
leur patronne, Sainte Catheri- 
ne : Ils donnaient à cette occa- 
sion une séance, dont le succès 
fut vraiment complet : rien ne 
manquait pour former un pro- 
gramme de premier ordre. De 
loin, les couleurs "Vert, Blanc, 
Rouge". — couleurs du conven- 
tum des philosophes finissants, 
ainsi que leur belle devis? 
"Progredia" annonçaient le 
lieu du rendez-vous. En ren- 
trant, tous les invités, parents, 
amis, et anciens collégiens rece- 
vaient l'insigne caractéristique 
"Vert, Blanc, Rouge" — tous 
semblaient d'une' même famille 
— tous semblaient "Philoso- 
phes**. /"■* 

La fanfare du collège, tou- 
jours bien appréciée, ouvre le 
feu. Elle est suivie du chant 
"Les Caractéristiques" compo- 
sé par les Philosophes eux-mê- 
mes et harmonisé par le Rév. 
Père Lemieux, accompagnateur 
au piano. On entend et on voit 
passer tour à tour, le Rév. P. 
Recteur et le Préfet, ainsi que 
les Professeurs et lea • quatre» 
Philosophes Finissants: Raoul 
Béchard, Gérard Nogue, Raî- 
neau Gravel et Paul Legàult. 
Vient la caractéristique du Pro- 






d ignorer. À ceux-là, comme il 
faut oublier son " moi" pour se 
donner avec toute son âme. . . 
noiir se pcnclier avec la même 
bonté sur ce ehevet... tourner 
cet oreiller. . . raffraîchir ce 
front brûlant ... et puis.. . sou- 
rirei 



FAITES PROFIT DE TOUT 
A la fin d'une année, il est] 
à propos de faire le bilan de n+\ 
tre avoir spirituel et de nom 
demander si, comme le mar.l 
chand à . son comptoir, noai| 
avons su faire profit de tout. 

Faire profit do tout, c'est m 
pas laisser perdre la moindre J 
parcelle .de la vraie Croix, 
quand «e ne serait qu'une pi- 
qûre d'épingle, qu'un petit Ira. 
vers d'an voisin, qu'une petit* 
injure par méprise, qu'une pe.! 
tite lassitude dans le eorpv 
qu'une petite douleur dans un 
de nos membre*, qu'un petit 
trouble dans rime, qu'une pe- 
tite perte d'un denier. ] 
Faire profit 4e tout, c'est de- , 
venir bientôt riche* en Dieu*; 
comme l'épicier dans sa bouti- 
que devient riche en argent en 
mettant denier sur denier dans 
son comptoir. À 1* moindre pe- 
tite traverse qui noua arrive oV 
sons: "Dieu soit béni! Moi 
Dieu, je Vous remercie ! " Puis 
cachons dans la mémoire .le 
Dieu, qui est notre comptoir, la 
croix que nous venons éfe ga- 
gner et pui* ne noua en souve- 



ce que beaucoup trop feignent ^ons plus que pour dire; 

* "Grand merci!" 

Quejle jolie somme en ban-3 
que céleste au bout d 'une nn. r 
née! Y pensonarnoust. . . 

"VMLLEUSE". 



Ne disons plus. . . 
~"Thumb forceps" mai»- ua 



O CANADA 



Ils sont -bien à plaindre, ces 
êtres qui à l'intérieur (te leur 
âme souffrent encore plus que 
:îau.s leur corps; car la souf- 
france physique parfois est 
moins dure que la douleur mo- 
rale ; et ces blessures intimes. . . 
avec quelle dextérité il te faut 
les panser! C'est encore à toi, 
infirmière, cette mission de fai- 
re glisser des rayons de soleil 
qui feront mieux voir l'horizon 
dans l'âme de ces malheureux 
qui cheminent par des routes 
difficilèset qui de la vie n'ont 
connu qu'adversités. 

Se dépenser au bien-être de 
l'âme et du corps, c'est là la 
charité dans sa plus belle fonc- 
tion et que seul l'amour du 
Christ peut animer pour l'exer- 
cer dans toute sa plénitude. 
"GARD'YÀNE", 
Présidente. 



pince à dissection. 

"Clamp forceps ' mais unt ( 
pince hémostatique. 



• • • 

Rév. $oear- Joseph-Edouard 
revient parmi noua après avoii 
assister à une série de conféren. 
ces très intéressantes qui eût 
lieu à Toronto ces jours der- 
niers. Nous saluons son retour 
par l'entremise de la "Roton-, 
de". 

•F 
Noué, les étudiantes Gardes-; 

Malades, souhaitons d'heureu- 
ses vacances à tous noa confrè- 
Noûs ne prendrons les nôtres, 
res et consoeurs de l'Université, 
hélas. . . qu'en imagination ... 

IRIS D'AUBERGE , 
- , Secrétaire. 



chez tous une gaieté délirante. 

"Minor patet ex statu quaes- 
tionis". 

Et prions bien fort que la ma- 
jeure aboutisse. 

Le système d'annoncer le pro- 
gramme est tout à fait original. 
Grâce à l'initiative et au talent 
mécanique bien connu de 
"Chap." ainsi" qu'à notre artis- 
te-photographe le Rév. P. A. 
Paradis, les spectateurs jouis* 
sent d'un programme projeté 
sur l'écran enjolivé des por- 
traits des acteurs et musiciens, 
et de désopilantes caricatures. 

Gérard Nogue présente la 
Sainte Catherine au nom de la 
classe. Dans son discours il fait 
ressortir avec clarté comment 
Sainte Catherine a été choisie 
la "Patronne des Philosophes" 
et trace l'origine. de la tradition 
et de la Fête au Canada; il ter- 
mine en exprimant le souhait 
que cette belle fête collégiale se 
perpétue dans notre institution. 

La pièce "Son Altesse" ne 
fournit pas le moindre intérêt. 
Dès que "Bischopp" apparaît 
sur la scène les rires commen- 
cent — on reconnaît l'inimita- 
ble comédien, Raoul Béchard. 
Gérard Nogue est un réel mili- 
taire, tandis que Paul Legault 



étonne admirateurs et "admira- 
trices" par sa comparaison ty- 
pique du vieux sourd le Baron 
Fédor — *rôle bien rendu par 
Raîncau Gravel. Les autres ac- 
teurs, Philosophes Juniors et 
Rhétoriciens sont aussi très ap- 
préciés : 

Paul Legàult et Raîneau Gra- 
vel prouvent qu'un philosophe 
peut non seulement bien raison- 
ner mais qu'il .sait oharmer. 
Leurs solos de piano et de cor- 
nets sont exécutés "à la virtuo- 
se". 

Après la séance Mgr Grand- 
bois, V. G., remercie et félicite 
les héros, en son propre nom et 
en celui de notre évêque, Mgr 
Mélanson alors absent. Notre 
Recteur, le Révérend Père La- 
raontagne se dit fier de ses Phi- 
losophes, il les complimente sin- 
cèrement, et range leur séance 
parmi les meilleures offertes au 
collège depuis plusieurs anné s 

Il témoigne son désir que la 
belle tradition de la Sainte-Ca- 
therine soit toujours aussi bien 
continuée et fêtée au collège 
Mathieu. 

Xmile MANDOT. 
Philosophe Junior 



EN MARGE DE 
TOUT 



Real Rousseau fait «If l'es- 
prit. . . Il prétend que Jean- 
LouLs a été vacciné avec une ai- 
guille de graniophone! Que 
Marcel voit maintenrnt Clai- 

*e— ^_ 

• • • 

Un ceriaiu philo collectionne 
maint- :i*&t les antiquit' . Ceux 

qui ont vu sa "fille" le savent! 

• • • > 

On jbùe Molière, JeamLouis 
sera reçu docteur. Qu'on ferme 
les hôpitaux pour ouvrir des ci- 
metières. 

S'appeler Major t5r ne "rêver 
que de désarmement. . . c'est à 
désespérer tous les aspirants à 
la marine. 

• • • 

On apprend en physiologie 
que Tenu peut servir à de mul- 
1ir>!«>H i-uplois, hors se laver — 
éclaircir les cerveaux. Avis à 
M. Bergson, Einstein et ( -ie. 

• • • 

En Tau Deux Mille : Madame 
à son époui, Lucien B. membre 
du sénat. * 

— OueviciiT-tu ntrnr ta fête. 



mon chéri? — 

-^Comme pour l'armistice: 
Deux minutes de silence. 

ATHOS. 



M. A. Mahonejr, prés. 

C. p. Mahoaejr, gérant 
lé* IL Motard» aec 



La 



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"Préparons - Nousl" 

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L VISEUR: M. Rémi MUlettc. 
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REDACTION 
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Banaloa 
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BeaMry, M. Pkhê, P. Major. L. 
Gulbotd, A LatTls, L. Tarte. 
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CL Boulet. 
activités sportives: M. P. L. 
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J. Torrieu, L. Cruioau, J. P. 
Poutta, J. P. F.eliau, A. Brunet. 
ADMINISTRATION 

M Raoul GauUÉier 
it:M. M. P. Marias, 
Halre:Maroei Carter. 
ît de circulation: M P. Marran 
«tant: Jean R. Woods. 
(rant d'annonces: J. A Gourd. 



S DEBATS 

FRANÇAIS 



EANCE DU 30 NOVEMBRE 



Ljnelntéressante question \û&* 

Crique mettait en préaeaee 

îatre rbétoriciefas. MM. Jo- 

?k Hober^e et Jean-Paul Bis- 

î soutenaient que "D'Israëli 

kt plus grand homme politique 

le Gladstone'' contre MM. 

itoine Gagnon et J. Pelletier. 

Pierre-Louis Harbeck # T ac- 

Mtta avec maîtrise des fonc- 

>ne de président. 

avocats de J affirmative 

[aient bien divise" leur travail : 

Roberffe noua démontra 

îment d Israéli est supérieur 

idstone dans Tordre écono- 

fque et social par la protec- 

des industries et les réfor- 

w Ouvrières. Pour compléter 

tte thèse, M. Biason, dans un 

tu plaidoyer, nous fait voir 

îment d'Israëli est supérieur 

Oladstone dans la politique 

lérieure, extérieure et colo- 

île. Il fit très bien ressortir 

[largeur de vue de Lord Bea- 

îfield envers les catholiques 

[son tact en diplomatie. 

fais la négative n'a peut-être 

assez fait valoir les qualités 

la grande oeuvre de Glad- 

ie. Tout de même, M. Ga- 

>n a su apporter quelque lu- 

^re sur l'importante solution 

[le question irlandaise par le 

Tome Rule"__iL Pelletier, 

un parallèle entre les deux 

inds hommes d'Etat, arrive à 

[conclusion que à'Israeli est 

tur^t Gladstone un lut- 

"; le premier, conservateur 

[stationnaire, le second, en- 

)renant et actif. 

r aire le commentaire du dé- 

et rendre le verdict du jury 

iblent un plaisir pour M. 

îel Desjardins. Il y va fran- 

îent — tout comme au rug- 

L 'affirmative est vain- 

fur, et M. Bisson le meilleur 

leur. 



fifioo Plaza 



45 Rid.au 



M. Bélanger, R.O. 

OPTOMETRI8TE 






tpécial!t«: La correction dee 
défauta visuels. 



Débats Anglais 



Au sein de la Société des dé- 
bats anglais se succèdent sans 
interruption tous les lundis des 
débats fort intéressants. 
SEANCE DU 27 NOVEMBRE 

M. James Doyle occupe le 
«iège présidentiel. Après la mi- 
se au point traditionnelle sur le 
sujet suivant: "Ceux qui ne se 
servent pas de leur droit de vo- 
te devrait être punis par la loi", 
le président annonce les ora- 
teurs. 

L'affirmative, soutenue par 
MM. M. Hoiïrigau et O. Berge- 
ron, fait un exposé clair de la 
situation aoutelle, et prouve que 
l'idée émise par le libellé serait 
nécessaire. 

M. A. D'Breole et son collè- 
gue, M. L. Lavoie, font de nobles 
efforts pour gagner la palme en 
soutenant la négative. MM. E. 
Noël, E. Donaldson et G. Milks, 
qui -agissent comme juges, ne 
sont pas tous du même avis, 
mais la majorité est en faveur 
de l'affirmative. 

Deux déclamations, quelques 
commentaires, un petit mot du 
R. P. Directeur et la séance est 
levée. 

SEANCE DU 4 DECEMBRE 

"Les sports occupent une pla- 
ce trop importante chez les étu- 
diants". Tel est le sujet que M. 
Joseph Kennedy, président de 
circonstance, présente à l'audi- 
toire. 

Pour discuter cette question 
épineuse, nous avons des athlè- 
tes réputés. M. F^ Kealy, peut- 
être contre ses convictions per- 
sonnelles, soutient le côté affir- 
înatif avec M. Victor Côté. Tous 
4es deux donnent de bons ajgu.- 
ments capables d'une convain- 
cre plusieurs. Mais ils ne par- 
viennent pas à faire partager 
leurs idées par M.— O. -ôupuis, 
qui fait un bon exposé en fa- 
veur des sports; et encore 
moins par M. E. Benoît, une de 
nos étoiles au rugby et au bal- 
lon au panier. Ce dernier prou?, 
ve non seulement par des pa- 
roles ses idées en faveur de la 
simultanéité des études et des 
sports, mais il se montre lui-mê- 
me un exemple typique en nous 
donnant un très beau discours. 

MM. Milton Cannon, B. Gos- 
selin et James Veale s'acquit- 
tent de leur tâche de Juges en 
donnant la plaine à l'affirmati- 
ve. D'autres sport men bien con- 
nus donnent de lumineux com- 
mentaires, ce sont: MM. Ed. 
Barnabe, M. Hourigan et Mc- 
Audrew. 

Le R. P. Danis, parlant de la 
séance au "Little Théâtre", re- 
mercie les acteurs et tous ceux 
qui ont participé d'une maniè- 
re ou d'une autre au beau suc- 
ées de la pièce. 

Jean-Paul POULIN 

Section junior ■ 

SEANCE DU 6DECEMBRE 




En l'kbsenee du président, 
l'assemblée fut aous la direction 
du vice-président. La lecture 
du procès-verbal de la dernière 
assemblée fut faite et l'adop- 
tion en fut proposée par M. W. 
Reny et secondée par M. L. Le- 
clerc. Un fort intéressant volu- 
me intitulé: Sous les pas de nos 
littérateurs" par M. Séraphin 
Marion a été présenté à M. 
Barsalou, le meilleur orateur du 
premier débat. Après quelques 
remarques très justes, le R. r. 
Guindon nous présente. M. L. 
Re aulne qui doit nous donner 
un cours de diction. 

ML BEAULNE 

Point n'est besoin de fàhem fci 



The Spitler 



Le samedi, 2 décembre, au 
"Little Theatre J ', les membres 
de la Société des débats anglais 
de l'Université interprétèrent 
avec beaucoup d'art le mék>-ii 
d ranime mystérieux de Fulton 
Ousler et Lowell HrtMitano : The 
Spider. 

Cette pièce en trois actes don- 
na lieu à des méprises inévita- 
bles chez les spectateurs. Une- 
nombreuse aasistance suivit le» 
événements qui se succédèrent 
tant dans l'auditoire que sur la 
scène avec uif intérêt de plus 
en plus croissant. 

Dès Te premiét acte, une dis- 
pute s' étant engagée entre un 
spectateur et le magicien Cha- 
trand au 'Sujet cTune bague 
(The Epider s RingJ, la querel- 
le s'ensuivit. Tout à coup, les 
ténèbres se font dans le théâtre 
et John Carrington est assassiné 
d'un coup de revolver à côté du 
magicien. De ce moment tout 
l'auditoire est en rtfouvenient. 
L'on voit affltier sur la scène, 
deux médecins, une dizaine 
d'employers, les assistants du 
magicien, et peu après le ser- 
gent de police Schmidt avec 
une -escouade oe policiers pour. . 
garder les portes. Le gérant, M. 
Young, Se mêle à tout cela, pen- 
dant que l'inspecteur Riley 
vient faire l'enquête préliminai- 
re. Les premiers soupçons tom- 
bent sur le magicien qui se dé- 
fend du mieux qu'il peut. C 'est- 
la fin du premier acte. 

Un mot du gérant à l 'auditoi- 
re laisse les spectateurs dans le 
doute au sujet des vrais ac- 
teurs. Le magicien s'échappe 
4es mains de l'inspecteur et ap- 
paraît dans soii cabinet où il 
peut s'entretenir avec Son assis- 
tant, Alexander, qui revient de 
l'état d'hypnotisme où l'avait 
plongé la vue de la bague et 
avoue qu'il croit avoir perpétré 
le meurtre. Son maître veut i 
tout prix le sauver. L'inspec- 
teur Riley interroge tous les 
personnages et le deuxième acte 
prend fin sans que Te mystère 
soit éclairci. ' 

M. Young veut absolument 
en finir avec l'enquête pour que 
l'assistance puisse librement 
sortir du théâtre, car il y a des 
personnes qui protestent. Entre" 
autres, un Monsieur "Wimble- 
ton, qui a de très sérieuses rai- 
sons. Chatrand, de son côté, 
tient à découvrir le véritable 
assassin. Il parvient à obtenir 
de l'inspecteur la permission de 
se servir de ses tours de presti- 
digitateur pour créer une im- 
pression dans l'ame du coupa- 
ble qui est certainement dans 
l'auditoire. L'obscurité complè- 
te règne dans le théâtre. 
Alexander, magnétisé 
maître évoque les espr 
moyen ne réussit pas.- Alors 
Chatrand obtient qu'on le lais- 
se recommencer son acte durant 
lequel le meurtre a été commis. 
Ce stratagème réussit à mer- 
veille. Juste au moment où le 
coup dé revolver part, un hom- 
me tente de se sauver. On l'ar- 
rête. C'est le dopteur Black- 
stone. On découvre ainsi l'au- 
teur du meurtre. 



"VARSITY PLAYERS* 




(Rangée en *rri*re}-rJn. Ve:»ic. D. Ooiiina, P. Crâne, Je*. % .al*. O. 
Pogarty, W. Brennan. 

(Rangée du mflleu)— J. Boyle. K. Sbea, A. Mo— e . V V. Coié, J. 
Kennedy. 

(Asate)— H. Ward. Ur H. L. Hayw (Db\), Ré* Part A. L. M. Dante 
<Mod.>. J Oorrldan. 




lirianféo en unie.c)— M. Cannon, A. DK.elo, B. 0*î. , H. 

Sweetnem, W. Dutort, R. Cauîey. 

(Rangée du mUfeuT— O. Bergeron, G. Lu&aler. P. Leteuvr*. Mr. M. 
L. Hayes <Dfa\), C McAndrenr. W. Ivanald. P. Murpby, H. Denvs. 

(Assla)— D. Masse, W. O'Shea, M. Hourigan, O. Milks, O. Dupuia, 
A. Pogarty. ) 
t . i m i ni IL-s a 



Cett epièce, d'un genre assez 
original, fut un succès pour nos 
confrères. John Cor rida n, pré- 
sident de la Société des débats 
anglais, tenait le rôle principal, 
personnifant le magicien Cha- 
trand. D sut se montrer tout le 
long du drame un acteur ac- 
compli. James Veale, dans le 
rôle de l'inspecteur, fit preuve 
d'un naturel parfait. Le mysté- 
rieux personnage, Alexander, 
ne pouvait 'être mieux rendu 
par Alfred Hogue. Henry Ward 
(Mr. Wirnbleton) avait l'air 
d'un gros papa en peine de sa 
famille, Francis Crâne (Mr. 
Youngj, d'un homme d'affaire. 
Tons les figurants ont droit A 
"Une part de la gloire qui rejail- 
lit sur toute la troupe. 

A M. Harry-L.. Hayes, direc- 
teur artistique, revient le crédit 
de la perfection de la mise en 
scène. H ne faut pas oublier 
Félix Leclerc, notre ami à tous, 
P flr SQft ^ vint chanter, et N. Denys et 
ï O. Dupuis (The Two Black 
Crows), qui égayèrent l'assis- 
tance par leurs folies sentimen- 
tales. 



l'éloge de ce professeur de dic- 
tion. En des termes éloquents, 
il nous explique ce qu'est la dic- 
tion et, avec 1 aide de cinq vo- 
lontaires, il nous donne des 
exemples de fausses et de bonnes 
prononciation i. Il fut vivement 
applaudi et tous sortirent en- 
chantés, de cette réunion. 



La Rotonde" est heureuse 
d'offrir à la Société des débats 
anglais, à son Directeur, le R. 
P. Danis, O. M. I., à tous les ac- 
teurs et .à tous ceutf qui ont pris 
part à l'organisation de cette 
pièce annuelle ses plus cordia- 
les félicitations, -r— 

J.P. P. 



— *- 



Woods Manufi 
Co. Ltd. 



ng 



Savièz-vous que . . . 

lies "Quatre Mousquen-ires*' 
et leur chef attendent la venue 
de Noël avec impatience. Elles 
voudraient bien connaître A. P. 

{ . "T" — 
Certains philosophes juniors 

brillent dans les cercles de la 
prime jeunesse. Avis ù ces 
cradle - snatchera J * endurcis 
(Lecteurs, excusez 1"' América- 
nisme ">) 

L 

Jean-Louis 6. a attrap-; une 
"Luci(o)le". Comme Marcel 
P., il commence i s'é-clnire-r. 



Paul M., aspirant de la Ré- 
serve Navale, résout en ce mo- 
ment un problème très ÙJfficila, 
Il cherche la nationalité d'ua 
enfant né d'un père juif et 
d'une mère chinoise à bord d'un 
vaisseau pirate mouillé à 
l'équateur. Décidément ces 
marins ont de la patience. 



A LIRE: 

"L'utilité de la culture de la 
voix" par Pierre-Louis Han- 
beck. ^. 

"Des défauts visuels", par 
Jacques Souliers. 



Paul G. a une prédilection 
toute particulière pour la vieil- 
le chanson canadienne; "C'est 
là Belle Françoise'*. 

Job SERVE. 







" ' " 4 



Dr J. A. Couillard, 



B.A, UPh. 

Surintendant Médical 

Saaatorlum du Lad JMouard. 

alla** Préaident de la Société 

. dee Débats VvaaatJ*. 

















I 



■ 






S '■ : ~ — - — — — ~-- . :.- ~ — * ■ r— ■ 1 — . - - . 

■jfir ■"" *■ 

- • •• . . 

^ = 4 1 .à i Si! ".H h l JE 



M «ATAMPE. 1* PBÇgMBKB *»»_ 




LA ROT ONDE, lft DECEMBRE 1M3 

Ml 



Echos de la Sle-Catherinë 



Nous eonaisnoHS dans "I* 
Botonde" dea extrait* de* ex- 
eeUents discours prononcé» an 
banquet de la Ste-Catkerine. Us 
•ont dans le ton et font réson- 
ner la note juste dans notre vie 
de collégiens à llJnhreraHé. 

M. ROBERT rOETXKR 









" 'Ml 










(Extrait; 
Chaque année, le* élevés de 
l'Université d'Ottawa organi- 
sent on certain nombre de fêtes 
ejnicalea parmi lesquelles la 
Ste-CathersaSv que nous célé- 
brons ce soir. 

Ces-fêtes intimes ..sont pour 
nous un réconfort. En effet, 
"tA'eJt une occasion pour nous 
tons, élèves, de fier plu* intime- 
ment notre amitié. Tous,. An- 
glais et Français, Canadiens et 
Américains, depuis les élève* de 
première année jusqu'aux fi- 
nassants, nous nous unissons 
dans ces agapes fraternelles et 
traditionnelles de l'Université. 
Ge banquet non* procure aus- 
si l'occasion de Jouir d'une plus 
grande intimité avec nos pro- 
fesseurs. Nous oublions aven 1 
eux, pour devenir compagnons 
de la joie, les analyses littérai- 
res, les ve rs io n s grecques et la- 
tines, les angles et les triangles, 
et même les thèses philosophi- 
ques ... 

Soyons donc fiers d'être tous 
réunis en une grande famille. 
Cela nous procure de grands 
avantages. Apprendre à s'unir, 
c'est contracter l'habitude de 
la force. 

Aujourd'hui, nous consti- 
tuons la jeunesse étudiante. 



■a-- - 



divers sujets que les deux ssots 
"instruction" et "formstion , 
très vastes, peuvent contenir, 
lie servant de l'expression 

Paul Laf argue, vous n'sves pas 
le "droit a la paresse". Voua 
avez au contraire le droit au 
travail, et plus encore le devoir 
du travail. Ce devoir a été im- 
posé à l'homme par Dieu dès le 
commencement du monde, A la 
suite d'une îsute commise par 
nos premiers parents, que vous 
connaisses tons et que je n'ai 
pas besoin de vous décrire. De- 
puis lors, il faut travailler; que 
cela plaise ou non, il faut en 
prendre son parti 1 

Voltaire a dit — il lui est ar- 
rivé parfois de dire des choses 
raisonnables ! — Voltaire a dit : 
"Le travail éloigne de nous 
trois grands maux: l'ennui, le 
riee et le besoin". Je laisse à 
quelqu'un d'entre de traiter de 
l 'effet du travail sur le vice et 
l'ennui, s'il lui en chaut. Je me 
bornerai à le considérer comme 
palliatif au besoin. 

Il faut travailler pour gagner 
sa vie ; voilà un aphorisme que 
sûrement personne ne tentera 
de contredire. Maia pour tra- 
vailler efficacement, il faut 
d'abord en avoir acquis les 
moyens. C'est ce que vous fai- 
tes, ou à tout événement êtes 
censés faire au collège. Le fai- 
tes-vous bient Le f site*- vous le 
mieux possible t Faites le petit 
examen de conscience, . auquel 
j si fait allusion. La réponse est 
à vous. Qu'elle soit franche et 
sincère. Si vous juger qu'il y s 
lieu à amélioration, agissez en 



N'attendes pas à la. veille de* 
examens pour étudier. Ce que 
l'on apprend proinptement 
s'oublie proiSptement. Le meiir 
leur travail et le plu* durable 
est le. travail quotidien. « ne 
s'agit point d'apprendre uni- 
quement pour obtenir un diplô- 
me — c'est l'un de* buts des 
études et il est certes impor- 
tent — mais aussi pour vous 
cultiver et vous former; cette 
culture et cette formation, éta- 
blies sur des bases solide*, du- 
rent toute une vie; et elles en 
font l'un des meilleurs agré- 
ments. 

Je m'aperçois que je suis sur 
le point d'oublier ma promesse 
d'être bref, si je ne l'ai déjà ou- 
bliée complètement; c'est que le 
sujet est si vaste et qu'il pré- 
sente tant d'aspects divers. Ce 
n'est pas dans une allocution 
dV>rès-dîneT que l'on peut le 
traiter à fond; cela demande- 
rait un temps bien plus considé- 
rable que je n'ai pa* à ma dis- 
position. 

Je ne vous ai pas fait même 
une allocution en bonne et due 
forme. Je ne vous ai soumis que 
quelques idées: le programme 
tout au plus, et encore pas com- 
plet ni coordonné, d'une confé- 
rence qui pourrait être intéres- 
sante. Je vous ai tout jeté cela 
en désordre, un désordre, qui 
n'est même pas beau. Tâchez 
d'en tirer matière à reflexion. 
Je ne considérerais pas mon 
temps perdu, ni le vôtre d'ail- 
leurs, ai j'avais réussi non pas 
à vous mettre dans la tête — je 
sais que cela y est déjà — mais 
à vous convaincre davantage 
que le travail est nécessaire et 
qu'il est un gage de succès dans 
la vie. 



l'espoir de la patrie. Demain, ce 

sera notre tour à maintenir la .conséquence Jeu ai pas d au 



forte* 

Cr Co*inn?ron a dit, c'est l'hum- 
ble source qui descend des som- 
met» paisibles et solitaires et 
dont les flots à jet* continus se 
répandent dans les campagnes, 
inondent les villes et JwUiseat * 
tous les étages de l'édifice so- 
cial, dan* 1* chaiw. à u tnbunc 
et dans i* presse- - 

C'est pourquoi n'oublions pss 
de payer notre dette de/econ- 
neissance à nos professeurs qui 
nous donnent sans compter le 
fruit de leur labeur, de leurs 
veilles, le meilleur de leur Jeu- 
nease, les forces vives de 1 âge- 
mûr. Ces hommes qw.se dé- 
rouent à notre formation n st- 
tendent de nous qu'une récom- 
pense: que nous profitions de 
leurs leçons. Bnriehisses-vou* à 
leur* dépens et il* seront heu- 
reux. 

C'est pourquoi, lorsque je me 
suis levé tout à l'heure, c'est 
l'âme de tout un peuple que 
j'si «enti frémir et vibrer dsns 
cet auditoire exceptionnel. J ai 
senti que les coeurs battaient s 
l'unisson pour formuler ce mê- 
me voeu. Fasse le ciel que 
nous puissions toujours frater- 
niser comme nous le faisons ce 
aoir en buvant. à la santé de de 
l'Aima Mater. 

Messieurs, je lève cordiale- 
ment mon verre et vous invite 
à boire 



prépondérance de notre pays en 
défendant ses droits et ceux de 
as habitants. Pour cela, il fau- 
dra de l'union. L'entente règne 
chez nous. C'est ici à 1 Univer- 
sité que nous apprenons à nous 
joindre ensemble. Il y s con- 
corde dsns l'étude, ici, il y su- 
rs plus tard coopération dans 
l'action sociale. 



* 



L'HON. JUGE ANGERS 



Vous êtes-vous jamais de- 
mandé — non, ma question est 
trop large — vous demandez- 
vous de temps à autre ce pour* 
quoi vous êtes à lUni.ersitéî 
En quelques occasions, vraisem- 
blablement; je vous accorde le 
bénéfice du doute. Vous -ous 
êtes répondu, en toute probabi- 
lité, que vous êtes ici pour vous 
instruire et vous former. La ré- 
ponse est exacte: double but, 
meubler l'esprit et façonner le 
caractère. Vous êtes-vous arrê- 
tés là ou bien avez- vous fait un 
petit examen de conscience et 
vous êtes- voue demand' si vus 
preniez les moyens nécessaires 
pour obtenir cette, instruction 
et cette formation, but de votre 
passage an collège Y Quelques- 
uns, peu-être; la plupart, j'en 
doute beaucoup; tous, assuré- 
ment non. Ce petit examen de 
conscience, il serait bien utile 
pourtant II n'y a rien comme 
scia pour faire prendre de bon- 
nes résolutions... qu'au sur- 
plus on .ne .tient pas toujours. 
Alor^ il faut. recommencer. La 
vie d'ailleurs est un perpétuel 
recommencement. 



Ce petit examen de conscien 
es, je vais, si vous le voules 
bien, vous aider à le fsire... 
oh 1 très br iè vement et pas trop 
sévèrement Je me bornerai à 



tre conseil à vous donner. 

La lutte pour la vie devient 
de plus en plus dure. Tontes les 
professions et tous les métiers 
sont encombrés, sauf au. som- 
met. Pour arriver au sommet, 
dan» quelque profession on mé- 
tier que ce soit, il faut être com- 
pétent. Le seres-vous à la fin 
de vos études T Encore une fois 
la .réponse est à vous. Votre 
sort est entre vos mains. Le 
proverbe n raison qui dit : Aide- 
toi, le ciel t'aidera. Il serait im- 
prudent de vous croiser les bras 
et compter uniquement sur la 
Providence. Elle a autre chose 
à faire que venir au secours des 
oisifs. 

Vous avez la- chance de faire 
un cours classique; bien peu 
d'enfants l'ont. Voua êtes une 
petite minorité à jouir de ce 
privilège. Sachez en tirer pro- 
fit. 

Oc cours vous le faites dsns 
une excellente institution, sous 
la direction de professeurs émi- 
nemment qualifiés. Le Révé- 
rend Père Recteur et vos pro- 
fesseurs ne vous le disent pas, 
mais se contentent de le penser : 
ils ont fait voeu d'humilité. 
Je vous le dis, mois, comme 
bien d'autres ont dû vous le di- 

Ne perdes pss votre temps; 
ne croyez pas N ponvoir vous met- 
tre avec succès plus tard "à la 
recherche du temps perdu", se- 
lon la pittoresque expression de 
Marcel Proust employée cepen- 
dant par lui dans un autre or- 
dre d'idées. Le temps perdu ne 
se retrouve pas. 

Accomplissez votre ouvrage 
an jour le jour ; prenez comme 
habitude de ne pas remettre an 
lendemain ce que vous pouvos 
faire le jour même. C'est le poè- 



A notre Université, à sa règle 

bénigne, 
Au généreux savoir de ses maî- 
, Jrjcsàtuiés, - 
ji la longue union des eoeurs 

qu'ils ont formés, '**.. ■ 

Messieurs — A l'Aima Mater — 

M. JOHW O ORBIDJJf 

(Discours prononce en français) 

Je tiens à remercier le comité 

de la Ste-Catherine pour l'hon- 

pect égoïste de la question - Jueur que j'ai ce soir de vous 

vous le devez à vos parents, ' adresser quelques mot* sur un 



Ce fravsil qui fera de vous 
quelqu'un, vous vous le devez à 
vous-même-— cela c'est l 'sa- 



vons le devez à vos maîtres, 
vous le devez à votre collège, 
vous le devez à votre race et 
vous le devez à votre pays. Je 
n'oublie pas, mais je mets à 
part la Providence, à qui vous 
êtes redevables, pour une très 
large part, de l'immense avan- 
tage qui vous eat offert de vous 
instruire et de vous former 
dans une institution comme vo- 
tre Université. 

M. REMI MXLLETTE 

En me levant pour proposer 
la santé de l'Aima Mater, je ne 
puis vous dissimuler toute la sa- 
tisfaction que j 'en éprouve dans 
mon esprit et dans mon coeur. 
Dans mon esprit, parce que je 
suis fier d'avoir à faire l'éloge 
de notre chère institution; dans 
mon coeur, parce que ce soir, 
enfin, n'étant pas dans un dé- 
bat, je sais que tous nous allons 
être du même avis. 

Je m'adresse à des auditeurs 
convaincus d'avance et ceci 
dans une véritable réunion de 
famille. En effet, comme le di- 
rait Sully Prud'homme, 

Nous célébrons gaiement l'éga- 
lité scolaire 

Où les rangs sont donnés par de 
loyaux combats 

Sous de justes tyrans qu'ont 
choisis des papas. 



sujet que je considère être aus- 
si intéressant qu'important Je 
fais allusion à la bonne entente 
qui existe entre les élèves fran- 
çais et anglais de ^Université. 
Cette bonne entente est une 
condition essentielle pour la 
réussite des activités collégiales 
quelles qu'elles soient 

A première vue, il semblerait 
que la bonne entente entre deux 
mentalités si différentes soit 
chose difficile à réaliser. Cepen- 
dant si nous jetons un regard 
dans le passé de cette institu- 
tion, nous constatons que l'ac- 
cord entre les deux races a tou- 
jours-été le but prineipal de 
ceux qui nous ont devances, et 
aussi qu'il est de notre devoir, 
à nous, élèves actuels, de suivre 
le chemin qu'il* nous ont tracé. 

La meilleure preuve que cet 
esprit de bonne* entente existe 
présentement comme" dans le 
passé, c'est bien le spectacle 
qui se présente à mes yeux ce 
soir. Ici, dans cette salle, les 
deux races se coudoient l'une 
l'autre, et une atmosphère de 
gaieté règne chez tous. L'Uni- 
versité d'Ottawa peut se croire 
très fière de ce bon accord et 
doit espérer qu'il continuera 
dans l'avenir. Si nous voulons 
que cela se réalise, nous devons 
continuer à nous guider sur cet- 
te devise: "Ubi concordia, ibi 



Washington Club 



Le 30 nove*nfcie_ dernier, 
camarades américains 
liaient à l'hôtel Alexandra, 
banquet annuel à l'occasion 
Jour de l 'Action de- 'Orli 
(Fête américaine.) 

La salle, pavoisee pour 1 
caskra, avait un air de fête. 
Mtlton Cannon, président 
banquet dans un discours 
d 'a-propos, souhaita la bien 
nue aux distingués visite 
aux membres du W 
Club. 

Le R P. Marchand, O. M. 
recteur de l'Université, le H 
Morisseau, O.. M. L, le* ». 
Meunier, O.M.T., le R. P. 
nécal, O. M. I., M. Rémi M 
te, Prés, des Débats 
M. Wilfrid Lafleur, V.-pré 
l'As. Athlétique, occupaient 
table d'honneur à côté de 
Milton Cannon, Prés, du 
quet M. W. CShea, V.-Prés. 
Washington Club et de M. 
Corridan, Prés, des Débat* 
glais. 

M. James Veale, Prés 
Washington Club", en t 
choisis, répondit au toast 
Jour de l'Action de Grâces", 
M. Albert Hogue proposa, 
santé du Pape, cependant 
M. Vietor-Ooté, représen 
canadien des débats anglais. 
pondit à la santé du Canada. 
M. Henry Sweetnam se 
l'interprète des sentiment* 
convives envers l'Aima Mit 
M. Rémi Millette, Prés. 
Débats Français, exprima 
sentiments des Canadiens 
çsis envers leurs confrères 
ricains. "Votre présence à 
ma Mater est fort prisée 
tous", dit-il, "et nous re 
tons que von? ne, «jouiez pas 
nombreux parmi nous". 
^ Le R. P. Senéeal, CM." 
recteur du Washington 
signifia la joie de tons d' 
avec eux le R. P. Recteur, 
nous fit part de l'intention 
Washington Club de donner] 
février prochain, un banquet 
l' ambassadeur américain as 
nada serait l'invité d'hon 

Le R. P. Marchand, O. M.l 
recteur de notre Université 
mercta en termes délicats les i 
ganisateurs de cette ré 
cordiale. 11 souligna le fait 
le nombre des élèves venant 
Etats-Unis va sans cesse 
dissent, "et nous en' 
fiers", reraarqua-t-il. 

Cette fête intime u 
goûtée et l'on s'en soùvi 
longtemps. 

L'exécutif du "Waslnni 
Club se compose des mei 
suivants : 

Président honoraire: le B. 
G. Marchand, O.M.I., D. 
Recteur. 

Viee-Prés. honoraire : le R 
A. Cary, OJCX, Préfet de 
eipline. 

Directeur: R. P. R.-J. 
cal, O. M. I. 

Président : James Veale. 
Vice-Président : W i 1 1 
O'Shea. 

Sec-Trésorier : F r a a 
Crâne. ■ 

Conseillers : Sylvester 
ehell, Lionel Lozier. 



soi 



été 



Victoria 



voua parler du travail; je n'oj te Young, je crois, qui a dit, 
sd k lessfr sa 1a compétence, avec raison: «' Proerse tin aUo» 
voulus pour ajuÔrasser tous les' ia the taieC o* time". 



L'Oeuvre de l'Aima Mater, 
Messieurs, est non seulement la 
plus noble et la plus utile, mais 
c'est encore la plus productive 
au point de vue social 

Son enseignement, c'est la 
fontaine de science qui abreu- 
ve les générations jeunes, qui 
nourrit leurs intelligences qui 
forme leurs coeurs et qui f mit I 
grenier dans leurs veines, le 




Tel: m. M4 
La Cie Quincaillerie 
Trudel 

ta, rmt Rld< 



O.K. LAFRENIEl 

Opteaaétrtale et Osefeiee 

127 UrfR RIDEAU 
Tél. ■!■■■■ éfff 

Heures de bureau: t a-m.-* 




Moirée intime à l'Université 



2 sens sis ©es s oirée s . 

jiuis quelques années déjà 
): Société des Débats Français 
mise des soirées intimes pu- 
iies qui réunissent dans ia 
salle académique de l'Universi- 
té un très grand nombre de pa- 
rents et d'amis toujours sympa- 
thiques à la grande Institution 
[de la Capitale. s Le sens de ces 
[réunions intimes eat à retenir.--^ 
|Ce ne sont pas dea séances pu- 
diques solennelles où rien ne 
oquerait: artistes renommés, 
cors recherchés, etc.; files 
oient simplement offrir sus 
parents et amis des élèves com- 
a ceux qu'intéressent jeans- 
ri v i tés universitaires, un petit 
irogramme exécuté uniquement 
ar les membres de 1 société 
débats français, où les été- 
peuvent mettre à l'épreuve 
leurs talents oratoires ou artis- 
iques. Elles fournissent aussi 
inx parente, toujours attentifs 
MX progrès de leurs enfants, 
'occasion de constater et d'ap- 
plaudir leurs succès. De plus 
tlles donnent auz élèves eux- 
êmes, habitués à U tribune 
débats seulement, l'avant a 
de rencontrer un auditoire 
uveau, mieux disposé pour 
récier leurs premiers ébats 
l'art difficile de l'éloquen- 



soirée intime du 7 doc 

Pour préparer la fête patro- 
de l'Université, l'Immacn- 
Conception, la société des 
U français avait donc an- 
leé cette soirée du 7 décem- 
. Ce fut un très grand suc- 
apprécié de tous. Le R. P. 
teor préaidait et la salle 
îadémique était remplie de pa- 
ts, d'assis et d'élèves du 
urs des arts. Le programme 
't des pins intéressant tant 
la variété de ses numéros 
e par la perfection avec la* 
elle chacun d'eux fut execu- 



Voiej le programme : 

Orchestre: The Ben e fact- 
ure, Heed. 

'Récitation: Légende Pa- 
triotique, Paul Clavelle. 
•-^Conférence: "Qui l'em- 
portera!", Jean Terrien. 
Extrait: La création d'un 
docteur; Molière. 
Président: P. Harbeek; Ba- 
«er: J.-L. Qagnon; Doc- 
«: M. Piehé, R. Préchette, 
Lorrain, J.-J. Garneau, L. 
ier, P. Oirard ; Chirurgien : 
'. Marion. 

—Orchestre : " Rêverie " , 
Ivans. 

—Dialogue: "L'autre che- 
min,", R Letondal. 

«grand:. P. Morvan; Rou- 

':P. Lederc. 
Chant: L'AngelUs de la 
Mer, H. Mondoux. 
Solo de violon: Two Gui- 
tare ; piano : C- A. Provost ; 
R. Gagner. 

Récitation : Le paysan de 
Danube, La Fontaine; P. 
Ponlin. 

—Orchestre: "Eatfe's nest", 
Jsenman. 

e tout 3e programme la piè- 

de résistance fut sans cou 

dit la magnifique conférence 

M. Jean Terrien, philosophe 

première année et secrétaire 

soeiété des débate. En voi- 

l>ref résumé. 

• J. Terrien avait choisi 

' son entretien ce titre as- 

«TERAt" Il devait s'agir 

ne lutte quelconque, à n'en 

douter; et le. récit de luttes 

tout genre dont est témoin 



la 



notre 20ième sièele était fait 
pour saiair toute notre atten- 
tion. Bien droit, dans une atti- 
tude ferme qui respirait une 
conviction profonde, l'orateur 
débute en nous jetant dans le 
vif du sujet; dans la lutte qui 
se prépare entre la jeunesse 
communiste et la jeunesse ca- 
tholique, qui sortira vain- 
queur t.. . Problème à la fois 
actuel et angoissant. 

M. Terrien commença-. 'p*r 
passer en revue lea-forces de la 
jeunesse rouge. Après avoir ex- 
pliqué clairement la nature du 
bolshéviame et noua avoir, dit 
qu'il est d'abord et avant tout, 
non pas une question de partie 
mais une religion, une religion 
a rebours, un culte de la matiè- 
re, il en vint à traiter de la ma- 
mère dont les Soviets s'y pren- 
nent pour inculquer aux jeunes 
une véritable passion pour 
1 idéologie rouge, passion capa- 
ble de leur inspirer les sacrifi- 
ces les plus durs pour le triom- 
phe du "Grand Soir". Et le 
conférencier termine son pre- 
mier tableau en nous faisant 
voir le apectaele de 20 millions 
de jeunes Russes décidés à aller 
jusqu'au bout,, à risquer tout 
pour que demain assure leur 
triomphe. 

Puis, un second tableau se 
juxtspose au premier: celui de 
la Jeunesse d'Action Catholi- 
que, qui, sur l'ordre du Pape se 
lève partout, pour la lutte qui 
vient, qui l'accepte cette lutte, 
et qui ne craint pas de descen- 
dre sur le terrain de l'adversai- 
re pour l'attaquer chez lui. Ici, 
l'orateur nous présente, parmi 
tous les groupes de jeunesse ca- 
tholique^ du monde, celui qui 
lui paraît le mieux organisé : le 
groupe ou plutôt les groupes si 
forts et si variés de la Jeunesse 
Belge. Trois mots disent à mer- 
veille l'esprit qui anime les jeu- 
nes chrétiens d'aujourd'hui: 
Ils sont fils du Thomisme, de 
l 'Eucharistie et de L'Action Cjs- 
tholique". C'est tout dire. . . 
Leur programme nous est pré- 
senté : une rénovation à base de 
christianisme total; une lutte 
à mort contre le vieux levain du 
libéraHsnie ; non plus l'isole- 
ment et la séparation des vies 
sociale, politique et religieuse, 
mais leur subordination à un 
premier principe qui est le sur- 
naturel. 

Enfin l'orateur fait appel 
aux jeunes de son pajs. II leur 
transmet l'appel du Saint-Père 
à l'Action Catholique, à cette 
Action Catholique vraiment 
combative des bons combat*, 
qui s'adresse non pas à un pe- 
tit nombre d^initiés dans un 
cercle choisi, mais à la masse 
entière : jeunes étudiants, jefr? 
nés étudiantes, jeunes ouvriers 
et ouvrières, jeunes de la classe 
sgricole. Tous doivent s'unir, 
présenter un. front commun 
pour les reconstructions de de 

main. "La 'ta/he est lourde, 
c'est vrai, mais il est beau pour 
un jeune de 20 ans.de se trou- 
ver devant un monde à rebâtir, 
et d'être -enfant de l'Eglise Ca- 
tholique' '. 

Des applaudissements prolon- 
gés montrèrent au jeune ora- 
teur qu'il avait été suivi et gou- 
é de tous. Une invitation qu'on 



Sociales et Politi -^ Veilles et bracelets d'argent, 

neut-êtrp. ianit.nn 6mÀti *m m ~3 Z*m 



Un don à Queen'a 



L'Honorable Sénateur Law- 
rence A. Wilson vient d'ajouter 
à sa liste déjà considérable de 
dons une antre gratification. 

Le mardi soir, 28 novembre 
<lernier, il amenait à Kingston 
un groupe de musiciens des plus 
distinguée de Montréal qui don- 
nèrent un concert trfc§ apprécié 
aux étudiants et à la popula- 
tion. A la inr-de la soirée, lé 
Vieux Philanthrope, dans un 
élan de son coeur généreux, 
gratifiait l'institution de la 
somme de $30,000.00. Les 'auto- 
rités de Queen's lui' conférèrent 
en retour îrirtre de "Profes- 
seur Honoraire de la Chaire des 
Sciences 
ques". 

A cet émule des Rhodes, des 
Carnegie, des Hart, des Movre, 
'La Rotonde" est heureuse 
d'offrir a«^ chaleureuses félici- 
tations. 

* 

Cours d'extension 

. •. 

Le dernier cours de l'année 
1932-33 sera fait par le R. P. 
Rousseau, O. M. I., S. T. D., J. 
C. D., Ph. D., Second Vice-Rec- 
teur de l'Université et Direc- 
teur des Facultés Bcclésissti- 
ques. 

Le Révérend Père examinera 
la question non pas au point de 
vue de la pure cognoscibilité de 
Dieu, mais plutôt en faisant le 
procès des différentes manières 
proposées pour atteindre à la 
connaissance de Dieu. L'intérêt 
du sujet n'est pas uniquement 
spéculatif. Car si d'une part les 
différents systèmes sont en très, 
grande partie disparus du ter- 
rain philosophique actuel, sous 
leur forme strictement originel- 
le, ils n'en ont pas moins laissé 
des vestiges dans la pensée reli- 
gieuse actuelle. Ainsi, avant 
d'aborder les preuves elles-mê- 
mes de l'existence de Dieu, le 
conférencier en déterminera le 
chemin sûr à suivre, et le dé- 
barrassera de tout ce qui pour- 
rait l 'encombrer et compromet- 
tre le succès de la marche. 



Revue des jeunes 

n 

LES JEUHJS8 SOVIETS 

Depuis l'établiasement du ré- 
gime soviétique, un grand nom- 
bre de volumes ont été écrits 
sus la Russie. Les uns louent le 
paradis U. R. S. S H les autres 
dénoncent les horreurs du régi- 
me rouge. Parce que le commu- 
nisme est pratiquement inappli- 
cable dans toute une nation, 
étant contre nature, j'aime 
mieux croire à la souffrance 
extrême du peuple russe qus 
son bien-être. Peut-$tre, les 
grandes dames, à l'oeil noir et 
brillant» portent-elles bas de 
soie, toilettes basses, boucle* 



peut-être, jouit-on encoref^n 
certains milieux, du grand gala 
et du haut de forme, maia la 
masse de la population, la clas- 
se moyenne, les bourgeois et les 
prolétaires, tout le peuple qui 
soutient l'édifice social est dans 



mora! de voir le* .;ifanta 
demander du pain quand il n'y 
en avait plua, ae Jaisse facile- 
ment prendre au mirage des 
agents de Moscou. Voilà la pre- 
mière force des jeunes bolché- 
vistes. 

Pour atteindre leur but, il 
Jeor faut être préparé. 

<fe a presque tout à repro- 
cher au régime Staline- ^*auf, 
peut-être, ceci: son gouverne- 
ment, en raison de Pattention 
toute spéciale qu'a leur porte, 
donne à ses jeunes'' une for- 
mation plus soignée — en rap- 
port avec son programme, bien 
entendu — qu'aucun autre pays 
démocratisé, respectent le droit 
de propriété et la religion, ne le 
fait pour les siens. 

En Russie, au lendemain de 
1917, beaucoup d'enfants sont 
devenus des enfanta abandon- 
nés, et ont constitué ces tron- 
pea^errantes dont la misère mo- 
rale et physique a été souvent 
décrite. Ha étaient 500,000. De 
ceux-là, un grand nombre est 




eut d'esclavage pis que sous le KZ.T ' "f* **" nomDr * «•* 
Tgar - * F 4 xw * "(mort, mais beaucoup aussi ont 

été recueillis par des organise- 



Vous me croyez déjà un dé- 
fmocrate à tout crin, qui "00*6'.' 
en défenseur des libertés popu- 
laires, et, soucieux des préro- 
gatives de la nation, crie sur les 
tribunes son dévouement au 
peuple pour, ensuite, en souti- 
rer son profit. Ne vous înépre- 
nes pas. Partisan convaincu de 
l 'autocratie, je préconise un 
pouvoir qui sait de la bonne et 
seule façon faire respecter l'or- 
dre tant social qu' 4 ' économi- 
que". Je ne crois pas qu'il faille 



tions soviétiques fort bien con- 
çues, qui leur ont donné l'ins- 
truction, l'éducation — anti- 
religieuse, — un métier, et par- 
dessus font n n état civil, car ils 
n'en avaient pins. Bhf bien, an- 
jourd'hui, ces enfants ont at- 
teint l'âge de 20 ans et plus; fis 
forment ettte jeunesse qui nous 
menace. II n'existe plus en Rus- 
sie que trois classes: les fonc- 
tionnaires, les travailleurs et les 
soldats. Les jeunes qui trouvent 
place dans le corps des fone- 




oppresser continuellement au d"-^ a Z*\% La 7™ 
moven d« U hAÏnnm.ttP 1 wt.» ^Mirea «ont initiés de telle 



L CROTE AU. 



répéter l'éloge ici. Toutefois la 
Rotonde prie le R. , Père, le 
"captivant directeur ', d'sc- 
cepter se* plu* sincères félicita- 
tions; la société des débats lui 
adresse aussi ses remerciements 
pour sa brillante collaboration. 
Molière est toujours . intéres- 
Mais quand il est inter- 



moyen de la baïonnette. Certes, 
la force est nécessaire pour 
conduire un Etat — Si Nicolas 
l'avait employée, jamais il 
n'aurait été renversé, et cela, 
pour le bien de la Russe et la 
paix du monde — mais ce qu 'il 
faut surtout, c'est de prévenir 
l'obligation de s'en servir trop 
fort ; il faut gouverner avec une 
main d'aeier sous un gant de 
yelour. 

Si le peuple souffre au pays 
de Staline, on sait prendre les 
moyens pour soutenir un mou- 
vement. Cette Russie de Lénine 
possède une jeunesse — les jeu- 
nes soviets — de* plus intéres- 
santes à observer. Bien qu'ila 
soient seuls contre presque tout 
le monde, les jeunes soviets 
sont une force très puissante 
qui fait une lutte serrée à tous 
les autres "jeunes" dans la 
course au ' triomphe final des 
idées en jeu. Du côté rouge, de 
deux choses l'un et ou les soviets 
révolutionnent le monde, c'est 
alors la juiverie maîtresse de 
l'univers; ou la faillite de l'idée 



sorte qu'ils remplacent ceux de 
la génération qui n'en va. Ceux 



sant . . 

prêté avec un art et un naturel!* * 'étranger, c'est la révolution 
presqu 'impeccables, il est capti- c ^ cz etlx et la restauration du 
vaut. Un groupe de philosophes ' 



té „ 

lui faisait des le lendemain à 
donner de nouveau sa confé- 
rence ailleurs en est une autre 
preuve. 

L'orchestre du R. P. Paquet- 
te, O. M. J., est trop universel- 
lement reconnu et apprécié 
pour qu'il «oit nécessaire d'en 



— ils étaient 9 — " cum beneto 
et togam", interprétèrent ''La 
Cérémonie du Malade imagi- 
naire" où Molière représente ce 
que l'on peut appeler: La créa- 
tion d 'un docteur. Nos sages ont 
rempart^ nn grand succès. Tons 
^et chacun firent preuv^ d'un 
naturel remarquable bien que 
"solennel". 

Le dialogue consistait en un 
entretien entre deux anciens 
confrères de classe dont un 
avait mal tourné. . . en suivant 
l 'autre chemin ; cette scène fut 
très intéressante par son natu- 
rel. Le reste du programme, ré- 
citations, chant et musique, fut 
rendu avec non moins d'expres- 
sion et de naturel. 

Conservons . ce programme 
"pour servir de modèle aux 
parleurs à venir" et sachons 
longtemps chez-noiis "cette élo- 
quence entretenir" 

A G. 



vieux pouvoir. 

D'où vient que les jeune* so- 
viets ont grande chance de 
réussir? D'abord, ils ont le ré- 
gime pour cela. Pour tenir le 
pouvoir absolu, il faut une "éli- 
te" exceptionnelle; ils la for- 
ment. Cependant les jeunes so- 
viets sont tèut premièrement 
forts de la faiblesse des autres. 
Cette faiblesse, chez les autres, 
est causée surtout par le régi- 
me parlementaire, premier 
principe de l'ignominieuse 
ploutocratie qui, , durant la 
grande guerre et- depuis', a fait 
de grands ravages par des spé- 
culations horrifiantes. On est 
allé jusqu'à vendre son métal 
à l'ennemi qui s'en servait pour 
tuer ses vendeurs. 

Découlant de eette dictature 
économique, la crise actuelle a 
nmené la misère chez tous les 
peuples du monde. Le "popu- 
lo" qu^ souffre de lé faim, du 
fjçoid. qui a surtout subit le sup- 



qui sont soldats, les mieux trai- 
tés, sont convaincus de leur 
idéal et prêta à obéir à n'im- 
porte quel ordre. Les sutres, les* 
travailleurs, sont les moins so- 
lide*, mais quand même, l'édu- 
cation qu'ila ont reçue les garde 1 
dans l'idée "rougo". C'est ain- 
si que formés à l'école militaris- 
te et antireligieuse, ils travail- 
lent à. la conquête du monde. 
Presque tous ont un peu de 
sang juif, et beaucoup n 'ont de 
russe que le nom. 

Allons-nous succomber sous 
leur poussée f Les forces anti- 
sociales, antiiiatnrelleti et anti- 
religieuses vont-elles renverser 
le vrai droit et l'autorité de 
Rome? Non, car nos principes 
sont plus forts ; ils reposent 
sur le Christ, et le Christ ne 
peut pas permettre en définiti- 
ve la faillite dea peuples chré- 
tiens. Seulement, il faut agir. A 
mon avis, pour se défendre avec 
succès contre ee que Vallois ap- 
pelait "la peste orientale', il 
faudrait autre chose qu'un gou- 
vernement qui repose sur le 
suffrage universel. Heureuse- 
ment, tout te monde n'est pas 
démocrate î 

Nous le verrons dans un pro- 
chain article, qui traitera des 
jeunes "Kétnslistss". 

. Marcel PICHE. 



TH.— Rétidance: 8h«r. 5*81 
Buruu: Sh«p. 3963 



:iEN MASSÉ 

C.P.A., 



L.A. 

Licencié pour Ontario- Québec 

Comptable Licencié 

Syndio 

185A. rue Principale - 




Itettcièm* SRRée — Ns global: SI 



itts 



a 



*■ f 




Nos Chàmpidris Canadiens 



A lauAouiiie ue l»o<, iè Collé- 
ge d 'Ottawa gagna pour la troi- 
sième lois le magnifique tro- 
phée de l'Ontario. Cela après 
•voir défaif l'Université de To- 
ronto et les Tigere de Hamïlton, 
De son côté, le "Montréal 
Club', en battant l'Université 
McGill et le Brittannia, s'assu- 
ra le championnat du Québec. 
La rencontre des deux cham- 
pions provinciaux pour la su- 
prématie canadienne eut lieu à 
Montréal le samedi 5 novembre 
1887, sur le terrain du McGill. 
La journée était idéale. Un 
train spécial du "Canada 
Àtlantie'' quitta la Capitale à 8 
heures, à bord duquel étaient 
les collégiens et un groupe con- 
sidérable, d'amis. 
', A trois heures, les Montréal 
apparaissent sur le champ, sui- 
vis de près par les élèves. Le 
spectateur le moins averti ne 
..pouvait pas s-empêcher de 
constater l'immense différence 
i des deux clubs au point de vue 
physique. Les. Montréalais sont 
de beaucoup plus âgés et plus 
pesant*, mais ils* ne semblent 
pas avoir l'habileté %des collé- 
giens. 

. voici l'alignement : 
Collège Montréal 

Arrière 

Devine W. C. Hodgson 

Demis 

J. Muxphy . J. D. Campbell, cap. 

Demis 

Kehoe A; Hodgson 

Quarts 

Uey, capt Abbott 

Quarts 
(Juillet ....... W. J. Cleghorn 



Les substituts de 
l'équipe «Je rugby 

£. Il ne faut W? ub ^ «"V 1 ? 
à 25 vergei des buts des Mont? Wc dune équipe ne dépend 



vent. La poussée des élèves -est 
irrésistible, ce qui porte le jeu 



HOMME 



réal. D'un hors- jeu, Mahoney 
passe a MacDonald qui lance à 
Guillet, ce dernier à Murphy, 
Celui - ci évite adroitement 
Hodgson et Cleghorn frappe le 
ballon de l'autre côté des buts. 
Hodgson le manque et Hughes 
tombe deaBus. Cependant l'ar- 
bitre n'accorde pas la touche 
sous prétexte que Hughes est 
hors- jeu. On reprend d'où le 
ballon a été frappé. Apres quel- 
ques mêlées, le ballon est encore 
"fnrppé""par-de8sus les- buts des 
Montréal. Cette fois, Hodgson 
riposte et la balle va hors-jeu. 
La remise au jeu donne lnvan- 
tage.au Cotfège. Mahoney avan- 
ce quelques verges et la balle 
est encore hors- jeu. On est tout 
près des buts. A la remise, Mc- 
Donald attrape le ballon at le 
porte pour une touche. Kehoe 
manque le "convert". Collège 
4, Montréal 0. 



(Suite de 1» page M) 



tfughe-s Foy 

Avants 

T\ Murphy H. Cleghorn 

Avants 
Mahoney ....%....... Louson 

. .. Avants 

McDonald R. Campbell 

' Avants 

M as* on . . . Barton 

Avants 

Prench Scott 

Avants 

Kavanagh : Black 

Avants 

Hillman Mathewson 

Avants 

Delaney Duggan 

Avants 

MeAuley Fui ton 

Arbitre: Blaikloek, de Mont- 
réal. 

Juges: Pour Montréal, Ster- 
Hng ; pour Collège, Latchf ord. 

Il y eut une petite discussion 
avant la partie. O'Malley pro 
posa que dans le cas où nn 
joueur serait blessé et dans 
l'impossibilité de continuer, on 
le remplacerait par un substi- 
tut, ou l'autre équipe écarterait 
tin; homme pour égaliser les 
chances. Le capitaine Campbell 
t'y opposa. Comme les règles du 
jeu n'étaient pas explécites sur 
ce point, on fit appel à l'arbi- 
tre. Celui-ci ne put rien tran- 
eher, mais avoua que par cour- 
toisi et "fair play" le Montréal 
devrait accepter cette proposi- 
tion. A la fin Campbell se reu- 
drt; et la joute commença. 

PREMIERE PERIODE 

Une pièce de monnaie est lan- 
eée en l'air et Collège a le pre- 
mier choix. O'Malley prend la 
balle, Campbell choisit les buts 
nord, ce qui lui met vent dans le 
dos. 

O'Malley frappe un léger 
coup, saisit son ballon et frap- 
pe de nouveau hora jeu. Le bal- 
lon est "jeté" au jeu et reste 
an Collège, Des mêlées s'ensui- 



Càmpbell frappe le • ballon. 
Kehoe l'attrape, le passera Mur- 
phy qui le porte en territoire 
montréalais. JAais un bon botté 
le renvoie parmi les collégiens 
et finalement par-dessus les 
buts du Collège. Kehoe et De- 
vine concèdent un "rouge". A 
la grande surprise des étu- 
diants, l'arbitre accorde une 
touche. Collège 4, Montréal 4. 

Guillet frappe ' la bauV à 
Campbell qui riposte. Ici le jeu 
devient rien moins que merveil- 
leux de la part du Collège. Ja- 
mais on en a vu d'aussi brillant 
en Canada. Hi&man ajoute une 
touche au total des étudiants. 
Collège 8, Montréal 4. 

Du botté la balle va hors- jeu. 
A la remise, McDonald la sai- 
sit, passe à Guillet, celui-ci à 



pas uniquement de -ses régu- 
liers, mais qu'elle est solide en 
autant qu'elle possède de bons 
substituts. Surtout aujourd'hui, 
alors que le jeu eat plus rapi- 
de, plus ouvert et aussi plus ex- 
ténuant. Pensons encore quciés 
substituts jouent presque aussi 
longtemps que les réguliers, et 
que ces dernier» sont fort con- 
tents, en certaines occasions, de 
céder leurs places pour prendre 
un repos bien mérité. 

C'est pourquoi nous avons 
cru bon dé donner la liste de 
ceux qui ont pris part au succès 
de l'équipe intercollégiaje-in- 
termédiaire comme substituts. 

Il y a d'abord Roland, " Win- 
ner'V Gagner, qui a surpris tout 
le ntonde cette année. "Win- 
ner" a fourni une saison excep- 
tionnelle et a enthousiasmé la 
foule par ses courses longues et 
rapides à travers champ et 
joueurs. 

Viennent ensuite John Corri- 
dan, sur la ligne, Brethour, 
Crûiksbanlc, " Flying-wings ", 
Philips, Sweetnara, Marcoux, 
Swabey, Lafrance, solide com- 
me un roc sur la ligne, Bill 
Brennan et John Leclaire, peut- 
être le plus rapide coureur de 
l'équipe. 

Tous ces gars, qui alternèrent 
avec les réguliers, étaient di- 
gnes de ceux qu'ils rempla- 
çaient. 

HP. 



Bal Ion au panier 

LIGUES INTERMURALES 



Seniors <o clubs> : Beauche- 
min, Bance, Fortier, A. Letel- 
Murphy qui traverse les buts -~ B p icar(î . 

Parties jouées: Picard, 26; 
Letellier, 16 ; Portier, 17 ; Beau- 
chemin, 21 ; Bance, 16 ; Picard, 

24. 

Juniors (5 clubs) : Bézsire, 
Brunette, Joyal, Laçasse, Re- 
naud. 

Parties jouées: Joyal, 6; 
Brunette, 21; Renaud, 16; La- 
casse, 21; Bézaire, p; Joyal, 12. 

Mideets (6 clubs,) : Benoit, 
Closson, E. Legris, J. Rinfret, 
J. Rochon, Therrie- 

Parties jouées: Therrien. 6; 
Rinfret, 1 • Rochon, 10 ; Closson, 
0; Benoit, 4; Legris. 0. 

ura 

INTERSCHOLAST1QUE . 

Section "Midgets": Premiè- 
re psrtie contre Glèbe Collegia- 
te. .le 8 décembre au collège. 
Sous-capitaine Bonneau; Collè- 
ge 25, Glèbe 15. 

Sections Seniors : Première 
partie à Glèbe Collegiate : Glèbe 
56; Collège, 12. 

Partie d'exhibition: Midgets 
vs Lisgar dans notre gymnase : 
Collège 50, Lisgar 3. 



adverses. La touche n'est pas 
concédée. On reprend à 10 ver-- 
ges des buts. Delaney porte de 
nouveau le ballon de l'autre cô- 
té des poteaux. Encore l'arbitre 
décide-que la "mêlée " n'a pas 
été brisée, et ramène le jeu au 
même endroit. Cette fois, 
Cleghorn reçoit la balle, mais 
trop pressé par French et Tom 
Murphy, la passe à CampbelL 
Avant que celui-ci put frapper, 
Delaney est sur lui pour un 
"safety touch". Collège 10, 
Montréal 4. 

Il est quatre, heures, le mi- 
temps est annoncé. 

... DEUXIEME PERIODE 

JDurant cette deuxième périoe 
de, c'est le même jeu rapide et 
brillant de la part des" élèves. 
Mais les Montréalais devien- 
nent plus agressifs et plus ru- 
des, au point que "leur arbi- 
tre " même est forcé de les aver- 
tir, e 'était la punition du 
temps. Malgré leurs tactiques 
peu sportives, les adversaires 
ne purent augmenter leurs 
points que d'un "rouge". La 
partie pris fin à 5 heures. Col- 
lège 10, Montréal 5. 

Le soir même, Ottawa accla- 
ma ses premiers champions ca- 
nadiens. 



J.-E. LAUZON 

BIJOITIER 

Spécialité: Médailles de 

classe, Réparations 

de montrés, etc. 

137, me Rideau Rld. 43S4 



Gaston Vincent 

B.A., L.Ph, 

Avocat et Notaire 

— Kapuskaalng, Ont. 

s&èms Préaident de la Société 
des Débats Fronçai». 



J. -Edouard Jeannotte 

Notaire et Commisealre 

13*3 Ste-Catherine. lai, 
Montréal, Qaé. 

Vice-pré», des D.F., 19 H- 15. 



la plainte Inconsolable des vingt 
mère» bethléémites dont voue avec 
tué les fils Men-aimés. Vingt fois 
voire couteau s'est plongé dan» le 
sang de l'innocent. En chacune d» 
vos victime», vous aves cru attein- 
dre la personne même du fus de 
Dieu, que Je tiens dans mes bras et 
que vous n'aura pas la force de 
frapper. Vous êtes vmgt fols déici- 
de. 
— La discipline militaire exigeait. 
—Non, soldat ce n'est pas la dis- 
cipline qui vous inspirait cette fo- 
reur, mais l'espoir de jouir ensuite 
du prix de votre triste forfait. Tout 
à l'heure, ai votre couteau avait 
tranché cette iite adorable. rceJJe de 
mon enfant, vous la portiez à votre 
roi au bout d'une pique, et vous 
étiez comblé d'honneurs et. de. ri- 
chesses. Vous vouliez faire votre 
bonheur vulgaire avec la douleur de 
milliers de mères et au détriment 
du salut du monde. Car cet être fai- 
ble, qui dort sur ma poitrine, chan- 
gera la face de 4a terre. Il vainers 
les empires par la loi de l'amour et 
de la Justice. Tous les Césars de 
runlvers seront cendre et poussière 
quTÎ régnera encore* sûr les na- 
tions.* 

"Alors, pour la première fois de 
ma vie, Je me fis- horreur à moi- 
même. Une puissance invisible fou- 
droyait mes instincts sanguinaires. 
Je me Jetai aux pieds de la vierge 
et lui dis: 

—Que voir? divin fils déchaîne 
contre moi les colères du ciel, car 
ma vie entière est une masse d'Ini- 
quités. 

"Une vive lumière descendit du 
firmament. Dans un rayon blanc, 
un ange géant vola Jusqu'à mol et 
me dit: 

—De la part du Très-Haut, Je 
t'annonce le pardon. liais tu répa- 
reras le mal que tu as fait aux mè- 
res et aux enfants d'Israël en pas- 
sant des siècles sur la terre à dis- 
Irlbuer un peu de Joie et de bon* 
heur aux fils et aux filles* des hom- 
mes. A chaque anniversaire de la 
naissance de l'Enfant -Dieu, tu iras 
de pays en pays, de village en vil- 
lage, de famille en famille, porter 
un peu de sourire, un peu d'illu- 
sion aux tout petits, en souvenir de 
Jésus enfant. Tu ne mourras pas 
sans la permission expresse du Sei- 
gneur. Là serg ton expiation, car 
tu auras le pouvoir surhumain de 
voyager de la terre au ciel, de par- 
courir en un instant toutes les plai- 
nes de l'air et toutes les régions du 
globe» et comme tu plongeras par- 
fols ton regard à travers la porte 
du paradis, tu auras d'Irrésistibles 
désirs d'y entrer. Alors tu t'élance- 
ras vers les parvis divins, mais l'an- 
ge préposé à la frontière de la pa- 
trie céleste arrêtera ton élan et te 
renverra vers les foyers terrestres, 
que tu devras consoler sans cesse. 
'Conduit, à travers l'espace, de 
soleil en soleil, roulant sur les Im- 
menses étoiles, tu' redescendrai:, 
triste résigné, l'âme encore pleine 
des chants angéllques, vers cette 
sombre boule de sable et de boue 
qu'on appelle la terre. L'humanité 
te "reprendra, elle te donnera le spec- 
tacle de ses passions,' de ses folles, 
de ses guerres, de ses Intrigues, de 
ses vanités et de son néant Au mi- 
lieu de cette désolation, quelques 
allégresses t'attendront toujours. A 
chaque fête de Noèl, quand tes cour- 
siers agiles t'auront conduit dans 
tous les foyers et tait remplir 1er 
sabots des enfants, de la chrétienté, 
tu entendras un tel concert d'allé- 
gresse que ton être en sera soulevé 
d'extase.... Et maintenant, homme 
cruel et sanguinaire, sache devenir 
indulgent, secourable et doux! Jet- 
te au loin ton couteau taché de 
crimes. Tu passeras la nuit ,ioi. à 
faite du feu pour le «la de Dieu, 



; qui a froid EU à 1 aube, tu 
ras Jésus, Marie et Joseph en | 
d'Bgypte.'' 

"Ainsi parla l'ange du Seigi 
Les yeux pleins de larmes, je 
promis de suivre sas ordres. Bt 
disparut dans le rayon de lu 
qui venait d'en haut. La vierge, 
avait tout vu, m'appela en sou 
et. me montrant Jésus, me dit 

—Vous pouvez Uembraaser 
tenant I 

"Je posai pieusement mes 1 
sur le front divin. Un flot de 
pénétra en moi. J'eus tout de 
la sensation bien nette que J'é 
régénéré, qu'un passé de hontes 
tait de mon être transformé 
faire place à la pureté, à la 
au pardon des offenses et à la 
tlé.... 

"Depuis, les âges ont passé sur 
monde, des centaines dé généra 
sont mortes; J'ai vu naître, d_ 
raltre et revivre humanité bien 
fols. Tout devient la proie des 
et de l'éternelle évolution. Je 
la seule chair qui dure sur la n 
pôle universelle. Une fols l'an, J' 
complls ma mission de sauveur 
jo:?s enfantines. Le resté du 
je me tiens sur les degrés du 
du Très- Haut, écoutant de loin 
rumeur harmonieuse qui voyage 
travers la pensée divine, dont 
enveloppés les élus. Quand pour: 
je, à mon tour, lancer mon 
délivrée dans la lumière Infinie, 
suffit à tout? O Jésus de la c 
quand répondrez- vous?" 
x « a 
A ces mots, le saint curé 
deau, qui .avait écouté, haletant 
muet, cette confession émouv 
vit la statue ù2 la vie 
prendre les tons d'une ehair 
mée. se mouvoir, belle et souv 
ne, sous les sapins verts, et 
ainsi: 

—Tu demandes à mon tu» 
t\mlever à la terre. Mais que 
la terre sans le Père Noël? 
nom de toutes les mamans; 
soeurs. Je te supplie de rester I 
Joie des petits qui ont besoin d 
pérer en ta barbe blanche et en 
brimborions. As-tu songé à ce 
serait Noël sans toi? Ce serait 
fête sans poésie, sans 'rêve. 
illusion, sans mystère. Ces pau 
enfants, on ne leur conte plus 
légendes. On les plonge de plus 
plus dans la réalité, qui est souv 
laide, et qui ne nourrit guère 
âmes d'idéal. Par bol, les êtres b 
échappent un moment à la ma 
et volent à grands coups, d' 
dans la plaine de lainière où 
songe poursuit tes cavales bla 
et ton habit rouge. Pour eux. 
te le père de la féerie sur cette 
re d'où l'on a chassé le merv 
leux. Pour avoir perpétué, ici 
geste do bonté qui crée la Joie, 
fils te placera à ses côtés dans 
paradis! 

^Je resterai! répond* .1* 
Noil d'un ton résigné. 

.C'est pourquoi le saint curé 
lodeau peut, d'ores et déjà, an 
cer à ses paroissiens duc le 
Noël passera chez tous en dé 
prochain. 



pari 



Nous vous Invitons à venir 



faire ▼•• 






- 

Emplettes de Noël 
et du Jour de l'An 



ROBERTSON Frèn 

l /Ancien, élève» de l'Ual vérité) 

Mercerie pour Hommes 
et Jeunes Gens. 

153. me Rideau Rid. 




Ottawa, On t., 1er Janvier 1*14 



* 




JOUINAL El-MEHiUIt PARAISSANT 
LC 1U IT LE II DC CMAOV«r MOIS 
D'OCTOBW» A JWiN - 



ORGANE Bt LA 



SOCIÉTÉ PfS DgllATS FRANÇAIS 






A boni:- 'ment : 
fit numéro: 



S sous 




Marcel Onimti Rédacteur en chef: Robert Baraalo* 

administras— r: Raoul Gauthier 



Rédaction et Administration: 
Université d'Ottawa. 



•»" -, *w< 



REVUE UNIVERSITAIRE 



Le il avril, après une refonte, la 
[Charte Civile de l'Université était 
I approuvée par le Parlement de To- 
ronto. M. Louis Coté. C. R. et dé- 
Iputé d'Ottawa au provincial, se m 
le parrain de oTproJet de loi. 



les RR. PP. Obiato de la région, fu. 
rent conviés à un banquet à l'Uni- 
versité en son honneur. Après le 
banquet las anciens élèves s'étaient 
réunis dans la rotonde pour présen- 
ter une bourse à leur ancien pro- 
fesseur. 



Le 13 février, Son Excellence Mgr 
Rodrigue Villeneuve, O. M. I., arche- 
vêque de Québec,' fut créé cardinal 
par Notre Très Saint Père le Pape. 
Mgr Villeneuve eat ancien élève et 
ancien professeur des facultés de 
philosophie et de théologie de no- 
tre» Université. 
Le dimanche 21 mal, Son Rmlnen- 
le Cardinal Villeneuve, éleva à 
la prêtrise, dans la .chapelle de 
rShtveraité, vingt et un Soolastiques 
Oblats et un religieux Trappiste et 
conférait des ordres majeurs et mi- 
neurs à trente-huit autres ordl- 
aands. 

Le l e n de ma in les étudiants se 
réunissaient dans la rotonde pour 
rendre leurs hommages à Son Sni- 
neoce, à l'occasion de sa première 
visite à l'Université. 



Du 38 au 31 Janvier avait lieu la 
retraite annuelle des finissants. 
Celle des élèves de langue française 
était prêchée par le R. P. Jean- 
Louis Bergevin. et celle des élèves 
de langue anglaise par le R. P. Oa- 
gnon, tous deux anciens professeurs 
de l'Université. 



anciens de langue française de 
l'Université (région d'Ottawa; avait 
Usa. 



Du S au t avril» avait lieu àJ'Uni- 
veralté, le premier concours annuel 
des Beaux Ar^». Plus de quatre- 
vingts peintures et dessins d'élèves 
furent exposés au public. 



Le t février, au Queen's hôtel de 
Montréal, se tenait le neuvième dl- % 
ner annuel des anciens élèves de 
l'Université (section de Montréal. 



Le 13 avril, tonte l'Université 
était en deuil. L'un de nos con f rères 
les mieux estunés, Richard Parrell 
âgé de dix- neuf ans, succombait à 
une violente attaque de pneumonie. 
Le défunt était originaire de 
Springfleld. Il était à l'Université 
depuis le mois de septembre de 



selgnement pour exercer désormais 
le ministère paroissial, à Notre-Da. 
me de Bull. 

D'autres parts, un accroissement 
dans la personnel de l'Université 
1-fnt Causé par l'arrivée des RR. PP. 
Edmond Lemleux, chapelain du Mo- 
nastère du Bon Pasteur; André 
Guay, professeur d'hébreu et de 
grec biblique; Vincent Oaron, pro- 
fesseur de Théologie morale; Ar- 
mand Tremblay et Ovtla Meunier, 
professeurs et assistants-préfets de 
discipline. 



Le 5 mars l'Université célébrait S. 



De plus, le R. P. Henri Morisseau 
revient parmi nous. Bt cette fois, 
c'est pour de bon. D est nommé Di- 
recteur de la Société des Débats 
Français, et censeur de "La Roton- 
de". 
■ ». 

Au mois d'août, le R. P. Renaud 



Le 18 Juin avait lieu, au théâtre 
Capitol, la collation des grades uni- est revenu de Lille, France, avec le 



SOCIETE 
DES DEBATS FRANÇAIS 

Le • février eut heu le débat in - 
teruniverratalre. Le magnifique 
trophée de Son Eminence Mgr Vil- 
leneuve était en Jeu. Las repré- 
sentants de l'Université d'Ottawa 
étaient MM. François Chevrier et 
Gérard Charette, qui recevaient le» 
étudiants de l'Université de Mont- 
réal, Tandis que MM. Léo Lafran- 
ce et Maurice Dupont allaient à 
Québec rencontrer l'Université La- 
val. La question au programme 
était: "La politique canadienne est 
supérieure au vingtième siècle, à la 
politique américaine". Bien que nos 
orateurs eussent vaillamment défen- 
du leurs thèses, ils ont eu à faire à 
plus forts qu'eux et le trophée 
à l'Université de Montréal,, 



Le 16 février, les étudiants de 
l'Université recevaient officiellement 
le Supérieur Général des Oblats de 
Marie Im m aculé e , le Très Rév. Pè- 
re T. Labouré. Le spectacle Imposant 
eut heu dans la rotonde. 

Le lendemain, plus de 300 Oblats 
de la région se réunissaient auprès 
de leur Père Général pour célébrer 
le lOTieme anniversaire de l'appro- 
abtion des Règles de leur Congréga- 
tion, cette cérémonie se déroula 
dans notre magnifique chapelle. 

Le 10 du même mois, un grand 
banquet était offert en l'honneur du 
T. R. p. Supérieur, dans* le réfec. 
toir des élèves. 









Le mercredi soir, 36 avriL l'Uni- 
versité recevait dans ses murs l'Ho- 
norable Sénateur Lawrence A. WU- 
sno. La réunion dans le gymnase 
comprenait plus de 3000 personnes. 
Le R. P. Recteur souhaita la tassa- 
venue au VIEUX PHILANTHROPE 
et lui conféra le titre h onorif iq ue de 
Docteur en Droit. Dans sa réponse 
spirituelle, l'honorable sénateur an- 
nonça qu'il accordait à l'Université 
an don de $15,000. 



Vers la fin du mois d'avril, le R. 
P. Gilles Marchand fut nommé rec- 
teur pour un autre terme de trois 
ans. 

Peu de temps après, le nouveau 
conseil de l'Université fut choisi. 




Le 7 mars, La Rampe, le Groupe 
Beaulne et la Société des Débats 
français prenaient part au Gala 
dramatique organisé par le Gouver- 
neur Général. Les élèves interpré- 
taient "Le Médecin malgré ml", de 
Molière^ et s'ils n'eurent pas lea 
avantages de la soirée, ils furent 
néanmoins hautement appréciés. 



Le 23 avril, environ 2000 person- 
nes assistent à la discussion publi- 
que annuelle de la Société des Dé- 
bats français. Le sujet du débat 
était: "La formation d'un district 
fédéral serait-elle avantageuse?" M. 
Hector Monette présidait. MM. A. 
Lafram boise et P. Morvan défen- 
daient l'affirmative; tandis que 
MM. G. Caron et R. Millette sou- 
tenaient la négative. Ces dernier» 
remportèrent la palme et les deux 
meilleurs orateurs furent MM. Gé- 
rard Caron et Adalbert Laframbolae 



Le dernier mardi du mois d3 mal, 
la Société des Débats français don- 
nait une intéressante Boires patrio- 
tique en l'honneur de Dollard des 
Ormeaux. 



La 38 mai, le R. P. Recteur reçoit 
le titre honorifique de Docteur en 
Droit de l'Université de Toronto. 



Le 31 Janvier avait Heu une réu- 
nion générale des élèves dans la ro- 
tonde pour fêter le R P. Péruisset 
et pour manifester le regret de voir 
partir un ancien professeur qui fut 
l'un des nôtres pour plus de trente 



Le lendemain à 3 heures du sqir, 



Thomas d'Aquln par un triduum. 
La première Journée, c'était une sé- 
ance organisée par les philosophes 
du Cours des Arts dans la salle aca- 
démique de l'Université. La dèu-^ 
xlème Journée, une soirée organi- 
sée par les philosophes du collège 
Bruyère au Couvent Rideau. Le 7 
mars, }6ur de là fête de S. Thomas, 
une messe pontificale était célé- 
brée dans la chapelle de l'Univer- 
sité; une conférence /dans l'après- 
midi clôtura ces fêtes grandioses. 

Le lé mars, se tenait le iSième 
banquet annuel de la 8t-Patrice, 
organisé par les élèves de langue 
anglaise. Le principal orateur était 
M. Phelan, président de la commis- 
sion des écoles séparées d'Ottawa. 



Le 1» mars, le banquet annuel des 



versitaires. et la 
médailles. 



distribution des 



Le 19 mai, le R. P. Recteur prend 
Ttert à la convention des Universi- 
tés canadiennes à l'Université 
Queen's de Kingston i 



diplôme de Licencié es sciences. Il 
continua l'enesignement de la chi- 
mie, tout en faisant des études ap- 
profondis sur le cancer, en vue du 
Doctorat es sciences. . 



Durant les vacances, trois anciens 
professeurs d^TUnlversité sont par- 
tis pour l'EuropèT'Oe sont les RR. 
PP. Joseph Boyon, Georges SImard, 
et Gabriel Morvan; tous trois Oblats 
de Marie-Immaculée. 

Le R. P. Joseph Gravel a quitté 
la Société des Débats Français et 
la direction de "La Rotonde", ain- 
si que la charge de Préfet des Etu- 
des, pour devenir directeur du cours 
des. Gardes-malades. 

Le R. P. Alphonse Leclero» pro- 
fesseur de littérature, quitta l'eu- 



Au début de l'année scolaire, les 
RR, PP. Charles Denixot et Louis 
Lewis ont prêché la retraite annuel- 
le des élèves. Le premier aux élèves 
de langue française, et le second 
à ceux de langue anglaise. Tous deux 
étaient de Lowell, Mass. 



Au commencement du mois de 
mai. les élections à la Société don- 
naient la pr é sid e nce à Rémi Mil- 
lette, et la vice-présidence à Paul 
Morvan; les charges de secrétaire - 
archiviste à Jean Terrien; sec.-cor- 
respondantr à Jean -Yves Boulay. 
sec. -trésorier à Jean-Paul Poulin; et 
lea deux conseillers élus furent 
Raymond 8ylvestreet Pierre Har- 
beck. i " "t 



*~c?€ 



i 



Le 36 novembre avait lieu le 
23ième banquet annuel en l'hon- 
neur de la Sainte-Catherine. Les in- 
vitée d'honneur étaient monsieur le 
Curé Carrière de 8t-Rédempteur de 
HuU, et son Honneur le Juge An- 
gers. 



Au mois de septembre, pendant la 
retraite, furent tenues les premières 
assemblées pour le choix des nou- 
veaux chefs de "La Rotonde". Le 
1er octobre, le premier numéro de 
la deuxième année paraissait. 



Le 31 octobre, un concours élimi- 
natoire fut organisé dans le but de 
choisir des orateurs pour les débats 
mteruniversitaire et public. Les 
résultats sont connus. 

(Suite à la page 9a) 




- 

- . 



• 



• 






- 






•4 



LA EOTOND*. 1er JANT!» 



1M4 V 




LFTÔINDE* ANCIEN* 



Collège Mathieu fête S. E. Mgr Mélanson 

.Le 17 décembre dernier nos | vous parmi lesquels je veuk 
artistes offraient an grand pu- 
blic dè~ notre ville leur 2ième 
représentation. La salle était 
comble malgré llnclémeute 
température, ce soir-là, qui em- 
pêcha nombre de nos bons amis 
de l'extérieur d'y assister. 

Le programme ci-dessous par- 
le («loquemment. Le plat de ré- 
mce était le cjrame intitu- 
lé "Les Jeunes Captifs" très 
bien interprété par nos huma- 
nistes qui ne furent en rien in- 
t< -rieurs aux philosophes, leurs 
aînés, sur la scène. Méritent 
une mention spéciale MM. Boy 
et Whitniore. 

Non moin ^importante «tait 
l'adresse des élèves à son T5x- scdfff^WRélfctfH^WÉ^B 

leur consolation et récompense 
de même que celles de vos pa- 
rents et de votre Evoque. H me 
fait plaisir de vous annoncer la 
toute récente création d'un cer- 
cle A. C J. C. comprenant 25 
jeunes gens du grand couvée t. 
Bonnes vacances à tous, joyeux 
Noël et Bonne, Heureuse et 
Sainte Année. 



iv mes prêtres de. demain. 
A dessein je reviens sur l'idée 
de l'apostolat, car tous sa va 
qu'un apôtre est on voyant, un 
soldat et un martyr. . ,\A l'oc% 
casion de vas prochaines va- 
cances, je veux souligner à vo- 
tre attention la rapidité du 
temps... J'insiste que vous 
mettiez dans toutes vos actions 
de la pureté d'intention et de 
l'intensité de désir, la note du 
surnatUTjJ et du "sacrifice, pour 
les rendre, méritoires pour le 
aieL Félicitations pour vo- 
tre excellent esprit e£ votre 
correspondance an dévouement 
inlassable de vos Pères profes- 



cellence présentée par G. Nogue 
ou en leur nom il remerciait en 
termes délicats l'Evoque des 
Jeunes pour tout ce qu'il avait 
fait en faveur de notre institu- 
tion. C'était un devoir de justi- 
ce, de reconnaissance et de pié- 
té filiale qu'il leur tardait de 
rendre à Sa Grandeur qui tient 
beaucoup à notre collège. Dira- 
t-ou encore que cette vertu de 
la gratitude n'est pas U lot de 
la jeunesse, vertu très rare, dit 
le P. Faner et considérée comme 
nécessaire par le grand mora- 
liste Ciccron "nullum officiunt 
referenda gratia magis necessa- 
rium est" (De officiis). 

Le morceau "Parade des Sol- 
dats de Bois" de Jessel fut fort 
goûté de l'assistance. Que dire 
à présent du s 'ïftâncé Distrait" 
surtout quand c'est R. Béchard 
qui l'est pour la circonstance f 
R. Marcotte faisait nn excellent 
domestique. 



Et Mgr de planter le clou de 
la soirée à peu près en ces mots. 
Félicitations et encouragements 
à tous les artistes au program- 
me. Inchangeable et toujours 
grandissant est mon intérêt en- 
vers vous, chers étudiants. Aus- 
si je vous suis pas à pas et vous 
connais passablement en me te- 
nant au courant de vos activités 
intellectuelles et littéraires, tel 
ce charmant "petit traité sur 
les majuscules" dans "Le Pa 
triote" et le "rapport de la 
séance des Philosophes" dans 
"La Rotonde". Dès mon séjour 
parmi vous, je vous ai promis 
les prémices de mon coeur et 
jamais je ne m'en départirai. Je 
connais même les futures aspi- 
rations de plusieurs d'entre 



PROGRAMME 

1. — Fanfare : ''Chicago 

. World's Fair", C. Ma- 
der; "King Cotton", Ph. 
Sousa. 

2. — Les Jeunes Captifs, 1er ac- 
te. 

3. — Hommage des Elèves à 
Son Excellence, G. Nogue. 

4. — Les Jeunes Captifs, 2e ac- 

- te. 

5. — Solo de Clarinette: "Ma- 
bel Polka", Hartley, N. 
Adamache. 

6.— ^Les Jeunes Captifs, 3e ac- 



CHAMPIONS DU CANADA, 1894 




Ocwrne Prad'hoauue Uikr Saca 
Robert (Bob) MiQcStr J. V. Vinœnt, Joa, McDoncall, Tom Bovchrr. Bill* Lee, 
Sot. Lévrsaae, Jamen Marphy, Tom (Klng) CI»bcjt, Ed. Gteeson, Harry lamee, S. M. Fotry. 
J. «T. O'Rrten 



KmiI tWaiinri 



Le décès tout récent de Billy 
Lee ? brillsnt joueur de "faot- 
ball" de la fin du siècle dernier, 
a donné l'occasion de fouiller 
le vieux "Owl" pour y décou- 
vrir quelques renseignements 
«sur les anciennes parties. 

Dans le numéro de décembre 
1894, se trouve une intéressan- 
te photographie de l'équipe qui 
décrocha l'emblème et le titre 



Gaston Vincent - 

B.A., L.Ph„ 

Avocat et Notaire 

Kapuskasinjç, Ont. 

**fcme Préaident de la Société 

des Débats Français, 



Edouard Jeannotte 

Notait* et Commissaire " 

UN Ste-Catherta*, Bat, 
lSasnréal, Q»é. 

Vice-préa. des D.-F.. 1W4-15. 



— — 



Dr J. A. Couillard, 

B.A., L.PTi. 

Surintendant médical 

Sanatorium du lac Edouard. 

Ilètne PreaMent de la Société 

•es Débat* Français. 



L Côté, C.R., LLD. 

AVOCAT 

Ut, Wellington . Ottawa 



- te. 

7.— Fanfare : "Parade des Sol- 
dats de Bois", h. Jessel; 
"National Emblem w , Ph. 
Sousa. 
8.— a> Fiante Distrait. 
9.— Allocution de Son lExcel- 

lencc. 
10— O Canada! Ave Maris 
Stella! 

PERSOHIfAGES 
"Les Jeunes Captif»" 
Rodoïfo, ehef des Brigands 

J. Gr«» vel 

Le Comte de Lansfeld 

O. L'Heureux 

Frédéric, fils du Comte 

t G. Roy 

Alfred, fils du Comte 

. . "M. Wbitmore 

Pietro, Liëut. de Rodolfo 

.' G. Dupras 

Sterne, Brigand ... A. Perron 
Autres brigants : P. Oeuvray, 
R. Miehaud, V. Ducharme, O. 
L'Heureux, M. Lacoursière. 

— -La scène se passe dans les 
Alpes. 

"Le Fiancé Distrait" 
Gaétan de la Coudrette, 26 
ans : Raoul Béchard. 

■ gfilaaBi'lll .âaâââft 'Lv^aw* »^i«^ « "D 
vviviiiiUl » WU UVlnvT3n>vaff Uv • n». 

Marcotte. 

— La scène se passe à Paris, 
de nos jours. 

DZP AET DES ELEVES 
POUR LEURS VACANCES 

Grand brouhaha dans les cou- 
loirs du collège, jeudi, le 21 dé- 
cembre. La plupart 'des collé- 
giens retournent pour une quin- 
zaine a leurs "homes" pour cé- 
lébrer avec leurs parents lès 
grandes fêtes de notre sainte li- 
turgie. Notre établissement a 
perdu sa gaieté habituelle et 
reprend pour 15 jours son mor- 
ne silence des vacances d'été. 
Presque tous les Pères quittent 
aussi pour aller prêter secours 
aux curés environnants à réc- 
ession de ees consolantes célé- 
brations. Tous, Pères et élèves, 
se revêtiront ensuite de la tuni- 
que du travail le 8 janvier et 



année. Le désir nous vint de re- 
produire cette photo. . 

Le représentant de "La Ro- 
tonde" tut heureux d'obtenir 
de M. l'avocat J.-U. Vincent 
l'original de la vignette du 
* ' OWL* \ Nous remercions M. 
Vincent du plaisir que nous 
«prouvone à mettre sous les 
yeux de nos lecteurs In photo- 
graphie de ceux qui ont écrit 
l'histoire du football" au Ca- 
nada en lettres si rutillantes 
pour la gloire du vieux "CoDè- 
ge", de T Aima Mater. 

Les exploits de cette équipe 
rase l'extraordinaire. Pendant 
six semaines consécutives, cha- 
que samedi, les élèves rencon- 



traient soit à l'ancienne "Ova- 
le", soit chez elles, les équipes 
adverses, et chaque fois, c'était 
un nouveau triomphe. Notre 
admiration augmente encore du 
fait que toujours les élèves 
étaient plus jeunes et plus lé- 
gers que leurs adversaires. Ils 
avaient aussi, souvent, à "bat- 
tre" non seulement les joueurs 
mais encore les spectateurs qui 



de "Champions du Canada" au cherchaient de toutes manières 
mois de novembre de" ta même à nuire. Ce n'était pas Fépoque] 



des estrades en ciment Malgré 
cela, nos champions n'ont pas 
essuyé une seule défaite en 
1891 Ha triomphèrent de Brit- 
taaia par 21 à 3, de l'Ottawa 
par 26 à 1, de McGill par 22 à 
18, de Queen's par 37 à 7, de 
Montréal par 14 à 11, et enfin 
de Çoeena dans le "détail" 
par 8 à 7. 



C'est remarquable qu'après 
40 ans si peu de ces champions 
soient dopants. Nous reneon 
trons le grand nombre dans la 
ville dlOttevra. Tous sont enco- 
re actifs et alertes, attribuant 
(ils nous l'ont dit) une bonne 
proportion de leur bien-être 



peineront fort en vue des exa- 
mens du 1er semestre, fin de ce 
mois. 
. H nous plaît agréablement au 
nom du personnel enseignant et 
enseigné de souhaiter à "La 
Rotonde" ainsi qu'à ses direc- 
teurs et lecteurs nos meilleurs 
voeux* d'un joyeux Noël et 
d'une bonne année 1934. 



physique à l'exercice gradué 
auquel ils se sont soumis autre- 
fois. — Une preuve que les 
sports bien mesurés sont un 
facteur de succès dans la. vie. 

Les disparus sont: Tom Bon* 
cher, le père des joueurs actuels ' 
de hockey, Harry James, Raoul 
Rélanger et Wra. Lee. 

Lee autres «ont encore pleins 
de vie. Ce sont: M. l'abbé Geo. 
Prodhomme, ruré de l'église du • 
St-Sacremeat d'Ottawa. M. 
l'abbé J.-M Foley, curé à 
Comwall, Ont., M. Edward" 
Gleeson, capitaine de l'équipe, 
avocat à Ottawa, M. J.-U. Vin- 
cent, avocat à Ottawa, M. Tho- 
mas (King^ Qancy, toujours 
intéressé dans les mouvements 
sportifs à Ottawa, M. Jos. Lé» 
veesue, M. Robert (Bob> Me- 
Credie, d'Ottawa, M. J.-J. 
O'Brieu, de Sont* Bend. In- 
diana, M. Jos. MeDougall, avo- 
cat, Aylmer Rend, P. Q., M. 
James Mtn-phy, d'Ottawa, et 
Miehael Shea, journaliste à 
Winnipeg. 

U serait intéressant de refor- 
mer le groupe après 40 ans. 



Le Chroniqueur. 

t 



— Ces suppositoires vous ont- 
ils fait du bien? 

—Je ne sais pas encore. Doc- 
teur, mais c'est bien mauvais i 
avaler !- 
- » » • 

— Donne-moi un morceau de 
ton gâteau . . . «_y 

—Ben non. Tu ne m'as ja- 
mais rien donné, toi! 

—Avec ça! Je t'ai donné la 
rougeole et tu as manqué l'é- 
cole quinze jours! 



CE. LAFRENIERE 

O n t — Ite h u et TjlliSin 
m KTJE RRHEAU 

TA BMeaa 4*47 

Heures ne bureau: t a.m.-fl p.m. 



Nos disparus 

La famille universitaire s été 
particulièrement éprouvée du- 
rant la dernière quinzaine. 

M. MARTIAL COTE 
Après da brillantes études à 
l^Univcimttd'Ottsmn,-»!. Msr- 
tial Côté devint ingénieur civil 
et arpenteur fédéral Depuis 15 
*ns, »i demeurait à Québec où 
il avait ses bureaux de cour- 
tier en assurances. Il était aus- 
si aviseur de la Chambre de 
Commerce, président du club 
Kiwanis et quartier-maître des 
Voltigeurs, unité militaire de 
Québec. - 

« ^ 80 ?, frère ' M: ^«J* Côté, 
C. R., député d'Ottawa au pro- 
vincial, et à la famille éplorée, 

La Rotonde" exprime ses vi- 
ves condoléances. 

«t m^TJRICE DELORME 

Ris de M; et Mme Arthur 
Delorme, d'Ottawa, c'est 
jeune plein de promesses 
disparaît a 21 ans. 

Mous prions ses parents, 
cnuusuj_t éprouvés, d'agréer 

«ymffiï <k DOt PPOftmde ' 

M jriUUàM "BILLY" LRR 

C eat an nom que les fervente 



un 
qui 



du "foot-bnll" dans la «3epifa- 
le se rappelleront. Né à Perth, 
Ont., fils de M. et Mme John 
Lee, Billy obtint son titre ds 
bachelier à l'Université d'Otta- 
wa en 1896. D y demeura quel- 
que temps comme professeur de. 
mathématiques avant de se dU 
riger vers l'Ouest pour devenir 
entrepreneurs de ponts et chaus- 
sées. En 1914, il s'établit à Psd- 
dockwood, près de* Prince- Al- 
bert, ou il possédait un 
"ranche" considérable. 

Dursnt son séjour à l'Unive!* 
site, Billy se distingua par son 
adresse su "foot-ball" et fit. 
partie du club "Champion dtf 
Canada" e n 1894. 

A. sa famille nous offrons non 
vives sympathies 

t 

Mgr W. H. Dooner, 
P.D. 



4 La Rotonde" eat heureuse 
d'offrir ses félicitations à Mjrr. 
W. p. Dooner, curé de Osceola, 
Ont., ancien de la classe de 
19Û6 r -4»ui vient de recevoir de- 
Rome le titre de Prélat Domes- 
tique. Il y a 25 ans que Mgr* 
Borner eat prêtre. J 




e^- 



LA KOTONDe, 1er JANTICB 1H4 



95 






LA PAGE HMIORIil I 



PREPARONS-NOUS! 



pour ceux qui étudient présentement la situation «o- 
ciale dans lea divers pays dXurope et d'Amérique il est 
évident qu'une grande révolution dans les Idées se prépare. 

Verra-t-on le" triomphe de la vérité et dé la Justice ou 
celui de l'erreur et de l'Impiété ? 

A noua, Jeunes gens, 11 appartient de résoudre partielle- 
ment ce problème; car il faudra, demain, sur le champ de 
bataille utiliser non leçons d'aujourd'hui. 

Déjà la lutte est engagée: les avant-postes sont aux pri- 
ses; la mêlés est acharnée et la victoire Indécise. Nos enne- 
mis, hommes sans principes et sarm honneur, avec une cons- 
cience blindée contre tous les remords, utilisent tous les 
moyens. 

Plus que Jamais, aujourd'hui, la Société et l'Eglise ont 
besoin d'hommes Instruits, formés par un entraînement in- 
tellectuel constant et vigoureux; d'hommes énergiques qui 
auront asses de caractère pour ne pas reculer devant le 
devoir; d'hommes de principes, à convictions religieuses iné- 
branlables, qui auront asses d'enthousiasme et d'ambition 
chrétienne pour se faire les chevaliers de toutes les causes 
Justes. Lorsque la patrie est en danger il n'y a que les lâches 
qui refusent d'être soldats et de courir au feu. > 

Jeunes gens, serons-nous soldats ou déserteurs ? 

La réponse se trouve déjà dans l'ardeur ou l'insouciance 
que nous mettons à faire fructifier les années de prépara- 
tion qui nous sont a cc or d ées. 

Dans la lutte prochaine nous aurons à manier deux 
armes puissantes: la parole et la plume. 

Ernest Hello disait: "Aussi vraiment que la chair et le 
sang sont formes par le pain matériel, l'esprit et l'âme sont 
formés par ht presse dans ce siècle qui est nôtre. Plus va la 
foule plus elle ht, moins elle lit de livres et plus elle lit de 
Journaux". 

On a parlé de l'importance de la presse, en en parle ac- 
tuellement, on en parlera demain: car, c'est une chose dont 
on ne saurait exagérer l'importance. 

Dans ce siècle de corruption les bons Journalistes sont 
rares. — Voilà donc une vocation qui réclame des sujets: 
vocation sublime puisque l'écrivain, prêtre ou laïc, sème dans 
des milliers d'âmes le bon grain de la vérité. 

La plume au service du bien fait Jaillir la lumière et la 
vie c e pe nda nt que la plume, aux mains de l'impie, accom- 
plit une oeuvre Infernale et tue les âmes. 

Le Journalisme avec ses responsabilités exige une for- 
mation intellectuelle qui repose sur des principes solides, 
fermes et stables. Ces principes où les trouverons-nous sinon 
dans l'éducation religieuse du collège ? 

Préparons-nous ! 

Si la plume est puissante, la parole ne Test guère moins. 
Les preuves en sont nombreuses: un Papineau a pu soulever 
tout le Bas-Canada contre l'Angleterre par sa fougue et sa 
chaleur oratoire: un Mimbeau avait assez de puissance pour 
captiver les foules houleuses de la Révolution. 
Eh! bien, il faut que le soldat chrétien s'arme lui aussi 
du. glaive de la parole. Cent une nécessité qui s'Impose: car 
aujourd'hui tout homme parle en public; le nettoyeur de 
rues dans les réunions ouvrières, aussi bien que le millionnai- 
re dans l'assemblée des capitalistes. Une parole bien dite 
peut produire le même effet qu'un article bien écrit. 

Laoofdnlre fut grand par la parole; Louis Veuillot par 
la plume. 

L'art oratoire et le maniement de la plume sont, il faut 
l'admettre, deux arts difficiles, et qui exigent le plus grand 
déploiement d'énergie, mais ils nous sont nécessaires pour 
la bataille prochaine; Us seront nos armes de combat: 
nous les faut. 

Jeunes «ans, préparons-nous ! 

' Pan! RULE. 



COLLÈGE MATHIEU 

Gravelbourg, Saskatehewan. 



Toute personne qui a fait un 
cours classique n'ignore pas 
l'étroite relation qui existe en- 
tre ces deux sciences. On peut 
les comparer à deux soeurs 
dont la Philosophie serait l'aî- 
née et la Bhé torique, ou l'élo- 
quence, la cadette Nous les ap- 
pelons ainsi parce que la Philo 
aophie vient avant l'éloquence 
au point de vue perfection et 
sagesse à acquérir; rainée doit 
être naturellement plus ayancée 
an perfection que sa petite 
soeur; toutes deux cependant 
ont le même idéal diversement 

atteint. 

■ 

Nos philosophes du collège 
ont certainement fait honneur 
i leur titre, en donnant à l'oc- 
casion de la fête de U Sainte 
Catherine, sens l'habile direc- 
tion, de, notre artiste bien son 

au, ni. JRnosH Béeuerd, une 
séance f set goûtée Si appréciée 



de tous. M. Gérard Nogue, dans 
la présents tion d'une sdresse, 
ainsi que tous les autres ac- 
teurs, firent preuve d'une dic- 
tion on ne peut plus parfaite. 

Pour nous, Bhétoriciens, nous 
voulons ajouter notre petite no- 
te personnelle dans le concert 
d'éloges déjà rendu, pour les 
avoir jugés au point de vue élo- 
quence, débit oratoire et inter- 
prétation de la pièce "Son Al- 
tesse * 

Nous, les futurs philosophes, 
ou, sliis verbis, "en herbe et 
en puissance", les remercions 
et les félicitons du bon exemple 
donné sur ce théâtre d'action, 
ainsi que de leur excellente con- 
duite en général. Nous sommes 
déterminés à suivre leuro traces 
afin d'être demain leurs dignes 
successeurs. N'est-ce pas, con- 
frères Bhétoriciens t 



"Le Sarcophage" 

{Sur une toile de GusUv- Adol- 
phe Moussa) 
Ih sont là huit ■ portant an 
sacopkMÇê. Huit vieux morne* 
sentant U sêpulerg sous les»* 
(cgoutes noires, et avec, sur 
leurs épaules, un sarcophage 
très grand, grand comme les 
trmonrs et la douleur hu nvn'n e. 
Plus à l'fwomt, tout près de la 
mer, le père abbé est là, assisté 
d'un petit enfant de choeur. 
Dans le lointain, un monastère 
uis vieux, se laisse deviner dans 
le flou d'un brume légère — 
Le matin se lève. Le ciel, où 
nioute le soleil, est semblable à 
an verre de vin vieux regardé 
d la lampe; on dirait que des 
éclats de cristal et des fils de 
lumière se baignent dans des 
flots de sang . . . 

XXX 

Et dessous, la légende qui dit: 
"Les vieux et tristes rêves, les 
chants trompeurs et fous, je 
veux les ensevelir . . . Les 
amours passées, les songes dés- 
enchanteurs tout ce qui nous ' 
laisse que des fleurs fanées et 
des espoirs brisés, toutes lès bel- 
les choses qui Jurent et ne saut 
plus, je veux les ensevelir. Va, 
6 sarcophage, porter à la mort 
et à V 'oubli les choses du passé. 
Monte, ô soleil, dans un flot de 
Vie et de Lumière, apporte-moi 
des fleurs et du printemps. Je 
veux vivre. Donne à mes désirs 
nouveaux, des couleurs plus 
chaudes et des formes plus bel- 
les. Mort à Ut mort ! Vive la vie! 

XXX 

4 'Et pourtant le coeur n'est 
pas guéri quand tout est fini..." 
Car, eu somme, tout n* est ja- 
mais fini. Comme malgré nous 
U passé vient nous reprendre. 
Au souvenir des rêves du temps 
jadis, en retrouvant au fond 
d'un vieux coffret une lettre ou- 
bliée, en découvrant, comme par 
hasard, entre deux pages une 
feuille séchée, quelque chose 
semble se réveiller en nous-mê- 
mes. Et cette souvenance eu nous 
faisant du mal, nouî murmure 
tout bas: 

tl Viens dans la mer immense" 

"Pris de moi t' endormi*..." 

xxx 

Dos* les soirs da décembre, 
quand la neige tombe douce- 
ment sur la ville, on se surprend 
parfois à penser aux illusions 
perdues. On est tout triste, la 
vie nous parait longue et pares- 
seuse. Pas de soleil, le sarcopha- 
ge semble vouloir se rouvrir. Et 
alors, Vâme désenchantée, nous 
Hùutr disons tout bas: et, s'il 
avait raison celui qui s écrit . . . 
"Ce n'est pas de mourir qui est 
triste, c'est de vivre quand on 
n'est pas heureux ..." 

. •. . mais tout passe, le sar-[ 
cophage se referme laissant der- 
rière lui un air lourd de froidu- 
re et d'aromatet . . . 

Monsieur JEAN. 



LE BEAU VOYAGE 

Notre rédacteur en chef à Chicago 



(1333) 

Heureux qui, comme Robert, a 
fait un beau voyage, 
Qui, comme celui-là, alla à Chi- 
cago, 
Et puis- est revenu, passant par 

Toronto, 
Vivre au collège ie reste de son 

âge. 



Cour d'extension 



Cours public du 10 janvier. 
Le R. Père Marcotte, O. M. I., 
traitera de "Lamennais". 

Une seule conférence ne suf- 
fit pas pour traiter de Lamen- 
nais d*une façon complète. On 
pourrait étudier Phomme sous 
les aspects suivants: l'écrivain, 
le philosophe, l'apologiste et le 
politicien. Le conférencier s'en 
tiendra à un aperçu biographi- 
que, avec des notes pins amples 
sur certains événem*~*s. par 
exemple : la voestion sacerdota- 
le, la eondsmnation, lea der- 
niers jours. _ 

IV OEOTBATJ. 



Qu'on ne se surprenne pas, 
c'est de la poésie à l'américai- 
ne; l'éblottisaante muse de l'On- 
cle Sam permet toutes les licen- 
ces. . . poétiques. 

L'on pardonnera à ma muse, 
canadienne celle-là, indolente et 
fatiguée, l'harmonie et l'élégan- 
ce du style que l'on chercherait 
en vain ici. D'ailleurs, dans "un 
siècle de progrès" comme le nô- 
tre, (on me l'a asses répété) il 
ne faut pas perdre son temps. 

Qui de vomi n'a entendu par- 
ler de Chicago et de son fa- 
meux "World 's Pair"! On en o 
tant dit : du bien et du mal. S 'i! 
m'est permis d'ajouter mon 
humble opinion à celles des my- 
riades de visiteurs qui m'ont 
précédé, je me placerai du côté 
optimiste, (on dit que tous les 
collégiens le sont>. Il y a là une 
oeuvre gigantesque de savoir et 
de nouveauté. 

Le nouveau venu i Chicago 
croit y rencontrer, à son arri- 
vée; Al Capone et ses "gang- 
sters". Mais, quoique je fusse 
témoin d'un "hold-np" en plei- 
ne rue, je crois que la campa- 
gne "gangstérienne" est bien 
plus terrible dans nos colonnes 
de journaux que dans lea rues 
de Chicago. 

Un " atmosphère commercial, 
au sens le plus fort du mot, 
frappe dès l'arrivée. D'immen- 
ses gratte-eiel, comme On 
appelle communément, vous 
donnent l 'illusion d'être trans- 
porté soudainement dans un 
pava de géants, d'autant pto 
que la rapidité du trafic dans 
les rues, sous les mes, et au-des- 
aus des mes vous fait croire à 
l'épieentre d'un terrible trem- 
blement de terre. 

Pour celui qui a 'aventure (le 
mot est propre) sur les bords 
du lac Michigan. ou se trouve 
l'exposition universelle, il se 
croie en pleine vallée de Josa- 
phat au milieu de l'humanité 
américaine. 

Un magnifique musée de 
sciences naturelles, renchaussé 
d'un immense inmnmj W psmmV 
tarium, où défilent tour à tour 
toutes les planètes du ciel, et 
un aquarium où tous les pois- 
sons se font une gloire d'être 
représentés, forment l'entrée 
du "Paradis ehicagoniesr - . 

D'immenses édifices aux cou- 
leurs vives et brillantes, sur une 
étendue de trois milles de long 
(mes jambes pourraient en dire 
plus long à ce sujet) ont de 
quoi intéresser un "pauvre pe- 
tit Canadien". Ce sont: ici, les 
expositions des divers Etats de 
la République américaine, dans 
une bâtisse en forme de fer à 
cheval (inutile de cherener pins 
loin la cause du succès de nos 
voisins), là, ls "Genersl 
Motors", ailleurs, le "Travel 
and Transport" dans leur der- 
nier perfectionnement. Au cen- 
tre, quatre Immenses statues d 
marbre président au "Siècle du 
Progrès", s'est le "Hsll of 
Science' '. 

Et que dire da "Sky-ride 
le pins grand "thrill" ds l'ex- 
position, eu Von voua ballotte, à 



200 pied» dans les airs, aux ca- 
prices du vent du lae Michigan, 
dans une frôle petite eabinc sus- 
pendue à un câble. C'est la plus 
grande merveille actuelle, et 
quand nos vouons emploient le 
superlatif, il faut savoir à quoi 
s'en tenir. 

Et somment rapporter les im- 
pressions du "midway", depuis 
l'incubateur humain (voilù un 
réel progrès^, jusqu'au quartier 
parisien? Pour ne parler que 
d'un seul, il nous intéresse tout 
particulièrement, mentionnons 
le "Café de la Rotonde", au 
coin de Montmartre. Il me 
semblait bien qu'il fallait que 
notre journal fût représenté à 
l'exposition universelle, car il 
marque réellement une ère de 
progrès. Désireux de l'avance- 
ment' de notre journal, je vou- 
lus interviewer nos "représen- 
tants" ou plutôt nos "représen- 
tantes". O Muse vertueuse, voi- 
le tes yeux, et pardonne à la 
jeunesse. Ma plume, rebelle à 
mes inspirations (T), se refuse 
h décrire les spectacles féeri- 
ques entrevus. Je m'arrêtai là, 
et j'entendis une Voix seerète 
qui me disait: 



Robert, retourne au Canada, 

\ Et toujours tu te souviendras, 

Qu'à Chicago tu vis beaucoup, 

Mais que ton Canada, c'est 

tout.'* 



Robert BAESALOU 



AMI: — 

Par leurs tempéramente. p*s 
se complètent; et par leurs 
grands coeurs ils se compren- 

D'après Luc. 



** AUTORITE :- 



Une grande tête à la tête des 

bêtes. 

J. de Maistre. 



Edifie. Plan 



46 RM«a« 



A. M. Bélanger, R.O. 

OPTOMETRISTE 



Spécialité: La correction de» 
défauts visuel». 






Gros et Détail. 
OTTAWA 



nmtanU tnsti 




M. A. Mohoney, pré». 
C. P. Mahonejr* gérant 
Léo R. Motard, sec 



Cîc Indépendante 
de Charbon Ltée 




CHARBON 



BOIS 



Matériau «e Constmc- 
imm - Hnile eespbnsttnle. 



LA ROTONDE, 1er 



JANVIER 

- - 



xni 



LA ROTONDE, 1er JANVIER im 






LES ArriLIÀTION* 



École Normale 




Au moment où j'écris ma 
<• h ionique l'école est déserte. 
Professeurs et élèves sont en va- 
cane*. Un jour, libérée de l 'en- 
seignement, j 'assistais, à titre 
d observatrice, aux leçons de 
trois de mes compagnes. L'une 
d'elles avait à enseigner une le- 
çon de littérature- anglaise, un 
poème de Joyce Kikner intitulé : 
The house with nobody in it. 
Deux vers roc reviennent n la 
mémoire : 
"A house thaï lias donc what a 

house shoiild do, a house that 

lias sheltered life^ 
U the saddest sight, when ît's 

left alone, that ever your eyea 

could meet." 

Aussi, en pensant aujourd'hui 
au vide que les vacance* ont fait 
dans notre chère école, je ne 
puis m 'empêcher de croire qu 'el- 
le doit un peu «'ennuyer de 
nous. Car, s'il faut en croire un 
commentaire de notre Principal 
sur "une table rustique" les 
choses ont une âme et des sen- 
timents ! ! Et notre gaieté 
communicative devrait ensoleil- 
ler l 'existence de l'école normale. 
— *- x , 

C'est un beau spectacle pa- 
raît-il, que de contempler, cha- 
que jour, vere les trois heures 
moins le quart, cent vingt nor- 
maliennes et normaliens qui sor- 
tent de l'école normale, les bras 
charges de matériel d'enseigne- 
ment et U tête remplie de ce*, 
naissances, en route qui vers 
l'école St-Pierre, qui vers l'éco- 
le Garneau, qui vers l'école Qui- 
gues pour donner aux élèves de 
©ee diverses institutions des le- 
çons sur toutes les matières au 



programme scolaire. Ceux qui 
noua voient ainsi passer, sou ri- 
re aux lèvres, ne se douteraient 
guère que c 'est une pose et, 
«•u'aiu fond, chacune et chacun" 
appréhende — non pas rensei- 
gnement — mais de se trouver, 
[ vndant sa leçon, sous le regard 
scrutateur de critiques bien- 
vt illantssans doute, mais que la 
sympathie n'aveugle .tout de 
même pas. • 

XXX 

Quelles peuvent bien être les 
impressions fin d'année des nor- 
maliens et normaliennes ! C'est 
la une synthèse dont je me sens 
parfaitement 'Incapable. (Des 
critiques compétents m'ont dé* 
jà insinué, à la suite de certai- 
nes de me* leçons, que je man- 
quai* d'esprit de synthèse.) Il 
m'est tout de même, peut-être 
possible de tenter l'analyse de 
i quelques-unes de mes inipreSi- 
| nions personnelles. J'ai l'im- 
pression que beaucoup de mes 
idée» ^— et sur bien de» choses— 
se modifient. Ainsi, j'ai appris 
que l'on ne s'improvise pas ins- 
tituteur ou institutrice. En 
septembre j'étais loin de soup^ 
çônner que l'enseignement était 
un art si compliqué et une scien- 
ce si absconce. Moi qui me 
croyais brave, voici que je trem- 
ble presque en face d'une classe 
de petits enfants ! Et cela, parce 
que je sais maintenant tous les 
principes qu'il faut appliquer 
et tous les procédés qu'il faut 
«c point oublier pour, qn 'une le- 
çon soit bonne. Mais je ne dé- 
sespère pas d'arriver, à force 
de répétitions attentives, à con- 
tracter la bonne habitude de 
donner des bonnes leçons. 

XXX 

rfaus ne serions pas de vrais 
Canadiens français si nous n'of- 
frions pas, au début de cette 
nouvelle Mimée, a tous ceux que 
iious eatimons — professeurs de 
l'école normale, maîtres et maî- 
tresses des écoles de pratique, 
normaliennes et normaliens, ac- 
tuels et anciens — nos meilleurs 
voeux de bonne et heureuse 
année. Nous souhaitons donc 
à toutes et à tous de bien "diri- 
ger leura perceptions" tout le 
long des trois eent soixante-cinq 
jours de 1934 afin d'avoir con- 
tinuellement devant l'esprit et 
le coeur "le bon point de vue"... 
en quoi paraît-il, consiste le 
bonheur. 

L. F. 



AU JUNIORAT 



-» v ~* V "» 



Souhaits de l'Académie 

Le président efrlc diiwteui; de VAetxiU 
une souhaitent à tous les membres une bon- 
ne, heureuse et sainte année et leur offrent 
leurs meilleurs voeux de santé, travail et 

suçfcçS. 



L'IMMACm 
Qu'il fera bon plus tard de 
se souvenir des jours bénis de 
notre Aima Mater, de se rap- 
peler surtout, ces fêtes religieu- 
ses qui dans leur piété et le 
parfum d'encens qui s'en déga- 
gent, redonneront du courage 
et de l'élan à nos coeurs vieillis. 
Qu'il fera bon d'ouvrir ce vieux 
grimoire de notre coeur et d'y 
repasser avec délices les joies 
intihies et pures qu'on y goûta 
et de raviver notre âme aux 
souvenirs bienfaisants qui vien- 
dront chanter tout bas en re- 
frains divins et poétiques, le* 
lointaines choses, perdues dans 
les années passées de notre jeu- 
nesse. Qu'il, sera doux ce mo- 
ment évocateur. Que de larmes 
couleront dans les lointains 
pays des missions et combien de 
têtes blanches renaîtront, de- 
viendront jeunes aux flots des 
anciens jours qui emporteront 
des contrées heureuses de leur 
jeunesse, des riens, des' mots, 
des scènes, des bonheurs, qui 
rappelleront les larmes dans ces 
yeux qui n'en pourront plus 
verser. La jeunesse alors, de- 
viendra la retraite où chacun 
cherchera les traces d'un bon- 
heur qu'on ne trouvera plus 
aussi pur. - - 

L'Immaculée - Conception de 
notre Juniorat sera dans cas 
souvenirs une pose pour pleurer 
et renaître. Nous reverrons cet- 
te chapelle, humble et pauvre, 
mais rayonnante d'une lumière 
invisible, remplie d'un .parfum 
délectable, vibrante de piété et 



École des Gardes-Malades 



UNE NOUVELLE ANNEE 



Malgré les froids intenses de 
l'Aven t, notre coeur n'a rien 
perdu de sa sensibilité. Aussi, ce 
n'est pas sans un certain sen- 
timent d'ennui, très légitime, 
que nous voyons la nouvelle 
année poindre à l'horizon. 

En ce temps où l'année re- 
nouvelle sa carrière, nous ne 
pouvons nous empêcher de pen- 
ser à ceux que nous aimons et 
que noua voudrions vpir près de 
nous ou mieux nous voir au mi- 
lieu d'eux. Mais, pour la plu- 
part, les nôtres sont loin et plus 
qu'en tout autre temps nous 
regrettons leur absence. 

Eh I bien, ee souvenir des 
chers absents vient comme une 
larme du coeur même de l'Eco- 
le Hospitalière ... Ce sera avec 
un sourire qui trahira un peu 
la mélancolie de non sentiments 



que nous saluerons nos ehers 
malades par "Joyeux Noël" et 
''Bonne et Heureuse Année", 
nous contentant d'écrire ces 
souhaits a notre père, notre 
jnère, nos frères, nos soeurs. . . 

aard'Yane". 

• > 

PAROLES CHARITABLES 

Autant nous devons éviter de 
dire du mal de notre prochain, 
autant nous devons nous abste- 
nir de dire trop de bien- de 
nous-mêmes. L'un de ees dé- 
fauts est une preuve de malice, 
l'autre un signe de vanité. 

La vraie charité consiste à 
supporter tous lès défauts d*> 
notre prochain, à ne pas nous* 
étonner de ses faiblesses, à nous 
édifier de ses moindres vertus. 

Ces sentiments de charité ne 
doivent point pourtant rester 
dans le fond de notre coeur. 
Personne n'allume un flambeau 



pour le mettre sous le bowseau, 
mais bien pour le placer bien 
ostensiblement sur le chande- 
lier pour qu'il éclaire tous ceux 
qui sont dans la maison. 

La garde-malade doit donc 
elle aussi jeter une aimable lu- 
mière autour d'elle par ses cha- 
ritables paroles qui seront tou- 
jours le 'fidèle reflet des bons 
sentiments de son coeur. 

Le coeur qui ne rêve que le 
bien et qui n'a qu'un désir: 
faire plaisir, saura consoler par 
des paroles toujours douces et 
charitables. 

"Veilleuse". 
NOUVELLES 



Nous offrons nos plus sincè- 
res eondoléauces à garde Irène 
Delorme, secrétaire de notre co- 
mité de Collaboration, qui vient 
d'être cruellement éprouvée par 
la mort de son frère Maurice, 
survenue mardi dernier. 

• • • 

Nos compagnes du cours uni- 
versitaire subissent cette semai- 
ne leurs examens trimestriels, 
sous la présidence du R. P. J. 
Grave!, O. M. I., Principal de 
notre Ecole. Nous leur souhai- 
tons succès ! _ 

• * • 

Nos gardes-malades se pré- 
parent pour les fêtes par un re- 
doublement de zèle auprès de 
leurs patients. C'est certaine- 
ment la plus belle offrande à 
faire au Jésus de la crèche. 
"Suppléante". 



CONCEPTION 

u amour, frémissante aux mé- 
lodies de* choeurs et des voix 
triomphantes, belle quand mê- 
me comme n une cathédrale, 
éblouissante «le mille lumières. 
Nous reverrons ce réfectoire où. 
des frèrw ont mis tonte leur 
aine pour faire à la Vierge, leur 
Mère une apothéose et un 
triomphe qne seul leur amour 
leur commandait de faire. Ils 
sentiront en retoueltaht ces cen- 
dres refroidies, la chaleur de 
leurs vingt ans courir à nou ; 
vt\a.n. dans leurs membres et un 
regain de vie s'emparer de leur 
être; car le souvenir est quel- 
! qnefois conjm^ ces fontaines de 
I Jouvence rtees élexirs de lon- 
j gue vie. 

Il fera bon encore de revoir 
i une salle, de saluer une scène 
où tant de drames furent joués, 
étant de plaisirs goûtés, où tant 
de scènes pathétiques et trou- 
blantes nous écartèrent quelques 
instants des réalitée pour nous 
en faire goûter brusquement 
par la suite tout la vaine gloire. 
'Qu'il' fera bon surtout en son- 
geant i ees séances dramati- 
ques, de penser qu'elles furent' 
offertes en témoignage dé re- 
connaissance à ces âmes géné- 
reuses et dévouées qui chaque 
jour travaillent à monter lesl 
mailles de l'aube qui couvrira 
un jour les épaules d'un jeune 
oblat. Douce reconnaissance qui 
poursuivra -encore nos souve- 
nirs, en songeant à l'Aima Ma- 
ter de nos vingt ans. 

La dernière fête de l'Imma- 
culée-Conetption fut fêtée avec 
toute la piété et la solennité 
habituelles. 

Pourquoi parler de la messe 
du matin qui pourtant envelop- 
pa d'un mystérieux et' indici- 
ble bonheur toutes les âmes: 
pourquoi en parler? non, on ne 
peut pas "Il y a, de ces heures 
qu'on attend tant de fois dans 
ses rêves et dans ses désirs, que 
lorsqu'il nous est enfin donné 
de les vivre, elles se fondent en 
un soupir, en un hymne et une 
extase, dans la tranquillité de 
la joie toute pure". 

C'est surtout la partie ré- 
créative de la journée qui peut 
le mieux se raconter et encore 
aurait-elle besoin d'une plume 
plus habile pour le, faire. La 
séance traditionnelle, au soir du 
8 décembre, remplissait la salle 
à déborder. Fête intime, qui 
nous valait l'honneur de comp- 
ter parmi Jes assistants des Pè- 
res, des scol astiques* des bien- 
faiteurs et bienfaitrices et les 
parents de nombreux élèves 
Séance qui, par sa préparation 
soignée, .nous valut les félicita- 
tions les plus encourageantes 
Des décorations magnifiques 
"n rocher où la Vierge trônait 
dans !s lumière, nous transpor- 
tait prasQue au rocher authenti- 
fie, où l'Immaculée mère des 
Oblats se proclama: rimmacu- 
lee-Conception. Un programme 
soigneusement élaboré fit ap- 
plaudir, rire et pleurer. Le nior- 
eeaq de résistance fut sans eon, 



tredit la tragi-comédie ; • * (Jla 
de Bardane' '. ïoua reconnu r 
dans les joueurs, une malt 
et un art surprenants.- Lçs n _ 
de Claude, de Robert, du Maj 
quis de Maulnes, de maître 
côme et de .son divin Vir„ 
jusqu'aux noms de Jéréntie 
de Nicolas restent encore c 
me un souvenir du succès rej 
porté durant cette séance, 
de scènes touchantes, tragiq 
on débordantes de comiq 
viennent faire revivre enct 
un peu de cette séance l.iei; 
réussie. 

Voici le programme qui ft 
présenté à l'auditoire en ce sa 
du 8 décembre : 
1. — Duo de piano: "La ch 

aux gazelles", 'Cal vin i. 
F. LaPalme et».. Gendron 
2.— Claude. Bardane : Prolo 

La' guerre sainte 
3.— Chant: Opérette "Les de 

Docteurs", W. Mereau. 
M. Crépeau, A. Latraverse, 
J. Charland 
4. — Claude Bardane: Acte I. 
5.— Piano : Prélude en Do : 

neur", Rachnmnineff 
Fernand LaPalrae 
6.— Claude Bardane : Acte IL 
7.— Chant: L'Adieu du 

sionnaire", Rodolphe 

vais. 
8. — Claude Bardane : Acte- 1 
L'expiation 
Magnificat 
L 'Immaculée-Conception, 
dernière passée au Junio 
pour quelques-uns, restera c 
me un rayon de lumière d 
notre vie. Chaque année, e 
vient jeter une note divine 
milieu des vicissitude» des jo, 
monotones, et demeure seerè 
ment su plus intime de no 
coeur d'où, un jour, on l'eu 
rera, pour goûter les char 
qu'elle nous s prodigués. 

Les réflexion* de: 

En vacances. . . pas le 
de réfléchir. 

Monsieur J E AH. 

En marge de tout... 

Ce n'est pss d'être heures*] 
ni chanceux qu'il faut souhaiter,! 
mais bien de 'ne pss être mail 
heureux ni malchanceux 
aujourd'hui, ou n'espère 
une bonne année, on en dé* 
une pas plus mauvaise que 
dernière écoulée. 

Voilà me* souhaits, _aeeepU 
les. 

XXX 

Le pieux Girard passerait 
journées aux pieds des Autels..;] 

Heureusement qu'on ne mesi 
pas l'esprit à ls longnenr 
mots. . . ! 

XXX 

Real Rousseau continue à fi 
ie dç l'esprit: Un petit coup, 
soutient, deux petits coups, 
tient saoul. 

Jean d'Ys. 



Tél.— Ré.id.nc: Sh.r. 5881 
Bur.au: Shmr. 3963 

LUCIEN MASSÉ 

O.P.A., L.A. 

Ucenrié pour Ontario -Québec 

Comptable Licencié 

Syndic 

196A. r U « Principal. • HuM 



NftOOCIÉTÉS 



— — 
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87 



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L 



Rotonde 



Devise: "i- reparons . .Vous/'» 
P ttÉCTttwr 

DIRECTEUR: BL Marcel Oataaet 
AVISEURrH. Mai 
CENSEUR:»- F. Bearl 
OJU. *k ■ mil ém 
BEDACTrON 
Rédacteur en chef: M. ■■■art 



Rédacteurs adjoints: 

■ iiafci r ; M. J. L. 
Secrétaire: M. J. J. 
Rédacteurs: MM. J. r. stetl 

Benmârj, M. Fiché, F. Majar, L 

Galber*. A. Legtf*, L. Tarte. 
NouTtlltote: M. F. Girar*. 
Propos littéraire*: MM. J. 

G. Boatet. 
Activités sportives: M. F. L. 



Craie-», j. f. 



Chroniqueurs: 
J. Terriefl^ L. 
FeaRa, J. F 
w AP MINISTatATlON 

Administrateur: M. Rasai Qaatblrr 
Assistant :M,I. F. Marie*. 
Secrétaire .Marcel Carter. 
Gérant de circulation: M. F. Marra* 
Aaaataat: leaa R. Waaaa- 
Oérant d'annonces: J. a. 



LES ORATEURS 
DE LAVAL 



$os amis de Laval ont choisi, 
lors d'un concours oratoire su- 
quel prenaient part dix des 
leurs, les* orateurs qui doivent 
.les représenter dans le débat in- 
teruniversitaire. 

Voici le choix du jury : 
Jean Lesafe. 

Vétersn qm a pris part à 
deux reprises su concours éli- 
minatoire pour choisir les re- 
présentants .de la province de 
Québec an débat internstionai 
tenu à Washington ; il s'est tou- 
jours bien classé. Possède une 
voix merveilleuse. Future gloi- 
re du barreau. "• 
Jean-Chartes Bhérer 

Ancien élève de Brébenf et 
du séminaire de Québec. Pre- 
mière année de droite Diploma- 
te accompli. . . au dire de ceux 
qui l'ont connu chez les Jésui- 
tes. Que réserve- 1 il à set sdver- 
«airesî Quelques trucs à sa fa- 
çon?... 

••■MWarias Bonenf ant. 

Prix du Prince de Galles. A 

fait tout son cours su séminaire 

de Québec. Très populaire et 

iort estimé su temps qu'il était 

dans les vieux murs. "Déf en 

* e L uc 4 e la veuve". . . et dël'or- 
, pnelin! 

Jttrosl 

Administrateur de l'Hebdo- 
Laval et futur avocat lui aussi 

**W** à '■administrer" à 
«es slversaires une rselée 
d éloquence. Ce sera son pre- 
mier coup de feu, c'est un. . . 
débutant sans débutante ! 

Félicitations .'de 1* Botonde 
*ux représentants de Laval. 

P. S.— On n's pas encore 
choisi les deux "maîtres" qui 
aous visiteront, mais quels 
. JJiils soient r ik n'ont qu'à se 
bien tenir, csr Messieurs Millet- 
te et Morvsn sont résolus à 
rapporter ici le trophée Ville-, 
neuve. 

= Bonne chance. Messieurs de 
wsj, Mais. . . 

Marcel PICHE. 




FRANÇAIS 



SEÀHCE DU 7 DECEMBRE 



J-E. LAUZON 

BUOi'TIBR 

^Spécialité: Médailles de 

classe, Réparations 

* e «nontees, etc. 



W, rue Rideau RM. 49#4 



Le Canada ne saurait plus 
longtemps - faire partie de l'em- 
pire. Après l'étude sérieuse et 
le débat contesté du 7 décem- 
bre dernier, il s été prouvé que 
"l'indépendance du Dominion 
serait désirable". Et il ne fallut 
rien moins que la présence de 
M. Raymond Sylvestre au fau- 
teuil présidentiel pour tempérer 
l'ardeur des quatre rhétori- 
ciens en présenee. 

M. Lionel Croteau, dans un 
brillant plaidoyer en faveur de 
l 'indépendance nous fait voir 
clairement les violations faites 
à notre autonomie sous le régi- 
me actuel. Il nous explique que 
dans un Canada indépendant le 
véritable sentiment nstional 
trouverait son juste développe- 
ment. 

Non moins intéressant est le 
discours de M. Desgroseilliers. 
Le fond, la forme et le débit 
communiquent à l'auditoire les 
convictions de l'orateur. Avec 
force, preuves et citations, il dé- 
montre que la politique exté- 
rieure du Canada est avanta- 
geuse sous la tutelle de la Gran- 
de-Bretagne. 

Mais voici que M. Robert Be- 
noît vient préconiser l'indépen- 
dance en démontrant les béné- 
fices dsns le domaine politique. 
Il analyse la position actuelle 
du Canada eU souligne le fait 
que le pays est.» propriété de 
l'empire et victime de la poli- 
tique impériale. L'indépendan- 
ce assurerait au Dominion des 
institutions vraiment ' nationa- 
les 

M. Guillsume Boulay apporte 
les derniers arguments de là 
négative. Dans une thèse bien 
agencée il explique les raisons 
pour le Canada de rester atta- 
ché à la famille impériale, car 
c'est elle qui lui s assuré la 
place qu'il occupe parmi les na- 
tions. 

Les sentiments impérialistes et 
nationalistes une fois apaisés, 
M. Arthur Gascon commente le 
débat d'une façon détaillée et 
spirituelle. Les juges donnent 
la psi me à l'affirmative et le 



prix du meilleur orateur à M. 
Desgroseilliers. 

SEANCE DU 14 DECEMBRE 

La classe de Belles-Lettres fi- 
gure pour la première fois sur 
la tribune des débats. MM. Au- 
rais Pilou et Alcide Paquette 
soutiennent contre MM. Jean 
Woods et Auguste Vincent que 
"La dépopulation rurale est né- 
faste au progrès d'Ontario". M. 
Hobert Barsalou préside la dis- 
cussion. Ces humanistes... ! Dis- 
ciples des Muses, ils apportent 
d.ns leurs discours un souci des 
détails qui les entraînent sou- 
vent dsns des digressions "ex- 
tra rem". 

Mais pour être d'un nouveau 
genre, le débat ne perdit rien 
de sa valeur. , 

L'affirmative de la question 
offrait un vaste champ d 'action 
que les gens de la droite surent 
exploiter. M. Paquette dans un 
éloquent plaidoyer, fit l'éloge 
de l'agriculture et explique son 
importance. L'orateur démon- 
tra que la prospérité de l'Onta- 
rio dépend du développement 
de z campagnes. M. Pilon mit en 
lumière le point de vue moral 
du problème. Les ruraux venant 
dans les centres industriels 
perdent leurs bonnes moeurs et 
augmentent le nombre des fau- 
teurs de désordre, ee qui est 
évidemment néfaste au progrès 
de la province. 

Mais les avocats de la gauche 
ne manquaient pas non plus 
d'arguments. M. Jean Woods, 
après avoir précisé minutieuse- 
ment le libellé du débat, expli- 
qua que la dépopulation rura- 
le n'entrave pas le progrès de 
l'agriculture. Statistiques h 
l'appui, il attribua la diminu- 
tion des revenus agricoles à la 
surproduction. Et le discours de 
M. Vincent ne fut pas "néga- 
tif" au point de vue du débit. 
Complétant la thèse de son col- 
lègue, il démontra que la dépo- 
pulation rurale ne nuit en rien 
au progrès de l'industrie, et de 
l'éducation dans la province. 
M. Léonard Rousael fc condisci- 
ple des orateurs, fait une cri- 
tique très détaillée et fort ca- 



tégorique de leurs discours. 
Puis M. Jesn-Louis Gagnon 
rend la décision des juges. L'af- 
firmative est vsinqueur et M. 
Vincent le meilleur orateur, 

SEANCE DU 21 DECEMBRE 

Pour clore la série des séan- 
ces du premier semestre, les di- 
recteurs de la Société avaient 
organisé un concours de décla- 
mations. Une douzaine exacte- 
ment de nos plus beaux talents 
de diseurs défila sur la scène. 
L'auditoire attentif apprécia 
judicieusement les efforts re- 
marquables àea figurants, et 
souligna par des applaudisse- 
ments les succès de naturel, de 
diction et de geste. 

Voici le programme: 

Dans l'ordre suivant : Récita- 
teura, morceaux, auteurs. 

Pilon Raphaël: Le Pêcheur 
de Pâques, R. P. Delaporte, &J. 

Leclerc Horace: L'un ou 
l 'autre, V. Hugo. . 

Carrier Roland, Refrain 
d'idéal, Ch. Coubé. 

Pilon Roger: Béruria, Geor- 
ges de Porto Riche. 

Desgroseilliers: La Bénédic- 
tion, Fr. Coppée. 

Poulin J. P. : Le Forçat. 

Leclerc Félix: L'Enfant vo- 
lé, Raoul de Navery. 

Beaudry Guy: Le Mot : V. 
Hugo. 

Frénette: Penséet de Pascal, 
extrait. 

Piché Marcel : Jejjx.—Narra- 
ehe, extrait. 

Rolland P. B. : Garcia Moré- 
no, R. P. Tricard, extrait'. 

Millette Bémir Péri en Mer!, 
Théodore Botrel. 

Les Juges: R. P. Joseph 1 lo- 
ber, O. M. I., Doyen de la Fa- 
culté des Arts ; R. P. Henri Me- 
risseau, O. M. I., Directeur de 
la Société des Débats Français ; 
M. Léonard Baulne. . Direc- 
teur artistique. 

.. Après délibération, les juges 
décidèrent de classer M. Guy 
Beaudry .premier, W. Félix Le- 
clerc deuxième et M. Rémi Mil- 
lette troisième. - 

Dans le cours de la séance^f . 
Paul Boucher rendit un mor- 
ceau: de chant et M. Robert 
Barsalou exécuta une pièce au 
piano. . * 

Jean TERRIEN, ses. 




Les débats anglais! 



""La politique de la Fraiiee 
fut responsable du succès de la 
Réforme'*. Tel fut le sujet qui 
se discuta su sein de la Société 
I des débats anglais à >a .séance 
du 18 décembre. 

M. J. Doyle fit un bel exposé 
<U. la question après lequel il 
*■ donna la parole aux orateurs» 
M. H. Ward avec ses arguments 
de poids et M. J. Corridan dans 
une improvisation éloquente né 
firent les défenseurs de l'affir- 
inatiw. Les avocats <ie la né- 
•', MM. O'Grady et P. tya- 
Soney, .soutinrent leur eanse avee 
adresse. 

Les juges, B. Benoit, \V. Power 
et James Veale, rendirent <ixna 
décision favorable à l'affirma- 
tive. Signalons le commente ire 
imagé et éloquent de M. H. 
Marco ux. 

J. P. P. 

Section Junior 

ASSEMBLER DU 32 DEC 

L'aaseraDléc. commenta par la 
prière. Le rapport de l'assem- 
blée précédente ayant été lu et 
adopté, M. Henri Bellehnmeui* 
invita le R. P. Ouindon ù pren- 
dre la parole. Il est immédiate- 
ment suivi du R. P. Mori, seau. 
Celui-ci nous explique là maniè- 
re, de procéder dans le concours 
éliminatoire de diction et* profi- 
te de l'occasion pour féliciter et 
remercier ceux qui ont bien vou- 
lu prendre part au concours. 

Les juges furent les RR. PP» 
Gendron, Laframboisc et Morin- 
seau. 

Voici la liste dea concurrents t 
M. M. Boudrcault : 
"L'enfant et le 
cole." 
M. G. Gagnon: 
"DanMot". 
M. P. Mougeau: 

"Moisson d'épécsT"'" 
M. 8. Mageau: 
"Fils de croisés et fil* dt 
Voltaire". 
M. C. Provoet: 

"Un enfant de la Dortfogne", 
M. L. Lanctot: 

"Le savetier et le financier". 
M. J. Barsalou : 

"Le Noël au fort". 
M. R. Larivière: 
"Les animaux malades d< fë 
peste". * '**■ ■'" 

M. F. Larouche: 
"Péri en mer". 
Le verdict des juge* fut le 
suivant : 

1 — R. Larivière. 
2— C. Provost. 
3— M. Mageau. 
4— F. Larouche. 
5 — G. Gagnon. 

Les remarques du R. P. Gen- 
dron et la prière terminèrent 
rassemblée. 

Rodrigue LeMay, 

Secrétaire. 
Assemblée du 19 décembre 1933 
L'assemblée commença par la 
prières et fut présidée par M. 
P. Cîavelle. Aussitôt lu, le -rap- 
port fut adopté et le débat com- 
mença. 

"Le système seigneurial fut* 
il favorable aux habitants de 
lu Nouvelle-France." 
Tel fut le sujet discuté. 
Messieurs A. Paquette et J. 
Renaud appuyèrent l'affirma- 
tive tandis que Messieurs R. 
Thibault et J. Déschambault dé- 
fendirent la négative. 

Les jugés donnèrent la palme 
à l'affirmative et M. Renaud 
reçu le prix du meilleur orateur. 
Rodrigue LeMay, 



titit'i'ir 



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Secrétatr8> 










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lA mOTONDE, 1er lAKVg» HSf 




LA ROTONDE, 1er 1AKT1KR 1M4 



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PKOPOS 1 1 1 1 ÉttAHItt 



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VARIETES 






i 



■ 



• *-^ 



Autre temps, r 'f 
autre plan 

Tout le monde connaît le fa- 
înetu' plan do grand-père Ja- 
cs* aur la question du droit 
d'aînesse. C'est, dit-on, de cette 
belle eomédie que surgirent tou- 
tes les autres. <• 
• . Par le principe de l 'évolu- 
tion, (Darwinniste " peut être) 
le plan de Jacob est devenu un 
plan.de for. Aujourd'hui on 
qualifie de plan de nègre, un 
plan ou in réalisation est pro- 
blématique. Les plana a la mo- 
de, aujourd'hui, eé sont ceux 
des chômeurs. Dieu seul sait 
que ,ces gens ignorants possè- 
dent dans leurs cervelles plus de 
ruses que- n'en peut renfermer 
une serviette d'avocat. En voi- 
ci une parmi mille. 

Un chômeur est déjà rendu 
devant le tribunal. Le dialogue 
se poursuit entre le juge et le 
pauvre diable. 

Le Juge: Accusé, racontez- 
moi donc le petit commerce que 
vous faisiez au profit des morts. 

L'Accusé: Je n'ai pas d'ou- 
vrage, Voice Honneur. Je suis 
vieux garçon et, par consé- 
quent, je n'ai pas le drortrde pi- 
ger dans les secours directs 
comme le font beaucoup de vo- 
leurs. Quelque diable me pous- 
sant, j'ai fait de l'argent à ma 
manière. 

Tous les jours, je lisais dans 
les journaux, le compte rendu 
des funérailles. Si on annonçait 
la mort d 'un homme, vite, j 'en- 
voyais à sa veuve une petite 
boîte dans laquelle j'avais la dé- 
licatesse, monsieur le jute, de 
mettre une facture de deux dol- 
lars et un rasoir. La veuve, pri- 
se de pitié pour son mari dé- 
funt, m'envoyait les deux dol- 
lars et gardait en souvenir, le 
petit raaoir. Et, n'en déplaise à 
monsieur le juge, tout alla bien 
jusqu'au jour où on m'amena 
devant vous. Si vous êtes bon 
garçon pour moi, je voua pro- 
mais 1s moitié de mes bénéfices. 

La Juge: Je vous acquitte, 
mon pauvre ami, mais ne re- 
commencez plus. Et, parlant 
bas à l'accusé: "Attendez-moi 
à la porte, mon brave . . . pour 
les bénéfices." 

Oérald BOUTET. 

— — + 

Cordon Bleu 

Un cordon bleu soutenait la 
grande croix de l'Ordre, du St- 
Bsprit, la plus haute décoration 
sons les Bourbons, rois de Fran- 
ce. Comment le terme en est 
venu à signifier le nec plus ul- 
tra dsns l'art culinaire . . . 
voici 

Mme Du B arry , piquée d'en- 
tendre Louis XV exprimer l'o- 
pinion que seul un cuisinier 
pouvait atteindre la perfection 
dans la préparation des mets, 
lui fît apprêter par une cuisiniè- 
re un repas des plus exquis. 
Enchanté, le roi voulut savoir 
le nom du cuisinier, afin, dit- il, 
"de lui conférer un honneur di- 
gne de son art". 

"Allons done, la France V 
rétorqua Du Barry, "Je vous y 
prends enfin . . . ce n'est pas 
un cuisinier, mais une cuisiniè- 
re, et je demande pour elle le 
cordon bleu". 

Il est peu probable que le roi 
se soit rendu, mais cordon bleu 
est devenu synonyme de bon 
cuisinier ou de bonne cuisinière. 



Revue des Jeuuèô 

m 

JEUNES TUBCS 



Vous souvenez-vous, qu 



U fut 
un> temps où en parlant de pi- 
raterie, on avait toujours ia ma- 
lice d'y mettre un turcT Ce 
peuple auxrmoeurs bizairres était 
considéré avec curiosités "Au 
pays de la barbarie", disait-on, 
quand on parlait do 1& Turquie 
des Pachas. 

Un jour, un général brillant 
qui avait gagné plusieurs com- 
bats importants, fort de ses 
brillants succès, conçut une 
idée et déeida, avec toute 
l'énergie qui caractérise les 



MU aVUt 

La Cie Quincailtorfo 

il 

— Ottowa 



Cet Homme est Mustapha-Ké- 

mal. 

C'est le même Kémal qui com- 
bat les Italiens en Trïpolitaine 
et qui est chef d'état major de 
l'armée qui délivre Andrinople. 
Ce n'est pas tout pour un hom- 
me comme Mustapha. Il arrête 
les Anglais* aux Dsrdanellea en 
1916; il commande une armée 
sur le front Busse et en Pa- 
lestine — quel malheur qu'il 
n'y ait pas eut là plus de juifs 
alors I — Après la défaite, de la 
Turquie et la capitulation du 
Sultan, Kémal, le ghari com- 
me on l'appelle là-bas, organi- 
se la résistance nationale et 
sauve son paya. En 1920, il con- 
voque une "Grande Assemblée 
nationale" à Angora, il en est 
le président — il s'illustre en- 
core en repoussant les Grecs à 
plusieurs reprises. Ses preuves 
étaient amplement faites. La ré- 
publique Turque est proclamée 
en 1923. Kémal est élu prési- 
dent. 

Mais pendant tout ce temps, 
il y avait une force qui l'ap- 
puyait, et cette force, c'était 
les jeunes avides d 'un chef qui 
satisferait leur désir d'être 
des , . . Européens. » 

Ces jeunes Turcs, Kémal en 
prit un soin particulier, et avec 
eux, il accomplit le changement 
qu'il voulait. Se sachant bien 
appuyé. Kémal fait adopter une 
série de réformes: suppression 
du califa, suppression du fez, 
adaptation du code civil, adap- 
tation des caractères latins, sé- 
parations de la Religion et de 
l'Etat. Toutes ces réformes 
sont destinées à moderniser la 
Turquie. Mais la Turquie mo- 
dernisée, n'est plus la Turquie; 
car un pays est lui-même en au- 
tant qu'il garde son caractère 
particulier. Les jeunes turcs 
ont cru au faux paradis d'Eu- 
rope et ils ont abandonné la 
douceur àjg. .vivre comme l'on 
vit en Orient. Qu'importe, iW 
sont satisfaits. Et, bien orga- 
nisés, ils sont décidés à mainte- 
nir les réformes. 

On est maintenant occidenta- 
lisé. .. en Turquie! 

Mais es qui est mieux, c'est 
qtr'on s su éviter la démocratie. 



Concours littéraire 

Le concours littéraire Organi- 
sé par La Légion Canadienne a 
été pour tous les élèves un mo- 
tif de plus dans leur travail de 
rédaction mensuelle. Un prix 
que plusieurs pouvaient ambi- 
tionner est venu s'ajouter aux 
motifs ordinaires £es notes à 
gagner et du style à perfection- 
ner. 

A tous ceux qui se sont don- 
né la peiné de se renseigner, ce 
concours a aussi fourni l'occa- 
sion de s'instruire sur un point 
d'histoire contemporaine de la 
plus haute importance. 

Les travaux présentés ont eu 



Revue Universitaire! Le bilinguisme 



(Suite de la page WJ 



Le 7 décembre, une soirée Intime 
lut organisée par la Société des 
Débats français en l'honneur de 
llmmaculée-ConcepUon. 



chefs d'état - les nais =*? de la 4»« »• P*°* _g^ r _™^** 
faire accepter par le peuple de 
son pays. Mais, pour prouver 
qu'il n'avait pas seulement la 
force qu'il faut pour gouver- 
ner seul, il se montra capable 
de diplomatie et présenta si 
bien le poulet qu'il se fit l'in- 
stigateur d'une république. JSi\\e 
porte encore ce nom et signifie-, 
rait démocratie s'il n'avait en- 
suite prit le pouvoir absolu. De- 
puis, il s'est fait -ééîire par le 
peuple, pour la forme aeule- 
ment, — comme l'ont fait Mus- 
solini et Hitler — s'il avait été 
battu, il aurait gardé le pou- 
voir quand même car il gou- 
vernait sûrement sa barque. 



une tenue aussi par frite qu'on 
pouvait l'espérer tant pour la 
grammaire et la syntaxe fran- 
çaise que pour la propreté et la 
calligraphie. . 

Le ton habituelle des rédac- 
tions est plutôt pessimiste. La 
fatalité d'nne guerre prochaine 
y perce h chaque paragraphe. 
Cela, est dû, sans doute, à la 
manière dont la question fut 
posée. Vu sujet se prêtant à des 
développements sur la futilité 
de la guerre aurait eu peut-être 
un meilleur effet psychologique 
chez les jeunes. 

On doit un merci sincère à 
ceux qui ont encouragé et me- 
né à bonne fin ce concours. Il 
serait à souhaiter que d'autres 
sociétés répétassent le geste de 
La Légion Canadienne. Ces con- 
cours littéraires sont un encou- 
ragement, pour la jeunesse en 
même temps qu'un excellent 
moyen de propager de bonnes 

idées: -^ ~ — - 

♦ . — i — - 



Pensées 
sténogra 



es 



SOCIETE DES DEBATS ANGLAIS 

Le 1S février, IfM. O'Donnell et 
ersnea, représentant» de l'Univer- 
sité, triomphaient du collège Bi- 
ahop dans un débat interuniversi- 
taire. 



Le 18 lévrier, les élèves de langue 
anglaise Interprètent la pièce cé- 
lèbre "Croesed Wirss". 



lie 7 mal, avait lieu. le débat pu- 
blic annuel de la Société. Les qua- 
tre orateurs: E. Dorion, J. Corrldan, 
E. Connelly et C. Ryan, présentè- 
rent de solides discours. 



Le 2 décembre, les élèves dé lan- 
gue anglaise présentent "The Sol- 
der" avec très grand succès. 



Dès le mois de mal, une 
Société commença à s'organiser 
l'initiative de l'Université ; e* 
Au mois de septembre, les Pacul- L^ société Historique d'Ottawa 



tés Ecclésiastiques de l'Université 
reprenaient leurs cours avec plus 
de cinquante élèves. 



Il faut toujours redire au ba- 
billard: a C. 

Il y a quatre lettres dans 
l'alphabet que l'on ne doit ja- 
mais oublier: O. B. I. C. 

L'orgueil qui toujours veut 
dominer, ae montrer, paraître, 
et plus haut que tous, veut être 
L. V. 

La paresse, devant le plus lé- 
ger travail ou le plus petit re- 
noncement demandant un effort, 
répète toujours : A. C. - . 

L'orgueil se pare, s'affiche et 
dans ses allures dédaigneuses 
prend les R. d'une petite D. I. 
T. 

L'élève dissipé ne peut ni ré- 
fléchir, ni rester en place, ni 
étudier, ni prier en paix: il vit 
toujours A. J. T. 

C'eat difficile sans doute 
d 'observer le règlement, mais il 
en coûte si peu DT3. C. E. 

H faut agir avec N. K.3 

Par la pénitence, bien des 
fautes sont F. A. C. 

Soyez humbles, petits, servis 
blés, et, devant tous, mais sans 
affectation, saches vous A. B. C. 

Soyez doux dans vos paroles, 
évitez le ton brusque, impérieux ; 
évitez surtout les disputes, et, 
dans la contradiction, soyez tou- 
jours le premier A. C. D. 



Soyez respectueux et pleins de 
déférence pour vos N. B. 

Soyez 'méfiants de vous-mê- 
mes, écoutes les avis des autres 
i]A et demandez souvent i être E. D. 



Bous les auspices de la Société 
Thomiste de l'Université, trois con- 
férences furent données: celle du 
72 Janvier sur "La relativité d'Eins- 
tein" par le R. P. Ph. Cornellier, 
O.M.I.; un peu plus tard, celle du 
R. P. Lachance. O.P., sur "La dé- 
finition du Drolf; et au mois d'oc- 
tobre, le R. P. Peghaire, C 8p., ré- 
pondit à la question: "Y a-t-il une 
philosophie chrétienne?" 

Le Cercle des Etudes Sociales de 
l'Université d'Ottawa fut honorée 
pendant l'année 1M3 par de célè- 
bres conférencier», entre autres: le 
R. R P-H. Barabé. O M J., le R. P. 
L. Oratton, OM.I., et du R. P. L 
Scheffer, O.MJ., aumônier de la J. 
O. O, à Bon. 

La Société des Conférences de 
l'Université fut non moins active. 
Eue avait un programme très va- 



rié, d'autant plus que ses cooft 
clers venaient à peu près de 
les points du Canada. Ce 
M. Adrien PouUot, professeur 
l'Université Laval; M. l'abbé L« 
Turcotte, professeur de chant 
musique sacrée au Séminaire 
Trois-Rivières; M. le docteur 
wood Fox, président de l'Uni* 
té Western; Je R. P.T.-X. 
C.6.V., supérieur du Séminaire 
Jollette; l'honorable L.-A. 
reau, premier ministre de la 
vlnce de Québec; If. Augustin 
gon, directeur général de l'i 
gnemént technique dans la proi 
de Québec; le R. P. Dugré, SJ, 
vinclal des Jésuites; l'honorable 
Oodbout, ministre de l'Agricult 
de la province de Québec; IL 
clair Lalrd. du collège ItacDoi 
et l'Honorable Alfred 
ministre de la Marine. 



13 déce m bre dernier avait lieu 
première séance régulière. Son 
sident, M. Oustave Lanctot, 
un travail sur "le combat du 
Sault". 



Pendant l'année, 11 y eut 
trentaine de conférences préeei 
aux facultés des arts, comme 
d'extensions. 









SPORTS 

Au printemps, l'équipe de 
de l'Université enleva le eham] 
nat intercolléglal de la 
en triomphant du Queen's et 
R.M.C. Malheureusement, le 
lège fut défait par l'Université 
tern pour le championnat 
légial du Canada. 

A l'automne, la puissante 
de "rugby" du Collège, ne 
pas à Infliger uns défaite 
champions de l'Université 4s 
rente 

Raoul GAUTHIER. 



LA VIE PASSE 



Une revue américaine a en 
1 amusante idée de calculer - à 
une minute près - de quelle fa- 
çon un petit Américain moyen 
de 80 an» avait dépensé son 
temps. 

Les chiffres ont été obtenus 
en faisant la moyenne d'un très 
grand nombre d'enquêtes. 

Pour dormir et pour snabil- 
ler, 1 nomme de 80 ans améri- 
cain a dépensé 26 ans, 312 
jours, 18 heures et 22 minutes. 

Pour travailler, 21 ans, 95 
jours, 4 heures, 40 minutes. 

Pour se fâcher, s'impatien- 
ter, se mettre en colère, 6 an- 
nées, 186 jours, 14 heures, 10 
minutes. 

Pour manger et boire, 5 an- 
nées, 346 jours, 14 heures (aeu- 
lcment . . . ) 
Pour attendre "son tour", 
4 son autobus, son billet de théfc- 
Soye* laborieux: que toujours tre, 5 années, 302 jours, lfi heu- 
le démon vous trouve 0. Q. P. w- 5 ssfaZe. ' 



L'espace étant limité, nous 
devons abréger la revue d'une 
jeunesse «or laquelle il y au- 
rait beaucoup plus de chose à 
dire. 



res, 5 minutes. 

Pour voyager, 3 années, 273 
jours, 18 heures, 24 minutes. 

Pour ses fêtes et ses vacances, 
4 années, 12 jours, 15 heures, 
3 minutes. 

Pour lire des journaux, 1 
année, 243 jours, 7 heures, 18 
minutes. ■ V 

ttw se raser, 140 jours, 28 
heures, 19 nunutes. 
t Fonryer sa 4e, 

joaa*, 14 hem, C 



Pour se moucher, 13 jours, 
heures, 28 minutes. 

Pour ries à gorge déplc 
1 jour, 22 heures, 3a minutai.: 

Pour bâiller, 4 jours, 2 
res, 26 minutes. 

Pour chercher son bouton 

col, 7 jours. 

■ e 

Que vous est-il arrivé t 
gent, vous êtes tout émotionnel 

— Ah! Monsieur le Dii 
teurt il y a de quoil hier 
j'avais laissé par mégarde 
porte du cachot ouverte et., 
matin. . . le prisonnier était 

core là! _____ 

La femme du sergent de 
ville. : Oscar, lève-toi, j'ent 
des cambrioleurs dans la 

— La barbe! Je ne suis 
de service, va chercher 
agent*. 

— Que signifie cette plsk 
terie stupideî 

— Monsieur m'avait dit û*J 
était pressé, alors pour 
du temps, je lui ai lacé 
ehan&ffnTes d'avance. 



Woods Manuf î 
Co.Ltd. 

HULL, P.Q. 








Nous publions, à titre documentaire, 1* causerie que le R P 
ircband, O.MJ.. recteur de l'Uoiversité d'Ottawa, a prononcée à 
rtdlo, le 21 décembre 1933. 



\jt bilinguisme, voilà certes une 
ion d'actualité et l'ajouterai de 
iveralne importance, lue suscite 
1 nous un problème que nous de- 
envisager franchement car de 
manière dont nous, le résoudrons 
raieront des conséquences dont 
gravité ne saurait nous échapper. 

H sied donc que nous 1 étudiions 
sérieux, sans parti-pris et avec 
désir sincère d'arriver à la solu- 
qui sauvegardera notre entité 
lue et nous fera profiter des 
provenant des rapporta 
nous devons entretenir avec les 
lens d'origine différente. - 

Ile premier point a établir est ce- 
d'une définition précise du bi- 
le et des différents aspects 
lesquels 11 faut le considérer. 
Restreignons la question au mode 
l'elle prend ches-nous. à savoir la 
ce des langues anglaise et f ran- 
Alnsi on entend par bilin- 
; l'expression de la même 
dans l'une et l'autre de . ces 
langues. 

iBunédiatement apparaît un» dis- 
ion nécessaire, celle de la fin 
celle du moyen pour en obtenir 
réal i s a t i on. 

La fin c'est d'arriver à pouvoir 
1er nos pensées, non seule- 
dans m langue maternelle 
toute la perfection possible, mai 
dans la langue seconde et 
avec correction, facilité et mé- 
élégance. 

[La qualité essentielle, c'est la cor- 

1. On ne peut prétendre au bl- 

si l'on n'arrive pas à parler 

écrire correctement l'une et 

langue, je veux dire en con- 

tté avec las règles de l'ortho- 

de la grammaire, de la 

itaxe, Un mot, une phrase sont 

ne sont pas français ou anglais. 

pas de plus ou moins. faut 

correction. 

imposerons à la considération/ de 

Quant à la facilité, n va sans dlr* ^^ qm constituent, avec noos, le 

peuple canadien. / 

Qui osera prétendre, en effet, que 
nous conserverons nos droits es- 
sentiels, que nous prendrons notre 
part des privilèges, des avantages 
nationaux qui découlent de l'asso- 
ciation que nous avons contractée 
en 1167 al notre élite n'ajoute pas 
a sa culture générale cet élément 
de surcMrmals nécessaire. 

Conçoit-on, pour citer quelques 
exemples, que les nôtres puissent 
jouer un rôle efficace et «mirer aux 
hautes fonctions de l'Etat à Ottawa 
si en plus de leur langue maternel- 
le, ils ne sont pas parvenus à parler 
de langue anglaise correctement? 
Quelle figure feront-Ils dans les con- 
seils de la nation, sur les bancs de 
la langue anglaise correctement? 
rouages de l'organisation fédéra- 
le? Peuvent-Ils espérer prendre 
part aux administrations provincia- 
les et municipales, en dehors de la 
province de Québec, s'ils n'ont pas 
faculté de se faire entendre Us leurs 
collègues? Leur sera-t-ll même pos- 
sible d'espérer se créer une sltua- 



4ë ^ faire arriver l'étudiant à la 
aussi parfaite que pos- 
ée sa langue maternelle tout 
te faisant viser à la possession 
k langue seconde, dans l'occur- 

l'angialse. parlée et écrite cor- 

îent. 

1 * problème de l'éducation. 
U s'agit d'apprendre sa seu- 

fcafue maternelle est déjà des 
difficiles, al les lois qui le ré- 
H «ont loin d'être stables et 
itent tant de différences selon 

m ^ux et masse dans un mi- 
konwgène, selon les époques, 



les écoles et les instituts, Il va sans 
dire que la question se. complique 
encore quand il faut en plus ap- 
prendre une autre langue, non à la 
façon d'une langue morte, mais de 
manière à la parler et à l'écrire 
avec correction. 

Le problème ' est donc difficile, 
mais il s'impose à nous et nous ne 
sommes pas libres d'en récuser l'é- 
tude. 

La raison en est bien simple. 
Dans notre pays, nous exercerons 
l'influence que nous sommes en 
droit d'exercer et que l'on attend 
de- noua, noua prendrons la place 
qui nous revient, en raison surtout 
Oe la culture et de l'éducation que 
nous donnerons 4 notre, jeunesse. 
Cest ce que disait, hier encore, avec 
tant d'autorité, l'èminent Recteur de 
l'Université Laval, c'est ce qui expli- 
que l'effort que l'on fait en ce mo- 
ment pour donner à l'Université de 
Montréal, des assises solides. 

Or, Me s da m es et Messieurs, inu- 
tile de nous illusionner sur notre 
situajatan en ce pays. Nous sommes 
la minorité et la' majorité ne se sent 
pas le besoin de communiquer avec 
nous dans notre langue. D'être la 
minorité, cela ne nous enlève au- 
cun de nos droits, mais cela nous 
crée des devoirs et des obligations 
que peut ne pas avoir la. majorité:. 

Mais U serait peu digne de nous 
de prétendre que parce que pour 
nous le * devoir est plus rigoureux, 
parce que. la pente à monter pour 
arriver aux sommets, est plus abrup- 
te, il serait peu digne de nous de 
nous résigner 4 une condition d'in- 
fériorité. 

Oe n'est pas dans l'accomplisse- 
ment des tâches faciles que l'en re- 
eennalt la valeur d'une race. Oe 
n'est pas parce que nous aurons 
renoncé à vaincre une . difficulté 
pour suivre la voie de la routine et 
du moindre effort que nous nous 






ail n'est pas e ss ent iel, pas posai* 
même, qu'elle soit la mime pér- 
it puisqu'elle dépend du milieu, de 
icatlon première, de l'usage et 

Fautres multiples circonstances. TJ 
est ainsi, à plus forte raison, de 
ice qui correspond au degré 
ou moins grand de culture, à 
plus ou moins appUifnJdli 1 
l'histoire et de la littérature de 
langue qu'on parle ou qu'on écrit 

[flous cet aspect, U est donc futile 
parler de bUlnguisme parfait. 
]ue, même dans l'usage d'une 
langue on n'arrive Jamais a 
perfection. Futile aussi de par- 
ce bilinguisme intégral honnis 
ion entende par là m faculté de 
les deux langues correcte-^ 
Int. Mais laissons à ceux qui ont 
luit ces mots le soin nécessai- 
re les bien définir avant de ti- 
telle ou telle conclusion. 

[*our uous, passons au second as- 

au problème: le moyen, ou, 

te diraient les philosophes, le 

in fierl, ou plus simple- 

rt 1s pédagogie bilingue. C'est . 

. v «,a w « *,±m _. . « «a*.* £ lon JnVJépendante dans lTfKmstrie 

système d'éducation dont le ont ^ . ... . . . . . 



français nous ouvre cette porte d'in- 
fluence mais pour que nous y soyons 
agrées et- y donnions pleine mesure 
11 nous, faudra aussi ' l'usage de la 
langue parlée par la majorité des 
habitants de notre paya et ceux de 
pays qui occupent une place de pre- 
mière importance dans le monde de 
la diplomatie. 

Lés postes pour l'enseignement du 
français dans les provinces à ma- 
jorité anglaise deviennent de plus 
en plus nombreux, et plus impor- 
tants dans les collèges et les uni- 
versités. Laisserons-nous toujours 
ces postes a des étrangers parce 
que nous craindrions que le bilnguis 
me nécessaire pour les remplir nui- 
se à notre culture? 

Enfin, dans les centres Importants 
du monde politique, professionnel, 
industriel et commercial, on ne voit 
pas non plus, aussi longtemps que 
les choses demeureront ce qu'elles 
sont, comment nous ferons ntotre 
trouée si nous demeurons isolés par 
là langue, de. ceux qui aujourd'hui 
régnent en maîtres dans ces domai- 
nes. 

n y a bien, sans doute, le champ 
de la littérature pure où cette né- 
cessité n'apparaît pas si évidente, 
mais ce domaine est-il asses large 
pour toutes nos ambitions et 2'exer- 
cice adéquat' de notre influence? 
Puis même, est-il si certain que ce- 
la que l'étude raisonnable d'une lan- 
gue, dont la littérature est singuliè- 
rement riche, soit un obstacle à une 
véritable supériorité dans ce do- 
maine où malgré notre culture uni- 
lingue, nous n'avons pas encore at- 
teint des hauteurs exceptionnelles 
dans les productions littéraires et 
sci en tif loues.. 

Telle est,; Mesdames et Messieurs, 
la situation qui nous est faite et que 
pour le moment nous ne sommes 
pas maîtres de changer. Comment 
parviendrons-nous à la dominer? 

Je n'ai ni le temps, ni surtout la 
compétence de proposer et de dis- 
cuter aujourd'hui le système d'en- 
seignement qui doive nous conduire 
au but que nous voulons atteindre. 
Tout au plus devrais-Je me borner 
à poser quelques jalons, h rappeler 
certaines données qui doivent en 
conditionner l'étude. 

En premier Heu, il ne devrait pas 
être nécessaire lorsqu'on parle d'en- 
seignement bilingue de se défendre 
du reproche de vouloir angliciser 
par le fait même notre jeunesse. Au- 
tant vaudrait dire, en effet, que 
l'ouverture de l'intelligence - sur un 
monde différent de celui dans le- 
quel nous nous mouvons, que les 
contacts par l'esprit avec une autre 
nationalité, sont de nature à nous 
détourner de la notre et a nous f al- 
e sous-estimer notre patrimoine na- f 
tlonal. 

Que dire aussi de la crainte que 
la connaissance de l'anglais, nous 
mettant en contact avec une litté- 



■•■w- 



NUIT DE NOËL 



La cloche des beffrois sonne à toute volée . . 

Sur le flanc des coteaux, au fond de la vallée. 

Brûle joyeusement, dans l'aire des aïeux. 

La boche de sapin. Les malsons s'illuminent. 

Courbés sur leur béton, les vieillards s'acheminent 

Evoquant tour à tour des souvenirs pieux. 

On entend tout à coud de glorieux cantiques . . 

La terre parie au ciel. Et sous les hauts portianas 

Dm temples merveilleux élevés oar la fol. 

Et sous, le frêle arceau de la Pauvre chapelle. 

La foule émue accourt. Quel spectacle t'appelle, 

Etrange multitude, et d'où vient ton émoi? 

C'est la nuit de Noël ! Nuit calme et parfumée. » 

Qui berce mollement la lande accoutumée 

Au murmure des eaux, au vol des papillons . . 

C est la nuit de Noël! . . . Nuit glacée, éclatante, ', 

Qui s'ouvre sur nos champs comme une immense tente. 

Ou les ensevelit dans ses blancs tourbillons. 

La foule accourt . . . Des lieux où lel soleil se lève. 

Et des lieux où le vent transperce comme un glaive. 
Du midi plein d arôme et du couchant obscur. 
La foule accourt. Joyeuse en ses habits de fête. 
Sous les feux de l'étoile ou malgré U tempête. 
Par les chemins de neige ou les clos de blés mûr. 
Eue vient saluer le plus grand des mystères. 
Dans leurs chants inspirés, les prophètes austères 
L'avaient promis. Et siècle après siècle s'en va. 
Et prosterné devant l'humble Vierge Marie. 
Tout le monde chrétien adore, chante et prie. 
Dans l'amour et la fol. le Pus de Jéhova. 



Panebite LEMAY. 



rature étrangère et qui a été pour 
une large part, le véhicule de l'er- 
reur religieuse, soit pour notre foi 
un réel danger? Certes, H n'est 
pas en notre pouvoir de nous met- 
tre a l'abri de tous les dangers mai? 
U semble que la sécurité de notre 
foi doive reposer sur d'autres bases 
car, à ce compte, elle trouverait 
des dangers très graves dans une 
partie, hélas! si considérable, de ls 
littérature française. 

Dans le domaine de l'enseigne- 
ment primaire le problème se pose 
différemment selon les milieux. Là 
où le français est parlé presqu'exclu- 
slvement la question de renseigne- 
ment bilingue ne se pose guère, au 
moins pour la masse de la popula- 
tion. Dans les milieux mixtes où 
généralement l'enfant arrive à l'éco- 
le, possédant déjà une certaine no- 
tion de la langue seconde, il va sans 
dire que l'enseignement de cette lan- 
gue, dans ses rudiments, s'Impose 
plus à bonne heure, ne serait-ce 
que pour réformer dès le début les 
incorrections inévitables dans un 
langage appris sur la rue. Aux ex- 
perts de la pédagogie de faire ap- 
pel à la psychologie, à toutes les 
ressources de leur art et aux le- 
çons de l'expérience pour détermi- 
ner le mode et les proportions de 
ce double enseignement. 

Dans l'étude de ce problème, il 
ne faudrait tout de même pas con- 
sidérer les facultés de connaissan- 
ce comme des vases clos qui peu- 
vent recevoir un certain bagage de 
notions . et_rien de plus. A ce comp- 
te, l'enfant qui apprend la géogra- 
phie ne pourrait en même temps 
s'assimiler l'arithmétique. Certes il 
n'en va pas ainsi et tous ont cons- 



et le commerce s'ils doivent exiger 
que toutes leurs affaires se transi- 
gent en français sous prétexte que 
c'est leur langue et qu'elle jouit de 
droits égaux dans tout le pays? 

Le Canada prend chaque jour une k 
place plus importante dans le con- 
cert des nations du monde. Il y a 
là pour ceux des nôtres qui ont d'au- 
taes ambitions que celles de se mou- 
voir dans les cadres, très intéressants 
sans doute mais 4 trop restreints, de 
leur province, un champ à cultiver 
dont l'importance, au point de vue 
de notre nationalité ne saurait nous 
échapper. Notre connaissance du 



SOIR DE REVEILLON 

• 
Pauvre homme, approche-toi de l'être et chauffe-toi. 
Notre maison, ce soir, va devenir la tienne: 
Elle n'a. sois-en sûr. rien qui ne t'appartienne. 
Et te fait un accueil plein d'un tranquille émoi. 

Puisqu'une bonne étoile a guidé ton destin. 
Vers nous, dans le chemin de neige et la nuit noire. 
Bols, mange, écoute aussi la merveilleuse histoire. 
Que la tradition transmet du temps lointain. ■ 

Des effluves d'amour, des hymnes et des choeurs. 
Ont passé sur le monde en souf te de mystère. 
Les pauvres, aujourd'hui sont les rois de U terre; 
On espoir d'être heureux envahit tous les coeurs. 

Il semble que l'On vit. ce soir, dans l'irréel: 
Un enfant pauvre est né sur de la paille fraîche. 
Et la terre fleurit la gloire de sa crèche. 
De gui. de houx, de buis, de roses de Noël. 

O miracle du rêve, ô miracle d'amour. 
Quelque chose de doux tombe sur nos pensées: 



taté que l'étude d'une science faci- 
lite ordinairement la compréhen- 
sion de telle autre science. Il en de- 
vrait être de même dans l'étude de 
ces deux langues, bien différentes 
sans doute, mais qui ont aussi des 
points de contact et de ressem- 
blance indéniable. Fuis il y a aussi 
pour ce qui est de l'anglais la dif- 
ficulté de la prononciation plus SMr 
cUeraent vaincue dans le bas âge. 
Si nous passons à l'enseignement 
secondaire proprement dit, je veux 
dire à ce stage particulier, alors que 
la grosse élimination est faite do 
ceux qu'on a reconnus inaptes à 
poursuivre plus outre leurs études, la 
problème semble moins compliqué 
Partout on reconnaît la place de la 
langue seconde, et ici encore, c'est 
eux maîtres de la pédagogie à dé- 
terminer cette place de façon à par« 
venir aux fins signalées plus haut. 
L'essentiel est que notre jeunesse s'y 
applique et que la classe d'anglais 
ne soit nulle part, comme hélas! 
souvent la classe de grec, l'heure de 
pénitence et encore moins l'heure 
de récréation. 

Avec cet apprentissage sérieux de 
la langue anglaise, qui ne sera pas 
un apport négligeable pour la cultu- 
re générale, nous enverrons à ren- 
seignement universitaire des jeunes 
gens d'une incontestable supériorité, 
capables de concourir pour l'obten- 
tion des bourses d'études, de sa pla- 
cer aux premiers rangs dans les 
spécialités qu'ils auront choisies. Us 
seront les successeurs, plus nom-; 
breux et aussi cultivée, d'up^nombre 
trop restreint des nôtres" qui se sont 
acquis-ht hau t e-considération de nos 
compatriotes de langue anglaise, ont 
combattu vaillamment pour nos 
droits, grâce à la perfection avec 
laquelle ils parlaient leur langue, 
sans que pour cela ait été diminué 
à nos yeux leur véritable supériori- 
té dans le domaine de la pensée et" 
de l'action française. 




n entre un réconfort dans les âmes blessées: 
Chacun de nous aura le pain de chaque jour. 



Et. pauvre homme, avec nous, fais de tout coeur ce voeu: 
Que l'homme soit enfin sans envie et sans haine: 
Quil soit bon et qu'il n'ait aucun sujet de peine: 
Que ce soir le plus pauvre ait du pain et du feu. 

ADOLPHE POISSON. 




■ 






Nous Vous Invitons 






r^*S?3$$rç 









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»t«*fe»t wmmêê — Mé «4*4*1: tt 



LA ROTON©?, 1er JANVIER 1M4 




— 



— — 



PÂcrspôBUvE 









Ballon au panier 

Après avoir fait bonne figu- 
jpe sur le champ de "rugby", 
nus gladiateurs ont maintenant 
convergé leurs activités vers le 
gallon au panier. Inutile de di- 
re que nous disposons d'hom- 
mes qui ont déjà fait leurs 
prenves et qui continuent À ae 
distinguer par leur adresse 
Sportive. --*— — 

Sous la ferme direction de 
**Moe" Apple, reconnu dans là 
.Capitale comme une autorité 
dans ce genre de sport, nos 
joueurs s'appliquent de leur 
Mieux à la besogne afin de rem- 
porter de nouveaux lauriers à 
l.'Àlnia Mater. 



LA CULTURE 

DE LA VOIX 






I 






i 



:.-*- 



L'Université fait partie d'une 
ligue avec les équipes suivan- 
tes: Diamonds, Prestons, Brit- 
tanias et St. Patrick'» .Collège. 

Jusqu'à présent notre équipe 
a rencontré chacune des équipes 
adverses, et Diamonds ainsi que 
Brittanias ont essuyé des défai- 
tes conditionnées. 11 est aussi A 
Remarquer que les défaites su- 
bies par nos hommes furent 
plutôt contestées. 

L'avenir nous sourit, et sans 
Soute qu 'à la fin de la saison, Ta 
f>a lance penchera de notre eôté. 

Voici la liste de nos porte- 
feouleurs : 

Premier club: Benny Benoit, 
avant; Milt Cannon, avant; 
Hark Sweetnam. Centre; Jim 
Veale. défense; Larky Corri- 
dan, défense. 

Deuxième club: Hooper Be 
tooit, avant; Tom-my Marcoux, 
avant; Deacon Crâne, centre; 
John Veale. défense; "Waltrçer 
Bourigan. défense; Red CoHins, 
utilité. 

PL. HAEBSOK. 
♦ 

Ballon au Panier 



Vous et es- vous déjà deman- 
dé qneHe pouvait être l'utilité 
de la. culture de la voix dans la 
carrière d'un homme f C'est 
pourtant là une question qui 
vaut d'être envisagée. Elle mé- 
rite même qu'on lui accorde 
une jctemi'toeure <Jc réflexion, 
sll est vrai que, de sa juste 
connaissance doivent naître de 
précieux avantages susceptibles 
d'indiquer la route à suivre 
pour parvenir au succès. 

Sans aller jusqu'à prétendre 
que ls voix de Roosevelt fut la 
raison principale 4e sa nomina- 
tion au haut poste qu'il occupe 
aujourd'hui, (on dit toutefois 
couramment que la qualité par- 
ticulière de son timbre a large- 
ment contribué à sa grande po- 
pularité et fut peut-être l'artifj 
san de sa victoire), admettons 
cependant que l'organe vocal 
est un facteur de suceès sur 
lequel nous devrions compter 
davantage dans nos entreprises 
à base d'influence personnelle, 
ci. particulièrement dans les 
carrières où la parole joue «un 
rôle primordial, telles que le 
théâtre, la politique, la solli- 
citation. Ajoutons aussi, bien 
qu'il s'agisse d'un tout antre 
domaine, la prédication, où les 
mômes phénomènes psychologi- 
ques peuvent s 'observer. 



pirerait u devenir capitaine? de 
vateseau sans se soucier ^au 
préalable, de savoir s'il possè- 
de une vue suffisamment bonne 
pour se lancer dan:, cette carriè- 
re. L'organe vocal est à l'artiste 
dramatique ce que l'organe vî- 
sue! eat au pilote d'un navire. 
Bans sa voix si merveilleuse- 
ment riche et colorée, aux in- 
tonations infiniment nuancées» 
Raimu fût-il parvenu à la po- 
pularité qui fait de lui aujour- 
d'hui l'un des artistes les mieux 
aimés du cinéma contemporain t 

Quelle est la raison-principa- 
le, l'unique raison parfois du 
magnétisme que dégagent, cer- 
taines personnes (qui n'ont sou- 
venCsueun attrait physique 
particulier), sinon le charme, 
ou si l'on aime mieux, la per- 
sonnalité de. teur organe vocal, 
riche de toutes les nuances d'in- 
tonations. Que de foia cette 
puissance singulière de la voix 
*e agi isolément (au téléphone 
par exemple,), e'est à dire indé- 
pendamment de la personnalité 
de l'individu où elle prend ori- 
gine. 

N'allez pas traiter de -ridica-j 
les ou de romanesques, ceux oui 



Cours d'Histoire 
du Canada 

M. L'ABBE OROULX 

Le samedi 16 décembre, M. 
l'abbé Lionel Croulx, profes- 
seur d'Histoire, du -Canada a 
l'Université de Montréal, don- 
na un premier cours, d'une sé- 
rie de six. La salle académique 
était remplie à déborder; de 
fait, plusieurs ne purent pas 
trouver de sièges. 

L'imminent professeur, fit 
l'analyse des causes qui amenè- 
rent la découverte de l'Améri- 
que et du Canada. 

Nous ne' doutons pas qua~rr ■ 
suite des cours attirera, nous 
.ne pouvons pas dire un audi- 
toire plus nombreux, il n'y a 
pas de place, mais les mêmes 
personnes avides des développe- 
ments que cette leçon prélimi- 
naire nous laisse entrevoir. 



Salle de lectures 

A "La Cité des Livres" on 
nous annonce les acquisitions 
suivantes : 

Thackerav— Vanity fair. 
celles qui se montrent sensibles [ . Cambridge History - of Amer- 
à l'attrait d'une voix au télé- ican Literature (3 vols.;. 



La revue de 
l'Université d'OtUwa 

Dans quelques jours, no- 
tre périodique inaugure- 
ra sa quatrième année 
d 'eaisteneer lie contenu du 
numéro d'octobre-décem- 
brs, 1983, paru depuis plus 
de deux mois, ne le codé en 
rien à ceux qui l'ont pré- 
cédé. * 

Edition ordinaire (512 
pages) : $2.00 

Edition ordinaire, avec 
section spéciale, (7n*8 pa- 
ges) : $2.60. 

Désireux d 'encourager 
l'ALMA MATER, les An- 
ciens feraient oeuvre utile 
et'Y/rofiteble EN S'ABON- 
NANT ou BJN RENOU- 
VELANT leur abonnement 
à cette publication trimes- 
trielle. 



(Petites Cours; 

Le classement des ligues In- 
termurales (20 décembre 1933). 

Seniors" 
Equipes- JOPNPrOlsPts 

Beauchemin 2 2 46 
Picard . 
Mortier . 

Letellier 
Banee . . 



34 
57 
56 
57 
71 






\. 



\ 



Equipes 

Jjrunette 

ïiacafiSS. 

UToyal . . 

Benaud 

Bézaire 

Equipes 

Rochon 

.Therrien 

Rinfret 

Benoit . 

Ctosson 

Legris . 



3 2 1 66 

3 2 1 59 

3 1 2 53 

3 3 51 
Juniors" 

JOPNPrOlsPts 

3 3 72 16 6 

2 2 42 19 4 
v3 12 26 36 2 



Ce sont là des vérités assez 
communément reconnues. Et 
pourtant, il est rare qu'on en 
tienne compte, Les femmes 
consacrent une partie impor- 
tante de leur temps à- la dispo- 
sition de leur coiffure, su ma- 
quillage de leur visage, au 
choix de leurs toilettes,, et pas 
une sur mille peut-être, ne son- 
ge à accorder la même atten- 
tion à l'éducation, à la culture 
de sa voix. Chez les nommes, on 
constate la même indifférence: 
un homme ne craindra pas 
d'employer une journée entière 
pour procéder à l'achat d'un 
complet ou d'autres articles de 
toilettes qu'il croira suscepti- 
bles d 'impressionner favorable* 
ment ses interlocuteurs dans le 
traitement d'un affaire, et il 
négligera complètement l'élé- 
ment essentiel du succès: la 
voix et tout ce qui s'y rapporte, 
{.diction, élocution, intonation, 
qui sont les moyens par excel- 
lence, cela va de soi, dç persua- 
sion en aJfajr^^-^HfgaffHtî^ 



phone où à la radio! Il y a là 
souvent un phénomène beau 
coup plus profond qu'on ne le 
croit, où la propagation des on 
des*8ensibles l>ar voie de vibra- 
tions magnétiques joue un rôle 
encore indéfinie mais vraisem- 
blable. Ceux qui sont ainsi sou- 



3^2 24 36 2 

3 0* T>7"~u" qu en tout autre domaine. Tout 



Midgets'' 

JOPNPrOlsPts 
•/t 2 23 4 4 
» 2 2 13 
. 3 1 2 11 
. 3 1 2 9 
.3120 7 
.2020 3 



6 
22 

7 
19 

8 






: : 



LL 



'Seniors" 
Letellier, 15; Portier, 17. 
Beauchemin. 25; Bance. 17. 
Picard, 19; Portier, 25. 
Bance, 18; Letellier, 22. 

"Jutes* 

Brouette, 27 ; Renaud, 0. * 
Laçasse, 21 ; Bésaire, 4. 
Joysl, 8; Renaud, 9. 
Béssire. 10: Brunette. 24. 

"Midfeta" 
Riafret. 4 ; Rochon, 13. 
Benoit, 5; Therrien. 7. 
Closson, 4 ; Legris, 3. 
Rinfret, 6; Closson, 3. 



AHTAtGIflF 



mauftde 
tstt , slo tient*, 



le reste, correction de la mise, 
élégante de la démarche, cor- 
dialité du geste, charme du 
sotirire, n'est que déeors, mise 
en scène, auxquels il ne faut 
attacher qu'une importance re- 
lative. A quoi serviront toutes 
ces brillantes dispositions exté- 
rieures, si celui qui évolue dans 
le décor ainsi fastneusement 
préparé, expose ses vues, défi- 
nit ses plsns d'une voix pâle, 
sans inflections, sans couleur. 
et dans un langage imprécis, où 
l'obscurité du fond le dispute 
à l'imperfection de ls forme. 

Comment expliquer mainte- 
nant que ceux qui ont l'ambi- 
tion de "faire du théâtre" ne 
songent pas un seul instant â 
étudier les capacités "dramati- 
ques" de leur voix't Cest un 
peu comme un individu qui as- 



connue» ne sont pas toujours 
uniquement le |ouet d'un capri- 
ce sentimental, mais ffls subis- 
sent peut-être tout simplement 
l'influence d'une vibration dont 
les harmoniques correspondent 
à la couleur particulière de leur 
sensibilité. 

Jean NEILSON 
♦ 

DEBATS A OI J) 
CHELSEA 



Lucien Ramier — Avec ma vie 
(poèmes). 

■ Canadien ^robleikis as seen 
by twenty Outstanding Men 
of Canada, 

Pascsl et Baud— Traité de 



Chimie minérale (Tome 8/ 
Julien Boitel — Littératures 



Hilaire Belloc— Charles The 
First King of En gland. 

Steiner — Money and Bank- 
ing. 

Eneyclopaedia Brittanier. 

Les Contemporains, reliés en 
49 volumes. 

Le Nouvelliste. 



— Psuvre homme! il y s long. 
temps que vous êtes sourd- 
muet T 

—Comment voules-voua que js 
vous réponde f puisque je suis! 

sourd-muet . . . 

• • « 

Venez donc mardi, je don 
une soirée à 9 heures et à mi- 
nuit on soupe. . , 

— Entendu, obère Madame: 

je serai là à minuit. * 

• • * 

— Une lettre pour moi? Gl 
see-ia sous la porte I 
' — J'peux pss, elle est sur ut 

plateau I- 

• • • 

— Dis donc, Euphrasie, ]$} 
deuxième acte se passe ub ai; 
après. 

— Pourvu que ' nos billeltl 

soient encore bons! 

■ ^" 



H. REOIMBAL 

MJMiler-Rérloger 

Réparations de tous genre», 
Montres, Horloges et Bijoux. 

III). m DALHOU81E 
Sn face du Théâtre Français. 



Quelques membres de la So- 
ciété des Débats Anglais de l'U- 
niversité, accompagnés du \Di- 
TecteuinSe ls Society -re~B.' P. 
Lorenzo Danis, O.M.I., étaient 
les hôtes dimanche dernier de 
M. le curé Stanton, Old Chel- 
sea, P.Q. M. le curé Stanton, 
membre très actif de la Société 
des Débats, autrefois, recul 
royalement les représentants de 
X&wmtte. A la Tsàlle^sroîs 
siale, après un succulent banquet 
servi au presbytère, un . débat 
très intéressant et très instruc- 
tif fut donné par quatre des vi- 
siteurs sur une question d'ac- 
tualité: Le gouvernement devrai 1 . 
i mou rager l'immigration au Ca> 
nada. Les orateurs d e l'aff ir- 
mative furent Messieurs William 
J. O'Shea et Sylvester MitcheU, 
et ceux 4e la négative, Messieurs 
Hugh McGlade et Hervé Mar 
ceux. Le Président de ls Socié- 
té des Débats, Moneeiur John 
P. Corridan, présida le débat, 
ei - les juges furent Messieurs 
Joseph Kennedy de l'Université, 
Bsrrett Prud'homme et Michael 
Ityan, d'Old Chclsea. La déci- 
sion du jury fut en faveur de 

la négative*. 

■ + 

AMITIE :— 

Celui qui n'a amais senti le 
charme d'une amitié franche et 
désintéressée ignore tout le bon- 
heur qu'un homme peut rece- 
voir d'un homme. 

Young. 

L'étude est la seconde conso- 
lation ; l 'amitié est la premiè- 
re. 

Mme de Sévigué. 




HORXflONTAXMnrrr 

l - €hafae «a WjHÈÊJm *• r Amé- 
rique. 

%—NiU a/ %h€ m mtiml *-u. 

t— ¥ét U$%t. * 
lé— Proaom géS SéU Sl. 
il- ■•»*• àt hm MolaMs «o* gor 

la. vota. 
is-PUtau. giiiiin i 
lé-LOéle oMM (9«hq.) 
te— À srogsVer. 

\M—A g ag» nm t- mtvmv rmêè- 
fê. 

14 — U«t d«s quatre ttkoM. 
»%-«malï« êiefMMon Ag«é/ twm). 
ST-A ~H«x»n •; „*•»!• Mg^t . 
té— A gsriM •/ Urne .. 
M — <"*»• •/ »« four oarM^I po*u, 



AdJMttt 

\*-*Im êm 
rira. 



é« 



to-¥as éia lr^ A^irttsa.. Ato* 
^•* tes g ri sa, , 1 ,, r«W. s* la 



mcAummtrr 
l—+m Qod. ^~~ 

%— «rasa écoaaalN ou irtaatalM. 
Krlalaritetloa «al sert A agg«l*r. 
é— MSflMé* periot of time. 
6— Un4Ud titatet 

I — Dtf fér ta c » gtaraiquu «t constf- 
tutiTt «S l%amsM «t du la Um- 

T— AaatAur ••*• •/ the mutie* 

•cote. 
I Mcc\+*Uc+i ééviM frr 1—\9**4. 

• ééui . 
ii-Jfse mth 

lé— Oruafc prtfi* i M ulag »< <>«* 
14— Abuo DoniDl 
>* *w» f_ gr»ea»> gr<i»<w# in thé 

i«— A oalut-. 

17 gaggoté n g thaï 

ta— m isa es qui a'aalaU gota* 

M— Bê—rentimt ftmr, 

14 -Toast es. transporté» 

»— FraSttHtioa qat ltdlqu* U lis* 

1« uauga. la forum, use. 
JT-Ars* (Aftgras.). 
M— An «K**me t i*n lu emiw miU 



•♦— »• *fcr«*p wUh tkê hemé 
II— The "Bwékéve BtmU: 

g-ffl régai (0«étof.> 
- Mg*e (As* eu.). 
♦e— l nê* i \ i\t < article. 









jcvmHAC a>l - m enauCL- paraissant 

LK Itft «t U£ M Ml CHAQUE MOIS 

o ©crTO.it e A juIn 



. m m ORS ANC OS LA 
SOCIÉTÉ OCS QÉBATS PRAMÇAlS 

dc uvMïvmmstrë d'Ottawa 



AJawuasaaaA: 5J 
M uamêra: 



Mrectear: Marcel OalaMii Hédactear tm chef: Robert. Baraalaai 

AdmUWtratcar: Baoud Gaathler 



Rédactioai «S Aduulalmmtloat 
Pa J i ii aa K dTOttaw*. 



DÉBATS INTERUNIVERSITAIRES 



OTTAWA À MONTRÉAL 



LAVAL À OTTAWA 






A.'' 



LE VENDREDI 9 FEVRIER 



L'éducation supérieure de 
la jeune fille 




BILLET 

Oh! ces Ppw-wow 



JEAN-JACQUES GARNEAU 

L'Education supérieure de la Jeune fllle est une question 
sur laquelle on discute beaucoup. Elle a en effet son impor- 
tance. Je dirai môme qu'elle est d'une grande importance. 
Ne concernè-t-elle pas les droits et le bien-être de la moitié 
du genre humain? . . . Quelques-uns diraient le bien-être 
de toute l'humanité, puisque la femme doit faire un peu lci- 
bas le bonheur de l'homme. 

. Notre intention n'est pas de résoudre le problème dune 
façon définitive, mais de taire ressortir quelques principes. 
Doit-on fournir àla jeune fille les facilités dune éduca- 
tion supérieure et même universitaire? 

Les uns, invoquant le devoir immuable de la femme à 
rester attachée à son foyer, prétendent que son éducation de- 
vrait se limiter à une simple connaissance de tout ce qui se 
rapporte à la maison. Comme Chrysale ils croient 
.... Qu'une femme en sait toujours assez 
Quand la capacité de son esprit se hausse 
A connaître un pourpoint d'avec un haut-de-chausse. 
Ceux-ci oublient trop, peut-être, que la femme, comme 
l'homme, est un être raisonnable et qu'elle possède alors des 

qualités lnteUectuetfes. 

Or, selon la Philosophie, tout ce que Dieu a donné à la 
nature doit être cultivé. Créât pourquoi la femme doit tra- 
vailler au perfectionnement de ses facultés afin de mieux 
remplir la mission que Dieu lui a confiée, c'est-à-dire, veiller 
surtout aux soins du foyer. L'homme en effet est le chef de 
famille et, en cette qualité, c'est à lui que revient le droit et 
le devoir des fonctions publiques et de la vie politique. 
4 Cela ne veut pas dire cependant que la femme, tout en 
agissant au foyer, ne doit pas du tout travailler avec l'homme 
au bien de la société. Au contraire, sa présence par exemple 
tu sein des organisations sociales est quelquefois requise, 
souvent même nécessaire. Une femme ignorante ne pourra 
pas faire rayonner dans ces associations une science qui lui 
fera défaut. Voilà une des raisons pour lesquelles la femme 
a besoin d'une éducation supérieure. Une femme qui aura 
reçu une telle éducation saura exercer une influence bien- 
faisante sur les autres femmes, en même temps qu'elle sera 
pour l'homme une aide précieuse. 

Les pessimistes croient aussi que la science aggrave dans 
la femme la vanité par l'orgueil. Chez les unes, disent-ils, la 
vanité s'amusera de l'étude comme d'une mode nouvelle. Chez 
les autres, un savoir nouveau augmentera l'orgueil. N'ayons 
rien à craindre, la véritable science n'est pas ce qui porte le 
plus à la vanité ou à l'orgueil. La vanité n'a pas besoin de 
l'étude pour nous envahir. D'ailleurs une femme» habituée 
par une éducation supérieure à regarder aux horizons de la 
vérité, regardera moins souvent dans les miroirs puisqu eue 
sera moins exposée que ses soeurs à se monter la tête dans 
les succès mondains. 

Une autre école, celle des féministes outrés, a des idées 
moins étroites que les premiers. La femme, d'après eux, doit 
être sur un pied d'égalité avec l'homme. * 

8oit, U femme a droit à l'éducation supérieure, mais elle 
ne doit pas exercer ce droit au détriment de l'accomplisse- 
ment de la mission que Dieu lui a confiée. 

Laquelle des deux écoles peut-on accepter et quels droits 
devons-nous accorder à la femme en rapport avec son édu- 
cation? 

H semble que les opinions énoncées par les deux clans 

(Sait* à 1a pue* lti) 



En voilà une idée, me traiter 
d'imbécile, as vieux- jeu, d'idiot, 
de glaçon, m' accabler de tout 
ce qu'une imagination en déli- 
re peut inventer d'invectives. 
Tout cel* parce que moi, indivi- 
du indigne dé vivre, je ne me 
soucie pas d'aller m' embêter 
dans un "fiv* o'cloçk tea'* % 
d 'aller m 'exténuer dans une 
danse quelconque, quand ce 
n'est pas d'aller m* étaler dans 
un "chesterfield" pour con- 
templer en imagination une sei- 
ns de clair de lune près de lé 
soeur de quelqu'un, à moins 
qu'elle ne soit fille unique! 

Certes, tu en as du culot mon 
vieux! veux-tu savoir ce que je 
pense, moi, de tous ces "par- 
ties" t Et bien, Us ne valent 
pas la centième partie du quart 
de la moitié d'un sou. 

Ah, je suis un imbécile! parce 
que je trouve ridicule d'aller 
m' asseoir dans une chaise Louis 
XI (à trois pattes), porter à ma 
bouche une tasse importée, si 
petite, ma foi, qu'il faut se ser- 
rer les lèvres pour ne pas voir 
la goutte de thé disparaître 
d'un seul coup. Imbécile ! parce 
que j'ai peur de me mordre les 
doigts en goûtant un vaporeux 
biscuit de la grosseur de l'ongle 
rose de la main qui me l'offre. 
Idiot! parce qu'à une conver- 
sation légère et décousue, je 
préfère la lecture d'un livre 
sensé. Idiot! ah! je suis un 
idiot mais quel plaisir, vrai- 
ment peux-tu goûter dans le ré? 
cit de l'achat d'une nouvelle 
robe en soie artificielle, dans les. 
gloussements de pitié" avec les- 
quels on te raconte que "le pe- 
tit chien chéri à. sa petite fille" 
vient d'avoir une attaque de 
fièvre jaune, que le serin s'est 
étouffé en avalant un groin de 
travers. Enfin, est-ce par pur 
amour de l'art que tu tiens à 
aller admirer le plastique des 
débutantes qui, de peur de cul- 
buter, ne s'embantassent pas de 
trop d'étoffe? 

Vieux- jeu et glaçon! peuh! 
en voilà une affaire. Vieux- jeu 
parce que je ne veux pas aller 
ridiculiser en public le plus beau 
sentiment né dans le coeur de 
l'homme, vieux- jeu! parce que 
je crois insolent et impudent de 
jouer à la comédie de l'amour. 
Glaçon! ma foi, on vit plus 
longtemps sur un glaçon, mon 
cher, que ions un volcan. 



M. LE SENATEUR 
LOUIS COTE 




Cest un beau cadeau du 
nouvel an que notre gouver- 
nement vient de faire à un 
ancien de l'Université d'Otta- 
wa en nommant M. Louis Côté 
à la Chambre Haute. 

Au mois de décembre der- 
nier nous nous étions unis au 
deuil qui le frappait, ainsi que 
sa vénérable mère, par la 
mort soudaine de son frère 
Martial, un ancien lui aussi 
de l'Université. 

Aujourd'hui il nous fait 
plaisir de lui ' adresser nos 
plus chaleureuses félicita- 
tions. De nous réjouir de cette 
nomination nous avons plu- 
sieurs motifs. ê: 

Non seulement le nouveau 
sénateur est un des anciens 
qui nous ont toujours fait 
honneur et nous sont restés 
plus sincèrement attachés, 
mais son influence s'est exer- 
cée sur un plus vaste terrain 
qui est un peu le nôtre et pour 
la solution de questions qui 
nous intéressent au premier 
chef. 

Partout on se plaît à recon- 
naître sa solide culture, la 
largeur de ses vues, son es- 
prit de suite, l'aménité de ses 
procédés, son dévouement sans 
ostentation mais* sincère et 
efficace. 
Les Canadiens français 



DIRECTEUR DE 
PUBUCITE 

Jusqu'ici les ser vices de pu- 
blicité et des relations extirieu* 
res n'avaient pas de titulaire eu 
propre. Ils relevaient des diffé- 
rents rouages de l'administra- 
tion. 

Pour assurer un rendement 
plus efficace, pour plus d'unifor- 
mité il a paru opportun au Con- 
seil de la maison de remédier 
à eet état de chose. Au reste la 
multiplicité des affaires et l'ex- 
emple des autres maisons d'en-, 
sejgnement supérieur rendaient 
cette démarche nécessaire. 

Le Révérend Père Henri Mo- 
risseau, déjà censeur de La Ro- 
tonde, remplira à l'avenir ces 
fonctions. C'est donc lui qui se- 
rs chargé de la publicité, des an- 
nonces, des informations diverses 
à donner au public. U servira 
d'agent de liaison entre les dif- 
férentes orgsnisations de l'inté- 
rieur et s'occupera spécialement 
des^ relations à entretenir aveo 
l'étranger. 

Nul doute que cette décision 
donnera à notre maison un nou- 
vel élan vers le progrès. 
G. Marchand, O.M.I., Recteur. 



Je ne te blâme pas, je ne fais 
que U plaindre. Tu es né phUo- 
lèvres, moi, jpAOo-lrvres. Tu as 
U "e" de éden et moi h "s" de 



Ma. Yoilè. 



MARIVO. 



d'Ontario n'ont pas oublié le 
rôle de premier plan qu'il a 
joué dans la pacification des 
esprits autour du problème 
scolaire ontarien, dans l'apla- 
nlssement des difficultés pour 
aider à une meilleure compré- 
hension et une plus équitable 
solution de cette épineuse 
question. 

L'Université en particulier 
sait ce qu'elle lui doit pour le 
règlement de litiges délicats 
dans l'organisation définitive 
de l'Ecole Normale et l'heu- 
reux remaniement de sa char- 
te, là confirmation et l'exten- 
sion de ses privilèges universi- 
taires. 

Pour toutes ces raisons elle 
accueille avec joie le nouvel 
honneur qui lui échoie. Elle 
sait, comme il l'a spontané- 
ment exprimé 1 e jour de sa 
nomination, qu'elle peut dé- 
sormais encore compter sur 
son généreux dévouement 
pour la cause de l'enseigne- 
ment bilingue dans la provin- 
ce et le développement de 
l'oeuvre tndversltaire d*Otta- 

O. Mareèra»*. O JtX Rectem 








I J; I i 








I 9 . 




Sfl 




LA 



École Normale 



2SSS& 



Mi* 



14 



COIN DES ANCIENS 







4 



Uni page de iwn journal 

Lit** Mme; s tôt m omrniè- 
r e de limé* Bmm le ssyer « 

lendrier palet agonise. Soudain 
un éclair jaillit: h» Mofllcm s» 
p r ssa tna entée tus ter lifts» Le 
r uaaBy j a dis Hem- ennV frissonne 
an août de sa frange. E*t sur le 
brasier, mon frêle carton se 
tord et gémit tout bas. J 'écoute 
un a un ses soupirs entrecoupa 
comen* on écouta lea dernier»» 
paroles d'un mourant «jaf Ban» 
est cher, 

"Nsguèae", iiantlïtîl dem", 
comme toi j 'ai cru au bonheur, 
maie Dlueàom Lo vie est mm mem- 
songe. On ssnre «a jeor, raoi* 
a» imMIi pta*. vâer. 

- — vieux «Mener ht, me ssas» 
tu pas qur les hommes sent in- 
constante. Ile se fatiguent vise 
de* choses ; o wjj so s» xat 
après d» neirveHom 9k vis 
souvenirs ; ioi t ^ p tnt d'espoir. 
Farèfaimevleur éV brûfar Isa 
coarndrrers evmot qoe naisse 
l'acmêe.** ^^ 

— "ILsis me savent-no pas emt 
ilsais i n leur l és si r s » des smr- 
priseaf Les eaBanejmtann mena» 
sont fraie et ■ iiips»ao, il est 
vrai, maie entre Iras* fensftets 
Que de- déecy tiens, 
mes sent encore vntieos. B «m est 
de ■ému, pour les 
meta cites séant se 
mères que le 



yrait- leur suffire. PourejaùX 

ont-ils toujours cette soif de ceamj 

naître le demain si incerUàmf 

Quand ils auront vécu, ils «ss* 

ans» que l'avenir n'est à por** 

sassae. 

Je- meure, mais teseasa moi, a» 

*TL» nuit cae wikm «o» regard 
Ta voix s'éssmeâVa suer ta basa- 
Dans les angoisses du départ." 
Un murmure. . . un silence. . . 

non» sa B e ntnta insatiable qui 
envers ha mois,, les jours, se re- 
pose satisfaite. Un an vient de 
s'efface pour toujours. 



dans leur vol et des o smoU ' ss s'en* 
tarai. Sur mvaa manneau,. dnur 
aa antres feuilleta bleus van- 
tent les attraits de Fan neuf. 
Maia douze coups îéeennent à 



-FIm «>*»■ 



r 

Et pendant eue je ■ange s> se 

méalîm. . „ à eethi sii—i les 

dernières lueurs du foyer s'étei- @P TBCUM8BH, ONT. 

gnent tout doucement. 



Il décembre 



** 



Déridons-nou» 



sVSIemt 



afces *>a ea> 

Ken» sevaâfrB usjssî s éV 
dçmander aux détenteurs 
de toute une collection, de 
quelques volumes ou 

reey de noua la daret* Née» 
peeavrieam rependre à ceux 
qui s Informent. 



Nirairciîe 



fUs disparus 

Bii iTiho P a radis, O B, 

les surpris» a été mmnde 
ejaanel fil nouvelle d» le mort 
sialmuedii d» Montûenr Bodol 
pfte Faoadie» avocat» oonaeiller 
du Bai de MemereaaV tat parve- 
mu* m ~La. BetmnaV'! 

Lan ancien* on M 9$W' ae 
npptileromt cet élaunant si 
actif dans tous les domaines de 
envie collégiale. 

Pendant la; ammiére an 
ses études, I8Sfr-189B 
pbe Paradis occupait le fauteuil 
présidentiel de la Société des 
Débet» franeam 9 *ot *sej» 1» 
troisième président de la Soci- 
été* a»amt' euoeéd» à Bttj£a» 
Qroalx, devenu prêtre et décé- 
dé depuis. Ce dernier aval! 
remplacé Adélard. Ouimet. pré- 
sident fomsmhiur; avocat et très 
actif enceee à Montréal 

Bsdelpie Paradis élait aussi, 
cette année-là, bibliothécaire de 



/ Il nous fait plaisir d'aunes- la salis de lecture des élèves. 



Quelle différence y 
tre la sacrement 
le aaarememt de 

Dame. 1» 

tenec em a. le» 
et dana le 
on m a 



ecr à nea leeetusa, la fasmaalem 
d'une nouvelle raison sajaa» tm- 
nadienne-française connue sous 
le nom. de Bseina é Gif nac, 

r édifiée Canada. 
M. Armand Bacime est natif 
Ontario. R est 



avemt 



peai. gradué des Universités d'OMsv 



wa et de m^artremf. H fit 
étude» légales à*Oagoode HaU, 

meesv M. Kaeime était aaeeeîé 
avec MeTague; €3adt é Bacime. 
IL ieaèlai F. fllammu est na- 
tal dm Camsem de Maeaem. Il fit 



res 



ffIBm 



Pmpst,a1»1V 
eu-asaavCmt, a «m la «mai 

•V «tt#armpdam. 

inaaimtsiis nés pftut vives apmv 
pasfiauL 



età 



Ci 



et Cas et 
Leaim SfcKsnrey, i 

maaaemv ceeasae 
MmLlaaima 

aaKOst. H.L 

gradué de 1 Umivenité è'Otta- 
îra et A'Oagmoâe Hatt «t depana 
as» appel pramaum avec Gignae 

et Mm» 

Lmmeuvelle aesoeiation est 1m ! 
si» raisam lagata absolu saemt 
mmanenme- française des viDesr 

frentières. m 



École 



f4.f 



LE TEMPS 



De atérOea soucis motre leainmfe aat 
Leu£ meute *ar»« jitiq »ga j ctsaeae à 



PERDU 

et eVenau»! 



et 



ntlleafu*. 



cn« leà; 
llîMwaeeetmpeuae; 
âma> «A Je t» aeeme; 



m me somma» de pas et de visite»! 
Qui pullulent autour de nos 



thé! 






r coeur, la, menas* et le 1m, 

ofen se toc à eltttérer de vivre, 
dana 1 ■' o mar e attend la> volante. 

v a* ti.i.a.'i^ m' 



Vm aemaas i 

voir l'avocat et loi 

de gpcm m o moi 'ii iisiT 
^CelSi dfpasi de l'affaiee; 
que vans demaa 
ponr la danrnee 
orné m «ma aa m» 

i. IU--.. 



me déoanvaases de ma 



! 



Deux acteurs discutent et 



LesfiUsdeNaëletdeUCir- 
cemeisiem revêtirent on. cachet 
de ajande seaSnnm» dams ae tr e 
caviar. Le Bév. Père Pitre fit 
Oui. cloquâmes sermons à cette 
aVssaaV eeeaaion, et phisienrs 
aamjajajas de fîéeies s'appno- 
cisèlent de ta tabla, sain te. La 
religieuse était sema le» 
de II CTsspfcec Lé- 
la jour -dm Noël, et 
tsa» Léemsrmeau. aa 
fîUe, tooaasmt rergme. La eao- 
rose gîeamri liimo cbmmta la 
Btesae de- Massai en dcuoL pae- 
tien édales. Le* îofiatse furent 
Mit. C. et JL Létoormeau, lac 
GL Laceose, a Lée et Albert Le- 
Ussae t Laurent LaeJaanee^ Maso 
Hrnemt Labotte, et ssssen Amer 
■ aT s s » o à \ Mme Banm 
Tbiber t, et B. Qonên, Lea t reu- 
It i ni B B es Tetmsasib firent lea 
frasa de la mu s iq ue » la messe 
des Jesnr der L'ios et réeétèreni. 
la sssssal qn'um eJontiMo». à la 



Ses asti-wfcaa 

rade pois» Baeensent v 
effet, trouve-t-on au collège un 
élève qui fasse partie de tous 
lBB^preoriu-s" clubs. Ce fut le 
cas de Paradis. Au rugby, il 
figura parmi les soli des ebam- 
pî ens du Cknada de 1899 1 cote" 
eV Modiste GoiUet» 
Ifassen, Charma- Comdet, M. 
Cormier et des autres, mm dépit 
de son poids relativememt Mger, 
Mt livres, il occupait avec brio 
la position de "full-back". 
t)Oanâ m saison rsmenost lea 
jen» é» Classe, de Omit et de 
Balle a» ebosopv i JJÉ a as piif 
mais imesffi an plane an» 1' 
pesénas» 

Se» aabueté snertive 1» fiai 
pesté A In vkcraÉèùelsmec dm 
l'Association athlétique. 

Ans uamems me jeâm lâë% U 
jeun» Pi se ois daeteebo nvec 
hemmemr le titre de Bemnc&sar es 
Arts. Il se destinait au- b 
Beau A la pratique dm 
en 1196V * entrait peu amrea a» 
Caamvsne» Pacissya» attaemé a» 
eemsemeaeoia. %* < 

que la mort venait 1» frapper 
!» 4 janvier demies. 

A se» épeose r à an» 
demi emrcoae et deani fi&ee, à 
tant» an famrik éplosée, w i» 
Botende" offre rexpression de 
sa pref opde sympjjt aa». ' 

Nos vreea sympataics A €eV 
rard St-Laureot, s\A^ '25^ à 
l'occasion de la mort de so» 
père. 

Mon prefamdee tj si pot sise 
a aeai m lo fannise de Msianmm 
Artanr Cholette, u» aneic» do 
Hall, ». Q. , émeéèn lo 

dernière. 





M 



le 



o»r 



et emti 



son» 




vantent leur talent respectif. Biifière-swr-Canmrds, le jour de 



Moi, dit l'un,, dan» une pièce 
l'autre jour, j'ai ri de si bon 
coeur que tans lo» spectateurs 
s» attrapèrent des cranrpos dans 
le ventre. 

l'autre, 



Ne». 



: 



Ce n'est sien, rep 
nun\ don» urne peso» on» non» 

aseny je asaa ssert d'mno saort 
d> astrmi slla ejae mon émeeeteux 
OTomem lîi > I 



J.-E. UUZOK 



Vice-prégâdent 



Cordial merci 



wa.flcotlefmiéeM. et Mn 
J. Lanthier, 111 no Ohapel. 



Noue ores» été aoeei 
de recueilli» quelqnos nome par- 

l Isa ■emabsfiii ameiens qui sent 
passes par l'Université durant 
te» vacances de Noël. Cette liste 
es*, de beaucoup incomplète, nous 

5T«i m-mremt 1 eenm ont 
» y Bg ae snt pan eue nome gas- 

■s l'scrémbk aomwmir de Isat 



l'abbl 
Be iwt Cnav 
Dr Artmor 
l'sdnt 
St-Denis, 



Bonerf, Syivani 
Lsnss 9tl>rmîm> Bermarm 
P1*n»t Cmanrn» Canneiîy, EdV>« 
nis—Bj. BL T. Berné Henord, 
Paul Bscnon, Iswrent Lacroix, 
HeetoF MwMtai. Ban» TîneenL 
Léem P»s»e\ Inobe C J. CaasU 
dy , Geatoa, Tfeaesmy Jofien Pî- 

emottmyTili i Tsatrinatt, Pran- 

TWir**. Léo 
londrevifle, JeAn C. Dmeo. - 



^''iABe^onsle'* 
le 
ketenrm qoi ont envoyé 
eeuhahs de Noëà et de 
Année. 

les voeux de bemneor pour 

et de bnngoi vie 

1» journal ne «atlriatiernl 

urne ascension continue vers 

ogres. 

tous un cordial m er ci. 

Le Directe»?. 



bat* extérieure 



MOTS 1VOBDBE 
Nos» assBamea, tei 
es» nme notre espri 
national ne peut garder aa 
»«*■»«» ■» ▼errm eeipjnaenc 
frsmcmise, eue s'ii reste tn 
tact aver le bercée» de a 
race. 




Aniansdlu» cernant a 
fois, noue eVeona gssosi 
g»»t do» postes périile»» j 
tre ht «otarie momvelie r mon» 
devons nous préparer aurWri- 
Çcn» suprêmes pour la défemae 
ae lm cité iraaeoke 
Abbé LIONEL 



, Spéeioiité: Médoiaes de 



' 



de 



13T, roc 







Cit«>CR.,LLJ>. 

AVOCAT 



M^WtW^tM 




»* 



LUCWi MASSÉ 



des Débmte fren 
une booisMc ex- 
l activités. Bile 
série — nsohee, 
t — on dèbots dan» 
des f^iron». 

Mair de la Société cet de 
pin» loin l'entraîne 
oratoire de aat membres, 
seueskme devant de» audi- 
étrangers seront d'un >m 
profit à non jeunes ora- 
Fnturs prêtre», mtodefing, 
etc., tous devront plus 
mettre leur talent an ser 
de U société, qui » de plue 
plus besoin dnonrmes »M- 
aetifs et décidée à défendre 
bonnes causes. 

te nouvelle m éCé aoenerllic 
entboneiaeaae par tous lés 
membres de la Société 
renient prouver on*" aux 
bien née*, I» valeur n'at- 
par le nombre des années. ' ' 
Marcel Ouimet. 



I. Bélanger, ko. 

OfTOMETBISTE 



»A^ E^iv 

■aéeical 
«u Lac EâMuarJ, 
i« M la 8eet»M 



osaD.-r. îeao-ia. 



Mannfactorijin; 
Co. Ltd. 



DEBATS A LA 
RADIO 



Le» rep réeentants des Uni ver- 
sste» Uvoi, 4* Jatndaoni et eVOt- 
Un» as ifoeismeiiol I I'Usimi 
site de Montréal, le 27 décembre 
dernier, pour étudier le projet 
d'une hgne de débets iatermai- 
veraitairea à la radio. 

às ei e taient à In réunie», Mgr 
Piette.reetcnrôVl'Unrversitéde 
Montréal, le B. P . Marcnmnd, O. 
M. I., recteur de l'Unir traité 
d'OtUwa, M. l'abbé Laliberté, 
repréeeatant de Mgr Camille 
Boy, recteur de rUniversité Le- 
^al, M. Bdonard Mon^peth, so- 
ciétaire de l'Université de Mont- 
réal, M. labbé Deniger, direc- 
tenr des Débals à Montréal, et 
le Ks P. Monsseon, O. M. I , di- 
recteur des Débats à Ottawa, M 
Thomas Marner, viee-préadent de 
kl Commission canadienne de la 
radiodiffusion et son secré tai re, 
M. Houle. 

Un concours éliminatoire en- 
tra le» diverses universités ca- 
nadiennes décidera de la meil- 
leure équipe do Canada. 

I» hgne cor mpr end trois sec- 
tions: l'Est, l'Oncet et le Ce» 
tre, 
I- L'Est comprend urne atetian 
frammaiafi Laval, Ottaîpo, Mat» 
ronl, et nme aection anglaise — 
McOill et lea universites des 
provinece maritimes. 

Les UmversHéa de l'Ontario 
constituent le Centre, et l'Oueot 
a» ases p es e des mniversités du 
Manitobo, de la Saokatebewan, 
de l 'Alberto et de la Colombie 
anglaise. 

L'équipe victorieuse de la sec- 
tion anglais» de l'Est as mesure- 
ra à réquipe victorieuse du cen- 
tre. 

Les vainqueurs de ce tournoi 
devront faire face à ceux de la 
section française de l'Est pour 
déterminer l'équipe victorieuse 
de l'Est et du Centre. 

Alors, pour In finale, eea der 
nier» fbssnpinns a» mesureront 
au* porte-couleurs de l'Ouest qui 
auront été ebonna dan» on eon 
coure scmablsble i eehri de l'Est 
et dn Centre. 

Dans une discussion entre la 
section française et une section 
anglaise chaque université pré- 
sentera respectivement un dis- 
cours ' anglais et un discours 
français. 

Cbaqoe débat eoamprondr» 
don» orateurs de la même uni- 
versité. Le premier orateur par 
lera buit minutes et le deuxième 
cinq minutes. 

SECTION FRANÇAISE 
DB L'EST 



i£^ B5 



PROPOS 




QUO NON ASCENDAM 



Vos amis do Belles-Lettres 
'27 désireux d'entrer "in doc- 
te corporc" des Docteurs de 
leur Anna Mater ont statué ce 
qui suit: 

Attendu que lonr Conventnp 



(fiction) coUégiale (en effet il 
a eu eon origine au collège), 

Attendu aussi que nombre de 
net membres «ont "Docteurs" 
"ni aetu" et que tons peuvent 
le devenir à cause de leur "po- 



tentim obcdicmtiaba'', 

Attendu enfin que 

nous » déjà enantés: 



le Poète 



. mALW»^ 

nreent s» »mst 

Kaauskaeinr. Ont. 
w Messemt o» m seeieei 
eme newe» rnuimia. 



La première discussion aurs 
lien dana l'après-midi du 28 
janvier prochain. BU» sera irra- 
diée sous ko auspices de la 
Commission canadienne de la 
radiodifusion par le réseau de 
se» postes, CRCO, CRCM, etc. 

A cette occasion Montréal dis- 
cutera contre Québec: "Lo Con- 
fédération eotolle née viableî" 

"La politique canadienne est- 
elle, an vingtième siècle, supé- 
rieure à la politique amérieai 
net" Tel sera le sujet dn 'dé- 
bat do 4 février entre Laval et 
Ottawa. 

Le 11 février Montréal se me- 
surera à Ottawa. Le litige sera 
le suivant: "Dans les circons- 
toneos présentes, la cour supé- 
rieure devrait être la dernière 
ODUr d'appel pour le Canada.' 

Trois jugeai constitueront le 
jury de ces débats: l'on à Qué- 



"De net 1 classe les quarante 

copains" 
Mieux que le travail, aimaient 

le pain." 
Cmaeun portait partout on air 

candide," 
Toujours r en ch éri t d'un esprit 

lucide." 

"On ne disait aucun mal de ces 

bravos gêna" 
"Car pour répondre ils avaient 

Vara^»s»ent:" 
4 Que sur mono, tombe lo 

roière pierre," 
"Si de l'innocence votre 

est f ière." 



ei- 



Bt coeterj» jet w^.-. . . , 

Non» établissons la thème 
jointe e» vue d'obtenir on 
"bonnet à quatre cornes" pour 
montrer, aux générations futu- 
re» que notre Conventum n'a 
pan seulement l'essence mais la 
•toléité" d'une existence doc- 
torale. 

THBSI8 

Le Conventum "Que Non As- 
eendam" a un droit de cité dan» 
lea Annale» de l'Histoire Uni- 
versclle. 

PRAENOTAMBN 
1 — Sensus verborom: 

Conventum... Etymologique- 
mçnt — ce qu'on vante, 

Définition réelle — ce qu'on 
propose et qu'on n'exécute pas. 

"Quo Non Asccndam"... Une 
devise que le P. Péruisset ne 
prisa point, car il trouvait que 
non» étions assea 1 ino tes, sans ae 
donner pour modèles, l'écureuil 
de Fouquet. 

droit de cité.... v. g. le devoir 
que croit avoir les secrétaires de 
Conventum de venir chaque an 
née troubler la paix de leurs 
confrères, 

dans les Annales. ..Le., dana 
des livres que les punaises et les 
rats sont seuls à dévorer. 

l'Histoire Universelle. . . cel- 
le qui conserve "Le geste de 
Lafontaine an Parlement de 
1842" et "Le discours aux 
zouaves pontificaux" discours 
qui m endormi le» Canayena ac- 
courus pour voir l'écureuil bien 
élevé. 

2 — Adversarii: 

"Dana on port" les fidèles 
émules de "Jus Romanum" 
non habent "oenka rétro". Do 
n'osent paa se rappeler qu'ils 
ont voté une législation pour 
leur Conventum demandant d'é- 
crire ans amis an moins une 
fois l'an. 

"Dans un autre port" ceux 
qui sont entrée en société avec 
une idée "bistourione". Ha tail- 
lent dans les chairs vives de leur 



% ■ 



V^r^ï»»^ 












5*?' 



É&63T 








fbse. 



H. REGIME AL 

nijMtfer-Herfecc* 

Réparations me tons genre*, 
Montres, Horloge* et Bijou». 

MIS me DAIJeOUnl» 
In lace du Théâtre Franasis. 



bec, l'autre à Montréal, l'autre 
à Ottawa. Le» juges devront 
feire parvenir leur décision par 
télégramme à M. Thomas Ma- 
her, qui, le soir même, rendra 
le verdict à la radio. 

Les orateur» de l'Umvexeitf 
d'Ottan» seront choisis inces- 
samment et se mettront an tra- 
vail 

Récei MiUette, 
Prémdemt de* Débets Fromc«sa. 



C corv e nt ent, considérant tentée 
oni no lonr v» non, cessant des 
ap pendi c e s. 

S — Status quaestkmis: Non» 
exposons notre volonté por une 
thèse pour trois raisons : Lm pre- 
mière raison, s'est que e'eot la 
ntode de parler por thèse; 

La deuxième raison, e'eot 
qu'un "Doctorat" sans thèse, 
c'est comme un •'Docteur" sons 
pilule; 

La troisième raison ... eh bien, 
il n'y en a pas de troisième rai- 
son, mais nous exposons notre 
thèse quand même. 

Tnes» Probatur 

Ce fut «ou» lea verts ombra- 
ges du Paradis Terrestre (quel- 
ques voix : Passe an déluge) que 
fut inventé les "Conventum". 
Maia au soir de lm première réu- 
nion, comme vous le* savea, le 
Président dut abandonner aa 
emaiae eurule. - g 

Mais le Conventum le pins 
bruyant fut, sans contredit, ee- 
hri que présida notre grand- 
père Noé. Aussi dès qu'il attei- 
gnit le mont Ararat il mit tout 
susextâi se» convives dehors. 

Le Conventum parfait ne de- 
vait apparaître qu'au jour de 
la confusion de la Tour de Ba 
bel. Depuis ce temps-là lea con- 
féreneea économiques et les so- 
ciétés de Bonne Entente esse i Mit 
de reprendre aussi f idèsea»eni 
que possible le programme des 
francs-maçons utopiste» qui ont 
essayé d'escalader le ciel. 

Le Conventum ' ' Quo Non As- 
eendam'' a tontes les caractéris- 
tiques de ces trôné» eanens qui 
ont rempli de leur tintamarre 
les salles de banquet. En 1927, 
après moultea délibérations où 
nous avons dépensé forée ne> 
pier, chacun a enfoui dans sa 
"emVBnttisniili'' le» résolutions 
prises. Cette marmite (In sub- 
conscience) doit bouillir durant 
treize ans. Quelquefois, il s'en 
trouve dea braves, qui soulèvent 
le couvercle pour voir s'il reste 
encore des atomes de leur sou- 
venir passé. D'antres méprisent 
le fumet de eea réminiscences 
fantasmagoriques, comme autre- 
fois 3» tentaient d'échapper 
aux vapeurs de l'H-2-S. 

Voilà donc pourquoi votre fil 
le est muette. Néanmoins, eepen 
dent, car (les petits char») il 

est évident que notre Con . . . 
(Une voix me crie: "Tais- toi, 
Buse!") 

Quand cette voix d" Alors" 
dame, je n'ai rien de mieux à 
faire que de "skipper" en vil- 
le, après avoir référé à une 
liste d'auteurs qui se déchirent 
sur le sujet en question : 

1— "On Mange Ici", volume 
' composé por les Bév. Frè- 
res Leblanc, Cloutier, Pi 
ehé, Pronlx, (tona D. Ph.) ; 
illustré par les Frères Cas- 
tonguay, Rousseau, Bob 
Voyer; et vendu por le 
Frère John Pétrin, nouvel 
aspirant au Doctorat. . . 
Adresse: Scolssticat S. Jo- 
seph, Ottawa. 

2— "On Meurt les" synthèse 
des épopées des Bév. Frè- 
re»t Crépeau, Latour, Le- 
violette, Rbéaume. (Ce vo- 
lume est écrit en Cri, en 
Allemand, e» Italien et en 
Anglaia). 
Adresse: Scolssticat du Sa- 
cré-Coeur, Lebret, Sas». 

3 — "Le poids moyen des eha- 
. noinea prébendes" par l'ab- 
bé R. Couture. 

4 — ."Sur l'envers d'un verre 
vert on* ver vert rampant 
ver» un "Shamrock", ea 
e'eot vert!" par l'abbé P. 



Foi et langue 

lit Csmodkn f raneoia n'a 
rien de plu» cher que «a foi et 
ma lancne. Il lea a reçue dan 
aïenx» il les vont transmettre à 
se» enfanta. Il y tient u sais r 
à un patrimssme. P e o r an o i t 
C'est que, pour loi» foi cntno- 
liqoe et lamgne trajacmioe sont 
deux facettes d'un même carac- 
tère ethnique, 

Ken» lisons dana une chroni- 
que de In <4 Bcvoe de Grenby" 
que l'union qoi existe entre la 
langue et la religion est une 
unira» morale réelle. 

I» langue gardienne de la 
foi, voilà mne vérité qui nous 
est clairement démontrée par 
l' histoire des peuples. Plus d'un 
exemple nom» sont donnés où 
quantité de gens ont perdu la 
foi emthoUque parce qu'ila ont 
oublié leur langue maternelle. 
Mais un lien, une union entre 
la langue et la fei, e'eot une 
chose qu'on ne peut pas affir- 
mer gratuitement. 

L 'Eglise fait autorité on coi- 
te matière. Elle a toujours res- 
pecté l'union intime qui doit 
exiator entre ht langue et la foi 
L amtorité do l'Eglise appuyait 
si fortement, il y a quelques 
sSèalan, sur cette union m si a i e 
qu'elle » presque "memncé 
d'exeoaamunication quiconque 
tenterait d'amener un catholi- 
que dn rite grée au rite latin'*. 

En 18*9, la Sacrée Congréga- 
tion de la Propagande obligeait 
les msanaoaiiiiii do "savoir 
p t if B ^i— » le* langues verno- 
enlairea". Depuis toujours, les 
Papea, Yktûren du Christ sur 
la terre, obligent lea prêtre» à 
entendre le» confessions dans 
la langue dn pénitent, autant 
que possible. L'Eglise, autorité 
infaillible, respecte, comme 
nous le voyons, l'union qui doit 
exister entre la langue et la 
fei. 

"Etant eon vaincue et nereov 
"adéa, rapporte la ebreniqoe, 
"que la foi et la langue sont 
"en relation intime, nous de- 
"vonm, dana l'usage de notre 
' ' langue, montrer de plus en 
"ptno d'amour et de fierté." 

Défendons notre langue ee» 
tre tontes les attaquée de cens 
qui luT cherchent noise. OlÛÊÊÊf-' 
vono-Im pure et belle envers et 
contre tous. Respectons notre 
langue, et notre foi sera plus 
ferme et moins baf f ouée. En un 
mot, soyons de» Canadiens à 
figures françaises et eathoh- 
ques comme nos pères. 

Qérald BOUTET. 



Il 







à » 



1S4) 



NomVeeshwilem 
AUBAINES 



éerant le 
Mol. de Jnnvter. 



■ 



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ROBERTSON Frère» 

élèves me rT Jeé e u ssi O 



Mercerie pour Hornanec 
et Jeunes Gens. 



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r-iii irnïiiïnif iritiitiii 



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LAttÔxWM, uiANvnom* 



9t*xJèana **»*« — *• fte** » 



HOCKEY 



Une équipa nV joueurs parmi 
les élèves de l'Université a fait 
le voyage de Maniwaki pendant 
laa vacances. Deux joutes eurent 
reçue. Deux joutea eurent lieu : 
lieu: une fut gagnée, l'antre 
perdue. 

La 1ère partie resta au cré- 
dit de nos patineurs au pointage 
de 4 à S, fa seconde donna l'a- 
vantage aux joueurs locaux danf 
une marge de 3 à 2. 
' Nous avions le plaisir de -voir 
figurer suri 'équipe adverse trois 
anciens du collège : M. Jos. Gen 
dron, Joa. Patry et Buek Boyle. 

Un bon groupe d'anciens élè- 
ves de Maniwaki était parmi les 
■pectateura. Nous avons remar- 
qué entre autres ; le docteur Le- 
duc. Lionel Bonhomme, Aimé Le 
vaaseur, Alex Dupont, Jim 
Nault, Jim et Jack Donavan, 
Jack Logue, Jules Patry, JSm 
Quaile, A. (Tassé) Bo y. 

Nos annonceurs 

Notre -petit journal vit bien. 
Les félicitations et les voeux de 
prospérité qu'il reçoit l'encou- 
ragent. L'aide financière qui lui 
vient des annonceurs lui permet 
de continuer. 

Sur ce chapitre des annonces, 
*La Rotonde" recommande 
fortement aux élèves de l'Uni- 
versité de consulter ses annon- 
ceurs et de les préférer à tous 
les antres dans leurs achats. 
Etudiants, faites comprendre 
aux marchanda que pour avoir 
votre clientèle, il leur faudrait 
annoncer dans "Votre" Boton- 
de. '.Vi.: ."- ..,/ i.i « 

Les lecteurs extra-muraux 
(Le nombre augmente ton 
jours), feraient bien aussi de se 
prévaloir de "La Botonde" 
dans leurs emplettes. 

(REVUE DE L'UNIVERSITE 
D'OTTAWA 



Mgr. Bonhomme 

Au nom des élèves de l'Uni- 
versité, lût expédiée à Son Sx- 
cellenoe Mgr Joseph Bonhomme, 
CM T., vicaire apostolique du 
Baautoland, en Afrique-Sud, la 
jolie somme de $15.00. Le cours 
des Arts contribua $5 ; le cours 
d'Immatriculation, $S, ( 
autre personne $2. 

Au nom de Mgr Bonhomme, 
nous vous remercions très cor- 
dialement et noua vous félici- 
tons de votre générosité. 



>-'■' ^" 



« 



Salle de lecture 

(Nouvelle* acquisitions) 

Raoul Morçay: La Renais- 
sance. 

Pattison: Easey on Man. 

Thomson : Castle of Indolence 

Brekner: The Explorera of 
North America. 

Almanach de la Langue fran- 
çaise, 1934. 

Headly: Making the Most of 
Books. 

S. Wilson, S. J.: American 
History. 

Magruder : American Govern- 
ment. 

S. Lealie: The Oxford Mo- 
vement. 

J. Clayton : St. Anselm. 

Purceîl: The American Na- 
tion. 

Th. Chapaia: Cours d'Histoi- 
re du Canada, 6 volumes. 

B. Morrison: The Catholic 
Church and the Modem Mind. 

E Ellard - Christian Life and 
Wership. 

C. Hollis: Erasmus. 
Mowat: The Concert of Eu- 
rope 



La puissance 

du sourire 



Si les caricatures ne repré- 
sentent plus l'instituteur muni 
d'une longue baguette, aux di- 
menaions en rapport avec celle 
de la elaaae, eflea lui ont con- 
servé l'oeil austère, et, au front, 
le pli vertical de la sévérité. 
Elles traduisent ainsi une ex- 
pression familière à beaucoup 
de maîtres. Dès qu'ils ont fran- 
chi le «enil de la classe, ils ban- 
nissent, le sourire et de leur» 
lèvres et de leurs yeux, car ils 
le croient ennemi d'une bonne 
discipline et d'un travail fruc- 
tueux. Les élèves, inconscient 
ment, prennent à divers degrés 
l'expression du maître. Les plus 
appliqués sont aussi sérieux que 
s'ils lisaient au mur: "Ici il est 
défendu de sourire". Dans nne 
telle atmosphère, le travail est 
pénible, le devoir semble lourd, 
et difficile la leçon qu'on écou- 
te le front ridé. Le maître, qui, 
de son regard, rappelle sans 
cesse à l'attention et à l'effort, 
est souvent un excellent péda- 
gogue, en ce sens qu'il fait bien 
comprendre et beaucoup rete- 
nir. Cela ne suffit pas à le pré- 
senter comme modèle. 

Sa méthode, en effet, ne tient 
aucun compte des lois de l'acti- 
vité enfantine. L'enfance est 
l'âge de la spontanéité et de la 
gaité. Si nous créons & nos élè- 
ves im% atmosphère d'austérité, 
et si nous leur disons: "Tra- 
vaillez paroe qu'a le faut, par 



L'ACTION CATHOLIQ 



J 
Une nouvelle rubrique 

La Botonde est l'organe de 
la Société des Débats français 
de l'Université .d'Ottawa. Elle 
revêt pourtant un caractère 
d'universalité qui sied fort bien 
d'ailleurs à une feuille univer- 
sitaire. Cest qu'elle se fait vo- 
lontiers le "haut-parleur" de 
toutes les activités universitai- 
res, et à cette fin elle accueille 
toujours joyeusement la colla- 
boration de ses lecteurs et amis 
dans tous les domaines qui con- 
cernent la vie des étudiants ac- 
tuels et celle des anciens. De 
sorte qu'elle est comme un car- 
refour où se rencontrent le pas- 
sé et le présent pqur s'unir par 
des liens indissolubles, liens de 
fraternité, et de constituer ainsi 
une force prometteuse. . . 
Mais La Botonde est fidèle au 
progrès. Elle veut être aussi le 
porte-parole des mouvements 
divers qui passionnent la jeu- 
nesse actuelle dans tous les or- 
dres. C'est pourquoi elle a di- 



Walter Scott: Letters. Vot V. 
Henri Boucan : France et Co- 
lonies françaises ce ' je le ^ noug i e , 
Almanach de 1 Action Sociale ■ ^7 * . : n * A iw nft iu m ,,nt 



,m 



LIVRAISON DE JANV1EK 
SOMMAIKE 



Ua 



Catholique. 

Boulenger. L'Antiquité Chré- 
tienne. 

a 



p*r la Rédaction. — Oè 

i? par l'Honorable L.-A. 

Taachereau. crémier ministre de la 
province de Québec. — Le JaAaa a* 
l'Aeaale (suite), oar le B. P. A Da- 
vid. C. 8. 8p. — Le ea eral a tr Plan» 
Le Marat. atow d'IWrrlU* Tii M t 
me eaïaaajme: teatatHa aa» U* 
Faaasaai. car le R. P. I. Le Jeune. 
O. M. I. — Vànrtte. par Uonaieur 
l'abbé H. Learos. — Aveaftr 4a sel- 
latrlaaa t aa Sa* a* rAfrtaar. par le 
R. P. P. Lavdevant. OJaM. — La 
barbarie aa r »abe aa la uliBfcttlIu 
par le R. P. A Morice. OUI. — 
Emr» mt exee» la Eatbetie*. oar M 
D. O. O'Grady. — laaaf tt - H é rt ala tt - 
mt wmr r acte 4e fat a a lirth . Par 
le R. P. J. Perhalre. CSBo. — 
Ittea à la aaaa 4a la aenaéc baatai- 
•a, par le R. P. P. Blanchl n. OJf.I. 
KEVUE DE L'UNIVERSITE 
D'OTTAWA 
TniMESTRIELLE 

512 oacaa. 12.00. 
■jatten >omoléU (Incluant la 
fftJjMMS. »2.80. 

Adresse: Lé Secrétariat. Ave- 
nue des ÔblaU. Ottawa. 
Ont. 



UBB ECOLIERS PORTUGAIS 
ET LE S VAC AWCES 

'Les écoliers ne pourront 



.mettons, intellectuellement, 
dans d'aussi mauvaises condi- 
tions qu'il le seraient, physique- 
ment, dans un air à demi vicié 



vement qui couvre toute la 
page littéraire, page sportive et re, grâce à l'impulsion 1 



verses "pages" et "coins" 



jourd'hui et dont tous les jJ 
neux et revues font ment' 
l'Action Catholique. Elle 
doit donc de ne pas y être 11 
férente; étant donné surtout] 
large part qui revient aux 
nés dans ce mouvement un] 
sel. 

La Rotonde a donc dl 
d'inaugurer une nouvelle 
que et de consacrer un "eoiij 
ou une colonne à l'Action 
tholiqne. Ce faisant elle ci 
répondre aux désirs de set 
teurs et elle sait fournir à 
généreux et vaillants col _ 
rateurs un petite marge où 
pourront lancer par tout l'i 
vers (La Botonde va sous 
les cieux) un écho d'A< 
Catholique. ^^S 

La feuille universitaire 
propose tout d'abord d'étui 
brièvement, selon ses mod< 
forces, les Principes, l'Hisl„ 
et le Développement de l'A 
pour en faire connaître ei 
U les merveilleuse restau 

opérées dans tous les rangs 
la société par ce puissant nu 



coin des Anciens, etc. 

Or, sans aucun doute, elle 
n'ignore pas la grande ques- 
tion dont on fait grand cas au- 



reuse et toujours agissante 
notre glorieux Pontife Pie 
P.8. . . . surveiller le procl 
article. 






QUONON 
ASCENDAM 

(Suite de la page 101) 



McGuire.— (C'est 
me en vers). 



un 



dra- 



Je n'irai pas jusqu'à préten- 
dre que le sourire du maître 
peut, à lui seul, créer l'atmos- 
phère de confiance et de bonne 
s'empêcher de soupirer en ap- humeur qui convient au travail 
prenant que, sous le rapport de# élèves. n\est certain qu'il y 



des vacances, les écoliers portu 
gais sont plus favorisés qu'eux. 
Us ont, en effet, un mois au 
Jour de l'An, une semaine au 
Mardi-Gras, trois semaines à 
Pâques, trois aemainea -à-la- Pen- 
tecôte et, comme si cela ne leur 
suffisait déjà pas, les grandes 
vacances durent du 26 juin au 
6 octobre ! 

"Mais alors! ce qu'ils doivent 
travailler pendant le reste de 

l'année!" 

♦ 

— Je me demande comment 
il peut y avoir des hommes aus- 
si forts! 

— Ce sont ceux qui naissent 
îes années "biceptiles". 



L'éducation gupérîeure de la jeune fille 



" r*r 



(Suite de la première pâte) 



rivaux sont trop radicales et qu'un autre Jugement s'adap- 
terait plus à la vérité et à la justice. 

La femme ne doit pas être emprisonnée dans son foyer. 
Elle ne doit pas non pins quitter son foyer pour se mêler de 
politique ou de tout ce qui regarde l'homme seul. Mais elle a 
. droit au perfectionnement de ses facultés pour mieux rem- 
plir aa mission. Ne lui refusons pas ce droit. 

L'éducation supérieure sera pour la femme la source de 
nombreux bienfaits. 

TJne femme instruite pourra guider net soeurs dans l'ac- 
compUseement de leurs devoirs et dans la poursuite de leurs 

oeuvres de charité . 

TJne femme instruite tranamettrera son éducation à ses 
enfanta et préparera ainsi leur succès dans la vie. 

Une femme instruite sera la compagne toute choisie de 
nos professionnels. 

Va» femme instruite, en somme, sera 1* femme par 
orœaWinrs puisqu'elle ajoutera aux qualités féminines les 
dons de l'esprit. 

80700s donc moins étroite et pins modérés. La modéra- 
tten n'a jamais nui à personne ^refusons pss A 1* Ismme 
llKwnllon • laquelle eUt s dreji 

nÈtainâ * ■ b ï . . £U 



contribue. Sourire, n'est-ce pas 
dire: "Je suis heureux, petits, 
de me retrouver parmi vous, 
heureux de travailler avec 
vous." 

Comme les élèves auront vite 
fait de prendre les dispositions 
de leur maître! Ils se mettront 
à l'ouvrage avec "ardeur, con- 
fiance et joie". Cette vieille 
formule, que j'ai lue souvent 
au tableau noir d'une salle d'é- 
tude, revient sous ma plume ; je 
comprends mieux, aujourd'hui, 
qu 'elle résume les conditions du 
travail agréable et fécond. N'of- 
frons donc pas à nos élèves un 
visage constamment austère, 
n'oublions pas que le sourire 
du maître est d'une grande 
puissance, qu'il peut; dans une 
certaine mesure, remplacer la 
baguette magique que nous, dé- 
sirons tous, et uon>4e pouvoir 
serait de rendre facile et fruc< 
tueuse notre tâche quotidienne. 

Une institutrice. 



5— "Les Rêveries d'un secré- 
taire de Conventum" par 
l'abbé N. -Gélineau. 
N. ' B. Ces trois derniers 
volumes sont en prépara 
tion au Grand Séminaire 
d'Ottawa, 589, rue Rideau. 

6-"My blaek Moustache", 
par le professeur G. Létour- 
neau, Técumseh, P. O. 

7— "La Baie S. Paul" par M. 
Léonce Dufour, Baie S. 
Paul, Charlevoix, P. Q. 

B — "Traitement sans douleur 
— par les arguments "in bar- 
bara" et la liqueur douce" 
par le Dr François Côté, 
931 rue Bay, Toronto 5, 
P. O., Appartement 2. 

9 "L'invasion des "Swell- 
Heads" sur la Côte de Sa- 
ble" par M. Jérôme Para- 
dis, 111 avenue Collège, Ot- 

— tawa, P. O; 

10 — "Comment faire croître les 
dents de sagesse dans un 
râtelier artificiel", par le 
Dr Louis-Jules Côté, 95, 
rue Rideau, Ottawa. 



(La Feuille d'Erable). 



— Comment t vous vendes vos 
tsbleaux 300 piastres et vous 
me demandez $3.000 pour 
faire mon portrait? Bon... 
vendes-moi un de vos tableaux, 
je dirai que c'est mon portrr.fi! 



ll-r-"Unum ex pluribus" par 
M. Louis-Robert Bélanger, 
56, rue Catherine, Clarks- 
town, P. O. 

12--" La gloire antique de l'O- 
rignal" par M. Jean-Rémi 
.Millette, l'Orignal, P. O., 
ou Université d'Ottawa, 
Ottawa. ' 



17— "L'influence de l'U. 
dans Essex", M* H< 
Daniel. Bear-Line, 
No 2, P. O. 

1Ô-" Henri tu Dors", par ïft 
ri Cusson, Hawkesbt 
P. O. 

19— "Salted peanuts make 
smile d u r i n g chemn 
class", par M. Gérald 
rocher, 837 rue Somei 
Ottawa, P.O. 

20— "Qui bene amat bene 1 
tigat", par M. Georges 
lipéau, Montréal (T) 

21 — "Les ^vicissitudes de 11 
mour, Poème en 24 chaotij 
par le professeur Ai 
Godbout, 143 rue Geoi 
Ottawa. 

22 — "Les discours que 
goutte comme des 
pains chauds", par ml 
Hector Grenon, 1851 
rie- Anne, Montréal, P. Q. 

23— "L'art de dépenser", 
maître James Millar, 
rue Notre-Dame, Hull, PJ 

24— "The Big Babe (but 
the lostbabe)", parle, 
fesseur R. Parent, Pofi 
aux-Roches, C.P., 30 P. 

25— "Yves", M. Yves Pii 
44 rue Collège, Ottai 
Ont 

26 — "Les bibites qui mai. 
le diable . . . par la racii 
par M. Henri Rai zen ne, 
rue 8. André, Ottai 
P. O. 

27— "L'Onde de Robert", 
M. Paul Rochon, 1327 " 
levard S. Joseph Est, 3fl 
réel, P. Q. 




13— "Xc père d'André et de..." 
M. Roland Nolet, 213, rue 
Cathcart, Ottawa. 

14— "Comment enlever le nu- 
méro au policeman qui fait 

SL^V^oea^ N T a P° léon Jours de Joie et de main* 
Bourdeau 228 8. Jacques, Université d'Ottawa: RR. 

Pelletier, Lajeunesee, Dubé, ' 



"De not' Conventum, 
courte esquisse" . 

"Renferme plus de mots qui'l 
malice". 



J. N. GELINEAU, 

Secrétaire par intéra 

P. «.—Adresses très utiles i 



15 



S. Jean, Richelieu, P. Q. 
"Bon garçon mais goglu" 
M. Clovis Couture, 185 rue 
Auguste, Ottawa. 
H— "A cheval sur la bicyclet- 
te", M. Narcisse Laeoursiè- 
r*. 84 rue Frank, Ottawa, 
ou Maniwaki, P. Q. 



naud, et coeteri... et l'ai 
Bradley. 

itrJoU, P. Q. : R. P. 

RÔnicTW Italie, 5 Via 
toriao da Fettre: R. P« F< 
set. O.M.T. , 





JOU*N AL* Bl -MENSUEL" PARAISSANT 
LC lift BIT LftI IS OC CffAQUaT . MO la 

D'OCTOaftf AJUlN 




■■Br»i <* 



:M4 





. „ ^©IHIAM»- OC LA , 
SOClÉTÉ^DCS OÉjSATft FftANÇAl 

> mm l'um Rrr nslTÉ d'Ottawa - 



iMwetntnl: OO 
iiaméro: 5 »o»a 



Dtrectear: Marcel Oalaaet 
AdaalaaH 



'I III E 

MêémcUnu cm chef: Robert Baraaloa 
art Maoal Oaarthler 






HMectloa et Admlalstratloa: 
Ualveratta d'Ottawa. 

— aaesa— b»*== i ■ i 



ail 



n E. le Cardinal Villeneuve à FUniver$ité 



j. i* 



lie vingt-cinq au matin, Son 

inence le Cardinal Ville- 

^ve, O. M. I., nous donnait 

4ience dans un des parloirjk 

l'Université. Nous étions U|' 

nnw: la Société des Débats 

in'çais, celle des Débats an- 

Jt». l 'Association athlétique, le 

tsonnel de "l»a Rotonde", le 

_hington Club et le Cercle 

ïtéraire de l'Ecole Normale. 

Sou Emmenée, accompagnée 

[a R. P. Recteur, du Très Rév. 

ère Dom Sévérinus Gerdken, 

ibé nullius de St-Pierre de 

aster, Sask., du R. P. Henri 

__sseau, censeur de notre 

uni al, fait son entrée. Qud- 

ihstanfë plus tard arri- 

rent Son Excellence Mgr Guil- 

lume Forbes, Mgr Camille 

»y, recteur de l'Université La- 

et raudience commença. 
Les présidente des différentes 
détés prirent la parole. D'a- 
M. Rémi Millette, prése- 
nt des Débats français. Après 
bref erposé des activités de 
société. Monsieur le tprési- 
mt çarle d'action catholique et 
illicite quelques directives. 
Eminence, dit-il, vous voyez 
fcnis ici les directeurs des di- 
sses activités de la jeunesse 
ivemitaire. Par analogie, cela 
s représente un peu ce que se- 
it un centre d'action catho- 
jUe che« les jeunes. De cette 

Mvre de. l!ae_tûm _C«&oliaBe^jL 

1ère au coeur de Notre Saint 

ère le Pape et au vôtre, Votre 

ainenoe daignera peut-être 

us dire un mot, nous indiquer 

quelle façon des étudiants 
»e nous pourrsient y parti- 

ir". Puis, il termine en râp- 
ant "notre fidélité aux di- 

ives d'un chef qui repré- 
tate si dignement, en terre ca- 
"ienne, le '"'doux Christ de la 
toe", notre Saint Père le 
mm Pie XI". 

Puis c'est le tour de M. John 
trridan, président des débats 

"ais. Lui aussi fait part des 
avaux de son cercle. Mais, tout 
coup: "Eminence. dit-il, c'est 

fait connu, qu'on «peut lire 

ns chaque page d'histoire, 

[n'au temps jadia, quand un 

rince allait de par le monde, 

toi était coutumier de libérer 

prisonniers. Je ne voudrais 
ut de même pas donner à ce 
"prisonnier" un sens plus 
♦lin qu'il ne foudrait. Si j'ai 
j» cette liberté,. Eminence, 
«st simplement en pensant 

il est du pouvoir d'un Prince 

l'Eglise d'accorder un con- 
ï Et sur ce mot heureux, M. 
>rridan cède la place au pré- 
lent de l'Association sthlé- 

lue. 

• 

En quelques mots, M. Eddie 
"irnabé dit les avantages de la 
ure physiqnjec, c4te le vieil 
M: peut-^trèa vieil 
'MenW'_fin cornore 




L'Action Catholique 



MOUVEMENT SAUVEUR 



(jràcc aux précieuses décou- 
vertes et recherches faites de- 
puis quelques décades, notre 
siècle mérite déjà plus qu'au- 
cun autre d'être surnommé le 
siècle de l'invention, du progrès, 
des merveilles, voire même d'être 
immortalisé. Mais lorsque l'on 
constate vers quel effroyable 
abîme est entraînée notre soci- 
été moderne par les diverses thé- 
ories matérialistes de scientistes 
effrénés, on peut aussi à juste 
titre traiter ce siècle de siècle 
d'immoralité, de décadence et 
de corruption. 

En présence d'un danger si 



sàno". rr Cést nôtre âmoîtioa, 
continue-t-il, de marcher sur les 
traces des Guillet, des Devine, 
des Oieason. des Corneiller, dos 
Prudhomme et àes McAuley, 
par la formation chrétienne 
d'une jeunesse sportive, aviser 
à l'idéal de notre association: 
"Ufci concordia, ibi Victoria". 

Le directeur de "La Roton- 
de", M. Marcel Onimet prend 
ensuite la parole. "Depuis la 
naissance peu éloignée dé notre 
modeste feuille, dit-H, nous vi- 
sons à faire connaître l'esprit 
vraiment unique de notre insti- 
tution. Nous nous efforçons de 
suivre les traces des grands jour- 
nalistes catholiques du monde 
entier. Leurs opinions expriment 
la façon de penser de millions 
d'individus, les nôtres" veulent 
refléter les idées des membres 
de notre grande famille univer- 
sitaire." 

A là suite de notre directeur, 
M. James Veale prend la parole 
au nom du- Washington Club. 
Très rapidement il fait l'histo- 
rique de l'association américai- 
ne: "Notre cercle fut fondé en 
1905 et il se continua jusqu'aux 
jours de 1916. En 1931-32, le 
Club se réorganisa sous la di- 
rective du R. P. Senécat En 
ce moment, notre association 
compte 31 membres actifs.'^ 

Et enfin, M . Roland M. 
Groulx, an nom du Cercle litté- 
raire dt l'Ecole Normale» vient 



dire" eir quelques^ mots "le dé- 
vouement des normaliens et nor- 
maliennes envers Son Emi- 
nence". 

Puis Son Eminence le Car- 
dinal se lève. 

"L'an dernier , je venais ren- 
contrer l'ensemble de l'Univer- 
sité d'Ottawa. Aujourd'hui, ce 
sont les chefs de files, c'est le 
raccourci du monde universi- 
taire. Vous m'en voyez très heu 
reux. Comme le disait si juste- 
ment un de vos camarades, votre 
ensemble constitue comme un 
cercle d'action catholique, pour 
lequel vous me demandez quel- 
ques directives. 

"Premièrement: vous de vas 
savoir que l'Eglise compte beau- 
coup sur voue, sur l'action ca- 
tholique, comme puissance cons- 
tructive. Vous avez un rôle à 
remplir, et ce comme chrétiens 
et comme universitaires. Car 
n'allez -pas croire, à l'instar de 
plusieurs, que l'apostolat est le 
partage exclusif des prêtres. 



Comme le disait Sa sainteté Pie 
XI vous êtes tenus d'être un 
" radiateur /1 qui rayonnera la 
foi. 

"Deuxièmement: Vous n'arri- 
veres à cela que par la dignité 
de votre vie. Il faut que votre 
vie soit exemplaire. Je com- 
prends 14 fragilité humaine, 
mais je ne comprends pas la lâ- 
cheté. Ce qu'il faut, c'est de l'é- 
««raie, c'est lias réaction sur 



vous-mêmes. Pensez à l'action 
catholique, à l'idéal intellectuel 
que l 'Eglise attend de vous. Plus 
que jamais, c'est par des idées 
qu'on mène le monde. 

"Je suis avec beaucoup d'at- 
tention vos activités universi- 
taires. Car en réalité, j'ai deux 
Universités: Laval et Ottawa. 
Votre petit journal, "La Ro- 
tonde", m'intéresse "beaucoup. 
Il est vrai que je n'ai pas en- 
core payé mon abonnement, mais 
j'essaierai d'y remédier." 

Puis Son Eminence continue 
en anglais : 

"Dans une conférence que je 
donnais dernièrement, j'expri- 
mais l'idée que l'Eglise n'est 
pas contre le développement du 
corps. Si l'Eglise est intégrale- 
ment moraliste, et travaille avant 
tout pour le bien de l'âme,. eUe 
n'est pas contre le jeu. D'ail- 
leurs, c'est Aristote lui-même 
qui définissait l'homme "Ani- 
mal rationale". 

"Tout a l'heur* votre cama- 
radeT>arlait de la générosité des 
princes de la terre. Pour ceux 
de l'Eglise, il est de leur .pou- 
voir de conférer des indulgences. 
Or, si nous prenons l'étymologie 
de ce^mot, nous voyons qu'il 
veut dire: un présent. Aussi, 
comme Cardinal, je fais usage 
de mes pouvoirs et vous fais 
^indnteentia" de 200 jour» 
d'indulgences et d'un jour de 
congé." 

Inutile de dire que ce congé 
indulgencié fut dans le goût des 
étudiants que nous sommes. 
Puis, a tour de rôle, nous allons 
baiser la pierre^ cardinalice. 
Pour chacun, celui qui fut jadis, 
comme le disait M. Ouimet, "le 
bon Père Villeneuve", eut un 
mot charmant. Et l'audience est 
levée. Nous quittons comme à 
regret Son Eminence, roulant 
dons notre cervelle les directives 
que nous venions de recevoir. 
■Jum-lmit 049NQN. 



menaçant, que peut faire à lut 
seul un clergé déjà impuissant 
par son nomfbreî Abandonné à 
ses propres ressources, il ne peut 
accomplir qu'un .travail lent et 
resteint. Que faire»aHym, lorsque ' 
la situation s'aggrave constam- 
ment Y Peut-il espérer que l'hu- 
manité dépravée reconnaîtra 
d'elle-même ses aberrations î Cet 
serait trop attendre d'un monde 
essentiellement superficiel et 
distrait. Mais le prêtre va-t-il 
se déclarer impuissant k contU * 
nuer l'Oeuvre de la Rédemp- 
tionf Restreindra-t-il ses acti- 
vités à la minorité demeurée fi- 
dèle et abandonnera-t-il à leur 
propre sort, ees millions d'âmes 
inconsciemment en détresse t 
Sans aucun doute, non ! 

Puisque l'Eglise a réussi à 
se perpétuer pendant plus de 
vingt siècles* puisqu'elle est sor- 
tie victorieuse des pires attaques, 
•pourquoi devrait-elle désespérer 
en ce moment de sa mission di- 
vine- et perdre confiance en aa 
situation T De même qu'il a fallu 
au XIII siècle, l'apparition des 
Ordres mendiants, Franciscains 
et Dominicains, pour reconqué- 
rir ceux qui abandonnaient l'E- 
glise, ainsi aujourd'hui, c'est 
par un appel incessant à l'action 
catholique que l'on réussira à 
combler les vides dans les rangs 
du clergé, en multipliant ses 
collaborateurs parmi les laïques. 
Autrement dit, c'est par l'ani- 
mation du corna de l'Eglise par 
une foi plus vive et plus intense 
que l'Action catholique régéné- 
rera l'humanité. 

Faire partie de l'Action ca- 
tholique ne consiste pas simple- 
ment à poursuivre sa propre 
perfection chrétienne, bien que 
ce soit là notre fin première. 
C'est de plus, opérer la défense 
des principes religieux et mo- 
raux pour le développement 
d'une sainte et fructifiante ac- 
tion sociale, afin de restaurer 
la véritable vis chrétienne du 
foyer d'antan. 

L'action catholique, ainsi en- 
tendue, n'est pas une oeuvre 
au-dessus ou même au-dehors" 
des oeuvres déjà existantes ; elle 
est la conglomération de toutes 
les oeuvres en une seule, afin 
de propager plus rapidement lé 
règne du Chrfet à travers l 'uni- 
vert et de rendre ses, adeptes de 
fervents catholiques, de fiers dé- 
fenseurs de leur foi. 

Cette oeuvre connue sous di- 
vers noms était moins urgente 
aux siècles de foi robuste; mais 
rien n'empêche que son instita- 













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(eut* à* 



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LA ftOTÛHM, la* 



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LA ROTONDE, 1er 



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r 

École Normale 




COIN DES ANCIENS 



' Noue avons eu, la semaine du 
14 janvier, la visite de M. Bé- 
nétcau et dn Dr. Karr chargés 
de la direction de l'enseigne- 
ment bilingue dans là Province. 
Plusieurs élèves, ont eu l'hon- 
neur d'enseigner en leur pré- 
sence. Les élus n'ont pas été, 
paraît-il, un objet d'envie de la 
part de leurs compagnes et com- 
pagnons. La raison en serait, si 
Ton en croit le témoignage des 
intéressés, que les aptitudes spé- 
ciales pour l'enseignement "en 
spectacle aux anges et sux 
hommes" n'ont pas été! reçues 
en partage par tous les institu- 
teurs et toutes" les institutrices; 



accueilli, la semaine dernière, 
leurs premiers essais ont dû 
prouver à nos artistes, — ¥[*"■ 
Allard, Belcourt et Denehult» 
MM. PrélBtte, Grsrelle, Groulx, 
Perrier es Therrien, — que si 
"nul n'est prophète dans son 
pays" les musiciens, au moins, 
sont apprécié* par les leurs dans 
les écoles normales. 

Les élèves qui, samedi mâtin, 
ce sont rendus à l'école normale 
oommc^'polBt de ralliement pour 
une excursion on pour travail- 
ler à la bibliotlièque ont pu lire, 
sur le tableau noir de chaque 
tibÊÊÊL en caractères très visibles? 
ces mots joyeux "Un gros bon- 
jour de la part des anciennes 
normaliennes de -1923 à 1933". 
C'est que vendredi soir, le dix- 
neuf janvier, les "anciennes" 
actuellement dans la ville d'Ot- 
tawa — institutrices ou ex-ins- 
titutrices *-* ont voulu revivre 
ensemble les heures d'autrefois. 
Chaque année était représentée. 
U y eut causeries où les "vieilles 
connaissances^!, ,- évoquaient le 
passé, partie» de "bridge" à 
la bibliothèque, danse dans l'au- 
ditorium, et un goûter servi par 
Emond. No» félicitations à celles 
qui eurent l'heureuse idée de 
cette convocation et nos remer- 
ciements à tontes pour leur 
amicale salutation au T. N. 



ML H. Létonraeau 

Son Honneur te moire NoUn, 
d'Ottawa, un ancien de l'Uni- 
versité, vient d'annoncer la no- 
mination de ML Henri Létour- 
nean à la surintendanee dn bu- 
reau crée par la municipalité 
pour entendre et étudier les 
plaintes relatives à la distribu- 
tion des secours directs. 

Henri est un ancien de l'Uni- 
versité- Noua- sommes heureux 
de le féliciter. . 



I 



Notre société littéraire a eu 
le plaiair d'entendre le R. Père 
Lajennesse O. M. I. dans une 
très intéressante conférence sur 
"les phénomènes de coloration 
chez les animaux". Nous senti - 
prenons un peu maintenant 
pourquoi les élèves de l'Univer- 
sité gardent tous un souvenir 
si heureux des cours de science 
du Père Lajeunesse. 



• 



Depuis la rentrée des classes 
il s'est effectué un changement 
notable dans le programme ar- 
tistique des réunions de notre 
société littéraire. Les historiens 
de l'avenir attribueront proba- 
blement cette évolution aux 
cours de M. St. Denis sur les 
vertus " civiques" et spéciale- 
ment sur celle de la coopération, 
En effet nos musiciennes et mu- 
siciens ont formé sons la direc- 
tion compétente de MM. Groulx 
et Frédette, un orchestre qui 
promet. Ce n'est peut-être pas 
encore l'orchestre de l'Opéra dej 
Paris ni même la Symphonie de 
Cleveland, mais les applaudis- 
sements^ bien nourris qui ont 



Le voeu f ni émis et adopté i 
l'unanimité, lors de cette réu- 
nion, de fouler une association 
où amicale des anciennes élèves 
de ljécote normale de l'Univer- 
sité: S 'il est permis à celles qui 
ne sont pas encore des graduées, 
mais qui espèrent l'être un jour, 
de signifier leur opinion en 
cette matière, nous nous empres- 
sons de donner de tout coeur 
notre adhésion an projet. Nous 
n'aimons pas à croire qu'avec 
!a fin de l'année scolaire doivent 
se briser tous les liens qui nous 
attachent à l'Aima Mater. Nos 
sentiments les pins intimes pro 
testent contre une telle idée. 

En avant donc avec l'amicale. 

• • • 

Revenus passablement fati- 
gués des vacances de Noël, nor- 
maliens et normaliennes sont 
maintenant remis et le rude tra- 
vail de la préparation des exa- 
mens de février va commencer. 
L'on nous a enseigné récemment 
qu'il faut, dans la vie» un but 
précis. Nos efforts n'en 
manquent point à l'école nor- 
male. L. W. 



C'est trop vitel" 

Cet après-midi là, nos deux 
malade* furent plus tristes, par 
conséquent moins tapageurs. 

—"Ils s'ennuient", pense la 
garde-malade. 

— Le lendemain, Jaequot se 
plaint de nausées, il ne peut 

prendre son déjeuner Jean 

a une terrible migraine qui le 
force à enfouir sa tête dans son 
oreiller... La. garde s'inquiète 
... il y a là quelque chose d'a- 
normal... 'Vite elle prend le 
thermomètre. . . pas de fièvre. . . 
pouls fort, régulier les ré- 
ponses a ses questions sont plus 
ou moins précises. . . Tout de 
même, l'infirmière sort pour 
noter sas observations au dos- 
sier de ses malades. Dans la 
ehambre de' nos espiègles, elle 
entend des éclate de rire. . . 

—"Ah! Ah! pense la garde, 
je vois. . . dommage ! . . . peu de 
succès pour tenter de prolon- 
ger votre séjour, mes petits 
amis!" 

Quelques heures après, le mé- 
decin, constatant la parfaite 
guérison, signait le congé. 

"Oh! Jean et Jaequot... oe 
n'était pas bien cette petite co- 
médie!... N'essayez pas de 
perdre une minute de ce temps 
précieux. Chaque jour, il; vous 
est possible d'acquérir des con- 
naissances que plus tard vous ne 
changerez pas pour le plus bel 
héritage." GARDE'YANE 



École des Gardes-Malades 



% 



: GUERIS!.... HELAS! 



K 



Wh 



m 



-Le sport est un tonique dans 
le genre du bon vin ; il profite à 
tous ceux qull ne conduit pas à 
l'hôpital." (Emile Tardif) 

Deux jeunes collégiens, vic- 
times d'une trop forte dose de 
ce "tonique" sportif, bien con- 
fortablement étendus dans leur 
lit d Tiôpital . . . songeaient 
(Que taire en un lit. à l'hôpital, 
à moins que l'on ne songe?) 

" — Profitons bien du peu de 
temps qui nous reste, Jaequot! 
Pense que nous voila en train de 
guérir. ..hélasl" 

—"Mais non, il ne faut pas 
guérir ai lot, mon Jean! Je ne 
me ««as pas du tout en condition 
de. me replonger de suite dans 
l'étude de l'Histoire Ancienne, 
ni. de me casser la tête à ré- 
soudre des problèmes d'Algè- 
bre." 

—"Quant à çà, moi non 
j>lue!" dit Jean. 

A ces mots, la porte s'ouvre 
Le docteur. tout souriant, 



suivi de la garde-malade non 
moins souriante, entre pour la 
visite quotidienne à nos petits 
malades. D'ordinaire, on voit 
dans le médecin un porteur de 
bonnes nouvelles... surtout 
quand on le voit sourire comme 
en ce moment. 

— ' ' Allons ! Comme çà fait 
plaisir de vous voir ai bien, dit- 
il Tout est normal ce matin I Et 
de fait, je crois que vous serez 
en état de retourner à vos 
classes cette semaine." 

—"Hum! pensent nos lutins* 
il croit libérer deux prisonniers 
en nous ouvrant les portes de 
l'hôpital,,., s'il savait 1"-' J> 
retour au collège cela veut dire : 
Adieu, beaux jours 1. .. C'est la 
triste perspective de nous sentir 
arrachés à la douceur d'un doux 
sommeil par le son agaçant 
d'une impertinente 2 ' petite 
cloche; c'est la prosaïque mono- 
tonie de nous mettre à nouveau 
aux écoutes de» leçons du Pro- 
fesseur X. . . Comme ça va être 
ennuyeux I Non, .pas ai tqtx»i 



CA BT LA 

A la Révérende Soeur Berna- 
dette du Sacré-Coeur, si rude- 
ment éprouvée par le décès de 
son vénérable père, les Gardes- 
Malades désirent exprimer 
leur profonde sympathie et l 'as- 
surance de leurs pieux suffrages 
pour l'âme du cher disparu. 

Les Gardes sont très recon- 
naissantes au R. P. R. Gendron, 
O. M. I. de l'Université, pour 
leur avoir donner une repré- 
sentation cynématographique dn 
"Bossu de Notre-Dame". 

Le deuxième terme de nos 
études bat son plein. Prenons 
courage et tachons de terminer 
cette année avec des succès 
toujours grandissants. 

Mlle Pauline Bissonnette G. 
M. G. et quelques autres de nos 
consoeurs sont hospitalisées 
pour "grippe". A toutes, nous 
souhaitons un prompt rétablis- 
sement. 

Trit D'AUBERGE 
Secrétaire. 

P.S. Madame "La -Grippe" 
vient de s'arrêter ebez notre se- 
crétaire, Iris d'Auberge. Espé- 
rons que ce ne sera qu'une "vi- 
site de cérémonie". 

GARDE'YANE 



Les Anciens de 
Langue française 

La Société des Anciens Elè- 
ves 4e Langue française tien- 
dra son conventum, à l'Univer- 
sité, dimanche, Il mars 1934. 11 
s'agit de réélire un conseil exé- 
cutif, pour remplacer celui qui 
est en fonction depuis le con- 
ventum du 24 mai 1930, sous 
la ïn-ésidenee de M. le Dr N.-A. 
Sabourin. - . 

Voici le programme de la réu- 
nion du 11 mars prochain : 

5 h. 00 p..m.— Assemblée généra- 

Rapports des of- 
ficiers. 
Elections. — : 

6 h. 00p.ro. — Bénédiction du T. 

S. Sacrement 

6 h. 30 p.m.— Banquet; deux 

discours seulement; 

l'un par le nouveau 

président ; l'autre 

^ par le Bév. Père 

Recteur. 

7 h. 30 p.m. — Soirée récréative. 

L'an dernier, les Anciens de 
langue française ont eu un ma- 
gnifique banquet, le 19 mars; 
mais il n'y avait que le groupe 
d'Ottawa et de HulL Cette an- 
née, il s'agit d'une réunion gé- 
nérale ; il y aura des délégués 
de toutes les parties du Canada 
et des Etats-Unis. 

CONCOURS 

Pour un Chant ds OoUegs 

La Société des Anciens Elè- 
ves de Langue Française a dé- 
cidé d'ouvrir un concours pour 
avoir un chant de collège 
s'adaptant à l'Université d'Ot- 
tawa. 

Peuvent participé à ce con- 
eeurB tous les professeurs et 
élèves, anciens et nouveaux. Les 
manuscrits devront être en- 
voyés au Secrétaire de la Socié- 
té pour le 1er mai 1931 Us de- 
vront être signés d'un nom de 
plume. Dans une antre envelop- 
pe, le secret du nom de plume 
devra être dévoilé. 

Un comité spécial sera nom- 
mé, pour déclarer quel est le ga- 
gnant de ce concours, lequel re- 
cevra un prix précieux. ■■ 

Que tous ceux qui ont des 
aptitudes pour la poésie se met- 
tent à l'oeuvre. Qu'on nous don- 
ne quelque chose de gentil et 
d'entraînant. Prouvons, qu'en 
fait de culture française, les 
anciens sont un per» là! 

LE SECRETAIRE. 



Souvenirs 

d'autrefois 



La température est à l'si 
du jonr f Tout le monde enpL, 
et, à vrai dire, elle se l'est bs, 
attiré, car de mémoire d'honu 
nous n 'avoua pas vu un fn 
plus rigoureux et des sautes al 
si soudaines. 



L Côté. C JL, LLD. 

AVOCAT 



14e, Wellington - Ottawa 



Dr J. A. Couillard, 

B.A„ l_Ph. 

Suiinteaaaat médical 

Sanatorium Sa Lac Edouard. 

Utaa» Pr ajil wl da la Société 

daa Débats Français. 



Nomination du 
Dr H. Viau, à 
l'Hop. Général 

EN CHARGE DE LA CLI- 
NIQUE DES ENFANT& 

Les autorités Religieuses et 
Médicales de FHôpital Géné- 
ral d'Ottawa ont eomblé le vide 
causé par la mort du Docteur 
Charlebois, spécialiste pour les 
enfants. » 

Elles ont cru bon Ae nom- 
mer un médecin de langue an- 
glaise et un de langue fran- 
çaise, qui sera à l'avantage du. 
public en général et de l'insti- 
tution. 

Les deux médecins chois» sont 
les Docteur Campbell, spécialiste 
pour les enfants, et le Docteur 
Horace Viau, de la rue St-Pa- 
triee. Dsjse sont mie immédiate- 
ment à l'oeuvre, le service étant 
quelque peu désorganisé depuis 
le départ prématuré du Doc- 
teur Charlebois. 

Le Docteur Horace Viau doit 
partir dans quelques mois pour 
suivre un cours de perfection- 
nement dans les services de pé- 
diatrie américains de Boston et 
Ide New- York. 



Durant la semaine du jour 
Tan, les gens sauraient df 
la rue et se criaient, au passage] 
"Quel froid!... Penses- tu quîj 
fait froid t.. . On gèle 
nous!...." La semaine 1 
nière, c'était tout autre 
"Penses-tu qu'il fait doux t... 
C'est peut-être le printempaj 
..." A force d'entendre 
exclamations, je me suis 
à me rappeler les températi 
d'autrefois, du temps où j'él 
petit glopin, et plus tard, h 
que j'étais au collège, et j' 
repassé dans ma mémoire " 
amusements, les jours de 
froid. Le geuret n'avait 
alors la popularité d'auj< 
d'hui; notre patinoire était 
tique et les costumes n'étaw 
pas chauds ' comme ceux s> 
portent les athlètes de 1933 

Nous passions la majeure 
tie de notre temps dans la 
de récréation, au gymnase 
dans la salle de lecture. Ne 
avions alors une magnifiqn 
salle de lecture où nous 
vions les principaux jouri 
du pays. Je me souviens qu'i 
année, nous y voyions envi 
110 journaux et revues 
rents. 

Au gymnase, il nous était pey 
mis de fumer, et nous 
siens différents exercices 
niques, ou nous marchions 
nous dél as s er . La salle de 
ation était le lieu des histoil 
comiques et des jeux de 
dé dames, etc. : surtout 
cartes 1 Les jeux les plus 
laires étaient le quatre 7, le 
Le Pedro est apparu à la fin 
mon cours, vers 1890. je cros,] 

Lorsque la neige était Taie] 
rame, la raquette était le 
d'un certain nombre. J'étais 
de ceux-là. Nos randoni 
étaient assez longues, et chaqsj| 
fois, il arrivait qu'un ou 
des voyageurs se gelait 
oreilles ou le nés. 

Un jour le bon Père David 
partit avec une douzaine d'éli-j 
ves pour la ferme des soeanl 
Grises dTouville. Je me soa-| 
viens que nous avions trot 
le chemin bien long et la t< 
pérature bien froide. A la fen 
les Soeurs nous firent bon 
cueil et donnèrent une collatk 
qui so composait de beurrée* sV| 
beurre et de lait. Un bon dû 
au Ritz ou au Mont-Royal 
nous aurait pas fait plus 
sir. 

^ (à suivre) « 

N-A. S. 



Jérôme Paradis 
admis an barreài 



M. Jérôme Paradis, fils de 
Oscar Paradis. C.R./rradueti 
en chef des Lois à la Chamtotj 
des Communes, et de Madi 
Paradis, a été admis au barrei 
de la province de Québec, je*] 
di. Il avait obtenu sa Licer 
en Droit à l'Université de M< 
réal en décembre. . 

Mtre Paradis est né à Oita\ 
Il fit ses études primaires 
l'école Game au et ses eti 
classiques à l'Université d'4 
tawa. H a 'établira yprobablcm< 
dans la Métropole. 



IlotoBislo 



Devise: "trèparone - iV**j/" 

DIRECTION 
DIRECTEUR: M. Mans* Osasses. . 

•JyiBEUR'M. .Bssst MUleUe. 
CENSEUR:*. F. Henri Bforisaeaa, 
OMJ., directes* des Débat*. 
REDACTION 
Bédacteur en chef: M. aWtxrt 

Barsalo*. 
Rédacteurs adjoints: M . I to sua s 

Boucher; M. J. L. Ohmb. 
Secrétaire: M. J. J. Garneaa. 
Rédacteur»: MM. J. P. B ai l a M , O. 

Beandry. M. riche, r. Major. L. 

Goibord, A. LefTis» L. Tarte. 
Nouvelliste: M. P. Girard. 
propos littéraires: MM. j, Bmrtfcicr, 

G. Boutct. 
Activités sportives: M. r. L. 

Earbeek. 
Chroniqueurs: MM. P. B — ch e r» 

J. Terrien, L. Crotcaa, J. F. 

pouiin, J. P. Lebren, A. Brnnet. 
ADMINISTRATION 
Administrateur: M. Raoul Gauthier 
Assistant: M. J. P. Marion. 
Secrétaire Marcel Carier. 
Gérant de circulation: M. P. Morran 

Gérant d'annonces: I. A. Goard. 
Aenstaut: Jean R. Woodi. 




Débats Anglais 

"Les activités de 1934 s'ouvri- 
rent au sein de la Société des 
Débats Anglais par un intéres- 
sant débat lundi, le 15 janvier. 

M. William O'Shea, président 
de circonstance, souhaite la 
bienvenue à tous les membres et 
préconise une année de succès 
pour la société. Il présente ha- 
bilement le sujet à discuter, 
"La démocratie est une failli- 
te", et invite les orateurs à fai- 
re valoir leurs arguments. 

MM. La Barge et B. Ryan at- 
taquent la démocratie avec vio- 
lence et démontrent clairement 
avec de nombreuses preuves à 
l'appui de leur thèse qu'il est 
temps de changer de système. 
MM. J. Boyle et B. Hogan 
s'opposent formellement aux 
idées de leurs adversaires et 
énumèrent tout le bien que cet- 
te forme de. gouvernement a 
procurer aux différents pays 
qâi. l'ont établie. 

Les juges rendent une déci- 
sion en faveur de l'affirmative. 

Deux récitations, quelaues 
mots du R. P. Danis et la séan- 
ce est levée. 



Débat înterunîversîtaire 




i Feu M. Jo sa plia t 

Laframboiëe 

La. grande famille universi- 
taire ressent vivement la perte 
que vient de faire l'un de ses 
professeurs, \e R. P. Jean- 
Charies Laf ramboise, O. M. L 

Le lundi 22 janvier, s'étei- 
gnait pieusement à Masson, P. 
Q., M. Josaphat Laframboise- 
maire du village. Il avait la con- 
solation de voir à ses côtés son 
fils religieux. 

Au R. P. Laframboise, à sa 
mère affligée et h son frère 
adoptif, les élèves de l'Univer- 
sité, anciens et actuels, offrent 
l'expression émue de leurs pro- 
fondes sympathies. r 



PAUL MORVAN 



RKMIMTLLETTE 





A la Radio 



Comme on a pu le lire dans la 
dernier numéro de la Rotonde, 
notre Université participera à 
des débats à la rad\p, contre ks 
Universités de Montréal si de, 
Québec qui, avec la nôtre, for- 
ment la section •française de la 
ligue dea débate inter universi- 
taires. 

Le 23 janvier dernier, "Ls 
Confédération est-elle née vis* 
.felet" mit aux prises les univer- 
sités de Québec et de MontréaU 
La victoire est restée à Mont- 
réal. 



JACQUES BOUCHER 



^*- 



J. P. P. 



L'ACTION 

ÇATHOUQUE 

(suite de la paie 106) 



tion remonte au temps des apô- 
tres. Saint Paul fut un de ses 
plus dévoués promoteurs. Au 
| siècle dernier, Léon XIII, consta- 
tant les bienfaits sans nombre 
[que l'action catholique avait pro- 
curés dans le passé, réclamait 
jpour elle le droit d'être recon- 
nue et protégée. Et aujourd'hui, 
[Pie XI, pour nous manifester 
combien cette oeuvre lui est pré- 
cieuse, en a fait l'objet primor- 
Idial de son règne; ses Encycli- 
ques, ses bulles, «es décrets, ne 
|cessent d'exhorter prêtres et évo- 
lues à propager cette oeuvre si 
|méritoire. 

Ainsi puisque cette oeuvre, ce 
Huvement demande une part 
[active et généreuse des laïques, 
[nous, jeunesse étudiante d'une 
[Université Catholique, pouvons- 
wis demeurer indifférents à 
)n appel T Espérons que toits, 
lous profiterons de cette occa- 
sion exceptionnelle de partici- 
per aussi activement que possi- 
ble à ce mouvement afin de 
îommérir au Christ l 'huma- 
nte démoralisée, conquête qui 
T»s vaudra peufc^tre à elle 
"*» notre -ni^ "^n^nso. éter- 
lughesiRj/tf 





Oyesl Oyez! lecteurs de "La 
Rotonde* ' ! Les temps sont révo- 
lus : un problème doit se résou- 
dre sur notre planète. 

En effet, c'est le vendredi, 9 
février prochain, dans la salle 
académique de l'Université 
d'Ottawa, de même que dans la 
cité de Maisonneuve et sur les 
falaises de Québec que la ba- 
taille sera livrée. "Le bilinguis- 
me intégral nuit à la culture 
française, *\. voilà le litige en 
question. Et les vainqueurs du 
tournoi, (j'allais dire du mara- 
thon, "car $1 n'y S que dans ce 
domaine 6ù il n'en existe pas,) 
deviendront les gardiens du fa- 
meux trophée Vîfléneuve, ac- 
tuellement abrité sous le toit de 
l'Université de Montréal. 

MM. Paul Morvan et Rémi 
Millette défendront la Capitale 
contre les Québequois, -tandis 
que MM. Jacques Boucher 5 et 
Marcel Ouimet s 'attaqueront 
aux carabins de la Métropole, 
à Montréal le même soir. 

Voilà déjà plusieurs mois que 
nos copains ruminent cette 
question dans leur matière gri- 
se, et ils sont armés de pied en 
cap. Les armes ont été choisies : 
on se battra à coups de lan- 
gue, ... on dit que les nôtres 
en ont de belles. 

D s'agit maintenant de vous 
présenter nos quatre cham- 
pions. Et, bonne-mère, eomment 
s'y prendre î Essayons tout de 
même. 

PAUL MORVAN 

Né sur les bords de l'Ou- 
taouais, il y a quelque quart de 
siècle, "Pauly" est un des heu- 
reux favoris de Dame jFortune. 
Elégant, robuste, on l'a sur- 
nommé "Paul le magnifique". 
Vice-président de la Société des 
Débats Français, gérant de cir- 
culation de "La Rotonde", il 
jouit -d'un prestige fort envia- 
ble parmi les 'futurs gradués de 
1934. 

Naturellement sensible, on le 
dit attiré vers ceux qui souf* 
frent. Aussi les pauvres jeunes 
filles qui consacrent leur temps, 
leur jeunesse, etc. . . au soin 
des malades, l'ont particulière- 
ment émotionné. La rumeur cir- 
cule même qu'une d'entre elles 
s'est offerte à prendre sa tem- 
pérature avant son débat. Oh! 
Paul, ne brise J>as «pu thermo- 
mètre. 



CHÀRjLES-HENRI 
COURSOLLES 

Les nombreux amis de M. 
Charles-Henri Coursolles, jeune 
homme avantageusement connu 
dans les cercles sportifs et scien- 
tifiques d'Ottawa, ont appris, 
avec douleurs la nouvelle de sa 
mort, survenue mardi passé à sa 
résidence, 164, rue Cameron, 
après une maladie d'un mois. H 
a succombé à l'âge de 31 ans. 
à une infection de la gorge com- 
pliquée par une dépression ner- 
veuse. 

Le regretté défunt était né à 
Ottawa, fils unique de Henri 
Coursolles, aecédé, et de Mme 
Coursolles, née Georginc La- 
rose. H était le petit-fils de 
Toussaint-G. Coursolles, décédé, 
Témoins de ses envolées era-l" 10 ^ traducteur^ la ehambre 



Mais le 30 janvier, l'Univer- 
sité d'Ottawa croisera le fer 
avec celle de Québec dans un su- 
jet tout moderne: "La politique 
canadienne au 2ftme siècle est 
supérieure à la politique améri- 
caine." . 



MARCEL OUIMET 



toires au débat public l'an der- 
nier, nous nous attendons à voir 
Paul se surpasser cette année. 

REMI MILLETTE 
-Rémi est né un jour, dirait 
La Palisse, et le moment où il 
vit le soleil, fut le premier de 
sa vie. Elevé à l'ombre d'un 
cachot, (son grandpère était 
gardien de prison) Rémi est au- 
jourd'hui président de la Socié- 
té des Débats Français et avi- 
seur de "La Rotonde". C'est 
un brave petit copain d'à peine 
cinq pieds ; par chance, que l'on 
ne mesure pas les hommes à la 
brasse. Sur des épaules de pro- 
fesseur, il porte une tête de 
philosophe. Ses lèvres minces 
dénotent déjà un orateur bouil- 
lant. Et pour se donner l'air 
d'u^ tribun moderne, il laisse 
croître sous un petit nez, la plus 
gracieuse des moustaches. .Des 
yeux bleus, un front un peu 
bombé et pour couvrir le tout, 
une chevelure dentelée comme 
la crête d'un coq, couronne avec 
honneur ce petit orateur à la 
parole vibrante, frappante et 
mordante. Adversaires, rappe- 
lez-vous Rostand: 

"Il dit, lorsque ton coeur 

s^épui6e en cris ardents, 

Que c'est pour nous scier que 

, ta. crête a des dents." 

JACQUES BOUCHER 
Déposé par la nature chez un 
échevin de la cité transpont ine^ 
Jacques est devenu au jourd 'hui 
le défenseur de la reine des 
sciences, la philosophie. Aristo- 
te, Pîatou, Diogène sont ses 
compagnons habituels de "rê- 
verie". Pourvu qu'il ne s'avise 
pas, à l'exemple de ce dernier, 
de vivre dans un tonneau. 

Au physique, plutôt petit, 
Jacques a le don d'inspirer la 
confiance à ses auditeurs-et mê- 
me à ses admirateurs et admira- 
trices. Sa plume facilejni a va- 
lu la haute position de rédac- 
teur à "La Rotonde". Un sou- 
rire presque perpétuel reflète sa 
gaieté de caractère. 

On dit qu'il veut intenter une 
poursuite contre la '■ * TluW Elec- 
tric", car les pauvres petits 
chars transpontins ne sont ja- 
mais à temps, et, quand on aime 
la ponctualité comme notre phi- 
losophe, on comprend facile-* 



des Communes. 

H avait fait ses études pri- 
maires à l'école Garneau, ses 
études secondaires à l'Univer- 
sité d'Ottawa et son cours de 
génie chimique à l'Université 
Queen's, Kingston. Sa mort af- 
flige ses anciens confrères de 
classe comme tous ceux qui 
avaient appris à connaître ses 
belles qualités du coeur et de 
l'esprit. 

Nous prions sa mère éplorée 
de croire à notre très vive sym- 
pathie. 
. ' . i b 

ment le but de sa démarche. 

Son discours est prêt; ï[ ren- 
ferme des arguments sous for- 
me de syllogismes "in barba- 
ra", "in frlseBOmorum", "in 
fapesmo" et "in rotundo". At- 
tention à vous, adversaires! 
MARCEL OUIMET 

Que l'on s'incline, voici le di- 
recteur de "La Rotonde" qui 
s'avance sérieux et pensif. 
D'une prestance à la Laurier, 
Marcel est sujet à des crises 
cardiaques périodiques, surtout 
lors de ses grandes entreprises 
(car il en à>. C'est un futur dis- 
ciple de Thémis, qui démontre- 
ra à la population de demain, 
qu'en droit, comme en chimie, 
ear il est chimiste à ses heures, 
"Rien ne se perd, rien ne se 
gagne". 

C'est encore un romantique 
celui-là. qui cultive sa sensibili- 
té sur les bords du Richelieu, 
| duran t les beaux mois de l'an- 
née. Aussi saura-t-il ébahir les 
Montréalais par sa péroraison 
tonitruante contre le bilinguis- 
me intégral. Son talent d'ar- 
rondir les périodes et de leur 
insuffler une chaleur commu- 
mcative, saura convaincre les 
plus récalcitrants. 



Qu'on ne l'oublie pas, le ven- 
dredi 9 février, à--S heures, dans 
la salle académique-de l'Uni- 
versité. 

Robert BARSALOU. 



J. Edouard Jeannotte 

Notaire et Commissaire 

13SS Ste-Catherin*. Est, 
Montréal, Que. 

Vioe-préa. des D.-P.. 1M4-15. 



Laval sera pour la politique 
canadienne et aura comme avo- 
cats de brillants orateurs en ds 
Messieurs Jean Lcsage et Roland 
Bergeron. De notre côté, Guy, 
BeaudTy et Lucien Bîgué, dé- 
ploieront toute Jteur valeur ora-t 
toire, pour faire triompher leur, 
cause et devront défendre la ps- 
litïque américaine. 

Lucien, depuia deux ans, sa 
distingue à l'Université, comme 
un politicien déjà accompli* 
C'est un vrai tribun. (Laurier, 
et Bourassa sont ses inspira- 
teurs.) 

Tout autre est le petit Gsy. 
Il n'est à l'Université que ds- 
puis six mois. C'est un brillant 
jeune philosophe. Un mois à 
peine, il remporta la palme d'un 
concours de déclamation où fi» 
guraient des diseurs tels que Ré- 
mi Millette et autres, ce n'est 
pas peu dire. Guy est un ora- 
teur fait pour la radio: il es>- 
jôle tous ceux qui veulent lui 
marcher sur les pieds. H ns 
s'occupe guère de politique, à' 
l 'encontre de son copain: les 
beaux-arts lui prennent tous ses 
loisirs . . . 

Et le 6 février, l'UniversHé' 
fera face à celle de Montréal es, 
défendra le côté af f irraatif de a* 
question suivante: "La cour su- 
prême devrait être la derniers 
cour d'appel pour le Canada". 
Montréal mettra toute sa con- 
fiance en messieurs Jacques Vs- 
deboncoeur et Raymond EudeS 
Mais ils auront en nos combat- 
tants une résistance de moulin à' 
vent chez Louis Farley et Jean 
Terrien. \ 

Jean est le secrétaire de notsS, 
Société. Il se fit valoir dans pln- 
sieurs débats et conférences. On 
eut le plaisir de l'entendre à 
une réunion publique de notre 
Société, où il charma l'auditoire 
de sa voix chaude et pénétrante. 
Louis est un autre orateur non 
moins illustre (!) U se dépense 
pour les débats non seulement à 
l'Université mais aussi au cerds 
Reboul, de Hull. Sa carrière d'o- 
rateur est bien commencée. 

Vorlà donc, nos orateurs Cpti 
dérouleront dans les airs, les 
longues périodes et les argu- 
ments péremptoires. Ce sont 
tous de vrais philosophes quî 
possèdent à différents degrés 
de perfection l'art de persuader. 

Borne chance les gars! NouS 
mettons nos espoirs en vous. 
Allez-y, les cieux sont à vous. a» 
l'auditoire est grand! 







. 



i 



Gérard BOUTE* 















AVisAW^ 



F 


















LA EOTOMI», 1er ******* H*f 



l^urxwMv 



MO gtSMu M 



OU*«J 



SPORT 



.B.JJB 



= 






VARIÉTÉS 



Depuis le 20 janvier, l'Asso- 
dation athlétique de l'Univer- 
sité d'Ottawa fait partie de la 
ligue senior du hockey d'Otta- 
wa C'est la réalisation d'une 
demande /depuis plusieurs an- 
nées en fiAière auprès des direc- 
teurs de la ligue de la cité. Une 
occasion, que noua n'avons nul- 
lement cherchée, s'est présentée 
au milieu de la saison : on nous 
a priés de remplacer un autre 

club. 

Nous ne voulons pas entrer 
dans les différents qui ont pu 
diviser les "sportsmen" de la 
Capitale- Devant cçtte demande, 
nous nous sonjmes joints aux ac- 
tivité» de la ligue. Nous croyons 
Binai continuer, selon les tradi- 
tions de l'Université d'Ottawa, 
à maintenir l'esprit d'émula- 
tion dans les différents sports 
dont s'honore la Capitale. 

Pour des raisons faciles à com- 
prendre v , notre première joute 
n'a pas été un succès.. Tout le 
monde s'y attendait. Les Monta- 
gnards écrasaient nos joueurs 
sous une avalanche de 12 points. 
Mais la deuxième partie fut 
plus contestée. Les adversaires, 
le New Edinburg,- durent se 
contenter d'une égalité, 2 à 2, 
quand ils escomptaient une vic- 
toire facile. Nous sommes en 
droit d'espérer que les rencon- 
tres à venir seront encore plus 
intéressantes. 

Voici la liste des joueurs qui 
ont participé à la dernière 
joute : Pcrley dans les buts, Ma- 
rion et Barnabe, défenses, Pad- 
gett, Quinn et HolJ, avants; 
substituts: iAttlefield. Fortier, 
Rooney, Cholette, Stockhouse, 
McAndrew, Benoit, Perrier et 
Deming. 



LE "JAZZ* 



Notre langue 



* 



I 



Cours d'extension 




p. 



FACULTES 

ECCLESIASTIQUES 

Le Cours public des Facultés 
Ecclésiastiques, qui sera donné 
mercredi, 14 fév., portera Sur 
le consentement universel des 
peuples comme témoignage de 
l 'existence de Dieu. Le R. P. 
Rousseau, O.M.I., parlera du 
fait historique et "de la valeur 
de ce témoignage; puia^ termi- 
nera par quelques considéra- 
tions sur l'athéisme. 

FACULTES DES ARTS 
Le cours du 7 février aura 
pour sujet: "L'évolution de 
l 'Arithmétique et de la Logisti- 
que, depuis lés Grecs jusqu'aux 
temps medernes, et pour confé- 
rencier le R. P. H. Dubé, 0. M. 
L 

H y a lieu d'étudier les ma- 
thématiques de deux manières. 
Pour les uns, la mathématique 
est une haute et sublime déesse ; 
les autres la traitent comme 
une bonne vache et se bornent 
à lui demander du lait, du beur- 
re et du~ fromage. C'est à ce 
double point de vue que le con- 
férencierwous exposera histori- 
quement le sujet de l'Arithmé- 
tique. Il passera en revue les 
principaux auteurs, les problè- 
mes des différends âges, et l'his- 
toire mystique des nombres. 

L'Arithmétique eat une scien- 
ce: elle procède par raisonne- 
ment selon les lois de la logi- 
que, allant des principes aux 
conclusions. 

La logistique eat un art : elle 
ae sert des trouvaille» de. la 
science pour édifier dans le 
monde sensible et matériel. Le 
cous ne manque pas d'intérêts: 

vous êtes tous invités. 

L. CROTEAU 



AtiTALGINE 



Dans un article antérieur, je 
voua ai entretenus de quelques 
méfaits du jazz, de quel goût 
dépravé et de quela bas senti- 
ments s'inspiraient les compo- 
siteurs de ce genre de musique. 
Aujourd'hui, je vous ferai con- 
naître de quelles vilenis ces pla- 
giaires se hont rendus coupables, 
et nous verrons quelle influence 
néfaste ils ont eue sur l'éduca- 
tion du goût et sur les moeurs 
de nos contemporaine 

Le compositeur de j axe ne 
cherchera pas à faire naître cher, 
[son auditeur quelque haute pen- 
sée ou quelque noble sentiment. 
C'est dire qu'il ne s'adressera 
pas à l'esprit, mais bien à la 
bête. Il cherchera à éveiller le 
plus de sentiments possible chez 
la personne qui dansera aux ac- 
corda de ses oeuvres soi-dis'antes 
musicales. Dans ce but, il assem- 
blera des airs quelconques dans 
ûri rythme que l'on appelle jazz. 
À bout d'inspiration, il ira fouil- 
ler les oeuvres des grands maî- 
tres, il y pigera sans scrupule, 
retranchant les parties qui ne 
font pas son affaire, modifiant 
la mesure, détruisant le rythme, 
tout cela pour satisfaire la rage 
du "jazzeur". C'est ainsi que 
nous verrons les incomparables 
rapsodies de Listz, des brides 
de sonates du grand Mozart, 
revêtues d'une eadence de fox- 
trot. Il fera une chanson de ca- 
fé sur l'air de la douce Médi- 
tation de Thaïs. Il ira plus loin 
et poussera l'audace jusqu'à 
violer le* répertoires de mu- 
sique religieuse. 11 ne se fera 
aucun scrupule de faire danser 
sur l'air de l'Ave Maria d'un 
Schubert ou d'un Gounod. Il 
fera deswtangos et des valses 
avec nos vieux Noël*, ces perles 
de la musique sacrée. Enfin, il 
signe Ses plagiats sans la moïn- 



Nous devons beaucoup à la 
Franc. Elle noua a légué des 
chefs-d'oeuvre littéraires, cise- 
lés dans -une langue claire et vi- 
goureuse. Offrons-lui l'hommage 
de notre reconnaissance. Recon- 
naître un bienfait est encore 
d'usage au XXe siècle. 

lie Canadien aernble ignorer, 
cependant» que sa langue eat 
bien à lui. H Ta reçu d outre- 
mer. Mais trois siècles d'usage 
ne l 'ont-ils pas faite "sienne"! 
Il croirait vraiment qu^l »e 
possède que de» mots "à pros- 
crire", des anglicismes à bannir. 
Son acquis semble ne ae com- 
poser que dea défauta en cours 
dans la conversation. Les Jean 
Narrache et les Baptiste, au par 
1er heurté et "cassé," ont syn- 
thétisé le vocabulaire de chez- 
nous. Quant au jreete 'de la 
•langue française, cela n'est pas 
à nous. C'est le parler de la 
"doutée France". Bien parler, 
ici, est synonyme de prononcer 
comme no* cousins de là-bas, 
C 'est là une impression fausse. 
Nous sommes, tout au moins si 
pas plus que nos cousins, les fi- 
dèles gardiens de la langue 
française. Nous "la respectons 
beaucoup plus qu'eux. Jamais 
nous n'aurions songé à la char- 
ger de néologismes aussi mal- 
sains que "dancing", "hall", 
"hunting", "meeting", "roc- 
king-chair", skating-ring", en 
donnant au "ing" le son bizarre 
de "in". Sans doute notre cana- 
dianisme "Patinoire" n'avait 
pas assez de chic, On l'a rejeté. 
Nous ne nous exprimons pas 
comme les Français. Et pour- 
quoi les imiter? Notre bon par- 
ler est bien plus simple, plus 
naturel. Il a une nuance de 
franchise, de bonhomie qui vaut 
bien celle que l'on tente de 
transplanter ici. On oublie qu'il 
est préférable de "boire dans 
son verre" quelque "petit" 



LA CHANDELEUR 

DM * 1.» bm de Joaepb, dormaient 1A Jeux oUe»ux. 
Eredis.it de 1'»^ 1» d.vmc «mère. 

AÏÏïTû" Prophétesse, adorait le M< *»f* . . 
ù n .\ J; „• -*„ ««««r Mtrrevovait la Croix ! 



Jo9epft accomplisiiait le, rites de la Loi , 
AnneTla Prophétesse, adorait le MaP" 
Etla Mère, en son coeur, entrevoyait 

I Ottawa, 1934. 



Jean BOUTET. 




LA FORET ET LE BUCHERON 



Un bûcheron renaît de rompre^ ou *'**"" 
U bols dont il avait emmanche sa cognée. 
Cette Derte ne put sitôt se réparer 
Que la P forét n'en fût quelque temps i^rpée. 






■ 



L'homme epfin la pria humblement 

De lui laisser tout doucement 

Emporter une unique branche / 

Afin de faire un autre manche: 
•Il irait employer ailleurs son gagne-pain. 
H laisserait debout maint chêne et maint sapin 
Dont cTacun rwpectait la vieillesse et les char»... 






L'innocente forêt lui fournil d'autres armée. 
Eli en eut du regret. Il emmanche son fer. 

Le misérable ne s'en sert 

Qu'à dépouiller sa bienfaitrice 

De ses principaux ornements. 

Elle gémit à tous moments: 

Son propre don fait son supplice. 

Voilà le train du monde et de ses sectateurs: 
On s'y sert du bienfait contre les bienfaiteurs. 
Je suis las d'en parler. Mais que de doux ombrages 
Soient exposés à ces outrages, 
Qui ne ae plaindrait là-dessus? 
Hélas ! J'ai beau crier et me rendre incommode, 
- L'ingratitude et les abus 
N'en seront pas moins à la mode. 

Jean de I* FONTAINE. 



défigurés. La majorité des gens 
se laisse prendre. Mais pour peu 
qu'une personne ait le sens de 
la musique, elle .n'est pas dupe, 
elle reconnaît bien vite la dé- 
froque d'un plagiaire et l'indi- 
gnation fait Write au dégoût. 

L'influence de cette musique 
sur les moeurs est dépravante et 
néfaste. Il serait vraiment éton- 
nant qu'une musique imaginée 
par de» «e.ns sans culture artis- 
tique et très souvent sans mo- 
rale, fut susceptible d inspirer 
de nobles sentiments. Au con- 
traire, cea airs d'inspiration 
basse et sensuelle, exécutés par 
dea "artistes" du dernier ordre 
ne peuvent qu'inspirer des émo- 
tions malsaines. 

Encore, si le jazz n'était en- 
tendu que dans les lieux où l'on 
danse ses effets corrosifs n'au- 
raient aucune prise sur la masse 
du peuple. Mais il entre dans 
les meilleures familles par la ra- 
dio, au point qu'on ne peut que 
rarement entendre de la mu- 
aique convenable. C'est juete- 
1« point qui importe. 



y eut dernièrement un concours tion est arriver. Soyons n< 
de déclamations. Parmi les mêmes une bonne fois! 



sans oublier les nôtres. 
^ Même pendant la domination 
française, le Canadien, par son 
parler, se distinguait des Fran- 
çais. Les écoles rurales étaient 
difficiles à établir en raison des 
nombreux dialectes normands, 
picards et autres. Aujourd'hui 
nous* 1 en sommes complètement 
dégagés tandia qu'en France 
chaque province garde encore 
son idiome propre. Paria même 
est peut-être la ville où l'on 
parle* le moins bien le français. 
Prenons* donc conscience de no- 



pièces choisies, assez bien d'ail- 
leurs, il n'y eut pas de place 
pour un seul morceau .canadien, 
sauf une farce toute courte et 
en "jargons". L'on aurait pu, 
pourtant, trouver chez les nôtres 
des morceaux de valeur au moins 
égale à certains- extraits donnés, 
dont le sentimentalisme lar- 
jmoyant et mièvre manquait de 
goût et de naturel: Ceci est un 
exemple entre mille. Noua 
sommes engourdis par la terreur 
du fameux "pas capable". Tous 
ces "pas capable" individuels 
étouffent l'initiative de quelques 
travailleurs. Toute oeuvre a be- 
soin, pour grandir, de l'enthou- 
siasme de la foule. Aux gens 
qui veulent, plus nombreux au- 



Jean BOUTET. 



J.-E. LAUZON 



BUOtTlTOR 

Spécialité: Médailles de- 
classe, Réparations 
de montres, etc. 

137, rue Rideau Rid. 4904 



tre personnalité; Aîmonc > notre jourd > nui donnons le soutien 
langue non pas comme un objet ^ * ^xe et de notre 

emprunte, mais comme un ins- 
trument qui nous est propre. 



Pourquoi aller chercher dans la 
littérature d'outre-mer tous nos 
"morceaux choisis "T Donnons 
une place, quelque minime 
soit-elle, à nos auteurs cana- 
diens. Il y en a de bons. Beau- 
coup paraissent l'ignorer. 

Si nous avions transmis notre 
langue à la France, "il y a belle 
lurette" que celle-ci aurait don- 
né la première place à ses -écri- 
vains! Et nous! Nous connais- 



Cl LAFRENIERE 

OpUaaétrtsie ai Opticien 
117 BUE RIDEAU 

Tél. BMeas 4*47 

Heures de bureau: 9 ajn-6 pjn. 






f *. 



Dans un collège canadien, il 



ment là 

Les jeunes sont fascinés par ce 
tintamarre — le tapage a tou- 
jours plu aux enfanta et aux im- sons à peine les nôtres, 
béciles — ils grandissent au son 
de cette musique, eti, petit à 
petit, leur goût se déprave, in- 
consciemment ils en prennent 
Ta cadence. Devenus jeunes 
hommes, ils apprendront le^>as 
de la danse moderne et devien- 
dront des habitués dea salles pu- 
bliques et des cafés. 

Et dire qu'il ae trouvera en- 
core dea personnes qui affirme- 
ront que le -jasa est inoffensif 
lorsqu'il est, comme nous ra- 
yons vu, une plaie maligne at- 
taquant Isa bonnes moeurs, dé 



encouragement. 

Cet état d'esprit doit se dé- 
velopper d'abord dans nos écoles 
et collèges. Oui "Préparons- 
nous"! Il eat temps de faire 
autre chose que "flatter" et ad- 
mirer les autres. C'est le propre 
des enfants d'admirer sans agir. 
Le Canada est assez vieux 
maintenant Le temps de l'ac- 



truisanfle bon goût. Quelqu'un 
qui se délecte dans le jazz, doit 
abdiquer toute prétention au 
? en s du beau musical. 

Ainsi connaissant lea sources 
du jasa* son but et ses consé- 
quences sur notre génération, 
brisons avec lui et rangeons- 
nous du côté des gens de goût 
qui encourageant la bonne mu- 
sique, la vraie, la seule qui ait 
droit de cite parmi lea peuples 
Civilisée. Pmd BOUCHER. 



H. REGIMBAL 

Bljtmtier-Horlorer 

Réparationa de tous genres, 
Montres, Horloges et Bijoux. 

I ttl'i ne DALHOU8IE 

En face du Théâtre Français. 



Tél.— Réeidenoe: 8her. 5881 
Bureau: 8her. 3963 

LUCIEN MASSÉ 

O.P.A., L.A. 

Licencié pour Ontario -Québeo 
Comptable Licencié 

Syndic -■ 

185A. ru* Principal. • HuH 



1 . 

Gaston Vincent 

B.A., L.Ph, 

Avocat et Notaire 

Kapuskastns*. Ont 

SSèioe Président de la Société 

des Débats France la 



MAGASIN PAR EXCELLENCE POUR LES ETUDIANTS 

Robertson Frères 



Ancien» élèves de l'Université 
R1B6 POUR HOMàSBB ET JEUNES GENS 



•es, r*e BU — 



**0* 






JOUENAL «4-MBNEUtL PARAISSANT 
*«.«- lit iTLfllDf CHAQUE MOIS 

ooCTome a juIn 



ORS ANE DE LA . 

SOCIÉTÉ DCS DEBATS ^FRANÇAIS 
DC L^rsrVEESfTÉ O^OTTAWA 



k1»aa«sae»t: 
nnmérs: 



ES 

S 



Direct*»: Marcel Ouiaae* Rédacteur e« çkef: 

Administrateur: Raoed Gauthier 



Robert Barsalou 



Rédactkm ci AdsaUtetrationî 
Université d'Ottawa. 



L'Université d'Ottawa gagne à Montréal 

MM. Jacque* Boucher et Marcel Ouimet remportent la victoire contre l'Université de Montréal 
MM. Paul Morvau et Rémi Mulette se voient enle ver la palme par un cheveu à Ottawa • 
Monsieur l'avocat Joachim Sauvé le 30ème président de notre Société, préside* 
1 L'UNIVERSITE LAVAL EST EN POSSESSION DU TROPHEE VILLENEUVE 



Depuia trois 'ses, lea débats 

iteruuivcraitairea couronnent 

les entrepris*» d*. noa Débate 

tançais. En estts occasion, nos 

irateurs se mesurent non plus 

leurs condisciples mais aux 

.^présentants des Université*» 

françaises de Québec et de Mon- 

Eréal. 

Vendredi dernier, noua rece- 
rions les porte-parole de Laval: 
Jean-Charles Bhérer et 
Jarcel. Létourneau, tandia que 
leux dea nôtre8 t MM. Jacques 
ïher et Marcel Ouimet, 
lient les.hôtes de Montréal. 



Le débat interuniversitsire, 
lez-nous, est toujours attendu 
ivec impatience. D'autant plus 
»tte fois que la popularité et 
lea qualités oratoirea de nos 
leux débattanta — dont la ré- 
futation n'est plus à faire — 
tromettaieut une jouté des; plus 
têressantea, que dis- je, nous 
tonnaient lea plus légitimes es- 
M-ancea. MM. Paul Morvan et 
témi Millettc étaient nos hé- 
|rauts, et il nous tardait d'en 
faire des héros. v 

C'était une question de 
(grande actualité et de aouve- 
! raine importance que compor- 
tait le libellé: "Le bilinguisme 
intégral nnit à^a culture fran- 

l/iaiua'' A r#ii>m«ttr\n nui» T"»eilt.- 



te, qui se sont montrés gentils 
©t aimables durant tout leur se-: 
jour parmi nous. 

Fécond en incidents comme 
toutes les discussions publiques, 
le débat Laval-Ottawa devait 
nous causer une *ive surprise. 
Comment expliquer, en effet, 
l'oubli inconcevable, j'allais 
dire impardonnable que les ora- 
teurs de Laval, surtout M. Lé- 
tourneau, ont fait du mot in- 
tégrait Et combien apprécier, 
par la suite, la décision de "la 
majorité du jury" t 

Il serait intéressant de com- 
parer dans les détails les quatre 
discours. Mais l'espace est res- 
treint. Nous renvoyons lea lec- 
teurs a des colonnes voisines ou 
sont publiés intégralement lea 
plaidoyers de MM. Morvan et 
Mulette. 




use ". Affirmation oaée, peut 
[il sembler à quelques-uns, mais 
[que noa orateurs ont au prouver 
amplement. Et si l'on ajoute a 
[cela lea circonstances toutes 
[particulières qui entouraient la 
[discussion : caractère bilingue 



Après le discours de M. Çaul 
Morvan, M. Jean-Charles Bhé- 
rer, E.E.D., s'avance sur la tri- 
bune. Son gentil accent québé 
cois charme l'auditoire. Il pré- 
sente les hommages de Laval au 
personnel de l'Université d'Ot- 
tawa, et salue la présenee dana 
la salle d'anciena condisciples 
du collège Jean-Brébeuf. En- 
suite, il énonce sa propoaition, a 
savoir: "Que le bilinguisme in- 
tégral non seulement ne nuit 
pas à l'extension de la culture 
française chex les nôtres, mais 
que, bien au contraire, il contri- 
bue à une plus large extension 
de cette culture". Remarquons 
bien que, selon lui, le bilinguu 



M. l'avocat Joachim SAUVE 



adresse _ 

chaleur et la conviction^que lui 
donne sa qualité d'ancien pro- 
fesseur et son titre de franoo- 
ontarlMi. A un auditoire atten- 
tif et sympathique, il démontre 
clairement comment le bilin- 
guisme intégral tue la cultuie 
française avant qu'elle s épa- 
nouisse chez l'enfant. 

Enfin, M. Marcel Létour- 
neau, d'une stature imposante, 
aborde la question en avocat 
froid et pondéré. Il fait un dis- 
cours en trois points pour nous 
prouver que le binlinguisme est 
l nécessaire aux Canadiens Fran- 
çais. Chose invraisemblable, 
dans, tout son discours il ne pro- 
nonce, pas une seule fois le mot 
bilinguisme intégral. Et pour- 
tant le débat portait sur. cette 
seule expression. 



de notre" Univeraté'et "réceVtal me intégral "est l'é^dJEffl^ 
discours aur le bilinguisme in- tures dont les deu 
tégral, on aura quelqu'idée de 
l'atmosphère dans laquelle de- 
vait se donner le débat. 



Avant «Cen faire le compte- 

[rendu, remercions tous ceux qui 

[ont contribue au succès de la 

[soirée, car c'en fut un malgré la 

(décision. D'abord le président, 

l'avocat Joachim Sauvé, qui 

[■"est acquitté de ses fonctions 

avec honneur et dignité. En lui, 

il nous a fait plaisir de saluer 

le 30ème président de notre So- 



N 'est-ce pas 



}k 



apportée à nos esprits après les 
[deux premiers discours, nos fé- 
licitations à Mlle Marie Bon- 
homme; normalienne, qui a su 
nous faire tressaillir à l'harmo- 
nie de sa voix. 



i'expreasion. 

le simple bilinguisme et non pas 
le bilinguisme intégrait Quant 
* la culture française, pas ae 
définition, mais "plutôt carac- 
téristiques qui nous la font i 
connaître che* un individu 

La preuve du discours de M. 
Bhérer se résuane à ceci: "ij e- 
tude des chefs-d'œuvre engins 
produit autant d'effets pour la 
culture française cher, les nôtres 
du©- 1 étude des auteurs latu 
>» _j 




«été. p& rïï^ **£ •M>~ , **. a »^r t *E 

sertion en repondant a 0eux 
questions: Pourquoi un indivi- 
du étudie-t-il les langues an. 
ciennesî Pourquoi étudie-t-il les 
langues modernes! Il répond à 
la première question en demon- 

Nous avons bien garde d'où- trant "qu'un to***J^ x £ 

Mier nos deux distingués visi- langues anc «nnes pour J dév eiop 

teurs de Laval, ainsi que leur per la cul tare £"^^2 

compagnon, M. Hughes Lapoin- est évident. Puis il entreprend 



de prouver, plutôt il se deman- 
de pourquoi "l'étude des chefs- 
d'oeuvre de la langue anglaise 
ne serait paa eue* nous un ex- 
cellent moyen de culture fran- 
çaise!" 

Pour terminer, M. Bhérer ap- 
porte une conclusion que je me 
hâte de rectifier. Il dit, en effet, 
qu'à l'Université d'Ottawa, 
*'lea jeunea gêna sont formés, 
éduqués, admirablement bien 
cultivés au moyen d'une mé- 
thode essentiellement, intégrale- 
ment bUingue." Or, cela n'est 
paa tout à fait juste. Il cite, au français! 
commencement de son discours, 
un passage de l'annuaire de 
notre Faculté des Arts où il est 
dit qu'on nous donne "une cul- 
ture bilingue dont les avantages 
.etc." Culture bilingue, et 
non pas bilingue intégral. C'est 
pourquoi M. Bhérer avait tord 
de se réclamer des paroles de 
notre Recteur à la radio. Le R. 
P. Marchand préconisait, en ef- 
fet, "un apprentissage sérieux 
de la langue anglaise, qui ne se- 
ra pas un apport négligeable 
pour la culture générale". C est 
là le bilinguisme, mais bilin- 
guisme intégral, non! 

Dans son débit, M. Bhérer 
fut intéressant par son naturel 
sur la tribune, sa "charmante 
liberté d'esprit, son idéalisme 
ailé, son besoin diction, sa gai- 
té inventive, en un mot, par 
toutes les caractéristiques 
l'esprit franeais cultivé. 

4 



Voici la proposition princi- 
pale de aon discours: "Qu'il, 
s'agisse de notre vie- économi- 
que, de notre vie politique, ou 
de notre vie intellectuelle, la 
dualité nationale ne peut être 
regardée -comme un obstacle au 

?lein épanouissement du génie 
rançais dans ces trois aphères 
de nos activités, parce qu'elle 
apporte à notre nationalité un 
élément nouveau de force et de 
supériorité." Les orateurs d'Ot- 
tawa, comme tout le monde 
d'ailleurs, ont-ils jamais contes- 
té le bien-fondé de cette affir- 
mation! Ont-ils jamais nié l'u- 
tilité du bilinguisme au Canada 



tairement le mot intégral, ou 
elle lui donne une signification 
imprécise. Or, dans les deux 
cas, elle ne répond pas à la 
question du débat. Donc . . . 

M. Bhérer, lui, nous apporte 
un autre de ses arguments ty- 
piques. 11 propose un vote de 
non-confiance dans les discours 
d'Ottawa, en supposant que 
nous avons déjà le bilinguisme 
intégral et que par conséquent, 
il est futile de prouver qu'il 
nuit à la culture française . 

D'autre part, M. Millettc ré- 
fute clairement -le deuxième 
point du discours de M. Bhérer, 
à savoir que l'éttsi* des auteurs 
anglais développe la culture 
française. Et M. Millette prend 
soin de ramener la question à 
son, point essentiel, c 'est-a-dire, 
dans la formation de l'enfant. 

M. Létourneau a la parole fa- 
cile et il en profite dans sa ré- 
plique pour nous parler encore 
de bilinguisme tout court. Le 
bilinguisme, nous dit-il, est un 
fait accompli, et noua devons 
l 'accepter. 



Et M. Létourneau conclut 
avec tout le monde que: "Loin 
d'être un obstacle à -l'extension 
de la culture française en terre 
canadienne, le bilinguisme est 
au contraire à l 'avant-garde de 
notre progrès car il apporte 
avec lui une force nouvelle et 



d* 



des avantages précieux aux- 
quels nous ne pouvons rester in- 
différents." 

N'est-ce pas là encore une 
fois, un plaidoyer en faveur du 
bilinguisme pur et simple, et 
non pas du bilinguisme inté- 
gral! 

Et la réplique: M. Morvan a 
déclaré clairement, il noua sem- 
ble, que lea orateura de Laval 
avaient mal interprété la ques- 
tion, et qu'ils n'avaient pas par- 
lé de bilinguisme intégral. Le 
dilemme qu'il a construit à 
ne suffisait-il pas à 



■A 









i 



■ 



La réplique terminée, le ju- 
ry se retire pour délibérer. Il ae 
compose de M. E. J. Lemaire, 
greffier du Conseil Privé, de M. 
Charles Gautier, rédacteur en 
chef du "Droit" et de M. l'abbé 
Hector Yelle, VJ., curé de St- 
André Avellin. Et tout porte 
à croire qu'il y eut discussion! 
Toujours est-il qu'après une 
longue attente, M. Lemaire fait 
part de la décision. Ce fut bref: 
Laval obtenait "un léger avan- 
tage"! Un coup de foudre eut 
produit le même effet! 

Devant ces faits, n'avons- 
nous pas le droit, au moins, de 
nous étonner! D'aucuns se sont 
î 1 * I indignés. Disons à nos lecteurs 






et à nos amis que nous avons 
fait tout en notre possible pour 
gagner le débat Laval-Ottawa! 
Kt comme nos orateurs ont rem- 
porté la palme à Montréal, i! 
n'y a entre nous et le trophée 
Villeneuve que le "léger avan- 
tage" de Laval. 

Oui, si peu pour réaliser le 
mot d'ordre de notre Père Di- 
recteur: rapporter à Ottawa le 
trophée Villeneuve. 

Je**TERRlEH, 



Secrétaire dea Débata français. 






■ 








C-^_ - v v. . - 




.M 




LA I^H 



FER 19)4 



BANQUET DES 

DINER ANNUEL DES ANCIENS À L'HÔTEL 



ANCIENS 

QUEEN'S DE MONTRÉAL 



Mtre Arthur Courtois préside. — Dis- 
cours des RR. PP. Marchand, Morisseau 
et Legault. — Intéressant 
programme musical 

dernier séjour à Ottawa, Son 



MONTEKÀL, 31 juavior, — 
(spécial à "La Botonày'). — 
Une centaine de convives, tous 
membres de l'Association des 
Anciens Elèves de langue fran- 
çaise de la région de Montréal, 
assistaient à leur banquet an- 
nuel tenu À I Hôtel Qneen's, 
préaidé par litre Arthur Cour 
lois N.P., en l'absence de Mtre 
Louis Côté, sénateur. 
LE T. B. PEBE RECTKUR 

Après le dîner, le préaident 
de circonstance invite le T. B. 
Père Recteur à noua parler du 
travail accompli pondant la der- 
nière année à 1 Université. Le 
Père, répondant à l'invitation, 
manifeste un oeu d'embarras 
puisque, dit-il, les nouvelles sont 
publiées au fur et à mesure dans 
"La Rotonde" que tous lisent 
assidûment. H veut cependant 
noue faire part de quelques évé- 
nements sur lesquels le journal 
universitaire n'a pas encore ren- 
seigné suffisamment les anciens. 
En premier lien: les modifica- 
tions apportées à notre charte 
pontificale. 

Au mois de mai 1931, un 
document pontifical adressé aux 
universités catholiques leur en- 
joignait de remanier leurs cons- 
ti tutioiuT et leurs program mes 
d 'études de manière à les rendre 
plus conformes aux exigences 
modernes. A Ottawa, nous nous 
sommes mis sans retard à ce tra- 
vail et la réfonte de notre charte 
a été présentée au Saint Siège au 
mois de juin suivant. Une appro- 
bation temporaire nous a été 
donnée avant que nous présen- 
tions le projet définitif. Il est 
actuellement devant la Congré- 
gation des Universités. Entre 
temps nous avons organisé, les 
premiers on Amérique, les cours 
de nos facultés canoniques d'a- 
près les nouveaux réglemente et 
ils sont suivis aujourd'hui par 
plus de 50 étudiants^ 



Notre charte civile fa subi »fir«*«lt dirtribue "La Rotonde". 



sort analogue. Comme vous le 
savez elle date de 1866 et n'avait 
reçu depuis que des modifica- 
tions de détail. Maints articles 
étaient désuets et l'administra- 
tion de l'Université était ren- 
due fort difficile en raison de 
prescriptions aujourd'hui inap- 
plicables. Nous svons donc choi- 
si le moment où nous avions à 
la législature ontarienne un ami 
dévoué dans la personne de ce- 
lui qui est devenu depuis l'Ho- 
norable Côté, pour demander des 
amendements ou plutôt une re- 
fonte de nos constitutions. Le 
projet de loi a passé psr tons les 
étages parlementaires et il a été 
sanctionné lo 18 avril dernier. 
Nous' pouvons donc aujourd'hui 
nous glorifier de posséder une 
charte qui. est un modèle du 
genre et nous donne tous les 
droits et privilèges des antres 
universités ontsriennee. * 

Comme vous l'aves aussi ap- 
pris par "La Rotonde" le cours 
supérieur des srts conduisant 
aux grades de M. A. et de D. 
Ph. a été aussi de nouveau orga- 
nisé et fonctionne régulièrement 
depuis le mois d'octobre avec 
plus de 40 étudiants. 

L'élévation de Mgr Villeneuve, 
O.M.I., Archevêque de Québec, 
animateur des études supé- 
rieures ecclésiastiques dans notre 
maison, è la pourpre cardinalice, 
a été pour nous une source de 
joie. A sa venue en mai dernier, 
nos élèves lui ont fait une en 



Bminence a- bien voulu encore. 
une fois donner de bons con- 
seils aux exécutifs de toutes nos 
sociétés d'étudiants. 

Le Révérend Père Recteur 
termine en nous dévoilant quel- 
que peu la situation financière 
de l'Université. "Elle n'est pas 
désespérée, dit- il, loin de là, mais 
ehe n'est pas sans nous causer 
une certaine anxiété. Rien que 
nous ayons mis dans la caisse de 
l'oeuvre, nos ressources de toute 
nature il nous a cependant man- 
qué $7,000.00 pour rencontrer 
toutes nos obligations. Nous 
avoue ls consolation cependant 
d'avoir payé tous les intérêts 
dus et psr les temps difficiles 
que nous traversons nous croy- 
ons que ce résultat est satisfai- 
sant. Le nombre des élèves pen- 
sionnaires a diminué et c'est à 
repreudr^. le -terrain perdu que 
nos anciens peuvent nous aider. 
Si au mois de septembre pro- 
chain nous pouvions compter «ur 
50 pensionnaires de plus l'Uni- 
versité serait en état de faire 
honneur à toutes ses affaires. 
La parole est aux anciens. 

Quelqu'un qui n'est pas des 
anciens, ajoute le R. P. Recteur, 
mais dont le nom est désormais 
inséparable de celui de l'Univer- 
sité, 1 Honorable Sénateur Law- 
rence A. Wilson, a bien compris 
la nature de l'oeuvre que nous 
poursuivons dans la Capitale ca- 
nadienne et après une inoublia- 
ble démonstration, nous a fait le 
royal cadeau de $25,000.00 que 
nous avons attribué à la cons- 
truction d'une salle académi- 
que qui portera le nom du gé- 
néreux donateur. ' 
CHANT 

M. Goulet, accompagné au pia- 
no par M. Oscar O'Rrien chante 
"Les Mémoires" de Dalbert et 
"Extase" de Paganetti. 

Pendant le solo, le R. P. Le- 



Ihon ai ss i s réception. Lan de usa réa 



R. P. MORISSEAU 
M. Courtois après avoir dit 
quelques mots ds "La Roton- 
de", invite son censeur, le Père 
Henri Mo risses n i sdresser la 
parole. 

Il serait peut-être bon de me 
situer parmi les anciens, dit le 
Père Morisseau. Plusieurs ne me 
reconnsissent pas. Le Père Le- 
gauk était préfait de discipline 
alors que j'étais jeune prêtre. 
Après quelques années d'ensei- 
gnement à l'Université, j!ai pas- 
sé neuf ans dans le ministère. 
L automne dernier je revenais 
à l'Université. 

En arrivant je ne savais pas 
ce qui m 'attendait. Le Père Rec- 
teur m'a demandé de prendre 
la direction des Débats. Je ne 
pensais cependant pas i "La 
Rotonde". Pris de scrupule, je 
lui ai fait remarquer que j'au- 
rais également à m 'occuper de 
"La Rotonde". Vous sves un 
assistant, me dit-il, travailles 
svec lui. C 'est ainsi que je guis 
devenu directeur des Débats et 
censeur de " La Rotonde ' '. 

L'emblème de la- Société est 
une ruche. En réalité, la Société 
des Débats est uns rushs bour- 
donnante. Je puis vous rendre 
témoignage que les élèves actuels 
travaillent au sein de la So- 
ciété. On rencontre chez-eux du 
bon esprit et du dévouement. 

Comme autrefois nous avons 
encore les débats intérieurs qui 
sont d'aiUtom très bien prépa 



Il y a déjà quatre ans que ls 
iigue iuter-universitaire des Dé- 
bals a été fondée. Depuis trois 
ans ces débats ont lieu. Mgr Vil- 
leneuve alors, a donné un ma 
gnifisue trepuc gagné la pre- 
mière année par Ottawa et l'an 
dernier par Montréal. 

Grise a la courtoisie de la 
Commission Canadienne de la 
Radiodiffusion, les Universités 
d'Ottawa, Montréal et Laval par- 
tiel pont à des débats à la radio. 
Le premier débats mettait aux 
prises Montréal vs Québec, le 
second Laval vs Ottawa et le 
troisième Montréal va Ottawa. 

Nous avons organisé un nou- 
veau système de débats; les 
meilleurs débattants de nos 
sésnees htbâomadaires, iront 
donner leurs débats dans les pa- 
roisses environnantes. 

Lé Père Morisseau continue 
son allocution en parlant de " La 
Rotonde". Après avoir raconté 
la fondation de "lia Rotonde". 
il sr rlB» hriurniT de saluer son 
fondateur, M. René Ménard, 
présent su banquet. - 

Vous ne sauriez croire, chers 
anciens, 1 * encouragement que 
vous nous apportez en vous in- 
téressant à notre journal. J'ai- 
merais avoir une page entière 
pour les anciens, nous l'aurons. 
De temps à autre, nous recevons 
des souvenirs d'autrefois; nous 
aimerions en recevoir d'avanta- 
ge. "La Rotonde" est votre 
journal, comme il est celui de la 
Société des Débats. Pour la. re- 
cevoir vous n'avez qu'à être en 
règle avec la société des anciens. 

Je suis heureux de vous par- 
ler de tout cela. — Nous tra- 
vaillons corps et âme pour vous 
intér e sse r . Je souhaite que nos 
élèves actuels deviennent comme 
vous, des hommes qui font hon- 
neur à l'Eglise, à leur raee et à 
leur Aima Mater. 

MESSAGE DE M. L. COTE 
M. Arthur Courtois lit le mes- 
sage de M. Louis C;té, qui su 
rait dû présider le banquet mais 
qui, retenu par une séance du 
Sénat, on est empêché et se dit 
peiné de la chose. Un intermède 
musical suit la lecture du mes- 
sage. 

NECROLOGIE 

Le président fait lecture de ls 
liste des anciens décédés au 
cours de l'année: Messieurs 
Wilfrid Gauvreau? Ernest Lé- 
vesque, Orner Fauteux. Napoléon 
Giroux, Réginald Létourneau, 
Henri Coursolles, Msrtisl OÔ- 
té, et Rodolphe Paradis. 
11 MARS 

M. Courtois annonce ensuite 
1 assemblée générsle des Anciens 
Elèves de langue française qui 
sera tenue à Ottawa le 11 mai* 
prochain.- 

CHANT 



École Normale 



Las élèves de reculs normale 
vsient venir avec use très gran- 
de joie les examens semestriels. 
L'artiste, quand il donne la der- 
nière touche à la toile qui doit 
immortaliser son nom éprouve 
su fond de son âme un sentiment 
de profonde satisfaction. Les 
examens sont le dernier coup 
de pinceau des élèves; celui qui 
livre eux professeurs — et aux 
examinés eux-mêmes — la preu- 
ve définitive qu'il s'est élaboré, 
au fond d'une âme, ce chef- 
d'oeuvre psychologique qu'est 
une "reconstruction effective". 
Et le bonheur est grand parmi 
la gent normalienne. 

Notre équipe de gouret joue 
de malheur. Trois joutes et trois 
défaites n'est pas mr~r#eord 
enviable même ai chaque partie 
a été rudement contestée. Les 
explications de ces revers sont 
multiples. Jusqu'à présent nos 
joueurs n'ont livré bataille 
qu'sux "soutanes". Par deux 
fois les Frères les ont terrassés, 
et ils ont aussi été vaincus par 
les Pères. Les plus psychologues 
parmi nous sont portes à croire 
qu'une certaine ersinte révéren- 
tielle retient ls plénitude d'ar- 
deur des normaliens et qu'ils 
auraient peut-être plus de suc- 
cès auprès d'adversaires moins 
révérés. Les malins insinuent 
que d'aucuns de nos joueurs prs 
tiquent trop "l'inhibition" de 
certaines tendances belliqueuses 
pour donner leur rendement 
plénier. Ils jouaient mieux du 
bâton . . . et des coudes svant 
leurs études pédagogiques. Leurs 
'attitudes" ont gagné ee que 
l'efficacité de leur gouret a 
perdu à l 'école normme. 

Vendredi dernier, la séance 
de notre Société littéraire por- 
tait sur l'exécution d'un "pro- 
jet": l'industrie du bois au Ca- 
nada. Les travaux donnés cons- 
tituaient une synthèse, excep- 



tionnellement bien laits, suri 
services multiples que nous 
dent nos forêts depuis la 
traction do ans maisons et] 
nos meubles jusqu'à la coi 
tion de nos vêtements par la i 
rayon, ou à la préseryatioi 
comestible* su moyen du 
lophane. La séance ti 
nous avons pu contempler, à 
bibliothèque, uns exposition 
intéressants des divers prodj 
dont nous avaient entretenu 
orateurs su programme. Nos: 
licitations aux organisât* 
Leur travail n'a pas été 
Nous nous sommes rendus ci 
te, pur "expérience dir< 
de la valeur réelle flu "pro] 
comme principe d'activité intl 
se. 



Nous ne pouvons nous ei 
cher d'admirer la vaillance 
gens du Nord aux prises avec] 
froid d'Ottawa. Alors que 
gens de l'est ou du sud fie 
Province se plaignent, en 
luttant, quand il arrive au tl 
momètre de dégringoler 
qu'à vingt ou trente au-des 
de séro les élèves "d'en haï 
prennent un petit air de dé> 
aitier qui semble vous dire: 
c'eut une température priât 
nière comparée à nos froids 
nord!! Je sais plus d'une ii 
tutrice à qui cette attitude 

fait prendre, certains jours 
grand froid, la résolution 
énergique de ne jamais s'ei 
ger dans ee pays où le met 
gèle! Si parfois, il advient à 
normaliens ou aux normaliei 
du Nord d'être incommodés 
les morsures du froid comme 
simples mortels du Sud, ils 
piiquent ces faiblesses en 
sant: c'est beaucoup plus 
dans nos parages. Peut i 
n'ont-ils point tortî Et 
être t aussi, ne serions-nous 
moins frileux qu'eux dans 
régions glacées t 






Messieurs Marier et Goulet in- 
terprètent des pièces de leurs ré- 
pertoires, accompagnés au piano 
par M. Oscar O'Brien. 

M. De Gaspé Taché annonce 
la joute de hockey entre l'Uni- 
versité d'Ottawa et l'Unive.|l- 
té de Montréal, le 24 février pro- 
chain, à l'Arena Mont-Royal à 
l'occasion du Gala Sportif An- 
nuel de l'Université de Mont- 
réal. 

R. P LEGAULT 

Le Père Raoul Legault, orga- 
nisateur du banquet, prend la 
parole. Avec sa voix grave qu'on 
lui connaît H annonce un con- 
cours Ouvert aux anciens, en vu 
de trouver un chant de collège 
approprié aux réunions d'an- 
ciens et aux jours de fête. Ce 
concours est proposé par M. 
l'aibé Rodrigue Glande. 
CLOTURE 

I* banquet sa termine par 



LE CONCOURS No» félicitations 



Vous n'oubliez pss, je suppo- 
se, le concours ouvert à tous 
pour la composition d'un chant 
de collège f Allons poètes, bar- 
des, favoris d'Apollon, écoutez 
l'invite de la Muses: # 

"Poète, prends ton luth et 
me donne un baiser" (A. de 
Musset;. 

Faites la prière de Sainte- 
Beuve à la Rime: 



O Rime. "Devant mes pas 

Ne fuis pas; 
Quand la Muse me dévore 
Donne, donne psr égsrd 

Un regard 
Au poète qui t'implore! 



Puisvà l'oeuvre. 

■s- 






LEHMARS 

française à l'Université. Ls* 

LIT? 1 * ta ****• —î 

**j4 * 1 ouvrage. Usa as sera 
négligé, loin de là, tout sera mis 
•a oeuvre pour ans las anciens 
F— «n* une agréable jou rnée. 

une chanson à répondre, sui- 
vie d un vote de remerciement 
adressé su Père Legault orga- 
nieetaui d* k soirée. 

-M. M. 



Au docteur J.-Hector Lapsf 
te, qui vient d'être réélu p< 
ls quatrième fois président 
Buresu de Santé de ls v 
d'Ottsws. 

• • • 

A Monsieur Maurice GagiM 
qui donna en Sorbonne. le 
janvier dernier, une conférenaj 
sur l'architecture anglaise, sel 
la présidence de M. Schneicb 
M. Gagnon, comme on le si 
est depuis deux sns, à l'Kooi 
du Louvre à Paris. 

• • • 

A M. J.-U. Bray , élu pi 
dent de l'Union St-Joseph dl( 
tawa, conseil 124, section 

Jean-Baptiste. 

• • • 

A M. Alcxandcr José 
Grant, de St. Cathe,rincs, 
qui s'est vu décerner ls médi 
le en or "Sir John Kenned] 
la plus haute récompense 
cordée par "The Engineerk 
Institute of Canada". 

M. A. J. Grant est dept 
1919 ingénieur on chef de 
construction du Canal Wellai 



SYMPATHIES 



A M. Sylvio Gendron, .de 
vière dea Roches, P. Q., q»! 
pleure la mort de ion épov 
aee Marie Anste Visas. 



e bilinguisme intégral nuit à la culture française 



PREimSK DIBCOUBS DE L' AFFIRMATIVE ) 
IL PAUL MO» VAH 

Avant d'entreprendre ls dis- paons* ( avee lesquel* nou* 
^_: ûn mesdames et messieurs, vous. S'ils admirent certains | 

- des nôtres qui maîtrisent la lan- 
gue anglaise, ils n'ont que du 
mépris pour ceux qui n'ont pss 
pour le psrler maternel ee res- 
pect sacré que nous pouvons ap- 
peler notre meilleure marque j 
de noblesse. En résumé, Te" vrai 
bilinguisme, celui qui est prati- 
qué dans cette institution, sut 
celui des esprits droits, pru- 
dents et justement inquiets de 
l'engouement pour l'anglais que 
prend la jeune génération. 

H y aurait donc un faux bi- 
linguisme! Hélas! il faut bien 
l'avouer en entendant les ri- 
tournelles de ces bons apôtres 
qui vont prônant la nécessité 
d'spprendre l'anglais à temps 
et à contre-temps. C'est la doc- 
trine que nos adversaires vont 
vous prêcher, celle du bilinguis- [ 
me ihtégrsl. Elle implique pour 
nous l'étude de l'anglais et du 
français en même temps, c'est- 
à-dire dès l'éveil de la raison, 
et à dose égale, donnant ainsi 
autant de temps et d'importan- 
ce au premier, qu'au second, de 
telle manière à produire un 
homme qui serait également 
cultivé dans les deux langues, 
serait indifférent pour l'une 
et pour l'autre, et qui pour- 
rait produire dans Tune comme 
dans l'sutrs des travaux d'éga- 
le valeur. Un tel système ne 
peut que produire la confusion 
dans L'esprit des enfants. L'6on. 



jfowz-rooi ▼ous aire que 
[«■éprouve un réel plsisir à me 
"lire l'interprète de l'Unrversi- 
,1 Ottawa pour offrir à nos 
flingues visiteurs de Québec 
Rupins cordiale bienvenue. 
(> plaisir est d ? sutsnt plus 
uid que nous avons l'honneur 
(avoir parmi nous ce soir de 
défenseurs de nos droits et 
B nos destinées. Et, si le hs 
uni les pousse à venir se cons- 
tituer nos adversaires, n'ou- 
Hions pas que quelque soit ls 
ehalem* de la discussion nous 
L'en resterons pas moins de 
(bons amis. 

La question qui se pose ce 
|,oir. mesdames et messieurs, ne 
Uanq uera pas de provoquer 
chez vous l'intérêt ls plus vif 
puisqu'il s'agit d'un sujet dont 
l'actualité grandit sans cesse en 
importance et qui suscite cha- 
Tqse jour de nouveaux argu- 
ants ches noire population ca- 
nadienne-française; je veux 
parler du bilinguisme. 

Le bilinguisme, sujet d'étu- 
des, problème dont la solution 
ii pas cessé de nous préoccu- 
per parce qu'il est celui de no- 
tre survivance elle-même. Nos 
lattes les plus vives, nous les 
avons soutenues peadaat cent 
soixante ans pour la défence de 
la langue. Instinctivement nous 
iurons nos pertes dans l'or- 
dre national aux empiétement* 
4e l'unilinguiame anglo-saxon, 
mais nous pourrions les mesurer 
toui aussi bien à nos eonees- 
aionK téméraires au bilinguisme 
irraisonné. Hais avant d'aller 
plus loin, donnons-en une juste 
sot ion. 




ssnee de deux langues; "Si produira partout le bilinguisme 

ve parvient à entretenir intégral. Que l'on parcoure tou- 

s la langue seconde une cou te l'Amérique du Nord, partout 

veraatiou, une correspondance l'on trouvera des hommes 

sur les •choses les plus usuelles, d'origine tram; 



Notre grand souci doit donc 
être de nous y appliquer et d'y 
soumettre les nôtres dès l'âge 
le plus tendre. 

Lorsque l'enfant, au foyer, 
commence à balbutier sa langue 
maternelle, il le fait inconsciem- 
ment en suivsnt un rhytme qui 
lui s été imprimé par tout ee 
qui l'entoure et plus encore 
peut-être par tout ce que l 'hé- 
rédité a déposé dans son cer- 
veau. Il faut donc de tonte né- 
cessité que cette éducation soit 
continuée à l'école si nous vou- 
lons que nos petits Csnsdiens 
français, fils de descendants 
français, conservent cette lan 
gue qui est employée par une 
société dont on se plaît a vanter 
la stabilité, et qui, dans son en- 
semble, s'est conservée ici assez 
pure pour que ls structure de 



L'épithète "bilmgue" peut 
s'appliquer au pays, au territoi 
re, où deux langnes sont par- 
iées. On pont l'entendre de la 
législation qui tient compte de 
cette dualité et qui en permet 
l'expression dans ses documents 
officiels. Elle se dit surtout de 
l 'homme qui peut exprimer ses 
pensées dans deux langues dif- 
férentes; enfin elle peut dési- 
gner un programme scolaire -vi- 
sant à enseigner deux langues 
simultanément pour les parler 
et les écrire correctement. Mais, 
appliqué à un pays, à une lé- 
gislation, à une personne ou à 
un programme scolaire, nulle 
part le bilinguisme n'implique 
l'égalité parfaite entre les deux 
langues. Première observation 
qu'il importe ds retenir. 

En effet, nos adversaires nous 
poseront sans doute cette objec- 
tion : comment oses- vous com- 
battre le bilinguisme intégral 
lorsque tous appartenez à une 
institution qui en fait profes- 
sion? Qu'il me suffise de dire 
aux adversaires qu'ici, à l'Uni- 
versité d'Ottawa, l'on entend 
conserver à la langue maternel- 
le de chaque étudiant la prédo- 
minance, de telle sorte qu'il en 
•oit totalement imprégné, la 
parle et l'écrive le plus parfai- 
tement possible. On s'applique 
ensuite à nous donner de la lan- 
gue seconde une connaissance 
«nffisante de telle façon que 
nous puissions fsire notre che- 
»oin dans la vie, et aux besoins, 
Refendre les droits- dès nôtres 
à leur langue maternelle, même 
auprès de ceux qui l'ignorent et 
qne nous ne pouvons atteindre 
.""^u'en nous servant de leur idiô- 
»*. C'est le vrai bilinguisme, 
<"elui qui ne nuit en rien à ls 
culture française. 

Ainsi ls .comprennent tous 
ceux qui s'occupent avec man- 
^•t de la question des langues. 

A »>*« l'entendent les aaglo- 



cole primaire, en 
s 'astreindre à lui fournir un vo- 
cabulaire précis de manière à 
développer sa personnalité selon 
ses origines. Sur cette base seu- 
lement l'on pourra construire 
un édifice solide, permettre à 
l'intelligence de se développer 
normalement. A cet âge délicat, 
tenter d'ajouter l'enseignement 
d'une autre langue, d'introdui- 
re le bilinguisme intégral, e'est 
assurer la ruine de la culture 
française. 

Quand nous parlons de ls cul- 
ture française, nous l'entendons 
non pas su sens restreint de cul- 
ture littéraire, mais au sens 
Isrge et élevé où l'esprit fran- 
çais nous spparâit oomme un 
ensemble incomparable de clar- 
té, d'ordre et de finesse ; le fruit 

de la civilisation la plus hu- 
maine, ls plus saine, la plus 
hsute expression de la santé in- 
tellectuelle et de J'équilibre 
mental ; une culture qui soit une 
force réelle et bienfaisante et 
qui permette à notre élite cana- 
dienne-française de s'appliquer 
plus vigoureusement à la solu- 
tion de nos problèmes pour le 
plus grand bien de la race et du 
pays. 



effet, doit ^■/y« tè,Be *'** âit P*» èt . ê ml " 



Or, le seul moyen d'arriver à 
cette supériorité, c'est l'étude 
approfondie de sa langue ma- 
ternelle. Avec M. Laray, de 
l'Académie Française, je dis: 
"Parlent la même langue ceux 
qui ont le même sang, la même 
histoire, les mêmes moeurs. Dif : 
fèrent par le parler ceux qui 
diffèrent par Uorigine, par les 
traditions, par le caractère. Ces 
dissemblances héréditaires in- 
fluent considérablement sur les 
sensibilités de l'esprit et du 
coeur et sur la diversité des 
mots svec. Jesquels elles s'expri» 
ment. Ainsi chèque langue sol- 
licite, révèle et consacre le gé- 
nie d'une race. 

Pour nous, mesdames et mes- 
sieurs, ne l'oublions pas, c'est 
le génie de la race française 
qu'il nous fsut nous inculquer; 



térée. Pour^ être eux aussi des 
Français, pour pouvoir trans- 
mettre plus tard l'héritage sa- 
cré, il leur faut un long et pé- 
nible apprentissage. 

N'allons pas leur rendre la 
tâche impossible en leur impo- 
sant l'obligation surhumaine de 
leur inculquer en même tempe 
l'étude d'un lsngsge différent 
par l'origine et la forme. Ne 
commettons pas ce crime de lè- 
se majesté contre la langue 
française; considérons 
plutôt les difficultés que nos 
petits Canadiens français ont à 
vaincre. Us respirent, pour-sin- 
si dire, par les cinq sens dans 
une atmosphère saturée d'an- 
glo-saxonisme qui les pénètre 
par la rue, le cinéma, le journal 
et l'illustré. Dsns ces condi- 
tions, est-il raisonnable de leur 
imposer en plus l'étude d'une 
langue d'origine, de forme et de 
pensées différentes! Passe en- 
core s'il ne s'agissait que d'ap- 
prendre sa langue maternelle 
d'une façon quelconque, mais 
nous ne sourions nous conten- 
ter de la médiocrité, si nous 
voulons, dans un milieu aux 
influences si pernicieuses, con- 
server notre unité ethnique et 
notre civilisation française. 
N'allons pas tenter cette désas- 
treuse expérience. Nous som- 
mes français, nous voulons le 
demeurer. Sachons en vouloir 
le moyen essentiel, sauvegar- 
dons notre éducation du péril 
de dénationalisation que lui fait 
eourir le bilinguisme -que prô- 
nent nos adversaires de ce soir. 
A cette preuve déjà décisive, 
je veux apporter les témoigna- 
ges de l'histoire. 

Historiquement il est indé- 
niable que le bilinguisme inté- 
gral ne se réalise pas, au moins 
chez la masse, précisément par- 
ce qu'alors, il minerait la cultu- 
re ethnique La Belgique passe 
pour un pays bilingue, qu'en 
est-il au juste T 

Les Belges sont moins exi- 
geants pour ls connaissance de 



le réoUTOt eet satisfaisant, il 
n'est pas. nécessaire qu'il sache 
rédiger sans faute et d'une ma- 
nière élégante. 

Les Suisses ne pensent pas 
autrement sur l'organisation de 
leurs écoles dsns les différents 
cantons ; il est toujours une lan- 
gue maternelle, qui est Ta lan- 
gue véhiculaire de l'enseigne- 
ment: la -langue française dans 
la Suisse française, la langue 
italienne dans la Suisse italien- 
ne, la langue allemande dans 
la Suisse allemande. 

Il entrerait aussi dans mon 
plan de vous prouver qu'il n'y 
a pas sur terre un seul peuple 
vraiment bilingue, et qu'il est 
contraire à là nature des choses 
ds vouloir le devenir. Je devrai 
me borner à quelques indica- 
tions précises, suffisantes tout 
de même, pour éclairer ce 
deuxième point. Il eût été facile 
de prendre au loin, dans l'Est 
européen, du nombreux exem- 
ples ds os que j'affirme, mais 
contentons-nous d'examiner les 
deux pays dont je viens de vous 
parler : la Belgique et la Suisse 
Si la Suisse était entièrement 
trilingue, la généralité de sas 
habitants parleraient trois lan- 
gues. Pour vous prouver * qu'il 
n'en est pas ainsi, je vous ci- 
terai le témoignage d'Albert 
d'Auaat dans la "Suisse Mo- 
derne", oà il nous montre qu'en 
dehors des habitants qui vivent 
sur les frontières habitées par 
des races différentes, les autres 
ne parlent et n'entendnt qu'une 
langue. Or la Suisse est le pays 
qui possède le moins d'illettrés. 
On y est donc pas unilingue par 
ignorance. 

En Belgique, il en vs de mê- 
me. En dehors de Bruxelles, 
dont le trois quarts de la popu- 
lation est bilingue, il n'est pas 
un autre endroit dans le pays 
où les deux langues sont géné- 
ralement parlées. Cependant, la 
Belgique est un tout petit pays, 
grand comme trois ou qustre de 
nos comtés, traversé en tous 
sens par de nombreux chemins 
de fer facilitant les communi- 
cations entre les divers éléments 
d'une population extrêmement 
dense. C'était donc la terre par 
excellence du bilinguisme. .S'il 
n'y existe pas, c'est assurément 
qu'il n'est pas dans la nature 
des choses qu'il y ait sur terre 
des peuples entièrement bilin- 

K 11 * 8 - . -, 

Mais considérons le point de 

vue historique tel qu'il se pré- 
sente su Canada. Parce que 
nous avons résisté à la dénatio- 
nalisation pendant, 160 ans, 
d'aucuns pourraient prétendre 
que nous pouvons tenter l'ex- 
périence du bilinguisme inté- 
gral, et conserver notre unité 
ethnique. Qu'on se détrompe, 
mesdames et messieurs, en 
voyant ce qui s'est passé chez 
nous. Du pays français du St- 
Laurent, des hommes ont émi- 
gré vers les autres régions de 
l'Amérique. Mais lorsque, ces 
gens ont fait profession de Ja 
langue anglaise pendant trente 
ou cinquante ans, ils parlent le 
français plutôt comme une lsn- 
gue étrangère, et lorsque cer- 
tains d 'entre eux, en petit nom- 
v bre d'sâleurs, s'avisent à reve- 
nir dans leur pays d'origine, ils 
ne s'y sentent plus chez eux. Il 



terre vraiment française, d« 
vilisation française, de culture 
française, l'on en trouvera plus 
rien, si ce n'est quelques der- 
niers vestiges non encore sub- 
mergés par la vague d'anglo- 
ssxonnisme qui couvre les psys 
autrefois bien français et qui au- 
jourd'hui nous échappent, tels 
le Détroit, l'Orégon, l'Illinois. 
ls Louisianne. N 'allons pas croi- 
re que cette dénationalisation 
des Français d'Amérique soit 
restreinte aux Etats-Unis. Hé- 
las ! chez nous même lé recul de 
l'intelligence et de ls c^yiliaa- 
tion française se fsit sentir. 

Vous, admirables adversiares, 
vous parlez de bilinguisme, mais 
voyez, en pratique, comment 
fou vous entend. C'est la con- 
naissance de l'anglais que l'on 
prône partout. Oi^ travaille au 
bureau, au magasin, à l'atelier; 
on obéit à un patron ou à un 
contre-maître anglais; on cou- 
doie dea camarades anglais; on 
parle l'anglais quotidiennement. 
11 faut s'appliquer à l'étude de 
cette langue ai l'on veut garder 
sa position ou s'sasusrer de 
l'avancement .C'est l 'aboutisse- 
ment de votre système. Alors, le 
"français reste pour une foule 
de gens une langue que l'on 
parle ches soi, ou entre amis, 
lorsque ceux-ci peuvent la par- 
ler et s'ils ne sont pas des an 
glo-saxons, mais qui a'a guère 
d 'utilité dès qn 'il s 'agit de trai- 
ter d'affaires ou d'entretenir 
des relations sociales. 



et le moyen d'entrer en commu- ^-- — 

génie, c'est la langue seconde ; voici ce que 



ni cation avec ce 

d'abord et avant tout par la 

langue o«i en est Tex pression. 



disent deux pédagogues de tout 
.premier ordre sur 1s connais 



Or, quand, on a cessé de voir 
l'utilité d'une lengue dans le 
commerce ordinaire de la vie, 
on est bientôt prêt de ls jeter 
complètement pardessus bord 
comme un objet surrané et qui 
ne noua dit plus rien. 

A cela ajoutes l'aspect reli- 
gieux. 

L'engouement pour l'anglais, 
tégral, soumettra notre popula- 
tion canadienne-française à une 
terrible épreuve. La majorité de 
langue anglaise en ee psys est 
protestante. La grande presse 
est protestsnte quand elle n'est 
pas athée. Les relations socia- 
les de ceux qui perlent l'an- 
glais se font le plus souvent 
parmi les protestants. 

Compatissons,, certes, su sort 
des catholiques que lea circons- 
tances soumettent si fatalement 
à une telle épreuve; mais se- 
rions-nous justifiables de tra- 
vailler à détruire les barrières 
naturelles qui existent pour je- 
ter un plus grand nombre des 
nôtres dans ce danger? 

Nous ne prêchons pas l'igno- 
rance systématique de l'an- 
glais; que l'on apprenne cette 
langue dans une certaine mesu- 
re, msis que le français reste 
l'expression de tout ce qui tou- 
che aux choses les plus intimes 
du coeur, ds l'âme et de la re- 
ligion. Evitons de livrer ce der- 
nier refuge de l'âme française 
aux tenants d'une doctrine qui 
ne peut aboutir qu'à la déna- 
tionalisation et peut-être même 
à l'apostasie complète. 

Ainsi donc, mesdames et mes- 
sieurs, je vous ai démontré que 
le bilinguisme intégral consti- 
tue un programme scolaire inac- 
ceptable et nuisible au bon dé- 
veloppement de l'esprit de nos 
petits Canadiens français; et, 



y a dans leur •âme quelque cho- ^ C0I18équentt it ne psàt'quo 



se de changé ; ils parlent une 
autre langue, ils ne sont plus 
des nôtres, leur âme n'entre 
plus en communion svec la nô- 
tre, eHe ne vibre plus aux mê- 
mes émotions. Et voilà ce que 



nuire à notre culture française. 
Ds plus, nr'appuyant sur l'his- 
toire, je vous ai exposé la place 
qu'occupe le bilinguisme dans 



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LA ROTONDE n HVRfla 1114 



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Le bilinguisme intégral nuit à la culture français» Le bilinguisme intégral nuit à la culture française 




I 






1 



I 






DEUXIEME DISCOURS DE L'AFFIRMATIVE 
M. REMI MILLETTE 



Ce n'est pas sans appréhen- 
sion que nous venons discuter 
devant tous, ce soir, le délicat 
problème du bilinguisme inté- 
gral. Mon collègue et nioi n'en- 
tretenons pas tellement d'illu- 
sions sur l 'étendue- de nôtre sa- 
voir que nous prétendions diri- 
mer définitivement une ques- 
tion aussi complexe qoe discu- 
tée, r ! 

Convaincu toutefois de la jus- 
tesse de notre thèse, encoura- 
gé par votre bienveillante sym- 
pathie, permettez-moi de pour- 
suivre une démonstration qni 
voudrait ajouter quelques rai- 
sono qui me semblent assez pro- 
bantes pour entraîner tout à 
fait l'adhésion de. vos esprits. ; . 

Après vous avoir défini ce 
qu'il faut entendre par bilin- 
guisme intégral^ mon collègue 
vous a- démontré que l'histoire 
ne connaît pas de peuples véri- 
tablement bilingues dans la to- 
tale acception du mot. Je 
voudrais à mon tour vous prou- 
ver que l'étude de deux langues 
d'une manière simultanée et à 
dose égale ne peut qne jeter du 
trouble dans l'intelligence de 
l'enfant et l'amener à des con- 
fusions qui l'empêcheront de 
connaître à fond sa langue ma- 
ternelle! Nos adversaires objec- 
teront que. la pensée est chose 
spirituelle et qu'ainsi l'expres- 
sion extérieure par un idiome 
quelconque est chose indifféren- 
te, et qu'alors- l 'étude de deux 
langues ne peut. influer sur la 
clarté de la pensée. Sans doute, 
la pensée est spirituelle, mais 
elle doit cependant s'exprimer 
par des formes sensibles où l'élé- 
ment matériel, organique, joue 
un rôle essentiel. Il en est de la 
pensée comme de l'âme; être 
spirituelle, elle anime cepen- 
dant un élément corporel qni 
lui sert de véhicule, pour se ma- 
nifester à l 'extérieur! 

Or, messieurs, une langue 
c'est. plus qu'un système, de si- 
gnes. C'est un composé dont 1s 
parole ou l'éeriture ne sont que 
l'expression extérieure. C'est 
aussi et surtout un système 
d'idées, un système, de pensées 
qui plonge ses racines au plus 
profond de l'âme qu'elle veut 
extérioriser. C'est encore plus, 
c'est l'expression de ]a civilisa- 
tion particulière du peuple qni 
la parle. Les mots que vous 
prononces pénètrent jusqu'au 
fond de l'individu, jusqu'à son 
âme ou se forment les pensées; 
là, ils allument l'idée qni, à son 
tour, produit le sentiment et 
pousse à l'action. Les mots ti- 
rés de sa langue lui rappellent 
ou lui inculquent l'idée des 
siens, l'expression de leurs, 
joies, de leurs inquiétudes, de 
leurs espoirs, le souvenir de 
leurs revers ou de leurs vietni- 
rjs. C'est done psr les mots de 
sa langue que l'enfant entre en 
communication avec tout un 
passé dont il doit être la conti- 
nuation, c'est par eux qu'il sera 
véritablement de sa race. 

Or, messieurs, que dire, si au 
lieu de laisser les enfants à cet- 
te tâche si naturelle d'appren- 
dre et de maîtriser leur langue 
maternelle, au moins dans ses 
éléments essentiels qui en fixent 
l 'acquisition pour toujours, l 'on 
«liait vouloir leur enseigner 
concurremment une autre lan- 
gue qui ne comporte pas seu- 
lement un vocabulaire diffé- 
rent, mais exprime des pensées 
d'un genre étrsnger. Ce serait 
les introduire dans la connais- 
sance d'un autre idiome, mi-par- 
tie germanique, dont le pronon- 
ciation est l'une des plus indis- 
tinctes qni soient, •* àsnl le 



tour de phrase ou le groupe- 
ment des mots cherche L'inver-; 
sion, qusnd le génie français 
est d'être direct. 

Du ■ coup, 1 on aperçoit la 
grande difficulté de bien ap- 
prendre aux enfants à parler h 
convenablement deux langues.' 
Comme résultat, ils penseront ' 
dans une langue, et jargoune^ 
ront dans l'autre, ou parleront 
comme disait quelqu'un, deux 
lanjrues à la fois, exprimant 
dans chaque phrase la confu- 
sion d'un esprit qui ne peut 
s'appuyer sur un vocabulaire ' 
propre et personnel, ni sur nn| 
système de pensée et de signes 
qui soit en quelque sorte incor- 
poré à son cerveau. 

Pétris d'anglais et de fran- 
çais, de tournures anglaises et 
françaises, ne sachant ni où une 
langue finit, ni où une langue 
commence, ils entremêleront 
forcément les vocabulaires, an- 
glicisant les mots français, fran- 
cisant les mots anglais, réali- 
sant dans leur conversation par- 
lée ou écrite la plus invraisem- 
blable macédoine Knguistsique 
qui se puisse imaginer. 

"Pareil système", nous dit 
Mgr Racine, " produit la con- 
fusion dans l'esprit, y brouille 
tous les concepts, et fait porter 
jusque dans l 'âme ses consé- 




faire ce travail de recherche, 
nous serons aussi dans l'impos- 
sibilité de préserver des inva- 
sions qui viennent du dehors. 
Pour nous les mots anglais se- 
ront traduits et souvent inadé- 
quat ement, et nous nous met- 
trons dans l'impossibilié d'ex- 
primer notre pensée à ls fran- 
çaise, dans une langue qui ne 
produit ses effets de clarté et 
de persuasion que si elle est pu- 
re de tout sllisge, que si elle 
reflète un état d'âme qui nous 
est propre et ne peut librement 
s'exprimer dans un autre idio- 



me. 



Voilà ce que signifie l'étude 
simultanée de deux langues 



quences néfastes". C'est ainsi peter cet aspect de la culture 
qu'on accoutume l'enfant à des française: ' 11 ne s'sgira plus de 
modes de penser, de parler, et {faire grise mine à Une expres- 
"" ~»e corr e sponde n t sion p«ur~en*TSranal^ ûnTaUtfe* 



pss à l'idéal de son idiome et 
de sa race. C'est, en un root, lui 
déformer l 'esprit et ïe coeur. 

C'est ee qui faisait dire, au 
grand éducateur qu'est Mgr 
Ross : "Je demande qu 'on 
n'atrophie pas le cerveau plas- 
tiqué des enfants par .une assi- 
milation intensive d'une langue 
qui n'a aucune parenté avec la 
nôtre." 

C'est donc avec raison que M. 
l'Abbé, h. Groulx, disait: "Si 
véritablement le mot est le si- 
gne et la mesure dé l'idée, et 
si- la langue parlée par chacun 
est l'exacte expression de son 
système d'idées et de ls qualité 
même de son esprit, quelle ter- 
rible signification ne pas attri- 
buer dès lors au français dégé- 
néré, parlé presque universelle- 
ment par les victimes du bilin- 
guisme intégral. Ce système, 
c'est la dénationalisation de 
nos enfants." Fortes paroles, 
celles-là, messieurs, de quel- 
qu'un" dont l'autorité n'est plus 
à établir en ces matières et qui 
confirment bien ce que j'ai 
avancé sur la confusion résul- 
tant de L'apprentissage de deux 
langues à* la fois. 

Nous avons vu comment l'étu- 
de de deux langues à la fois 
ne favorise pas cette commu- 



nient* qui doit unir les fils 
d'une même race. Voyons com- 
ment elle nuit à l'étude plus ap- 
profondie de la langue françai- 
se, à la véritable culture fran- 
caise. 
"Des voeables" a dit Riche- 



pi os propre. H faudra prendre 
la seule qtt ise présentera à no- 
tre imagmaiton surchargée, ou 
bien y placer l'équivalent an- 
glsis. N est-ce pas là un détri- 
ment à la cuit ure française ? 

N 'oublions pas que la langue 
même rudiment aire et rustique 
doit conserver ses caractères 
propres de clarté ; que mêlée à 
l'anglais elle ne convient qu'à 
ceux qui prétendent qu'il n'y a 
pas de différence dsns l'expres- 
sion de la pnsée dans une bou- 
che française ou anglaise. N'ou- 
blions pas que ce n'est -que dans 
la mesure où elle est correcte et 
exacte qu'elle procure à la pen- 
sée sa meilleure expression et 
devient un instrumnt d'échan- 
ge explicite, rapide et nécessai- 
re à une civilisation active et 
raffinée; que, pure et claire, 
elle n'est plus seulement un 
moyen de communication utile 
et qui s'impose, mais contribue 
au développement de toutes les 
facultés de l'âme, si bien que, 
dit Bonnet: "La perfection de 
ces facultés répond toujours à 
ceHe du langage", que, dans sa 
pleine floraison, elle devient un 
art, art social et art d'agré- 
ment, pouvant au besoin sup- 
pléer à tous les autres, puis- 
qu'elle contient de la couleur, 



nauté de pensées et de senti- de ls forme, du rythme et de 



pin, 'les uns -sont en or, en tueux certes, mais procure tou- 



soie, en coton, en vieille laine 
usée. 11 y en a aussi de bon- 
ne étoffe du pays et dont il faut 
faire provision pour les jours 
de fête. D'autres méritent d'être 
proscrits psr notre patriotisme 
et notre bon goût. Il faut les 
marquer d 'une grosse croix noi- 
re." 

Or, il est pratiquement iin- 
ssnee de ces mots d'étoffe du 
séance de ces mots d'étoffe d« 
pays s! notre activité est dis- 
persée sur l'étude, de deux lan- 
gues dont l'origine est si dif- 



la mélodie, autant que la pein- 
ture, la sculpture et la musique, 
et puisqu'un artiste de la pa- 
role est aussi rare et aussi re- 
cherché qu'un artiste de la pa- 
lette ou du violon — que cet 
art de la parole est difficul- 



té satsifaction à qui le possède 
et le cultive avec amour — ars 
eevera gaudiun><^jnagnum — 
Plus l'art est <lffficile,.plus il 
procure de plaisir à qui sait le 
maîtriser.' . _ , 

Mgr Camille Roy, recteur de 
l'Université Laval, s'étsit suf- 
fisamment rendu compte de 
ee$te situaion dans lsquelle 
nous nous trouvons au Canada 
pour oser avertir, à sa manière, 
ls personnel de l'Université JLa- 
val ds Québec, les membres de 
la Société du Parler Français 



fé rente. Dsns l'impossibilité de oui assistaient à sa conférence 



sur ls nationalisation de la lit- 
térature canadienne, que uous 
devons nous résigner à faire 
beaucoup de littérature françai- 
se au Osnads." Ne pas diviser 
nos efforts mais plutôt uous 
concentrer sur l'étude du fran- 
çais. S'adressent à un auditoire 
aussi spécial et sortant de la 
bouche d'un éducateur aussi 
averti de notre situation _ parti- 
culière, cet avertissement de 
nous résigner, c'est-à-dire, de 
nous concentrer sur l'étude de 
la littérature française, cela ne 
veut-il pas dire que tenter la 
surcharge que demande l'étude 
«imultenée d'une langue étran- 
gère, c'est courir au désastre! 
Distingués adverssires, ces 
idées émises par le recteur de 
votre Université, vous de- 
vraient porter à de salutaires 
réflexions sur la théorie que 
vous prônez ce soir. N'attendez 
pas qu'on vous ait enlevé 15 on- 
ces de chair sur 16 pour crier 
gare. Rejetez dès maintenant la 
surchàge du bilinguisme inté- 
gral. Il ne vous apportera que 
des connaissances superficielles, 
une langue dépouillée de ses. ca^ 
ractérlsi iques propres. Votif au- 
rez le résultat que l'on obtient 
e'n Courrnt deux, fièvres à la 
fois. 

Vous obtiendrez; messieurs, 
le même résultat par l'étude si- 
multanée de la grammaire et de 
la syntaxe. Voici ce qu'en dit 
Arsène Dorraesteter, célèbre 
philologue et lexicographe. "La 
construction ou syntaxe, nous 
Hît-il, c'est la fin ou tend toute 
langue, puisque les mots,s sous 
les formes grammaticales qui 
leur sont propres, doivent se 
combiner en phrases pour ex- 
primer la pensée." ' Or, mes- 
sieurs, le français, comme cha- 
cun sait, est une langue issue du 
latin et doue romane, et l 'an- 
glais est resté au fond une lan- 
gue germanique malgré les mots 
français qui l'ont pénétrée par- 
ce que sa grammaire est restée 
germanique. Lors donc que, 
voulant exprimer notre pensée 
en français, nous donnons né- 
gligemment une forme anglaise 
à cette expression, c'est contre 
la syntaxe même de la langue 
française que nous péchons. Or, 
messieurs, la syntaxe étant la 
construction de la langue, un 
langage soumettant des mots 
français à une syntaxe anglaise 
devient donc littéralement un 
être hybride qui ne sera ni de 
l'anglais ni du français. 

Enfin messieiUTs, cette étude 
intensive^ et simultanée_de la 
langue anglaise va à l 'encontre 
de ce qui est unanimement con- 
sidéré comme un élément de cul- 
ture classique, l'étude des lan- 
gues grecque et latine. 

En effet, pour reprendre la 
citation de Darmesteter, je di- 
sais que le français est une lan- 
gue romane cependant que l'an- 
glais est resté au fond une lan- 
gue germsniqhie malgré les mots 
français qui l'ont pénétrée, 
parce que sa grammaire est 
restée gerniaflique. 

Ainsi donc, messieurs, les 
sources de notre langue se trou- 
vent dans l'étude dès classiques 
grecs et latins, que ce soit dans 
un poème de Virgile ou dans 
les dialogues des Sept sages. 

C'est là qu'il nous faut con- 
naître le français dans ses sour- 
ces, dans ses origines. C'est la 
que uous en saisirons lame qui 
coutume à l'animer à travers 
les siècles, c'est là qoe nous 
puiserons ce génie que nous ont 
transmis les grands écrivains, 
les orateurs célèbres du. pays de 
nos ancêtres. C'est là qoe nous 
allumerons le flambeau qui doit 
par nous, continuer de Jeter sa 



lumière dans le mond< 
dono daj* les ©lass^us* ol 
les classiques de l'antiquité qi 
est nécessaire d'étudier le ff 
çais si l'on en veut po 
fond l'esprit et* l'âme, 
clair, sensé, fin, logiqu 
élégante, idéaliste, large, i 
maine, qui n'est en somme ejj 
l'esprit lui-même et l'àui* & 
personne de cette civilisai 
méditerranéenne. Ainsi n < 
langue sera en perpétuelle 
viviscence, toujours en «c«j 
sion vers plus de beauté et 
clarté. 

En France même, où lui 
de langue et de vie intellect! 
le a atteint le plus haut dej 
où la très grands msjorité à 
la population met sou orgueil 
"parler l'idiome le plus parti 
des temps modernes, il se pi 
duit un réveil extrêmement , 
téressant pour l'étude des h 
gués classiques. Ce' n'est 
une simple mode. Lés ho ma 
de haute culture ont coium 
que ces langues contiennent 
apports les plus précieux du 
trimqine intellectuel de la 
tion. 

Avons-nous besoin de tonifia 
l'organisme de notre languit 
Obéissons à un besoin de in 
chise, messieurs , et avouous- 
même après de laborieuses I 
turcs et des études toujours 
commencées, nous sentons •! 
certaines heures, en nous-_ 
mes, un génie étranger ensevi 
lir la pensée française comme II! 
marée recouvre brusquement 
grève. La lutte nous la *o\l 
nous chaque jour. Des Lstittl 
nouât N'allons pas nous illusion-] 
ner à ce point de croire 
nous resterons des latins 
nons gavant ainsi d'une lan^ 
germanique î Qne nous faut- 
donc faire pour nous immuni! 
contre ee mal contagieux et 
démiquef Messieurs, la va< 
nation ne peut consister. qu'< 
l'étude aussi complète que p 
sible de la langue française, 
qu'on le fait en France. Cel 
étude aussi complète que posj 
sible de la langue franças 
dans les deux langues d'où el 
dérive n'est pas une mince afj 
faire. Ceux qui s'y sont appbVJ 
qués en savent quelque cliossj 
L'étude trop poussée de l'i 
glsis divertit de cette étu< 
nous empêche d'en pénétrer 11 
origines et, done, d'en posséu 
l'organisme et de nous prérai 
nir contre ces expressions liétsVl 
rodoxes, empruntées a une 
gue dont le génie est si diffé-j 
ient du nôtre. 

Et c'est à vous, me*sleiursJ 
que l'on vient proposer imibbAJ 
projet. C'est à voue que fon] 
vient offrir de jeter le troubl 
dsns l'intelligence et d'ati 
phier le cerveau plastique, 
enfants. 

C'est à vous que l'on vit-, 
offrir de fsire de cette généd 
ration une génération qui ntl 
sera plus de sa raee, une généj 
ration déformée dans son esprit! 
et dans son coeur. Xîette étude] 
intensive de l'anglais préconK 
sée par nos adversaires, ce g*1 
vage d'une langue dont la pi*] 
rente avec la nôtre est très loin-j 
tsine, ajoutée à Tambianeî] 
d'une majorité compacte etl 
d'esprit différent du nôtre prt-j 
duira, la plupart du temps, d| 
anglicisé*. 

voilà, messieurs, ce qu'A] 
eons faut penser du bilinguisme] 
intégral. Méfions-nous des eifl 
gouement. Gardons-nous contre] 
la thèse de nos adversaires, qu_ 
produira non pas des françaS 
sachsnt l'anglais, mais bien plsk 
tôt des anglais ayant des n*^ 
tmns dé français. 



PREMIER DISCOURS DE LA NEGATIVE 
M. JACQUES BOUCHER 



(S*** à la Use 



f ■• ~ 




•:>*-:^^ 




C'est pour nous un devoir de 
remercier bien cordialement 
l'Université de Montréal pour 
le sympathique accueil qu'elle 
ijfim a réservé dès notre arri- 
vé» dsns cette grande ville frsn- 
gaj*e où nous nous sentons si 
parfaitement chez .uous. 

Votre présence, Mesdames et 
Messieurs, est aussi un encou- 
ragement qui .vous donne droit 
à nos plus sincères remercie- 
ment*. 

Venus d'une province où l'é- 
tude de la langue anglaise se 
iiseute beaucoup moins qu'elle 
ue s'impose; étudiants d'une 
Université spécialement dé- 
vouée à l'intérêt des nôtres et 
qni s'applique à nous adapter 
le mieux possible an milieu spé- 
cial où nous aurons un jour à 
faire notre trouée, vous ne serez 
pas surpris de nous entendre, 
ee soir, défendre autant par 
conviction qne par grstitude la 
cause pour nous primordiale du 
bilinguisme intégral. 

Question disputée s'il en est, 
'à laquelle on a proposé les so- 
iotkms les plus contradictoires. 
Les uns ont dit carrément: 
"N apprenons l'anglais qu'eu 
vue de devenir un bon commis- 
| voyageur de l'Empire et peut 
être un -plus habile fonction- 
naire du gouvernement." 

D'autres ont affirmé, pas 
[toujours explicitement, qu'il 
faut approfondir l'idiome de 
nos compatriotes à un tel point 

WUtW U UBOtUlttlt UC t t!DTl* 

jté canadienne-française en ré- 
jsulterait. 

Ces deux solutions détruisent 
[le concept "bilinguisme" s'il 
[faut entendre par là, la facul- 
té de s'exprimer dans deux 
[langues avec correction et si 
rible, svec facilité et élé- 
ice. -x-v 

La vérité sur ces problèmes 
ions semble résider dans une 
aitiou mitoyenne entre ces 
leux opinions extrêmes. - 

Définissons d'abord claire 
leht ee qu'il convient d'en- 
endre par bilinguisme intégral 
et par culture française. 
Bilinguisme intégral signifie- 
lit-il connaissance parfaite ou 
(égale de deux langues f Nous en 
* notons profondément. Il est 
jvéré que la connaissance par- 
'ûte, même d'une seule langue, 
presque une impossibilité ; à 
[>lus forte raison la possession 
faite de deux idiomes est- 
^Ic pratiquement inaccessible à 
^ généralité des mortels. 
Non plus bilinguisme intégral 
gnifierait-il connaissance éga- 
k-de deux langues.. .Le concept 
itégrsl s'y oppose. L'intégrité 
l'un être suppose un tout au- 
quel il ne manque aucune de. 
~ parties, mais ne suppose pss 
festairement l'égalité de ces 
mies parties entre elles. Si 
sépare une pomme en trois 
qustre parties inégales, ces 
»is ou quatre parties inégales 
mnws ne constituent-elles pas 
I > pomme dans son intégrité! Il 
est donc pas essentiel au con- 
*Pt d intégrité que les parties 
instituant un tout intégrsl 
wnt égales entre elles en 

»tité et en perfection. 
Du reste, les tenants les plus 
irais du bilinguisme n'ont ja- 
*ïs réclamé un bilinguisme in- 
rral en ce sens que les deux 
ligues étudiées occuperaient 
»e place égale. Les expressions 
&nt ils se servent le plus vo- 
tttiers -sont celles de "langue 
ixiliaire", "langue subsîdiai- 
isngue -secondaire", s's- 
Jjant. à la langue maternelle 
^jéffl itive, le déterminatif 
~T8t«r' n'a ici d'autre fonc- 
^ que d'exejure la grodtl^ 
r * foule des prétendps bi 



lingues, dont la seule gloire e-*t 
de baffouiiler quelques phrsses 
d'une langue étrangère dont 
ils ne connaissent ni la morpho- 
logie ni hv» syntaxe élémentaire. 
Il reste dope que "bilinguis- 
me intégral" signifie bilin- 
guisme dans toute l'acception 
du mot, et e'est de ce bilin- 
guisme que M. 'l'abbé Groulx 
écrivait; "L'épithète bilingue 
[n'implique pas nécessairement 
dualité linguistique complète, 
avec droits égaux ou part égalé 
pour l'une ou l'autre langue. 
"Par conséquent, bilinguisme 
intégral signifie pour nous, 1) 
Connaissance aussi parfaite que 
possible de la langue maternelle 
et 2) Possession d'une langue 
seconde de telle sorte qu'il soit 
possible de ls psrler et de dé- 
crire correctement et de cOm^ 
prendre ceux qui en font usage 
dans leurs discours et leurs 
écrits. 

passons maintenant à l'expli- 
cation du second terme ; culture 
française. L'homme a un carac- 
tère commun qui appelle un en- 
traînement foncièrement le 
même partout et toujours,- Il 
s aussi ses particularités prove- 
nant de la naissance, de la pa- 
trie et des époques, qui solli- 
citent un entraînement appro- 
prié. Si vous le voulex, nous rsf- 
finerons. L'homme abstrait 
n'existe réellement que dsns 
l'homme concret et la forma- 
tion générale A 'opérerait effi- 
cacement qu'avec une forma- 
tion spéciale qui adapte au mo- 
ment, au milieu et à la nation. 

Il suit donc de là, que dsns ls 
définition dé culture française 
on doit tenir compte de ces deux 
réalités, c'est-à-dire 1) fond 
substantiel et commun à tous lés 
humains et 2) particularités 
circonstantielles qui spécifient 
ce patrimoine commun aux in- 
telligences pour le rendre fran- 
çais. Par le fait même, nous 
nions que culture française si- 
gnifierait ici exclusivement 
l'idée de tradition, de patri- 
moine particulier ; que ces vo- 
cables désigneraient unique- 
ment le fond national, parée 
qu'une telle définition fait li- 
tière d'une réalité essentielle, à 
savoir: communauté d'origine de 
l'acquis intellectuel des nations. 

Pour réaliser le> concept in- 
tégral de culture, il convient 
que l'homme cultivé soit aussi, 
en un certain sens, l'homme de 
tous les lieux en raison de ls 
transcendance de la science, de 
la morale et de l'art. 

Mesdames et Messieurs, je 
m'excuse de ces mises su point 
fastidieuses sans doute mais in- 
dispensables à l'intelligence de 
ee débat. Si vous voudrez bien 
retenir ces deux idées; 1) le bi- 
linguisme intégral n'est ni la 
connaissance parfaite, ni la con- 
naissance . égale, mais bien la 
connaissance correcte de deux 
langues, et 2) que la culture 
française comporte, outre ce 
qu'on a appelle le fond natio- 
nalAnn élément humain qui la 
caractérise d'abord et qui trans- 
cende les barrières des rsces, 
des idiomes et' des siècles, vous 
n'aurez pas de peine à admettre 
avec moi que le bilinguisme in- 
tégral n'est aucunement préju- 
diciable à notre culture fran- 
çaise^jmais qu'au contraire, ain- 
si que mon collège- vous le dé- 
montrera, il peut et doit lui ap- 
porter de précieux et indispen- 
sables avantages. 

Preuve: Les objections les 
plus grave» lancées contre le bi- 
linguisme intégral se réduisent 
à trois;. 1) le bilinguisme est 
une utopie, 2) il obscurcit l'es- 
prit, 3) il est un danger immi- 
nent pour la survivance fran- 




çaise. 

Contre Parménide qui niait 
la possiblité du mouvement, 
Aristote, paraît-il pour toute dé- 
monstration, se mit à marcher. 

A ceux-là qui affirment que 
le ' bilinguisme intégral est . une 
utopie, nous disons simplement: 
voyer. Regardez à travers l'his- 
toire la longue théorie des bi- 
lingues. Remarquez au passage 
Ht. Paul et St. Augustin, Mon- 
taigne et Rabelais, Bossnet et 
Racine, Tsine et Hugo, Belloc 
et Brémond.. .. Et chez nous! 
Quelle longue liste il faudrait 
dresser des véritables bilingues. 
Chaque classe de la société nous 
fournirait un fort contingent. 
Messieurs, à moins de. se fermer 
les yeux il faut reconnaître 
qu'il y a des bilingues, authen- 
tiques et donc. que le. bilin- 
guisme n 'est pas "irae" Trtopte. 

Psr la seconde objection, on 
va affirmant que l'étude si- 
multanée- de deux langues occa- 
sionne infailliblement le désor- 
dre de l'esprit. 

Pareille affirmation nous 
semble impossible à justifier à 
la lumière d'une saine psycho- 
logie. A rencontre de certains 
matérialistes, il faut . soutenir 
que l'intelligence humaine, par- 
ce que faculté spirituelle, est 
susceptible . de progrès pres- 
qu 'indéfinis. 

Admettre en principe que les 
apports bien canalisés de deux 
sources différentes vont noyer 
le champ de l 'intelligence, c'est 
à notre avis méeonnf.ttre singu- 
lièrement la nature spirituelle' 
de notre raison, douter vrai- 
ment trop de sa puissance assi 
milatrice. Si la pédagogie et la 
pratique universelle autorisent 
l'enseignement simultané de la 
langue maternelle et de diverses 
sciences, telles l 'arithmétique, 
l'histoire, la géographie, etc., en 
vertu de quel principe ou de 
quelle , loi ne pourrait-on pré- 
coniser l'enseignement simulta- 
né et intégral de deux langues f 
Une pareille affirmation ferait 
sourire les pédagogues des 
temps passés. Quint il lien et Ra- 
belais veulent que l'enfant 
"commence de très bonne 
heure" à s'exprimer "dans sa 
famille" à l'aide d'un idiome 
étranger et que plus tard, en 
classe, "on fasse marcher de 
front les deux langues." La 
Bruyère ne pensait pas autre- 
ment: "Je suis persuadé, di- 
sait-il, que le petit nombre d'ha- 
biles et le grand nombre de gens 
superficiels vient de l'oubli de 
cotte pratique" de l'étude pré- 
coce et -simultanée de langues 
"alors que la mémoire est 
neuve, prompte et* fidèle, que 
l<esprit et le coeur sont vides 
de passions." 

A ces" opinions autorisées, 
nous pourrions ajouter celles de 
Léon Bérard, de «Victor Giraud 
et de Pierre Lasserre, qui pro 
clament: "le rôle nécessaire, la 
valeur éducative des langues vi- 
vantes et que Goethe et Shake- 
speare ont beaucoup à donner 
à l'esprit franesis," 



Mesdames et Messieurs, nej 
trouvez-vous pss ces témoigna 
ges concluants? Les adversaires 
du bilinguisme se mettent à dos 
de nombreux et bien doctes per- 
sonnages parmi les plus fran- 
çais et lea plus conservateurs en 
affirmant que le bilinguisme 
obscurcit l'esprit. 

Ne trouvez- vous pas amusan- 
te cette assertion - que les bi- 
lingues sont voués su crétinisme 
intellectuel f Songez done! Un 
dégénéré le Pspe Pie XI qui 
possède plus de vingt langues 
ou encore ce grand humaniste, 
le Cardinal Bessarion, qui pou 
vaifen parler correctement une 
quarantaine ! et chez nous, Mes- 
sieurs, tous ces bilingues que 
nous connaissons, tant dans la 
magistrature que dans l 'épis- 
copat, dans la politique que 
dans les professions libérales, 
dans le commerce que dsns l'in- 
dustrie seraient tous des dégé- 
nérés intellectuels jou des cer- 
vaux obnubilés! * 

Messieurs il y a des objections 
qui font sourire 1 

La dernière objection peut 
se formuler ainsi: le bilinguis- 
me intégral est un danger pour 
la survivance française. 

Qu'il y ait danger» admet- 
tons-le. Suit-il de là que le bi- 
linguisme soit à^re jeter f Je ne 
le crois pas. Ce n'est pas à vous, 
Mesdames et Messieurs que 
j'apprendrai que les meilleurs 
choses ici-bas, peuvent hélas! 
prêter flanc aux pires abtte. 
Mais tout ce qui est dangereux 
n'est pas nécessairement nuisi- 
ble. Le médecin ne fait-il' pas 
servir les poisons les plus vio- 
lents à la guérison des mala- 
dies T Le ferme bon sens ne ré 
coin man de-t -il pas de nous ser- 
vir des ' choses, même dange- 
reuses, quitte à en régler sage- 
ment l 'usage f C'est un procé- 
dé vraiment simpliste de sup- 
primer l'usage afin d'écarter 
l 'abus. 

Telle me semble pourtant la 
position de nos adversaires. 
Parce qu'ils réclament avant 
tout la sauvegarde de notre en* 
tité nationale et parée qu'ils 
-voient dans le bilinguisme un 
danger possible, ils suppriment 
le bilinguisme, ou le réduisent à 
si peuf que point. Messieurs, 
c'est brûler la maison pour se 
débarrasser des rats ! Que gagne- 
rons-nous à ce procédé? Serait- 
il sage cet isolement préconisé 
par nos adversaires T Serait-il 
même possible f * 

Mesdames et Messieurs, nous 
prétendons au contraire que la 
culture française au Canada se 
condamnerait 4 un appauvrisse- 
ment fatal si on allait la limi- 
ter à son seul patrimoine, lui in- 
terdire tout droit de puiser aux 
sources d'une culture étrangère 
capable de l'enrichir, de la vi- 
vifier et de l'adapter à son mi- 
lieu. 

L'histoire nous apprend qu-: 
chaque fois que des hommes 
craintifs ont voulu cantonner la 
pensée en des limites mesqui- 
nes; toujours, ils l'ont étouffée 
sauvagement* 

Ainsi la, pensée canadienne- 
française, si elle veut vivre, si 
elle veut atteindre la plénitude 
de son développement ne saurait 
se terrer dans son propre 
champ, comme dans Un ghetto, 
mais fréquenter- hardiment la 
grande culture qui la voisine. 

C'est du reste, la pensée de 
M. l'Abbé Groulx: "Nous ne 
préconisons, pour les Cana- 
diens, français, écrit-il, ni le 
système du vase clos, ni l'en- 
cerclement de la muraille chi- 
noise; des intérêts vitaux leur 
interdisent -de se replier sur 
eux-mêmes. Sous peine de soi' 
cide national, forée -leur est de 
se mêler aux autres, de prendra 



contact svec leur civilisation, ne 
serait-ce que pour tenir le eeQ|» 
et durer ^ 

On ne saurait mieux expri- 
mer la pressante nécessité dn 
bilinguisme intégral su Cana- 
da-Français. 

Comment dès lors -affirmer 
que la connaissance de ls cul- 
ture anglaise mettrait en dan- 
ger notre culture françaises 
N'y aurait-il pss su fond de 
cette crainte "un peu puérile uii 
manque de confiance dans le- 
beautés, les richesses de notr*- 
propre- littérature? Sommes- 
nous si misérables et les An- 
glais si riches que tout Cana 
dien -Français prenant' oontaet 
avec la langue et la littérature 
anglo-saxonne devra nécessaire- 
ment tourner. le dos à la patrie 
intellectuelle des aïeux et opter, 
la rougeur au front, pour la ci- 
vilisation anglaise qu'il aura 
reconnue éminemment supérieu- 
re T 

Mesdames et Messieurs, nous 
sommes trop profondément cou- 
vaincus de la fascinante splen- 
deur de notre littérature fran- 
çaise pour entretenir sérieuse- 
ment "de pareilles appréhen- 
sions. Certes, mettons- nous en 
garde contre toute emprise in- 
justifiée de l'influence anglaise, 
mais n'allons pas, sous prétexte 
de protection, former le Sot 
dessein, je cite encore M. l'abbé 
Groulx, d'isoler intellferuclle- 
ment un groupe français au 
milieu d'une province anglo- 
phone." 

Pénétrés d'un humanisme gé- 
néreux i*TTvertt,~ fltBT)TR TtotT.f 
cette formule dtî plus jviif des 
apétres, ravi devant les beautés 
de ht Grèce et de Borne: "Qu<> 
tout ee qui est vrai, que tont es 
qui e*t honorable, que tout 'ce 
qui est juste, soient l'objet de 
vos pensées." 

A ce prix-là seulement nous 
assurerons à ls pensée cana- 
dienne-française une éclatante 
vital it*'. ; - ; 

CONCLUSION: 

Mesdames et Messieurs, je 
vous ai dit, en toute Sincérité, 
les raisons qui nous obligent "i 
Teconnaiîre que le bilinguisme 
intégral ne nuit pss à la culture 
française. Je me résume. 

Cultiver les deux langues of- 
ficielles de notre pays, ce n'est 
en aucune manière, oublier les 
fondements 4 'une ssine psycho- 
logie, renier notre langue ma- 
ternelle, renoncer à notre passé, 
nous isoler des aïeux, mais au' 
contraire, c'est apprécier da- 
vantage, en vertu du contraste, 
les beautés et la grand- ur de 
notre propre civilisation. Q u i 
sait, c'est peut-être noui éviter 
la douloureuse alternative d'un 
suicide national. 

Nous sommes encore à nou* 
demander, Mesdames et Mes- 
sieurs, quelle loi pédagogique 
interdirait aux seuls Canadiens 
Français tout contact avec Ifs 
maîtres d'une grande littéra- 
ture étrangère. Crainte! pour 
notre culture française! Oui! fei 
nos adversair es ■ d onnent à ces 
mots le sens arbitrairement ré- 
trécis de "fond national". Dans 
ce cas, je livre à leur médita- 
tion cette parole de S. Grégoire 
le Grand: "Celui-là es', un sot 
qui met sa primauté h ne pas 
vouloir se renseigner sur os 
qu'il y a mieux," dans les di- 
verses civilisations. 

Si au contraire, par culture 
française on entend une culture 
largement ouverte à tons les 
grands courants de pensée, on 
conviendra qu'il est difficile, 
sous le fallacieux prétexte de 
protéger notre civilisation, de 
fermer les portes de nos écoles 
à l'enseignement de la langue et 
de. la littérature anglaise. 
â C 'est à cette dernière con< 










LA ROTONDE, 15 FBVKM» W« 



iu aoTONot, is vm» m« 






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U bilinguisme^^^^ *t.- ^^ 



DEUXIEME DISCOURS DE LÀ NEGATIVE; 

M. MARCEL OUIMET 




Depuis quelque» «nuées, 
chaque foi* que je m'arrête 
dans voire Métropole, j'admire 
toujours les gigantesques im- 
meubles élevés dans ses divers 
quartiers. Cependant, jamais je 
ne puis m 'empêcher, en «on 
tentplant ces mastodontes de 
béton armé, de songer aux ar- 
chitectes de la trop fameuse Ba- 
bel, dont les hautes ambition/ 
forent réduites à néant, au pied 
même de leur construction lé- 
gendaire. 

Babel, à mon avis, est respon- 
sable de tons les nationalismes 
fermés des temps passés et à ve- 
nir ; mais je ne puis pas trop en.) 
vouloir à ses bâtisseurs, aux- 
quels je dois la bonne fortune 
et l'honneur d'entretenir un au- 
ditoire montréalais du bilin- 
guisme intégral, problème qui 
ne se serait jamais posé sans 
la confusion des langues. 

Certes, je suis à même de 
constster, ce soir, s'il faut en 
juger par les discours de vos 
représentants, qu'une subite 
disparité linguistique n's pas 
fait suite à vos progrès vers les 
hsuteurs. Tout de même, ai lea 
hommes de l'antiquité avaient 
résolu le casse-tête de m diver- 
sité des idiomes à la manière de 
nos adversaires, je ne crois pas 
sombrer dans l'hérésie en affir- 
mant qn'il n'y aurait jamais 
en de relations entre les peuples 
... Heureusement, le sens 
ooramun de l'humanité a tran- 
ché cette question d'une sntre 
façon. Il a permis lea échanges 
intellectuels et commerciaux qui 
ont formé à travers les âges le 
patrimoine spirituel et matériel 
de la grande famille humaine. 
Mon collègue a défini, dans 
son allocution, la véritable sens 
du bilinguisme inté- 
gral; il a mis en lumière les 
éléments constitutifs de la cul- 
ture française; il a 'réfuté en- 
suite les principales objections 
des ennemis séculaires de notre 
mouvement, aveuglés par les 
dangers fictifs d'un coudoie- 
ment journalier de nos compa- 
triotea anglo-saxons. 

Pour ma part, je démonterai 
clairement que le bilinguisme in- 
tégral, loin de nuire à la cul- 
ture française' peut et doit lui 
apporter le soutien le plus ef- 
ficace. 

L'exercice de traduction qu'il 
impose et la pratique d'un hu- 
manisme généreux m'ont amené 
à cette conviction, nonobstant le 
vieux proverbe anglais: '* Wno- 
ever speaks two languages is a 
rascal." Pour ne pas faire men- 
tir ce vieux dicton, je me flatte, 
Mesdames et Messieurs, de me 
eompter comme une canaille de 
bilingue, et me console de ee 
qualificatif plutôt brutal en re- 
connaissant dans l'assemblée 
des figures si sympathiques à 
notre cause, qu'elles se pour- 
raient facilement inclure dans 
cette catégorie dont les indivi- 
dus présideront, par leur usage 
alternatif des deux idiomes, sux 
destinées et à l'avenir de notre 
Canada. . . 

Un Père Jésuite, François 
Charmot, écrit quelque part 
dans un livre intitulé: **La 
teste bien faiote", "Qu'une 
langue étrangère s'apprend par 
utilité, se lit par plaisir et se 
traduit par nécessité pédagogi- 
que;" et la Bruyère, en qui, 
se me semble, l'on peut avoir 
ans certaine confiance, carac- 
térise l'étude des textes étran- 
gers: "Comme le chemin le plus 
oourt, le pins sur et le plus 
agréable à toutes sortes d'érudi- 
tions." 

De nhuwifi ésonomique et 

jpnsjitutinnneBe dans un pays 

1» noua, aà m Haute 



Finance, l'Industrie et leH' 
merce sont le legs persistant des 
anglo-saxons, le bilinguisme in- 
tégral devient une nécessité pé- 
dagogique et développe ©ne* 
nous l'intelligence et le raison- 
nement encore à l'état d'adoles- 



cence. 



*-* 



Si Ion emploie le vieux prin- 
cipe d'éducation de susciter chez, 
le sujet des efforts intellectuels 
propres à enrayer la stérilité de 
aei études, la croissance de son 
savoir est garantie. Ht ces ef- 
forts intellectuels, nous somme»» 
à même de les provoquer ehes 
nous, en nous appliquant a 
rendre avec fidélité dans notre 
langue, les textes anglais autant 
scientifiques que littéraires, qui 
nous obligent à différencier les 
idées des mots qui les incarnent 
et les habillent. 

, Ce sont ces idées mêmes qui 
forment véritablement l'intelli- 
gence. . . . 

Transmises par des vocables, 
sous lesquels, au jugement^ de 
l'Eminentissime Cardinal Ville- 
neuve, "La vérité se cache dé- 
jà comme sous une éoorce;" à 
plus forte raison les mots de la 
langue maternelle, lorsqu'ils 
nous sont trop familiers, per- 
dent, de génération en généra- 
tion., leur sens profond, comme 
"ces veilles monnaies dont l'u- 
sage a effacé l'effigie." 

Le langage canadien souffre 
beaucoup de ee dernier état de 
choses. Son évolution est immi- 
nente. Ces idées déformées, ve- 
nues de nos ancêtres, accablent 
sans eesse nos esprits de liens 
trop solides qui enchaînent leur 
liberté intellectuelle; nous les 
respirons dans nos diverses pro- 
vinces, sans espoir de nous les 
assimiler: elles sont inaptes, 
comme l'écrit le célèbre philo- 
sophe Bergson, "à participer à 
la vie.de l'esprit et persévèrent, 
véritables idées mortes, dans 
leur raideur et leur immobili- 
té". 

Le doux parler de France ne 
doit pas sombrer sous le choc 
de ces épaves. A nous de le ssu- 
ver, car toutes ces expressions 
mortes et même ces anglicis- 
mes auxquels toutes les sociétés 
françaises font une guerre 
acharnée disparaîtraient beau- 
coup plus facilement, ai l'on 
prenait soin de traduire les 
idées propres qu'ils signifient 
dans notre langue maternelle. 
Ces traductions littérales "ha- 
bitueraient", continue enoore 
Bergson "à crystalliser ces 
idées dana plusieurs systèmes 
différents, les dégageraient de 
toute forme verbale définitive- 
ment arrêtée, et noua invite- 
raient à penser les idées mêmes 
indépendamment des mots". 

Pour éviter de parler comme 
des perroquets qui ne savent 
pas ce qu'ils disent et non 
comme dés hommes qui se ser- 
vent des mots pour exprimer 
un état spirituel défini-, pour 
atteindre par delà les idées re- 
froidies et figées dans le lan- 
gage, la chaleur et la mobilité 
de la vie, y-a-t-il quelque chose 
de mieux, quelque chose de plus 
efficace, que l'exercice de la 
version et du thème qui astrein- 
gnent l'intelligence a extraire 
la pensée pure et à l'exprimer 
dans sa langue par un autre 
vocable. 

Mesdames et Messieurs, ces 
choses Bergson les a écrites au 
sujet du Grec et du Latin. Des 
éducateurs contemporains 
comme le Père Charmot, Pierre 
Lasserre, Maillet, de l'institut 
de France, n'ont pas craint de 
le citer dans leurs ouvrages; ils 
partagent sur es peint ass théo- 
ries, et insistant à perpétuer 
l'étude d'Honért et «*• Virgile 




pour la formation de la jeu- 
nesse. 

Or, ee qui vaut pour les 
langues mortes, vaut rusai bien 
pour les icuomes modernes vi- 
vant. Dans quelque langue 
qu'ils s'expriment les grands 
écrivains peuvent rendre le] 
même service à notre intelli- 
gence, car tous ont eu et tous 
ont rechercha à nous commu 
niquer la vision directe du réel 
dans des cas où nous n'aperce- 
vions les choses qu'à travers nos 
conventions, «os symboles et nos 
hab itu d es. 

Le grand privilège d'un texte 
en langue étrangère écrit par 
un excellent auteur, est de nous 
apporter des pensées admirables 
et bien mûries, srrivées à leur 
plus parfaite précision, tout en 
laissant ouverte la recherche de 
l'expression française où eHes 
prendront corps. Notre langue 
maternelle nous véhicule l'idée 
et son expression indissoluble- 
ment unies, le tout ne requiert 
aucun effort d'enquête, l'oeu- 
vre est déjà toute accomplie, il 
ne reste plus rien à trouver, et 
e'est justement là où la gymnas- 
tique de la traduction se pré- 
sente comme d'un grand secours 
pour mettre un frein à la dimi- 
nution rapide de notre vocabu- 
laire et pour saisir ensuite dans 
toute sa plénitude le génie par- 
ticulier à notre langue mater- 
nelle. 

Permettez-moi de voua citer 
quelques phrases du précurseur 
des philosophes catholiques; 
"Un bon traducteur, dit Saint 
Thomas, tout en gardant le sens 
des vérités qu'il traduit, doit 
adapter son style, au génie de 
la langue dans laquelle il s'ex- 
prime' -\ La traduction littérale 
devient alors littéraire. Es- 
sentielle à l'étude des langues 
mortes les langues vivantes ne 
peuvent s'en dispenser parce 
qu'elle seule nous "apprend à 
penser juste et non seulement 
à parler, à bien penser et non 
seulement à imaginer, à penser 
vrai et non seulement à sentir." 
Je souris du pessimisme de 
mes adversaires. Je lea défie de 
me prouver que le bilinguisme 
intégral nuit tandis qu'il force 
nos esprit rebelles* à tenir la 
pensée pure devant notre re- 
gard, au moment où, abstraite 
des mots qui l'avait matériali- 
sée, elle se glisse dans notre 
langue française et cherché à 
travers une cohue d'expressions 
disparates celle là seule qui en 
est l'image la plus ressemblan- 
te? 

Mais il y a plus enoore, Mes- 
dames et Messieurs 1 

Le bilinguisme intégral parce 
qu'il nous met en contact avec 
une culture différente de la 
nôtre, culture non dépourvue de 
richesses intellectuelles, nous 
suggère é g al em ent la pratique 
d'un humanisme généreux qui 
ne peut que nous convenir, en 
nous élargissant l'esprit et di- 
latant 1s coeur. 

Je n'ai pas l'intention d'at- 



taquer, ce soir, le système dès 
études classiques, rehaussé des 
humanités gréco-latines; encore 
moins de préconiser à la suite 
d'un journaliste très en vue de 
le-Vule 4c Québec, lawinstitu- 
tion des humanités modernes à 
celles d'Antan, mais je me fais 
fort d'établir, eu terminant, 
l'utilité possible de l'humanis- 
me anglo-saxon, pour la forma- 
tion française d'un pays ou il 
s'impose. 

La culture française pour 
être culture et pour être fran- 
çaise doit demeurer humaine. H 
est de son ressort d'augmenter 
non seulementle s s e n- 
timents nationaux de l'indivi- 
du, mais encore ce qui constitue 
le fond même de l'humanité, 
cette largeur d'esprit et de 
coeur nécessaire pour spprécier 
tout ce qui est bon, tout ce qu» 
est beau et tout ce qui est vrai. 
Nous avons l'humanisme gé- 
néreux! Sa pratique raisonnec 
sera salutaire à nous, Cana- 
Idiens français, qui ne sommes 
pas des Français mais une "crû* 
ation de cette ^ace française ", 
dont la culture fut gravement 
compromise au lendemain de la 
Conquête par* la désorganisa- 
tion forcée de nos systèmes d'en- 
seignement et la rupture de nos 
relations avec la France. 

Or, selon l'opinion très impar- 
tiale de philologues avertis, les 
langues vivantes sont des instru- 
menta superbes de civilisation 
quand elles élargissent l'esprit et 
dilatent le coeur. 

Par l'analyse n'arrive t -on pas 
à découvrir que la valeur éduca- 
tive des humanités gréco-latines 
réside dana la civilisation elle- 
même qu'elle expose à nos yeux. 
Et, je vous le demande, pourquoi 
refuserait-on aux langues moder- 
nes le même privilège? 

L'homme n'est plus l'enfant 
d'une petite patrie, mais celui de 
tout un monde; la Grèce elle- 
même est un moment de la du- 
rée, un coin de l'espace. Les 
sympathies' à l'heure actuelle, 
s'exercent .aussi bien vers l'O- 
rient que vers l'Occident, les 
inventions modernes ont suppri- 
mé les distances et presque mal- 
gré nous, nous portons intérêt 
à des civilisations lointaines qui 
ont encore quelque chose à nous 
apprendre, même après l'étude 
approfondie des modèles grecs 
et latins. 

Pour nous du Canada, le con- 
tact immédiat avec la pensée 
vivante de l'auteur anglais nous 
procure le charme, le mystère, 
les lointains qui se dégagent de 
l'étude de ses chefs-d'oeuvre. Il 
nous exhibe, à l'exemple des 
auteurs de l'antiquité, le pur vi- 
sage de as patrie. Ces derniers 
ont révélé les splendeurs d'A- 
thènes et de Rome, notre com- 
patriote anglo-saxou ne peut-il 
pas noua montrer les arts nou- 
veaux et inconnus de la civili- 
sation contemporaine de son im- 
mense empire Y 
Il n'envisage pas me direz- 



vers. 

L'écrivain snglais cornai 
tous les autres écrivains clain 
ques ou modernes, nous dilate] 
aussi le soeur, en stimule l'i-'j 
nergie parfois très diminué*" 
car l'étude des langues vivante*! 
incite à l'estime du mon<te< 
étranger, prêche l'altruisme 
rapproche les peuples en suai 
primant la méconnaissance da. 
toutes les beautés, las noble 
et les grandeurs admirables 
renferment leum âmes divei 
Littérateurs, artistes, histori* 
et poètes manifestent dans leuff] 
chefs-d'oeuvre des aperçus 
ehologiques, remarquables 
çons qui nous insufflent cette! 
vertu de charité inconnue d»] 
l'homme enfermé dans se*] 
court horixon * ' comme un inses.j 
te sons le pH d'une feuille' 

Que le professeur de langue*! 
vivantes collabore, s'il conv'j 
prend son rôle à la grands| 
oeuvre de l'union des peuplai 
dsns ls paix! Quli ne se fanal 
aucun scrupule d'enseigne? j 
l'anglais su Canada; qu'il df.] 
montre, que cette langue pra.j 
tée, claire et abondante ne coa- 
siste" pas plus que les autmj 
idiomes modernes vivants, daaftl 
la seule émission mécanique dt] 
certains sons; qu'il inculque il 
ses disciples, malgré la diveni- ! 
té des tempéraments, des eaf" 
tares et dea cultures, la noce 
té de leur psrticipation active^ 
comme membres de l'unité di 
corps social de l'humanité, à h 
Bonne Butante des élément* si* 
térogènes d slagra nde eonféd*.] 
ration canadienne! 



vous les situations de la même 
façon; il ne possède pas la 
même forme d'intelligence; ses 
réactions spontanées en face des 
beautés et des laideurs de la 
terre; ses extases ou ses répul- 
sions instinctives, diffèrent des 
nôtres parce qu'elles ne sont pas 
inspirées par le même passé. Ces 
caractéristiques, il .les exprime 
dans la majorité de ses ouvra- 
ges, sa civilisation, il l'a claire- 
ment dépeinte; et toutes ces dif- 
férences nous aident à mieux 
comprendre nos génies natio- 
naux, nous ouvrent des pers- 
pectives infinies sur l'âme hu- 
maine et nous présentent enfin 
dana un nouveau décor, cette 
substance spirituelle qui se 
terre derrière l'enveloppe des 
mots et demeure la fin ultime 
de toutes les cultures de H'uni. 



Mesdames et Messieurs, 
langues vivantes formatri 
par elles-mêmes comme exer< 
d'esprit ne le sont-elles pas i 
par lea civilisations qu'elles ré-j 
valent! Ne ae rendra-ton pas 
l'évidence, à rencontre 
théories draconiennes de 
adversaires, que le bilinguisi 
intégral n'est pas une utoni*] 
qu'il ne recouvre pas l'ei 
d'un voile susceptible de W 
scurcir et constitue encore 
danger pour la culture fram; 

set 

Sera-t-il dit que nous réagu 
par pur esprit critique contre i 
avantages et son utilité, 
par l 'exercice de la traductk 
qu'il impose que par la tratk 
de l'humanisme généreux qu 1 
exige; que nous apposerimnl 
peut-être ' par fanatisme, 
nous claustrant dans notre t< 
de vieil ivoire français, le 
raphe ineffaçable à la signal 
condamnatoire de notre proj 
intérêt politique 1 

Sera-t-il dit que ces <fo 
peuples qui ont .combattu 
dant des siècles dans 
guerres désastreuses, que 
descendants, de ces braves d< 
les ossements reposent en 
mun à Québec, la citadelle 
parler français au Canada; 
ces héros qui conquirent t 
de lauriers sur les champs 
bataille de Châteauguay, 
chendalle et Vimy, ne poui 
pas combiner leurs forces 
raies pour le succès dos aetii 
tés politiques, religieuses et 
tionales de notre pays ! - ', 

Sera-t-il dit que nous ne . 
f itérons pas des leçons de 
plomatie qui se retranchent < 
rièro le flegme britannique ; si 
nous ne célébrerons pas la r 
moire de notre ancienne et 
notre nouvelle mère patrie, 
ont donné naissance à des 
vanta comme Laplace et Hj 
cheil, Newton et Cuvier, 
dame Curie et Pasteur; à 
littérateurs de l'envergure 
Shakespeare et Corneille, 
cine, Milton et Boasuet, Ni 
man, Lamartine et Veuil 
dotû 4s> prose et les vers^ 

(a** à m tifs sass) 



rOUR&IBE 

Jacqueline, ma compagne de 
cham bre, a ototenu la rare 
pennjssjou de ne rentrer, qu'à 
on se heures H demi ce soir, 
grand événement! C'est son 
preraelr "retard* depuis son 
antrée * ITsWe des Intirmiè- 
res! La petite en est toute ra- 
dieuse! 

— "Bonsoir, me di'.-slle en 
jortant, ne t'ennuies pas trop 
en mon absence! Tache de te 
distraire un peu! . . . Et puis . . . 
§l ai . . . S* ne *c dérange 
pas trop . • . aurais-tu l'obli- 
geance de préparer mon lit 
pour mon retour?" 

Sur quoi elle m'embrasse et 
part en coup 6e vent. 

Restée seule. Je me laisse al- 
ler un peu à la rêverie . . . 

Deux phrases de mon amie me 
reviennent en mémoire: "Ta- 
che de te distraire", "Aurais- 
tu l'obligeance de préparer 
mon Ut?" Tiens, j'y suis! La 
belle chance! L'Irrésistible 
tentation! m Je Jouais un pe- 
tit truc à ma chère Jacqueline 

. . Pour cela. •! me faut l'aide 
de Stella . . Si seulement elle 
peut arriver! , . . . Enfin, la 
voici' ... 

-- "Btella!" 
: — "Qu'as-tu?" 
_- "SL tu voulais nVaidéx 
nous jouerions ur. bon tour à 
Jacqueline qui a un "retard" 
ce soir." 

— "Certainement! Ne per- 
dons pas de temps! L'heure 
d'éteindre les lumières va 
bientôt sonner". 

Aussitôt nous préparons no- 
tre petite comédie. Rien n'est 
oublié Pourvu que cette pau- 
vre Jacqueline ne prenne pas 
notre farce ... au tragique! 

Stella et mot, guettons Im- 
patiemment le retour de la 
victime. " Arri vers -t-c île en- 
fin! Comme elle est lente!" 
La demie de onze heures son- 
ne. "Elle ne retardera pas 
maintenant" Le grand silen- 
ce de notre chambre n'est bri- 
sé que par nés rires étouffés. 
'Pauvre Jacqueline! Va-t-elle 
bien dormir cette nutt? 
Shut! la voici qui entre*'. Elle 
ne fait pas de lumière et 77 . 
trébuche sur un petit banc 
Placé au mauvais endroit. Ce 
n'est que le commencement de 
•es malheurs! 

La voua en«1n prête a se 
mettre au lit! Repassant dans 
sa mémoire les agréables évé- 
jjements de la soriée, elle se 
Visse sous ses couvertures, 
et . ~ 

- Oh! ciel! . Qu'est-ce 
il y a dans mon ut? Stella! 

Renée! Vite» Venex à mon se - 
|«eurs! Oh! Venes vite!" 

- «Qu»y a-t-!l?" demande 
BfeUa qui feint un air endor- 

IBs donc, qu'y a-t- 
17 insistais-Je à mon tour, 
{tout en faisant de la lu mière. 

U*eaU du concours 

* U Légion Canadienne 

On nous annonce les lauréats 
ju concours littéraire organisé 
ians, les écoles secondaires de 
* Capitale par 1. Légion c^. 
J'enne a l'occasion du Jours du 
Souvenir. 

*** écoles qui prirent part au 
c °neours furent: l'Université 
1 Ottawa, le Collège Sajnt-Pa- 



J-E. LAUZON 

BWOUTOBR 

'•■■* 

Spécialité: Médailles de 

cl ***e. Réparations 

de montres, etc. 



J'ai senti quelque chose 
de très froid! Aussi ... on 
dirait qu'il y a autre chose". 

— ''Autre chose?" 

— "OujL on dirait qu'il y a 
■ • . eh! bien . . quelque chose. 
Je ne sala pas. J'ai trop peur 
de toucher et surtout de re* 
garder!" 

— **Jtt tu voudrais que nous 
regardions pour toi? Merci 
mille foisl" 

— "Bien! Restes près de 
moi ! . . je f vais voir! *• dit-elle 
toute tremblante ^ 

Elle glisse ses mains soua, les 
couvertures, d'une lenteur 
d'une lenteur à impatienter 
les plus grands saints. Elle 
touche sans pouvoir saisir les 
objets ... 

— 'X»un est si froid, tut- 
elle, et l'autre si . . . mou!'* 

Enfin, elle fait un effort hé- 
roïque, saisit les objets et . 
la voilà qui éclat/, de . . . rire! 

— "Tant mieux, elle prend 
bien la farce!" dit Stella en 
me clignant Ce l'oeil. 

» notre chère Jacqueline 
rit encore de sa découverte . 
un sac rempli de glace et son 
tout petit chien de laine. 
Iris d'Auberge. 

CA ET LA 

Le 17 Janvier. M. le docteur 
Eugène Gaulin nous donnait 
une très intéressante confé- 
rence sur l'urologie. 

• • • 

Le Conseil Exécutif de r As- 
sociation des Hôpitaux Catho- 
lique* d'Ontario a tenu der- 
nièrement son assemblée an- 
nuelle sous la présidence de 
Soeur Madeleine de Jésus, no- 
tre directrice. C'est avec Joie 
que nous avons salué, à cette 
occasion, douze religieuses de 
diverses communautés hospi- 
talières. 

• • . 

Le 31 Janvier, quatre mem- 
bres du cercle du Sacré-Coeur 
de l'A.CJ.C., sous la direction 
du R. P. A Morissette O.MJ., 
venaient discuter devant nous 
le pour et le contre de l'inté- 
ressante question suivante: 
"Doit-on encourager les étu- 
des supérieures et universitai- 
res pour la femme?" Ce fut 
un délicieux régal ... pas in- 
digeste du tout! 

• » • 

Nous venons de perdre notre 
chère Surintendante de nuit, 
Soeur Bernadette du Sacré- 
Coeur, nommée Surintendante 
de l'Hôpital Saint- Vincent. 
Nos sincères regrets et nos 
meilleurs voeux l'accompa- 
gnent. 

• ♦. • 

Il nous fait plaisir d'ac- 
cueillir Soeur gainée Armelle 
comme remplaçante de Soeur 
Bernadette du Sacré-Coeur. 
Espérons qu'elle se plaira avec 
noua autant qu'avec aeé chers 
petits de la sa'le des enfants. 
Iris d'Auberge, sec. 



M, Paul Morvau 



<a*i, «, u nk 



W.rae 



■ai. étés 



triée, les Collegiates Lisgsr et 
Glèbe, l'Ecole Technique et 
l'Ecole de Commerce. Un co- 
mité du "Art snd Le tiers Club" 
formait le jury. • 

Des prix seront offerts aux 
gagnants le 16 février au Tra- 
falgar Ho use, a une réunion te- 
nue sous la présidence de Ben 
vt". Allen, président de ls Lé- 
gion Canadienne. 

Les lauréats à 1 Université 
sont les suivants: v 

COURS FBANÇ AIS 

Vincent Berl inguette, 1A. 

Maurice Chagnon, 2A 

Paul Baril, 3B. 

Joseph Forget, 4C. 

COURS ANGLAIS 

Andrew Fogarty, 1E. 

Frank Hogan, 2D. 

Cyril McManus, 3sK 

R. À1W H^fue. 4IX 



le monde entier su vous mon- 
trant qu'il n'y a pas sur terre 
un seul pays entièrement bilin- 
gue, et qn'il cet contraire à la 
nature des choses de vouloir le 
devenir. 

Enfin, je vous si prouvé qu'il 
y a un danger imminent de ten- 
ter l'expérience du bilinguisme 
intégral ches nous, dans notre 
pays, eu l'histoire nous spporte 
des exemple* frappants d'un 
désintéressemeut complet ehes 
un grand nombre des nôtres à 
l'endroit de la langue mater- 
nelle. 

a 

B est dene évident, mesda- 
mes et messieurs, que dans n£ 
tre pays où tint de problèmes 
sollicitent nos esprits, où tant 
d'intérêts s'entrechoquent, où 
tant de directions se formulent, 
nous, Canadiens français, nous 
avons besoin d'un esprit natio- 
nal qui oriente nos esprits, tra- 
duise nos aspirations et mani- 
feste aux yeux des autres peu- 
ples l'idéal de notre vie. 

' Si nous voulons apporter à 
cette cause sacrée tout l'appui 
quelle mérite, combattons le bi- 
linguisme intégral et dévelop- 
pons chez nous le culte et 
l'amour de notre langue. 

Veillons avec un sein jaloux 
à tout ee qui peut contribuer à 
conserver notre Idiome national 
au foyer, à l'école, à l'église, 
dans les relations sociales, dsns 
le monde des affaires, dans la 
vie publique et familiale. Préoc- 
cupons-nous donc de conserver 
notre beau parler français, de 
le parler avec respect, avec 
fierté. 

Parlons- le bieu ; alimentons-le 
aux sources les plus limpides; 
affrsnehissons-le des lourdeurs 
et des impuretés dont notre pa- 
resse intellectuelle et souvent 
l'usage fréquent d'une langue 
étrangère l'ont chargé. 

Que l'on ne dise pas, même 
avec un semblant de raison, que 
nous parlons un patois, que 
nous ne sommes plus Canadiens 
français de coeur et d'esprit.. 

Que Ton dise, au contraire, 
que les Canadiens français ont 
conservé intacte la langue la 
plus pure tout en l'agrémentant 
d'un vocabulaire adapté aux 
circonstances où nous avons 
grandi, et aux conditions où 
nous vivons, et qu'ils sont et 
demeureront toujours les porte- 
parole de la civilisation fran- 
çaise en Amérique. 



M* Jacques 
Boucher 



de a» usa 



tion que se rallie M. l'abbé 
Groulx: "Moins que jamaia. af- 
firme-t-il, une culture, si riche 
eoit-elle, ae saurait se concevoir 
comme un système doSj eonfi- 
né à l'exploitation de son seul 
fond, n'empruntant qu'à soi- 
ssssae. L'humanisme n'est ni 
anglais ni français, ni allemand, 
il est européen, occidental, hu- 
main, tous les psya civilisés lui 
ayant fourni quelqu 'élément. II 
s'en suit que toute culture qui 
s'isole e* une culture qui s'é- 
tiole." 

Retenons l'avertissement, 
Mesdames et Messieurs, et aussi 
cet aveu d'un adversaire qui 
termine un long réquisitoire, 
contre le bilinguisme par ces 
mots que nous faisons nôtres et 
par lesquels nous voulons cor 
dure notre plaidoyer: "Il pa- 
raît incontestable qu'une véri- 
table culture exige la connais- 
sance d'une des grandes 
langues modernes, et il tombe 
aouA le sens que, dans un pays 
comme le nôtre, l'homme culti- 
vé doit connaître, outre la 
sienne, l'anglaise ou la fran- 
çaise, selon le cas". 

Dignes adversaires, gloses sur 
les détails, oubliez les avantages 
du bilinguisme intégral, les pa- 
roles du vieux Montaigne n'en 
restent -pas moins vraies: In 
homme qui sait deux langues 
vaut, deux hommes." 

♦ 

M. Marcel Ouimet 

• rSaMs «a la, 114* ****) 



Débat înler- 
universitaire 
h Montréal 



M. Rémi Millette 

fSattc et I» UlepHt) 









La bonne méthode, Mes- 
sieurs? Sachons d'abord notre 
langue maternelle, enseignons 
en second lieu un anglais cor- 
rect. C'est cette méthode qui 
est en usage dans nos collèges, 
c'est celle qu'il faut perfection- 
ner. 

Quiconque lira* de tels bilin- 
gues, reconnaîtra en eux des 
gens cultivés qui ont appris 
convenablement une langue 
étrangère. 

Ainsi donc, messieurs, que 
tous les hommes soucieux de 
l'avenir de notre race, de son 
influence, se donnent la main 
pour créer uné^mentalité telle 
que d'aussi odieuses prétentions 
ne puissent pins s'afficher à 
l'avenir, sans provoquer des 
soubresauts d'indignation qui 
fassent leurs auteurs se taire. 

Luttons, messieurs, luttons 
jusqu'à ce que ces vérités de 
sens commun soient admises 
par tout le monde. Que notre 
mot d'ordre soit donc: bilin- 
guisme — 0UI — mais bilin- 
iruiftmê intégral - JAMAIS 1 



flètent le csractère dé cet hu- 
manisme dont nous avons tant 
besoin? 

Sera-t-il dit que nous ne réus- 
sirons pas à faire vibrer à l'u- 
nisson d'un rythme d'allé- 
gresse, ces coeurs généreux, 
champions de l'harmonie des 
deux cultures, dans l'intérêt gé- 
néral de notre dominion et pour 
dominer peut-être un jour le 
reste du monde intellectuel f 

Non! Il n'est pas possible 
qu'on veuille empêcher l'esprit 
français de s'enrichir des pen- 
sées, justes et* belles d'un Shake- 
speare et de 'tant d'autres, pen- 
sées arrivées à leur pleine ma- 
turité, à leur plus parfaite ex- 
pression, qui nous laissent libres 
de toute obstruction le champ 
dé recherches difficiles indis- 
pensables à toute culture etbni- 

<ï ne - v^ 

Mesdames et Messieurs, quand 
on a vu aux premiers bancs de 
notre Chambre canadienne un 
Wilfrid Laurier, un Ernest La- 
pointe, un Henri Bourassa ou 
un Rodolphe Lemieux déployer 
lea ailes d'une éloquence tour à 
tour bien française ou bien bri- 
tannique, il me semble qu'on 
n'a paa à chercher plus loin les 
bilingues intégraux dont la ré- 
putation enviable a franchi les 
limites de notre Canada et s'est 
particulièrement accréditée en 
France et en Angleterre! 
. 'Nous devons rendre hom- 
mage à ces hommes d'Etat qui 
nous ont gardé une place sous 
le soleil des nations, L'Europe 
n'offre-t-elle pas partout, 
comme l'Amérique, depuis cette 
gaffe internationale du trait*; 
de Versailles, le spectacle de 
luttes pour la suprématie intel- 
lectuelle, luttes acerbes sur des 
ehamps de bataille imaginaires, 
mais luttes aptes à produira 
cette émulation nécessaire au 
réveil des natures endormies qui 
accablent et racourcissènt la vie 
des peuples. 

Laissons de côté, comme le 
dit Romier, "cette timidité vis 
à vis de nous-mêmes ', si nous 
voulons stteindre par le bilin- 
guisme intégral la prépondé- 
rance religieuse, financière, po- 
litique et intellectuelle, prépon- 
dérance que nous devons cap- 
ter: en apprenant correctexaani 



Représentaient 1 ' Université 
d'Ottawa à Montréal pour le 
débat interuniversitaiie, MM. 
Marcel Ouimet et Jacques Bou T . 
che, élèves de deuxième année 
de philosophie. Ils avaient ù 
rencontrer de redoutables ad- 
versaires, étudiants, en droit, 
MX. La. Philippe Boy et Ls.- 
René Besudoin, dans une joutes 
intellectuelle qui avait pour en- 
jeu la très grave question qui 
fut le sujet de chaudes discus- 
sions depuis déjà quelques mois 
dans les milieux universitaires 
et intellectuela. On en sonnait 
parfaitement la teneur : ' Le bi- 
linguisme intégral nuit à la 
culture française". 

Les camarades de la grande 
-jaeiropole ont lutté généreuse- 
ment mettant en oeuvre toutes 
leuas énergies, des phrases cise- 
lées et beaucoup d'esprit, dé 
1 h'îmour même . . . voire de l'ai- 
greur. Mais nos copains de la 
Capitale n'entendaient pas à ri- 
re ee soir^là — malgré 'leur 
sourire captivant — . Pour eux 
l'heure était aux arguments so- 
lides — presqu'"en barbare" — 
à la saine philosophie. Avec une 
clarté limpide et une grâce cou- 
quérante, notre petit Jacques' 
exposa aa thèse dans une élo- 
quence si convaincue et si corn- 
munieative qu'il eut tôt fait de 
gagner son auditoire impres- 
sionnée. Les applaudissements 
chaleureux et prolongés accom- 
pagnèrent le jeune orateur à 
son siège et lui prouvèrent que 
son discours avait été un em- 
porte -pièee. 

Après les efforts du deuxiè- 
me orateur de l'affirmative, 
M. Ouimet avec un calme ras- 
surant, une voix grave et variée 
et une éloquence des plus au- 
thentique, enleva tout prétend 1 
doute dans les esprits des au- 
diteurs *et des juges. 

L'Honorable Ernest La poin- 
te. Me Antonio Perreault et M. 
Léon ^ Lorrain composaient le 
jpry. Après une discussion un 
peu acerbe du côté de l'affir, 
mative, calme et distinguée dans 
le camp d 'Ottawa, Monsieur le 
président d'honneur rendit le 
verdict universellement atten- 
du en proclamant la négative 
victorieuse. 

A tous les points de vue cet- 
te soirée fut un véritable triom- 
phe pour l'Université d'Ottawa. 

Oloire et honneur à nos vail- 
lants orateurs! 

(Communiqué). 



PENSEES 



N ave» pas confiance ew qiH 
n'a confiance en personne. 

Dans les relations sociales, 
évite de changer tes amis en 
ennemis; efforce-toi au contrai- 
re de changer tes ennemis en 
■nus. 

Donner, c'est acquérir; en- 
seigner, c'est apprendre. 







l'anglais et en conservant dans 
toute leur pureté native la 
langue, les moeurs et les justes 
coutumes de nos ancêtres, tes 
premiers à greffer chez nous les 
éléments d'une culture civilisa- 
trice que nous ne vendrons ja- 
mais pour trente deniers!. . . 




. 



II 



H. EEOUfBAL 






Réparations d* tous s*nres, 
Montres, Horloges et Bijoux. 

stlH me DAUTOUSIE 

an face du Tnéâtrt Français. 



m 




■ftp .':;v.ï V "■♦. • ' 



.■•...' 
... 



<tt£f' 






1 



*~ 



lit 



là kotono», is fmv*reKiiM 





F^SMIISÏ 



RKAL HQUSMUU. Bé—gtW 



"Vie sportiye 

à l'Université" 

Bien que Ton n'en entende 
pM parler souvent, les sports 
nont toujours- à ITionneuT à l'U- 
ni versité. L'Administration de 
"La Rotonde" a bien voulu 
donner une plu» grande hospi- 
talité dans ses colonnes au no*- 
veau rédacteur sportif qui fera 
tout »on possible pour tenir sas 
lecteurs au courant. 

C'est une publicité bien ~p\n- 
cée, qui mettra de l'émulation 
chez nos joueurs. 
Samedi 16 décembre, 1933. 

L'Université reçoit le Straln- 
oona, *t sort victoriease, pat* le 
pointage de 4 à 1. Pour un jié- 
but ce fut plus qu'encourageant. 
Dimanche, 21 janvier. ... 

C'est avec une satisfactio»*i?e- 
elle que Ton a appris l'entre 
dé l'Université dans la ligue de 
la Cité. Bien que nos débuts 
aient été peu brillants, vfc les| 
circonstances, H ne faut pas dé- 
sespérer. Nous sommes dsns la 
ligue de la Cité, et l'an prochain 
nous saurons faire nos pipuvea, 
«t nos couleurs Grenat d Gris, 
seront bien représentées. •• 
Dimanche 4 février. 

Et c'est au tour des m meurs 
de la ligue d'Bastview — le St- 
Charles —.de nous visiUr. Ce 
fut une partis intéressa te. au 
postibie, mais les nôtres taient 
visiblement trop forts po ir l'é- 
quipe adversaire. Us n'en firent 
donc qu'une bouchée et lie ré- 
sultat final fut de 10 à i L'é- 
toile de la partie fut sans cintre- 
dit Marion pour qui l'expéHence 
est un gros atout. Si nos joueurs 
savaient pratiquer la passe 
comme il le fait, nous aurions 
l 'équipe idéale pour faire baisser 
pavillon à tout venant. Barnabe 
sut mettre la main au pétrin 
pour assurer la victoire. Sesjlan- 
eers sont quelque peut terri- 
fiants!!!! Il ne faudrait pai ou- 
blier "La Puce", qui n'ai pé» 
voulu se laisser damer le ûofi 
et prouver au gérant qu'il >ç<it 
compter eh temps et lieu, nais 



UNIVERSITE vs 
R. M. C. 

Samedi dernier notre vquipe 
& débuté par une victoire dans 
la figue intercollégiale en bat- 
tant le Collège Militaire de 
Kingston par le score de 6 à 2. 

I>a partie comme d'ordinaire 
fut jouée au Mîhto, devant une 
assistance assez considérable, 
composée en majeure partie 
d'étudiants. Les anciens avaient 
\m contingent, 

La première période se termi- 
na sans aucun point, mais nous 
avions l'avantage du jeu. 

Laval Fortier fut l'étoile de 
la partie. Barnabe et Holt firent 
aussi du beau travail. Il ne faut 
pas oublier Arcade et Deming 
qui se démenèrent eux aussi 
pour totaliser contre le R. M. C. 

Cette victoire fut quasi une 
surprise. N'entendions-nous pas 
dire partout que le club n'était 
pas fort, que toutes les étoiles 
étaient* parties, etc. . . Il faut 
laisser à la génération qui pous- 
se de faire ses preuves. . . 

Le 2^ prochain, nous irons 
rendre visite à l'Université de 
Montréal, souhaitons aux nôtres 
une aussi éclatante victoire. 




"Ligues 
Iuter-Murales 



"Montagnard va 
rUniv. d'Ottawa 



rablemènt. 

Il faut se réjouir de ce suc- 
cès quand on sait que la crème 
des athlètes! de toute» le» uni- 
versités prenait part à ces con- 
cours de ski et de patin. C'est 
une preuve $ue dans les sports 
comme danfc d'autres «hoses 
l'Université est un peu là 

«BAlWïN ÀÛ 
PAJSIER" 

" "Voici les i^ulUts^KTpsvtift» 
jouées dans l'interscolastique. 
Dans la ligue Junior les nôtres 
ont été moins chanceux que les 
Midgets qui sont présentement 
en tête de leur ligne. Ces der- 
niers sont certains de prendre ^Uehumeur 4 
part au détail puisqu'il ne res- 
te que deux parties à jouer dans 
la cédule réguliè re, 

LIGUE JUNIOR 
St-Patriçk, 22; Ottawa Col- 
lège, 20. 
Qlebe, 40 - r Ottawa Collège, 21. 
-Commercé, 29; Ottawa Coi- 

Kcole Technique, 61 ; Ottawa 

Collège, 13. 

LIGUE MIDG ET 

Ottawa Collège, 26; Commer- 
c e, 12- 



John Veit arriva deuxième. 
dans la^ourse du cross country 
de 15 kilomètres. Bober* Sur- , 

tees se classa aussi deuxième - . 

dans la course en patins. Les, jetons un coup d oeil ma.nte- 
autres se ©lassèrent aussi hono- uant 8Ur nos ligues inter-mu- 

rsles, et nous verrons que la 
sussi tout marche comme sur des 
roulettes. L* Faculté des Arts 
et l'Immatriculation ont, cha- 
cune, leur section comprenant 
quatre clubs. * 

La Ligue est dirigée par le a- 

P. Ouindon, à qui nous devons 

les statistiques suivante». 

" SECTIONS' DES A RT$>'^ 

j?i?o r n pp po t 

Juniors ' * *" * * 21 1B 8 
Sophomore 3 2 1 12 9 4 
Seniors 2 110 8 J2 

Freshmen 4 4 7 18 
"IMMATRICULATION" 

PJPO P H W M T 

Gagner 3 3 10 4 6 

Larouche 3 2 1 35 10 4 
12 1 9 14 3 
Labargc 4 1 2 1 10 31 3 
Dans la section des Arts, les 
Juniors mènent le bal, n'ayant 
perdu qu'une partie. Mais il ne 
faut pas oublier que les Seniors 
ont encore quatre parties, et il 
est fort possible que les Juniors, 
trop confiants, soient serrés de 
près. Les Sophomorcs ont aussi 
leur mot à dire dans cette af- 
faire, à ce que j'entends dire. 
Les Freshmen se laissent veillir, 
pour triompher plus tard, c'est 
qu'ils Veulent peut-être donner 



DEBATS A LA 
RADIO 



pour cela, il faut être .sur la 

glace... 

Mercredi, 7 février. 

St l'équipe du Père tary 
continue son entraînement eu 
recevant le "Lamartine", club 
indépendant d'Ottawa. Encore 
cette fois-ci, la victoire nous 
souriait. Passons sous silence lé 
pointage, pour ne pas faire peur 
à nos adversaires futurs Di- 
sons an passant que notre gar- 
dien de buts, Perley, pour mieux 
balancer les deux équipes, chan- 
gea de camp, sans tout de même 
faire changer l'espoir qui était 
plue qu 'une réalité pour noua- 



"BOXE' 



Qui l'eut crut L'Université a 
défait jeudi soir le Montagnard 
qui est en tête de la ligue de là 
cité, par le score de 5 à % - 

Ces derniers ont oublié le pro- 
verbe populaire, "qu'il ne faut 
pas vendre la peau de l'ours 
avant de l'avoir tué". Nous 
ayant battu facilement la se- 
maine dernière, ils croyaient 
répéter encore le même exploit. 
Mais le Père Cary et Emery ne 
chantaient pas sur ce ton, et 
comme question de fait, nos 
joueurs avaient le mot d'ordre: 
Vaincre ou... rester dans la 
cave. . . jusqu'à l'an prochain. 

Et la partie fut plus qu'inté- 
ressante, même enlevante, preu- 
ve : un certain cigare qui se fu- 
mait tout seul pendant les nlo- 
ments critiques, et l'on sait 
qu'ils furent nombreux. N'eut 
été le travail efficace de Saint- 
Denis, le Bcore eut été plus éle- 
vé ponr nous. Padgett, White 
et Ritchic furent les étoiles de 
la partie. 

En terminant la saison par 
une ai belle Victoire, l'Universi- 
té a voulu prouver que l'an pro- 
chain cette unité de la ligue ne 
aéra pas à dédaigner. Dans un' 
interview spécial le Père Cary 
m'a assuré que l'an prochain 

son club participera au détail. 

■■■— ■ » ■ 

A Hanover N. H. 



Glèbe, loi; T Ottawa Collège 8: une* chance à leurs aînér.. . 




Ottawa Collège, 
25; Ecole 



Lisgar, 
30. 

Ottawa 
Technique, 12. 

La ligue» Inter-Murale a sus- 
pendu ses Activités, pendant la 
saison de hockey, mais elle les 



Dans l'Immatriculation, la 
course au championnat est plus 
serrée. Mais, si le Gagner conti- 
nue dé "gagner". ... . il fîudra 
lui donner le championnat. Le 
BellehumeuT prend bien cela; 
c'est que l'équipe, après tout, a 



reprendrafla semaine prochaine. un nom D ie n optimiste... Le 

gardien des buts du Labarge au- 
rait un peu besoin d'esprit spor- 
tif. Il ne faut pas se décourager 



Dans un interview de 
M. Berthisume, en t r a ! n e u r 
de boxe de l'Université, et de M. 
Lspierre, a bien voulu nous 
communiquer les noms de nos 
candidats qui ont été choisis par 
la commission de boxe d'Otta- 
wa pour aller prendre part au 
tournoi de feoxe à Toronto, le 
mois prochain, n y aura le jeu- 
ne Wallacc, champion d'Ottawa 
à son poids, Lorry Burns, et R. 
Berthisume. Espérons que, dans 
cet autre domaine, la victoire 
nous sourira encore. 



Jeudi dernier six représen- 
tants de l'Université partaient 
pour Hanover, N.-BL pour aller 
prendre part au cnampiônnat 
des sports d'hiver de l'I. I. W. 
S. U. Les couleurs Grenat et 
Gris firent bonne figure puis- 
qu'ils se classèrent quatrième 
dans l 'ensemble des concours. 

Jfotre équipe était sous la di- 
rection de John Currie, Capt., 
étoile au saut et à la course. 



Pletite-cour 
Ligue inter-itfurale 
' _ de hockey 

^he. sa ton de hockey achève 
dans la [petite cour puisque le 
détail commencera cette semai- 
ne. Il ne, reste plus que quelques 
parties a jouer dans la cédule 
régulière. Il y a trois ligues 
comprenant seize clubs, sous la 
direction du Père Senécal. Le 
détail se fera entre les deux 
premiers de chaque ligue. Dans 
le prochain- numéro de la Eo- 
tonde, nous donnerons les ré- 
sultais du détail et les clubs 
champions. Voici le* statisti- 
ques qu'a bien voulu nous com- 
muniquer le Directeur de la li- 
gue. 

SKNIOE 
Gfofc O. P. 

Baanohaiiw . . 2 
Williamson .. 2 

Grcnon 2 

Lafrenière ... 2 

Letellier 1 

~JOTIOB'< 
Olnb O. P 

Joyal 3 

Laçasse 3 

Brunette ..... 2 
Larivière .... 1 



comme ça, il en verra bien d'au- 
tres, car la vie, c'est pire qu'une 
partie de hockey. Le Larouche 
suit de près le Gagner, il pour- 
rait faire baisser pavillon aux 
meneurs de cette section en amé 
liorant son jeu défensif. 

La cédule tire à sa fif. Les 
premiers de chaque section de la 
ligue gagneront le championnat, 
s'il y a égalité entre les deux 
premiers, il faudra alors détail- 
ler. 

Que ceux qui ont quelque es- 
pérance ... se fassent valoir, car 
il y aura comme les années pas- 
sées un écusson pour chaque 
joueur des clubs champions. 



Le rapport suivant qui nor» 
a été communiqué par la Coro.] 
mission Canadienne de la Ka-j 
diodif fusion montre que l'Uni- 
versité Laval obtient le droit d* 
représenter la section françanej 
dans les prochains débats qui 
conduiront au championnat uni 
versitaire du Canada. 

L'Université d'Ottawa sui|] 
de près avec une note et demie] 
en moins. L'Uni versité de Mont-] 
réal obtient trois notes de moiaa 
qu'Ottawa. 

Le premier débat eut lien 
23 janvier entre Montréal et la.] 
val. Sujet: "La Confe^ératkg 
est -elle née viable". La victoi 
est à Montréal au pointage 
46 à 40.5. 

Le deuxième débat, le 30 j 
vier, entre Laval et Ottawa, 
val gagne : 49.5 à 42.5. Le sujet: 
"La politique canadienne n 
20ème siècle, est supérieure k 
politique américaine"* 

Le troisième débat, le 6 fé 
or, entre Ottawa et Montréal. I 
sujet était: "Dans les cire 
tances présentes, la Cour Sup 
me devrait être la dernière 
d'appel pour le Canada". 
wa remporte la victoire au pot 
tage de 46 à 39 5. 

Le classement -final don 
fdone: Laval, 90; Ottawe, S 
Montréal, 85.5. 

Le prochain débat à la r 
mettra aux prisée les Univerâ 
McGill, de Montréal et l'Unif 
site Western, de London, 
Cette discussion aura lieu le 
di 13 février. Le vainqueur 
cette joute oratoire sers 1' 
versaire de Laval dans une 
enssion bilingue le mardi 20 
vrier. 

Allez-y, camarades; nous v 
«ouhaitons'la victoire ! 



L Côté, C.R., LLD. I 

AVOCAT 
14t. WeUIngte* - Ottawa 



1 
2 
2 
2 
2 



Dr J. A. Couillard, 

B.A., L.Ph. 

Surintendant médical 

Sanatorium du Lee Edouard. 

Slèmo Préaident de ta Société 

dea Débata Français. 



H. PU 
1 5 
4 

4 


1 



J. Edouard Jeannottc 

Netatre et Ceauniaealre 
liH Sie-Calkerlae. 



Chaput 

" irm n 

Club O 

Aubry 4 

Lamoureux . . 4 
Bergeron 



.„ v .-~ -- —-— ,,-- • oergerun .... o 

Lucien Lafleur, gagnant de 1* Goulet 2 



Gaston Vincent 

•.A, L.Ph, 

avocat et Notaire 

Kapuakaalns. Ont. 

isame Préetdent de U Société 

dea XM**U rraaeaia. 



coupe Harding au Lac Placide 
(147 pieds^, Bryan Burke dé- 
tenteur de la coupe Foch, pour 
la course, John Veit, champion 
du Cross country du club d'Ot- 
tawa, ancienne étoile des Rough 
Ridera et aussi bon raquetteur, 
Bobert Sartees, patineur de 
fanUisie. et John Byan, jeune] 
qui promet, nous représentaient 1 
dans ces concours. 



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Renaud ...... 

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JOURNAL ni -MENSUEL PARAISSANT 

LE 1ER ET LE 19 DE CHAQUE MOIS 

D'OCTOBRE A JUIN 






NDE 



ORGANE DE LA 
SOCIÉTÉ DÉS DÉBATS FRANÇAIS 

OC L'UNIVERSITE D'OTTAWA 



[bonnement: 50 non» 
numéro: » soue 



*— 



Directeur: Marcel Ouimet Rédacteur en chef: Robert Barealoa 

Administrât cur: Raoul Gauthier 



Rédaction et Admlntotrntlout 
UnWeralté d'Ottawa. 



'Action Catholique de 

[la Jeunesse Étudiante... 

— ^ — i — 

"L'AUBE NOUVELLE" 



'EXCELSÏOR" 



Entre les flots de joie et de- douleur qui viennent battre 
anime à l'extrême rivage du monde, dans rame du Vicaire 
k u christ sur la terre, dans cette ame sut qui pèse le 
Uds redoutable d'un univers, aucune joie, aucune douleur 
Eiun retentissement plus ^grand, un écho plus prolongé que 
le,' douleur ou joie, où la jeunesse est en cause. Ce vieil- 
xi qu'on a appelé, et combien c'est vrai, le Pape des jeunes, 
penche vers eux avec une évidente et maternelle prédi- 
ction, voit leurs souffrances, acclame les élans de leur en- 
iiousiasme, et, confiant, leur découvre les grands horizons 
ses espérances: lui, le Pape des sommets . . 
Le Père s'attriste des souffrances de ses fils: ces souf- 
res que lui apportent les quatre vents du ciel: n y a la 
jde tristesse des enfants russes, vingt millions, auxquels 
monstrueux rêveurs du Grand Soir et d'un Nouveau Pa- 
Jis sur terre arrachent la lumière du Christ, l'idée même 
Dieu; la grande pitTFde la jeunesse mexicaine à laquelle 
a ravi ses prêtres et son Eucharistie fortifiante; la pauvre 
__iesse de tous pays où les enfants demandent le pain de 
^ Vérité Vivante, et où on ne leur sert que le pain sec de 
fecole laïque, neutre et finalement athée ... La grande 
^itlé aussi de la jeunesse païenne, millions d'enfants, d'ado- 
cents dont le coeur s'ouvre à la vie . . . mais personne n'est 
pour indiquer "la Maison du Père" . ... 



ii y a aussi les joies du Pape ... Et la plus vive ne 

lendrait-eUe pas de la Jeunesse Catholique qui partout, se 

ve, ardente, en un magnifique élan vers l'Action Catholique 

ie le geste indicateur du Pontife désigne comme l'unique 

i infaillible moyen de restauration, de salut. Le coeur du 

ipe doit battre bien fort quand à ses pieds s'agenouillent 

j8 milliers àe jeunes de tous pays, délégués de frères moins 

.jrtunés, et qui viennent confier au Grand Chef leur amour 

n leur désir: se dépenser, se sacrifier jusqu'au bout pour le 

tègne du Christ ... 

On se sent émus avec le Pape, à ces mots qu n pronon- 
it lors d'une audience accordée aux étudiants de l'Action 
r lthollque d'Italie: "Vous n'êtes pas une partie quelconque 
le la grande famille d'Action Catholique, mais une belle par- 
te, celle de la jeunesse, prémices de la vie, vous êtes les 
>réferês de toute la famille, car vous représentez l'espoir de 
l'avenir. Vous possédez l'inestimable privilège de la prédi- 
ction du Divin Rédempteur, prédilection qu'il a manifestée 
l'une manière si diversement belle et affectueuse et qu'il 
ordonnait au monde entier de respecter en termes si Impé- 
ratifs et si menaçants. Nous voudrions nous dire ce que 
wus éprouvons en vous voyant, vous et ceux qui sont avec 
wk, ceux que vous représentez; vous formez la partie exqui- 
ïment chère à notre coeur, vous êtes l'objet d'espérances, de 
Dllicitudes et d'occupations tout à fait particulières. Nous 
lions dire de préoccupations!* car vous, savez qu'amour pa- 
ftrnel et préoccupations sont Inséparables .. . " D. C. oct. 
1933, col. 564. 

"Vous représentez l'espoir de l'avenir" . . . Comme c est 

wm! . , . comme c'est vrai! . . . quel avenir prometteur à 

Ht l'élan si authentiquement chrétien des jeunes d'Action 

-itholique . . . Esprit de- rectitude surnaturelle: Dieu et son 

ïhrlst, premier dans leur ame d'abord; esprit de discipline 

"^rement acceptée; esprit d'apostolat, de conquête des mas- 

jj: -car U est temps de sortir du Cénacle, U est temps de 

priser le vase d'alb&tre au parfum précieux.— "Parvuli petie- 

it panem" . . . "les petits ont demandé du pain". Et le 

)t d'ordre est donné: "Nous referons chrétiens nos frères 

. . Servir et aimer" . . Esprit moderne aussi, l'Evangile 

l'est-ii pas de tous les temps? ... Il ne suffit pas de le 

"Te, il faut le montrer, le prouver par des faits plus que par 

fc mots. "Ce n'est pas des conférenciers qu'il nous faut, 

des apôtres, a dit quelqu'un ... Les jeunes le seront . . . 

[ronfles martyrs, c'est-à-dire, de* témoins. Témoins du 

"oins de la possibilité de vivre une vie dt sainteté, 

it les conditions sociales ... 



v^;^' 



Juies était son nom, "Exccl- 
sior 11 sa devise. ^ 

Dans le val de Campan 7 au 
pied des 'Pyrénées, sa blanche 
maisonnette regardait couler 
l'Aude* Posthume, il avait été 
élevé par sa bonne mère, nne 
sainte, ravie, hélas! trop tôt à 
son affection. Son coeur tou- 
jours épris du beau, du noble, 
du yrand, ne pouvait végéter 

plus longtemps dans ^" r ; venus en très grand nombre 
bwr* d'Ki-bas • An'ti.à quxnze lkuài r au succès ée nos jeu- 

ans non idéal était deut-arretc a FF»»«^" «» •* 



SOIRÉE INTIME BILINGUE 



ans, son idéal était déjà-arrêtés 
"Excelsior". 

Souvent, sur la route de- sa 
demeure à l'église, U s'arrêtait 
songeuxu&avec envie fixait les 
ctmes de ces hautes mtfntagnos. 

Jules était son nom, "Excel- 
sior" sa devise. 



^Dimanche soir le Ï8 février 
tes étudiants des cours français 
et anglais se sont réunis dans 
un fraternelle cordialité, pour 
célébrer le 106e anniversaire de 
l'Approbation des Règles et 
Constitution de la Congréga- 
tion à qui est confié' leur com- 
mune Aima Mater. Les parents 
et amie de l'Université étaient 



nés artistes. Cette soirée était 
une mise en oeuvre du bilinguis- 
me harmonieux qui règne dans 



Fondateur des Oblats. 

*'Avec la permission et sous 
la direction de son curé, il fai- 
sait le catéchisme aux pauvre»: 
Il cherchait surtout ceux que 
son directeur ne pouvait pas 
atteindre: c'était des. ignoraht* 
qui ne venaient presque jamais 
à l'Eglise; des prisonniers, le 
plus souvent des criminels à qui 
il apportait des consolation*; il 
les. instruisait* leur donnait de 
nouvelles règles de vie, les ren- 
dait sympathiques et les ame- 
nait peu à pu vers l'Eglise.'* 



rêve <st la réalité un crève- 
coeur". Mais l'enfant tourne ses 
grands yeux bleus vers le ciel, 
et dit "Excelsior!" je vais plus 
haut." Et les vieux le regar- 
dant s'éloigner, murmurent: 
"Folie de jeunesse!" 

Le brave enfant chemine dans 
la montagne, grimpe, trébuche, 
se relève, avance . .^Parfois 
une vague crainte l assaille. Il 
se trouve, bien seul en cette na- 
ture sombre et triste. Le coeur 
lui défaille. Soudain il se re- 
saisit: "seul? . . . Non, J£ mon- 
te vers Dieu, Sa grâce me sou- 
lève. 



la grande institution. Le pro- Voilà bien un modèle de jeune 



lin matin, sa banière fixée 
au bout de'son alpenstock, san- 
glé comme un vrai montagnard, 
il prit la route de l'Excelsior! 
Au sortir de l'église, deux 
vieillards l'interpellent: "Pau- 
vre enfant, lui disent-ils, c'est le 

rêve du matin, que de vouloir, - L orateur a clairement démon 
l'inaccessible. L'xllusion est un , . mmarnuabli 



gramme comportait deux allo- 
cutions de circonstance que 
nous tenons a FêÉHiineF- km. 

" Monseigneur de Mazenod, 
Précurseur de l'Action Catho- 
lique". 

L'allocution française pro- 
noncée par l'infatigable Admi- 
nistrateur de la Rotonde, avait 
pour titre: "Un Précurseur". 



Et l'ascension se continue, dif- .hiérarchique de l'Eglise", l'o 



ficile mais consolante, jusqu'à 
l'approche ote la nuit où- la fra- 
ternité de petits pâtres lui of- 

'fre gîte et couvert. 

C'est l'oasis au milieu du dé- 
sert. Tous les montagnards ont 
laissé leurs troupeaux, ils en- 
tourent l'enfant des plaines. 



(Suite à la page 119» 



tré et avec une remarquable 
conviction, que de ce * grand 
mouvement d'Action Catholi- 
que qui caractérise nos temps 
et qui est l'objet des plus "chè- 
res" préoccupations de Sa Sain- 
teté Pie XI et dès lors la sour- 
ce de ses plus riches espérances 
comme Pasteur suprême de l'E- 
glise, le Fondateur des Oblats 
fut un véritable précurseur. A 
noter que le discours traitait 
snrtout de l'Action Catholique 
chez la jeunesse. 

Apre savoir défini, avee le 
Pape, l'A. C. J. C: "la partici- 
pation du laicat à l'apostolat 



rateur développe son sujet en 
montrant un véritable apôtre 
laie dans-4e jeune Eugène de 
Mazenod, et un des plus grands 
promoteurs d'A. C. dans l'abbé 
de Mazenod et dans l'évêque 
de Marseille. Du plus pur apos- 
tolat laie leB exemples sont très 
nombreux dans la vie du futur 



A voir la jeunesse qui se sent gagner en bloc à la cause 
de l'Action Catholique, on comprend que l'aube nouvelle 
commence à luire: "Levez vos yeux, car votre rédemption est 
nroche " "proche la paix du Christ dans le règne du 

Christ " Sur l'ordre du Pape, les jeunes ont abandonné 
la tranchée pour la lutte corps à corps; non pas soutenir, 
attaquer; oui, l'invasion sur le terrain ennemi. "Celui qui 
borne sa puissance combative à «e défendre finit toujours 
par être vaincu . ■ . "L'Avenir, hier était aux autres, aujour- 
d'hui il est & NOUS". (La Cité Chrétienne, 5-4-33.) 



Et notre Canada? ... les jeunes de chez nous? ... Il ne 
sera pas dit que derniers ils seront! .... D'au-delà les mers 
la voix nous est venue, à nous aussi, l'appel au combat: et 
l'appel est allé droit au coeur. Nous aurons nous aussi notre 
Jeunesse d'Action Catholique, enrégimentant non seulement- 
une élite, mais une élite dans U masse. Ouvrons nous aussi 
le Cénacle, brisons le vase d'albâtre . . . l'heure a sonné . 
A l'oeuvre, jeunes ouvriers, jeunes ouvrières, étudiants et 
étudiantes, jeunesse universitaire... Debout, l'appel du 

Christ résonne ... , , . 

L'Action Cathplique est une oeuvre d'union, d amour et 

de conquête. — A. Ci, 



apôtre laie. 

Le sacerdoce ne devait qu'in- 
tensifier ses ardeurs apostoli- 
ques, dès le lendemain de sa 
prêtrise il eut à coeur de for- 
mer une jeunesse chrétienne 
conquérante pour opposer une 
force au flot toujours montant 
des impies, des ahées et des 
faux prophètes qui se servaient 
de la jeunesse pour répandre 
leurs doctrines pernicieuses. 
L 'Association 4e la , Jeunesse 
Chrétienne n'était autre qu'une 
primeur de l'A. C. J. C. d'au- 
jourd'hui. Dans la seule ville 
d'Aix plus de 300 jeunes gens 
suivaient la direction de l'abbé 
de Mazenod. Il institua aussi à 
Marseille la conférence des jeu- 
nes ouvriers^ et devint ainsi le 
précurseur dé la J. O. C. actu- 
elle. 

En fondant la Congrégation 
des Oblats de Marie Immaculée, 
le Père de Mazenod voulut éta- 
blir dans chaque maison de son 
ordre une association de jeu- 
nesse d'action catholique. 

En 1840 le nouvel évêque de 
Marseille fondait l'Association 
de Marie Immaculée qui s'a- 
dressait à toutes les classes de 
la société les intéressant à l'a- 
postolat de sa congrégation. 
Cette association donna nais- 
sance à une nouvelle société de 
jeunes filles, connue sous le 
nom d'Apostoliques de Marie 
Immaculée; ajoutons à cette 
dernière la Ligue des Enfants 
de Marie qui fut transplantée 
au Canada* par les Oblats, et 
l'Association *des Jeunes Ou- 
vrières connue sous le nom de 
"L'Oeuvre des Servantes" et 
nous en aurons assez pour af- 
firmer que par toutes ces fon- 
dations destinées directement 
promouvoir l'apostolat laie 
chez la jeunesse masculine 
comme féminine, Mgr de Maze- 
nod a véritablement devancé la 
penéée du Pape sur l'Action 
Catholique et, par conséquent; 
fut un authentique "précur- 
seur' '. 

L'orateur termina son allocu- 
tion en citant un extrait d'un 
mandement de Mgr de Mazenod 
publié en 1848, sorte d'écho an- 
ticipé d'un discours de Pie XI 



(Suite à la pace "»> 



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LA «aTOUlH, le* MA» 



École Normale 



Les normalien* et le» norma- 
liennes «'ennuient. Pour in- 
croyable que cela paraisse, ce 
n'en est pas moins la vérité. 
Il leur manque leurs marche* 
• quotidiennes ver» les écoles do 
pratique : Garneau, St-Pierre et 
Guigues. Les physionomies avi- 
des et intéressantes des élèves 
qu'ils ont l'habitude, chaque 
jour, de contempler dans ces 
écoles ne se remplacent pas par 
le visage austère et insondable 
des professeurs d'école norma- 
le. C'est donc dire que norma- 
liens' ©fr-iiOTmalieniies ont bien 
hâte de reprendre l'enseigne- 
ment pratique suspendu depuis 
une quin saine à cause de la pré- 
paration des examens. Quelle 
transformation depuis septem- 
bre, alors qu'on redoutait com- 
me une catastrophe ce que l'on 
considère aujourd'hui comme 
une délivrance. 

Notre Société littéraire, dans 
sa séance du 16 février, s'était 
organisée eir'parTement. Le pro- 
jet de loi soumis à la Chambre 
des Députés était conçu à peu 
près en ces termes: Résolu que 
dans les écoles normales de la 
Province d'Ontario l'on abolis- 
se les examens écrits genre 
"dissertation" pour leur sub- 
stituer les examens nouveau 
genre "vrai et faux", "com- 
plétion" et "choix multiple". 
Il va sans dire, que le projet fut 
adopté. Mais l'opposition qu'il 
rencontra prouve jusqu'à quel 
point des normaliennes ont pu, 
pour donner à leur réunion un 
air de débat parlementaire, ca- 
cher leurs sentiments person- 
nels. L'une des clauses portait 
que toute infraction i cette loi, 
par un professeur, entraînerait 



pour le coupable une suspension 
de deux mois sans salaire- I* 
Père Lamoureux, à qui proba- 
blement un peu de repos ne dé- 
plairait pas, proposa que la 
suspension soit au moins de 
quatre mois,' ajoutant, qu'e» ce 
cas, il saisirait la première oc- 
casion pour enfreindre la loi. 

• • • 

Los alpinistes savent quelle 
satisfaction l'on éprouve de se 
retrouver «ur le sommet d'une 
montagne après une ascension 
rude et périlleuse. Avec quelle 
joie ils se reposent de leurs mul- 
tiples fatigues! Les élèves de 
l'école normale ont escaladé, 
depuis quinze jours, les monta- 
gnes abruptes de la eonquéte 
pédagogique. C'était la prépa- 
ration intense des -examens. La 
bourrage de crâne eut été fa- 
cile : mais l'on ne se permet pas 
ces ehoses-là une fois la notion 
vraie de la "Reconstruction" 
saisie ! ! Etudiants et étudiantes 
ont dont fait très péniblement la 
montée ver* le savoir réel. Que 
de crevasses, de précipices, de 
ravina et d'escarpements dans 
ces montagnes-la. Les examens 
terminées il ne nous reste plus 
que la douce contemplation de 
notre «avoir, comme l'alpiniste 
l 'ascension faite Se réjouit dans 
la vision du panorama quf s'éta- 
le sous son regard dominateur. 

• • ' '• 

A constater les progrès de no- 
tre orchestre depuis les pre- 
miers effort» l'on croirait qu'il 
veut éclipser les grandes Sym- 
phonies. Nos artistes sont fidè- 
les à leurs répétitions. Qu'il 
nous soit permis de leur dire 
qu'ils ne pratiquent pas en 
vain. 



École des Gardes-Malades 



HYGIENE . A REBOURS! 

Page en Journal do l'Estomac 
de Toinette 

10.00 A M. — Ciel! encore 
une journée suffocante ! Toinet- 
te va-t-elle abuser de moi com- 
me elle l's fait hierf Si oui, je 
me meta en grève! J'ai beau 
n'être que «on Estomac, je n'en- 
tends pas qu'on me maltraite! 
Elle vient de m 'expédier à la 
hâte un petit déjeuner à demi 
mastiqué. Elle a ensuite couru 
pour prendre spn tramway et 
j'ai été si fortement secoué et 
tellement fatigué que j'ai pris 
«feux fois le temps ordinaire 
pour faire mon travail de di- 
gestion. J'espère qu'elle m'ac- 
cordera une heure ou deux de 
repos avant de m 'envoyer d'au- 
tres aliments. 

10 J0 A. M. — Bon ! deux ver- 
res d'eau glacée qui m arri- 
vent! Toute mon énergie va y 
panser pendant une heure avant 
que je me réchauffe au degré 
normal. 

10.60 A. M. — Le petit déjeu- 
ner à demi mastiqué n'a pas sa- 
tisfait Toinette: elle vient 
d'acheter des pistaches et la 
voilà qui commence à me les 
lancer. 



'1.40 P. M. — Je croyais en 
avoir fini avec les pistaches; 
mais Toinette en a trouvé une 
poignée au fond de son sac et, 
vlan ! . . . me les envoie . . . 

2.06 P. M. — Ouf!... Jesuf- 
foque sous une cascade d'eau 
glacée! 

2.10 P. K, — Toinette se met 
à transporter de lourdes piles 
de gros volumes et elle se sert 
de mes muscles au lieu de ses 
bras. Elle n'a jamais fait de 
culture physique, la pauvre! 
Ça se voit à sa mine indolente 
et flasque. Vrai, elle m'a rendu 
a bout de force tout comme si 
j'avais digéré un dîner complet. 

3.30 P. M. — Voilà qu'on lui 
présente une boite de caramels ! 
Je l'entends dire: "Je ne me 
sens pas bien du tout; le lait 
de cet 'oeuf au chocolat' de- 
\ait être sûr". 

C.OO P. M. — Toinette a joué 
au tennis avant le souper et me 
voilà si exténué... et tant de 
travail devant moi! 

6.30 P. M. — Enclore un autre 
éfi? rvelé qui offre à Toinette un 
.soda phosphaté. . . puis une 
course pour rejoindre le tram- 
way. 

7.00 P. M. — Saucissons, rô- 



Débat Anglais 

Après trois semaines de si- 
lence la société des Débat» An- 
glaia a repris sas séances ré- 
gulières. 1 

Le 12 février le sujet suivant 
était à discuter: "Le Sénat de- 
vrait être aboli au Canada", 
MM. A. Kiefl et T. Skelly prou- 
vent l'inutilité de cette organi- 
sation politique, tandis que 
MM. T. MeAndrew et H. O'Con 
nor sov font les défenseurs de 
notre Chambre Haute. lie dé- 
bat se termine à l'avantage de 
l'affirmative d'après l'opinion 
des trok juges MM. P. Cranc, 
H. Morin, P. Msloney. 

L* 19 février, on discutait 
eur "L'abolition de la peine 
capitale". M. MeAndrew, pré- 
sident de circonstance, fit de 
trèa intéressantes remarquea 
en annonçant les orateurs. Deux 
brillsnts rhétorieiens, MM. 
Brennan et Cruiekshank durent 
laisser le "sfcntu quo" de la pei- 
ne capitale devant le lumineux 
discours de M. Milton Cannon 
et lea arguments de son contre 
re, M. Prud'homme. 

Après quelques commentaire» 
intéressants le R. P. Danis prit 
la parole pour remercier les 
orateurs qui ont donné, à son 
dire, le débat le plus travaillé, 
-quant au fond, depuis le com- 
mencement da l'année. 



COIN DES ANCIENS 



L 



1* 




J'y serai 



rés le thé et lé sorbet, mais^pei- 
ne perdue . . . aussi je me révol- 
te! 

8.30 P. M. — J'ai rendu le 
thé glacé, et le sorbet. . . 

8.40 P. M. — Remis les 



bluets. . . 

8.46 P. M. — ...Et les pista- 
ches. . . . 

0.00 P. M*. — Toinette est au 
désespoir. . . Pas moyen de 
trouver le médecin . . . 

9.17 P. M. — Le docteur est 
au cinéma ..." Elle a hérité de 
son père cette faiblesse d'esto- 
mac" pense la mère. Un autre 
assure que son indisposition est 
due à la chaleur. . . les fous ! 

9.46 P. M. — Le docteur dit 
que le malaise vient 3e sa dis- 
position bilieuse . . . Quand donc 
Toinette apprendra-t-elle à 
moins maltraiter et à mieux 
observer les lois élémentaires 
de l'hygiène 1! 



12.00 A. M. — Les pistaches : -tis, concombres, côtelettes de 



plenvent sans arrêt. Je crois 
bien qu'elle en a ingurgité tou- 
te une livre. 

12.30 P. M. — Toinette déci- 
de qu'elle n'est pas en appétit 
et, au lieu d'un bon dîner, elle 
m'envoie un mélange liquide 
d'oeuf brassé au chocolat. En- 
core si ee n'était pas si froid, 
j'en viendrais à bout. . . mais 
non, toujours du froid et du 
très froid. 

1 10 P. M. — Brrr . . . Encore 
une douche d'eau glacée!... 



veau, sauce piquante, biscuits 
chauds,' bluets en conserve, . . 
Mon Dieu! que vais- je faire 
avec tout eelaî 

7.4G P. M. — Toinette fait un 
long détour à pied pour se 
payer une dernière satisfaction. 
Oette fois, c'est un sorbet à 
l'ananas et aux noix. 

9M P. aC«- — Arrivée à la 
maison, elle apprend qu'on a 
préparé du thé à la glace; elle 
en avale deux grands verres. 
J'ai bien essayé de tenir séps- 



ÇAET LA 
Le 14 février, était l'ouver- 
ture du carême. Si nous avons 
fait jeûner nos eorps, nous 
avons donné à nos esprits un 
vrai banquet en écoutant un 
débat des plus intéressants sur 
la "Socialisation de la Médeci- 
ne ". Ce banquet intellectuel fut 
servi aux gardes-malades, au 
personnel religieux et aux mem- 
bres du Corps Médical par 
quatre représentants de la So- 
ciété des Débats Anglais de 
l'Université, sous la direction 
du R. P. L. Danis, O. M. L 

• • • 

Le 18 février, le R. P. R. 
Gendron, O. M. L, de l'Univer- 
sité, a eu, encore une fois, 
l'amabilité de nous faire voir 
des films intéressants autant 
qu'instructifs. Nous lui en som- 
mes reconnaissantes. 

• • • 

Garde Françoise Kimpton 
ayant été hospitalisée pour 
quelque temps est maintenant 
en repos au foyer paternel. 
Nous lui souhaitons prompt 

rétablissement. 

. s», .s- • 

Nos sympathies à Garde Ber- 
nadette Legris, alitée depuis 
quelques jours. Nous lui formu- 
lons des voeux de complète 
guérison. 

• • | 

Garde Jeannette Vaillanconrt 
subit en ce moment sa premiè- 
re épreuve de maladie. "Kc<j 
vous décourage* pas, chère gar i 



ht conseil exécutif de la So- 
ciété des Anciens de Langue 
française rappelle encore une 
foi», nar la voix de U Botonde, 

que la prochaine réunion géné- 
rale aura lieu le 11 mars pro- 
chain. 

Les convenant»*, d anciens 
ressemblent à nos traditionnel- 
les réunions de famille du Jour 
d* l'An. Elles resserrent loa 
liens de frsternité créés jadis 
durant les années de vie collé- 
giale, où le coeur s'ouvre avec 
enthousiasme aux nouvelle» 
amitiés. Bien que ces amitiés 
aient été engendrées à une date 
où la mémoire est à «on maxi- 
mum de ténacité, elles tombent 
victimes de l'impitoyable temps, 
si elles ne sont pas renouées et 
stimulées par de fréquentes ren- 
contres. 

Ces amitiés d'antan restent 
de fécondes' sources de joie, 
voire même des fontaines . d» 
Jouvence : les rvivre, c'est revf- 
vre sa jeunesse. 
. D'ailleurs, Pierre l'Ermite a 
ra»on: "On a toujours vingt 
ans dans quelque eoïn de son 
coeur". 
I Donc, -entendu^ les Ancien» 
de lsngue française se rencon- 
treront le 11 mars prochain. 
» • 

Sympathies 

An fl. P. Letarte, O. P., 
pour la inort de sa mère. 

A M. Moïse Gendron, tmfcle- 
-cin à Sudbury, pour la mort de 
son père, M. Léon Gendron. 

• • • 

Au R. P. Conrad La tour, O. 
M I., directeur de l'Eeole de 
Musique, pour la mort de son 

frère, M. René Latour. 

• • • 

Au R. P. J.-C. Laframboise, 
O. M. L, pour la mort de son 
père. ^ 

Félicitations 

A M. Henri Gérin La joie, 
élu premier vice-président de la 

Banque Provinciale. 

• • • 

A M. J. C. Beauchemp. élu 
président de la section de la 
Chambre des Communes. 

• • • 

A l'avocat Joachim Sauvé, 
élu commissaire d'école dans le 
quartier Victoria. 

• • • 
A M. Henri St-Jacques, C.R., 

élu président de la Commission 
de la Bibliothèque municipale 

d'Ottawa pour Tannée 1934. 

• • • 

A M. Hubert Pothier, récem- 
ment marié à Mademoiselle 
Mimi Labrecque. 

"La Rotonde" offre ses sou: 
hait» d'un prompt rétablisse- 
ment à son censeur, le S. P. 
Morisseau, retenu, depuis une 
quinzaine, à l'hôpital de Mani- 
walri, et an R. P. Ujeuneaae, 
professeur de sciences naturel- 
le», h o spi t alis é à l'hôpital Gé- 
néral d'Ottawa. 



Souvenir» 

(Suite) 

Une autre foie noua 
dames d'aller i Aylmer, *Ç 
un beau jour ensoleillé, A 
partîmes, une vingtaine.; 
route» bous repaeséaeee 
répertoire de chansons et 
alla bien jusqu'à environ 
ou quatre mille», la 
commence à se rai 
sous nos mocassin», et 
arrivâmes à Aylmer las *g| 
bus. H vs ssns dire que 
avion» une fais» de loup. Ai 
un repos et un bon repas, 
Pères qui. nous accorapi 
durent faire venir un 
traîneau d'Ottawa qui nous 
mena au collège. Nous ai 
fait en somme un maguil 
voyage, mais je crois qu'il 
est peu qui suraient voulu 
commencer. 

Une sutre fois nous pritneij 
direction du Sèolasticat. Il 
sait un froid tel que tout en 
quait, et une poudrerie k n] 
rien voir. Nous étions pai 
nus à une assez grande dist 
lorsqu'un des nôtres disj 
On se mit à sa recherche, 
quelle ne fut pas notre surpi 
de le trouver dan» un " 
fossé dans lequel coulait 
esu nauséabonde et 
d'ordures de toutes sortes, h 
ginex — il était tombé dans 
des fossés des abattoires, ltqt 
»vsit été recouvert de neige 
la tempête ! C'e»t après beau* 
de peine qu'il se tirs de 
impssse et vite nous coi 
à la maison la plus proche, 
notre pauvre compagnon 
littéralement gelé. Ce 
qu'une ou deux heures 
qu'un cultivateur, qui pi 
par là en traîneau, nous ri 
na au collège. Ce pauvre 'Bi 
falo" (noue appelions ls 
tisse sinei, mais son vrai 
était Ernest Paradis) en 
quitte pour un séjour de 
ou trois semaines à l'infirma 
car son engelure le forçait à 
ter couché sur le dos. 

Plus tard, nous fîmes 
autre voyage. A U ferme, 
lui-là. Mal nous en prit, 
deux ou trois élèves, en trais 
s'sfttuser, se firent un 
d'une poutre qui gisait quel 
part, enfoncèrent une porte 
firent d'autres déprédations, 
ne fut plus "permis, après eet 
ci dent, de retourner à le. fei 
où nous avions toujours été 
bien reçus. 

Ernest Paradis dont je rapj 
laie le souvenir, il y a un il 
tant, est devenu, plus tard, 
champion avironneur du Ci 
da. C'était un bel sthlète. 11 
mort* H y s plusieurs annéa| 
U n'était pas le parent de U 
Rodolphe Paradis, svoest «lu ' 
P. R. et décédé la semaine il< 
nière « Montréal. 

Ce dernier était aussi un bol 
compagnon et un des plus Iwauxl 
caractères qui se puissent vr* 1 
Si j'en trouve le temps, je v< 
raconterai, un de ces jours, us» 
anecdote VRAIE du bon vieaj 
temps, où il s'est trouvé à jot 
le premier rôle. 

N-A. S. 



de, acceptez votre sort avec ré- 
signation.,., comme vos aî- 
nées!" L_ 



*f 



J.-L LAUZ0N 

BIJOUTTKR 



- 



Spécialité: Médaille» de 

classe, Réparations 

de montres, etc. 



137 » rue Rideaa MM. 4Sf4 



Gaston Vincent 

■.A., L.PH.. 
Avocat ai Notaire • 

KApuskasing-, Ont 

Siéme Président d« la Société 
des Débats Français. 



H. REGIMBAI. 

BiJeaMer-HerWfftr 
Réparations de tous genres, 



Montres,, W^^es et Bijoux. 




Devise: 
pm ucisT J»: 

AVI8EU»:H. 
ÇBtiBaVR. M- r. ■ —■! 

BSD ACTION 

Rédacteur en chef: M. Bi aM 



gédacteurs adjoints: M. 

■sswber; M. J. L. 
SscréUlre: IL I. J. 
Rédacteur*: Mal. J. F, 

m^mar,. m. ru* F 

OaCiStd, A. Lassés, I* Tarte. 
maïuntrts: Bf. F. Girard. 
propos littéraires: MM. J. 

G. a* ai e t. 

Activités sportives: 



J. F. 



çarônlqueurf: MM. F 
j. Terrien, L. Croisas. 
Psalia, J. F. Lebran, A. 
ADMINISTRATION 

Administrateur: M. « sis» Gantkicr 

Assistant:*. J. F. Martaav 

Secrétaire Marcs* Carter. 

Gérant de circulation: M. F. 

Gérant d •annonces: 1. A. Q swd. 
Jean E. W< 



Excelsior 

Suite de M page 117) 



- LES DÉBATS FRANÇAIS - 



Débats Français 



[,"A'« va pas plus loin, lui disent- 
Us, reste avec nous; tu joueras 
sur nos chalumeaux, et nous* 
rons heureux près du oiel." 

"L'offre est alléchante. Il y 
« là vingt .pâtres, vingt petits j 
pâtres au coeur noble et bon. 
Il se sent aimé, il hésite, quand 
"l'Exceleior" de as bannière 
rallume son ardeur. L'hésitation 
s'évanouit, le havre-sac au dos, 

[«] salue ses bien faiteur s qui le 

[suivent long tempe du regard.... 
Jules était son nom, '* Excel- 

\sior" sa devise. 

Et le voilà dans lé montagne. 
{Regardez-le disparaître tout, è 
\eeup pour reparaître encore sur 
\un plus haut rocher . . . Sa de- 
\vise l'aiguillonne: il escaladé les 
barrières de roc, enjambe, fran- 
\chit les ravins, s'agrippe aux 
\rochers, monte, court, vote! . . . 
Souvent le soir, exténué, titu- 
\bant, U tombe au pied d'un ar- 
\bre et n'a qu'un repas minus- 
\eule pour calmer son appétit fié- 
\vreux. Il couche sur la dure et 
U lendemain' reprend son as- 
cension ardue, 

leant dans les' gorges sombres et 
[étroites, tantôt côtoyant des pri- 
nces, toujours exposé à toutes 
tes de dangers imprévus. 
)u' importent If s souffrances! 
va . . . 

Un soir, plus las que d'habi- 
tude, il tomba dans un profond 
wmmeil, La fièvre le brûlait, 
les visions bizarres semblaient 
lanser et gambader autour de 
lui. Au-dessus, la lune, vascil- 
Unle entre deux nuages, s'effa- 
ra complètement ; bientôt la 
duie se mit i tomber dans la 
\ilude des montagnes . . .* 
Jules se réveilla ■ dons une 
mbre austère, couché sur un 
}on lit chaud. A ses côtés, un 
>inc veillait depuis déjà trois 
trt. H se retrouvait dans une 
jBs$0 de Cisterciens, (es , 
Mvoués religieux que seuje une 
thorité toute sainte garde dans 
P< pays de montaqnes. L'homme 
U Dieu l'avait recueilli dans le 
mè', soigné comme une mère, et 
thevait de lui rendre la santé. 
Hjà un rêve tout divin germait 
PUS la capuche du moine, et il 
nt à l'enfant: "Tm aussi tu 
compris le bonheur que l'onl 
foute loin de la terre. . . tu par- 
^Oetas la solitude de notre mo- 
Mre ej la paix de notre vie." 
liais, un bon matin, quand 



SECTION JTOIOB 
La section junior tenait, le , 
mardi, 30 janvier, sa première ' 
assemblée régulière du deuxiè- 
me terme. Le secrétaire avant 
fait ls lecture do rapport de ls 
dernière assemblée, M. P. Vali- 
quette en proposa l'adoption. Il 
lut appuyé par M. B. Thibault. 
M. Rodrigue Le May présida 
l'assemblée. 

Dans nn intéressant débat in 
titillé : "Montcalm fut-il pins 
grand général que Wolfeî" une 
surprenante passe d'armes eut 
lieu. Messieurs R. Laviolette et 
E. Mageau appuyèrent l'affir- 
mative» tandis que la négative 
était défendue par Messieurs R 
Bastien et H. Emond. Les juges 
accordèrent la palme à l'affir- 
mative et M. Emond fut déclaré 
le meilleur orateur. 

Le •débat fut égayé par M. 
J.-L. Pratte qui nous donna une 
jolie récitation. Les remarques 
du Père Guindon et la prière 
termina rassemblée. 

Rodrigue LE MAT 
Secrétaire. 



firmative victorieuse, et M. Le 
gris le meilleur orateur. 
SEANCE DU 1er FEVRIER 
"La valeur éducative des 
ertres est supérieure à celle des 



sciences". Ce -libellé fut refcjet 



SEANCE DV 26 JANVIER 



Pendant que rayonnent à l'ex- 
térieur les gestes des Débats 
Français, le travail intime des 
séances hebdomadaires poursuit 
efficacement son oeuvre. Par une 
coïncidence imprévue — je n'ose 

{*?** dire ; .par analogie — le jour 
même de l'ouverture de la ses- 
sion parlementaire swr la fa- 
meuse colline, notre première 
séance de l'année offrait comme 
sujet de débat: "Le Parlement 
canadien doit décider si le Ca- 
nada doit aller en guerre". 

Leir-orateurs de l'affirmative. 
MM. Roger Beaulne et Jean Le- 
gris, défendirent vaillamment 
les attributions du Parlement, 

[j 'un, en montrant les complica- 
tions de la diplomatie, l'autre, 
en faisant l'histoire de notre po- 
litique extérieure 

De leur côté, les avocats de la 
guerre s'appuyèrent sur le* prin- 
tantôt s'enga- tipes classiques de l'impérialisme 
et du nationalisme. M. Marcel 
Pic hé nous démontra que dans 
les guerres passées, lea intérêts 
de l'Empire avaient primé ceux 
du- Canada. M. Guy Beaudry 
s'en tint à une idée bien arrê- 
tée : à esvoir que les Canadiens 
doivent prendre les armes pour 
la seule défense de leur terri- 
toire. 

Les juges, par la* voix de M. 
Paul Girard, proclamèrent l'af- 



d'une int ér e s s a nte discussion 
entre 4 rhétorieiens: MM. Bel- 
lefeuille et Lionel Desjsrdins, 
pour l'affirmative^ et MM. Louis 
Bourcier et René Préehette pour 
•ls négative. 

Les orateurs de la droite dis- 
posaient de puissants atoufa dont 
les qualités oratoires et stylis- 
tiques du discoure de M- Belle - 
feuille n'étaient pas les moin- 
dres.. Quant & M. Desjardins, il 
a certainement mis «lu poids 
dans la balance des juges par se» 
émouvantes déclamations. 

Mais l'équilibre semblait être 
conservé par le bien-fondé <k* 
arguments en faveur des 
sciences. Leur rôle dans le dé- 
veloppement de l 'intelligence fut 
bien illustré par M. Bourcier. 
et leur importance pour les Ca- 
nadiens français, fort bien sou- 
lignée psç M. Fréchette. 

Toutefois, le verdict du ju- 
ry, annoncé par M. Géra ki Bou- 
let, donnait la palme à l'affir- 
mative, et le prix du raVilleur 
orateur à M. Bellefetiille. 

SEANCE DU 6 FEVRIER 

Une question fort appropriée 
à des étudisnts met aux prises 
quatre élèves des Belles-Lettres: 
MM. Georges Addy et Roger Pi- 
card soutiennent contre MM 



Comment rentrer . . . Drépnus 
Peur terminer, M. Bcsulne 
invite M. L, Mslouin à réciter 
le Pêcheur de Pâques, et M. J.- 
T. Bigrss à nous donner "Ls 
cigarette". La prière termina 
la sésnee. 

Rodrigue LeMA Y, 
Secrétaire 



DEBAT A 
HAWKESBURY 



Jaequos Bonneau et M a rc e l L s. g-gggj; 2. 

La séance commença par le 









L Coté, CR. f LLD. 

AVOCAT 



'H Wellington - Ottawa 



Frère Bernard vint pour ré- 
veiller son petit protégé, l'oiseau 
s'était envolé et avait repris sa 
toute. 

Jules était son nom, "Excel- 
sior" sa devise. 

Ce jour là, le soleil s'est levé 
moiré dans le ciel' bleu; des re- 
flets d'opales s'entrecoisent au- 
dessus des Pyrénées. 

Sur le plus haut sommet, trois 
moines pleurent devant le ca- 
davre d'un enfant, le cadavre de 
Jules. Ses joues sont coupero- 
sées par le froid; la bannière 
que le bras inerte ne soutient 
plus s'est déployée sur sa poi- 
trine fon y lit eh lettres clai- 
res.' r Excélsi'or " ■. "plus haut". 
Plus haut, en effet, son âme 
s'est envolée. 

Entre deux sanglots, l'abbé 
laisse tomber ess graves paroles : 
"C'était tout de même un hé- 
ros! Il est mort, mais aupara- 
vant, il a atteint son but, il a 
réalisé son idéal! Frères, ce jeu- 
ne homme, c'est le symbole- de la 
perfection." „ 

HENRI BL% AU. 
(Juniorat de Chambly). 



perrière que "L'ardeur au sport 
n'empêche pas le succès dane les 
études''. Et les orateurs- obtien- 
nent un beau succès par l'étude 
qu'ils avaient faite de la ques- 
tion et l'ardeur qu'il» ont mise 
à la discuter. 

M. Addy gagne l'auditoire à 
sa cause par ses bonnes mises 
au point, son "par coeur" et 
un naturel remarquable sur la 
tribune. 

M. Bonneau n'est certaine- 
ment pas intimidé lui non plus 
et son originalité lui .vaut des 
applaudissements. ' 
Les affirmations hardies de M. 
Picard et le beau plaidoyer qu'il 
présenta en faveur des sports 
lui valent la aympsthie des 
juges. 

Le dernier orateur, M. La 
perrière, se distingue par l 'ac- 
tualité des exemples qu'il ap- 
porte à l 'appui de sa thèse. 

Après une réplique plutôt -pi- 
quante, M. G. Bourque, au nom 
des juges, donne la victoire à 
l'affirmative et proclame M. Pi- 
card le meilleur orateur 

Jeon TERRIEN, 

Secrétsire 

• — . ♦ — 

SECTION JUrHOR 

fflffJUMTRT.RF. PU ~ 

13 FEVRIER 1934 



Notre Société des débais fran- 
çaia non contente de restreindre 
ses succès dane la salle acadé- 
mique a résolu d'étendre-- -son 
champ ' d'activité. Le dimanche 
4 février, elle a inauguré une 
série de débat* à l'extérieur. 
C'est la coquette petite ville de 
Hawkesbury qui fut ls pre- 
mière à recevoir la visite de no- 
tre troupe oratoire. 

Accompagnés du R. P. Henri 
Morisseau, O.M.I., notre direc- 
teur et du R. P. Arcade Guin- 
don, OM.I., assistant-directeur, 
nos étudisnts donnèrent une bel- 
le séance oratoire et artistique 
devant un auditoire accueillant 
et sympathique. 

Après quelques morceaux de 
musique exécutés psr l'orchestré 
locale, M. l'abbé Iaicien Beau 
doin, vicaire, sonhaita la bien- 
venue aux Révérends Pères et 
aux universitaires. Il lea félicita 
du beau mouvement qu'ils entre- 



La réunion débuta par quel- 
ques remarques du R. P. Mo- 
risseau. Il commenta le résultat 
du débat interuniversitaire, ré- 
sultat d'autant plus étonnant 
qu'il contredisait le sentiment 
commun de l'auditoire. Mais 
conclut-il, il fau^tre bon per- 
dant et surtout préparer ses ar- 
mes pour de futurs combats. 

Monsieur Léonard Beaulrie 
est ensuite invité à nous don- 
«et-son cours de dietion. Pour 
mieux nous faire comprendre, 
M. Beaulne récita lui-même 
quelques morceaux. En voici la 
liste : • 

La médecine . Louis Ratisbonne 
Le turco . . . Paul Deroulède 
Après la bataille 

Victor Hugo 
Les animaux malades de 

la peste ..... Lafontainc 

Xes trois 4ssvisers ...... XXX 

La leçon de solpbège . Phnlns 



discours du président, M. Ar- 
cade Perrier, enfant d 'Hawkes- 
bury et philosophe finissant, qui 
fit connaître la "Société des dé- 
bats de l'Université d 'Ottawa en 
exposent le rouage de son acti- 
vité. Il présenta ensuite le sujet 

du débat: "L'indépendance du 
Canada serait désirable". Qua- 
tre rhétorieiens firent valoir tour 
à tour leurs arguments pour et 
contre ls question. MM. L. Cro 
teau et R. Benoit se firent les 
défenseurs de 1 indépendance, 
tandis que MM. L- Desgroseil- 
liers et G. Boulay soutinrent que 
l'indépendance du Canada serait 
folie parce que nous sommes bien 
sous le drapeau britannique. Le 
jury, composé de M. /l'abbé Ro- 
méo Guindon, curé de la parois- 
se, et des docteurs L. P. Beau- 
doin et. C. E. Lafrance, porta 
son jugement en faveur de l'af- 
firmative. Cette décision fut 
communiquée à l'auditoire par 
le docteur Lafrance, ancien élè- 
ve de l'Université y 

Au cours du programme, quel- 
ques pièces artistiques firent di- 
version aux ayllogtsmes des ora- 
teurs. MM. PauHMorvan et Fé 
lix Leclere interprétèrent un 
dialogue: "L'antre chemin' 1 , 
par Henri Letondal. Un solo de 
cornet fut très bien rendu par 
M Morvan,- et M. Leclere émer- 
veilla l'assemblée par son art de 
dire "L'enfant volé", de Raoul 
de Navery. Enfin, M. J. P. Pou- 
lin déclama avec aisanoe "I/é 
forçat". . 

Cette soirée récréative fut très 
intéressante et bien goûtée par 
le public de Hawkesbury. En 
retour, les élèves quT y partici- 
pèrent furent enchantés du voya- 
ge et de l'hospitalité reçue au 
presbytère et chez M. et Mme 
Pemer. 

Eugène HUOT. 



Revue des jeunes 

JEUNES ITALIENS 

Avant hier Moscou, hier Cous, 
tantinople, aujourd'hui la Rome 
du pape des chemises noires. 

Eh! bien, nous voilà rendus 
en Italie. 

Un autre pays qui s bombardé 
les chambres et fsît sauter ls 
démocratie, qui se pavanait sous 
le regard paternel du trop .in* 
dulgent Victor Emmanuel, 
N'empêche que s'il est une ehe> 
w fju'il n'oubliera jamais,, ee 
bon roi, c'est le jour où Bénite 
Mussolini vint lui dire, sans for»' 
fanterie, que s'il ne mettait pas) 
dehors tous les fossiles et les 
vieilles barbes qui enlisaient le 
pays, que lui-même et ses jeunes 
troupes f asiates verraient à fai- 
re le grand balayage. Mussolini 
n'étaient pas d un caractère à 
traiter longuement et Victor 
Emmanuel le comprit ; il ne s'ex- 
posa pas, après la marche sur 
Rome, à une marche toute spé- 
ciale sur le parlement et le pa- 
lais royal; il réunit ses minis- 
tres et leur annonça qu'il remet- 
tait le pouvoir à celui qui devait 
être une des plus grandes fi- 
gures d 'sprès guerre. 

Le roi, d'Italie ne devait pas 
le regretter- 
Ancien socialiste et fondateur' 
du "B Populo d 'Italie", le jeu- 
ne chef faciste a évolué ; il a 
beaucoup varié; il s'est parfois 
contredit. Il a su s'adapter aux 
circonstances; et loin de lui en 
faire un reproche, peut-être faut- 
il l'en louer, car c'est peut-être 
en cela qu'il est devenu plus 
homme d'Etat. Le facisme a ac- 
compli son off i c e» il a br is» le — 
communisme et rétabli l'ordre 
intérieur. Lea corporations idon» 
nent entière satisfaction aux peu- 
ples et la politique extérieure est 
fort influente. L'Italie a payé 
cher l'ordre rétabli mais plaie 
d'argent n'est pas mortelle tan- 
dis que plaie sociale est irrépa- 
rable. Le faeisme s été dans un 
pays troublé par un faux régi- 
me, un élément de discipline. 
L'oeuvre politique de Mussolini 
est grande, son oeuvre sociale 
immense. 

Il a su fermé des jeunes qui 
sont montés avec lui, particuliè- 
rement Dino Grandi et Italo Bai- 
bo. Ses hommes bien que pas 
vieux ne sont plus de» jeunes. 
Mais, le faeisme éducateur est 
formé de jeunes qui sont ls fi- 
gure de ls nation, force et éner- 
gique parce que gouvernée au- 
jourd'hui ^yar des H0MME8, 
et qu 'elb0est sure de pouvoir 
compter demain sur d'autre» 
chefs de l'école mussolinienne. 
Voilà pourquoi le faeisme d'Ita- 
lie sera toujours jeune- 

' ! La botte romaine " a été l'un 
des premiers pays à faire partie 
du grand Réveil. L'Europe dé- 
mocrate change de régime. 
A quand l 'AMERIQUE f 
Marcel PICHE. 



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Dr J. A. Couillard, 

B.A.. L.Ph. 

Surintendant médical 

Sanatorium du Lac Edouard. 

lié me Président de la Sociglé 

des Débâts Français. 



MAGASIN PAR EXCELLENCE POUR LES ETUDIANTS 

Robertson Frères 



Anciens élèves de l'Université^ 






!«•, 



M BRU BRI K POUR HOMMBfi ET JEUNB6 GBNS 

RM. «sOT 




m 



LA EOTOWDE, lwMâM 



De«Ei*sne «nuée — Ne g î«b*u *$ 



LE SPORT 



Ottawa défait Montréal 3 à 2 



L'Université fl battu l'L'ui- 
yeraité de Montréal, samedi 
soir, à l'uréna Mont-Royal, par 
rore de 3 à 2. -Cette partie 
fut le plat de résistance du gala 
bportif des étudiants. Barnabe 
notre étoile de football^ a au 
aussi se tailler une renommée 
«mi viable de joueur de hockey, 
dans la Métropole, en enregis- 
trant deux points: le premier 
dans une mêlée et Vautre sur 
une passe de La Puce Fortier. 
Ritchie se chargea de l'autre 



poinj.. La partie bien querTude, 
fut très rapide et "Kolosse" a 
rencontré; paraît-il, ôVautres co- 
losses. . . La partie aurait été 
de beaucoup plus intéressante 
si l'arbitre avait eu plus d'ex- 
périence et ne s'était pas laissé 
influencer par la foule et les 
joueurs. 

Nos joueurs sont revenus 
ivres. . . je- veux <Jire de joie, 
avec une magnifique coupe, don 
de la Fédération, preuve tangi- 
ble de leur éclatante victoire. 



■M* " ' " ' .*" 



"Les Morenz 
poussent à 
l'Université" 



Bernard Dorion qui est allé 
è* Toronto la semaine dernière, 
est revenu avec un titre dont 
sont très fiers ses jeunes- con- 
frères de la petite cour. 

Le jeune Dorion représentait 
l'Université dans la .course des 
Juniors Centenniàl pour lu 
championnat canadien dans cet- 
-té classe. La course eut lieu au 
.Maple Iieaf Garden. Il s'est 
classé premier sur six concur- 
rents, en parcourant les 880 
•vtirges dans nné minute et 25 
secondes. 

Les jeunes coureurs de To- 
rojato ont dû rester surpris de 
se voir enlever ainsi le cham- 
pionnat en dessous du nez par 
ce jeune Canadien français; en 
effet Bernard était le seul re- 
présentant -d 'en dehors , dans 
cette course des Juniors. 

Nos félicitations au nouveau 
champion. Sa victoire rejaillit 
£ur l'Université qu'il représen- 
tait. 



son exemple pour nous assurer 
la victoire. Il est à remarquer 
que tous les poîhts ont été 
comptés sur des efforts indivi- 
duels. S'il y^avait eu un peu 
plus de coopération entre nos 
joueurs; je veux dire, s'ils 
avaient pratiqué leur jeu d'en- 
semble habituel qui fonctionne 
comme une machine perfection- 
née les cadets de Sa Majesté 
auraient été débordés,.. 

Real BOUBSEÀU 



Soirée intime . . r . 



(Suite de la page 117) 



Parlons 
d'éducation 

11 y a des gens qui prétendent 
que la jeune fille doit acquérir 
(la môme éducation supérieure 
que le jeune homme. On lisait 
dans un dernier numéro de la 
Rotonde : "Doit-on fournir à la 
jeune iille les facilitée d'une 
éducation supérieure et même 
universitaire ? — Les uns pré- 
tendent que son éducation de- 
vrait se limiter à une simple con- 
naissance de tout ce qui se rap- 
porte à la maison." Et on était 
"enchanté" d'apprendre qu on 
ne devrait pas refuser "à la 
femme' l'éducation à laquelle 
eUe a droit" c'est-à-dire, bien 
entendu, à l'éducation supé- 
rieure et même universitaire. 

On sait que ' ' la femme, comme 
l'homme est un être raisonna- 
ble et qu'elle possède alors des 
qualités intellectuelles^". Oui- 
mais , pourquoi vouloir dévelop- 
per ses qualités, de la même ma- 
nière et sur un même champ 
d'action î 

Loin de moi de prétendre que 
la jeune fille doit ©e "borner 
seulement "à une simple eon- 
naissanee de tout ce qui se rap- 
porte à la maison''. La femme 
doit apprendre un peu j?jus 
qu'"à connaître un pourpoint 
d'avec un haut de chaussure' 1 . 

Si tout le sexe farble( !) osait 
se prononcer sur cette question, 
on serait surpris, n'en déplaise 
à quelques réformiste*, de cons- 
tater que les gros trois quarts 
sont pour- l'éducation moyenne, 
pour l'élégance intellectuelle. 



. Guy Beaudrr ! 

. . H. Ravin, 
'. Bryan Burki' 
, . Edgar Oiisy] 

. Edgar Gu*t 
Louis Frénette 

. . 0. Boeldiea 



prononcé lors du 4ème congrès 
international de la jeunesse ca- 
tholique en 1925 : . 

"Vous avez ntendu un autre 
appel de l'Eglise: à tous elle j feTvoilà ^7qn 7 écrïi7^ femme 
demande ^obéissance à sa paro-| au sujet df . H ceitf . é iég %rïCe i nte l- 
1 et a ses lois; a^vous jeunesse |, ectudlc qui Md ^^^ 








Nos félicitations aussi à Jac- 
ques Landry, ancien élève, qui 
a gagné à Toronto, la semaine 
dçrnière, le championnat de 
l'Ontario pour sauts en skî. 
Hfcn 

Université 
à Quen's 

Vendredi, le 17 février, l'Uni- 
versité rendait visite à Queen's 
dans une joute régulière de la 
cédnte intereollégiale. Mais cet- 
te fois-ci la victoire n'a pas 
daigné nous sourire. Nous fû- 
mes défaits par le pointage de 
8 à 1. Laval Fortier surnommé 
^The flying kid" enregistra le 
■eul et unique point qui nous 
évita le blanchissage. Cette dé- 
laite s'explique facilement 
quand on sait que nos joueurs 
durent commencer le jeu immé- 
diatement à leur arrivée et, 
connaissant leur esprit comba- 
tif, nous savons qu'ils n'ont pas 
l'habitude de se laisser damer 
la p»<>n si facilement. 

Université 
à R. M. C. 



Et le soir suivant c'était an 
tour des "gentlemen cadets" 
de Kingston, d'essuyer une au- 
tre défaite aux mains des ca- 
rabins du Père Cary. Les fu- 
turs artilleurs du Roi se firent 
donner une leçon . . . Nos 
joueurs étaient bien reposés et 
comme question de fait le poin- 
tage final fut de cinq a un. 
"La Puce" toujours un peu là 
pour ne pas dire beaucoup, 
après de vertigineuses montées 
que nos Gentlemen Cadets ne 
pouvaient enrayer fit scintiller 
la lumière rouge deux fois. 
Demming, Perrier et Barnabe ne 
fre firent pas prier et suivirent 



catholique, elle doit demander 
quelque chose de plus haut et 
de plus exquis, et vous l'avez 
compris. Elle vous a demandé 
à vous l'aide, la collaboration 
à l'apostolat proprement dit. 
Ce n'est pas là une nouveauté; 
c'est l'acceptation d'un devoir 
que prêchaient déjà les Apô- 
tres. Admirable rncontre de no- 
tre époque avec les tout pre- 
miers jours de l'Eglise. L'invi- 
tation que Nous faisons aux 
laïcs de Nous donner leur con- 
cours Vorrespond exactement à 
ce que Saint Paiil écrivait 
quand il recommandait ceux 
qui "meenm laboraveront in 
apostolatu"'. Voilà bien la col- 
laboration laïque à l'apostolat, 
qui est elle-même un apostolat, 
et qui est la substance la plus 
réelle, la plus sainte et la plus 
plus solide de l'Action catho- 
lique, cette Action catholique à 
laquelle, après .evous être sanc- 
tifiés à l'école de l'Eglise, vous 
vous êtes consacrés, chers et 
généreux Fils." 

L'autre allocution, anglaise, 
fut prononcée par M. Lloyd La- 
bonne et avait pour titre: "TheJ 
Oblates". Faute d'espace la 
prochaine Rotonde portera un 
rapport de discours. 

Nous publions ici le program- 
me Ttë la soirée : 
Programme : 

O CANADA 
1. — Orchestre — Orchestra. 
2. — Récitation: Les bancs de 
la Promenade. — Jules 
Juoy, J.-Y. Bigraa. 
3.— -Allocution : "Un Précur- 
seur*'. — R. Gauthier. 
4. — Solo de violoncelle: "Al- 
legro appassionato ".— Phi- 
lippe Graut. — *-__ — 
5.—Address: The Oblates.— 

Lloyd Labonne. 
6. — Petites pièces: "Le save- 
. tier et le financier" — La- 
fontaine. 

Personnages: J. Pelletier, 
L. Desjardins, N. De- 
nys. 
"Le chêne et le "roseau 

Lafontaine. 
Personnages: A. Renaud, 
R. Thibault, R. "Rochon. 



dans les arts d'agréments, et 
non dans les études universi- 
taires. « 

"Les arts d'agréments, écrit- 
elle, sont pour une femme (à 
notre avis) bien plus utiles 
qu'ils ne paraissent. Leur but 
principal est de former le goût; 
c'est de son goût qu'une femme 
moderne tire presque toute sa 
supériorité* 

*"Le travail, la carrière, conti- 
nue-t-elle, .n'est pas le tout de 
la vie féminine: le mariage, la 
famille, restent sa tâche prin- 
cipale ... Si une femme a du 
goût, elle saura s'habiller et ha- 
biller ses enfants mieux qu'une 
autre femme (instruite). ¥ 

"De même, son intérieur sera 
plus harmonieux. . . Enfin, dans 
le monde, la conversation pren- 
dra tout de suite un tour plus 
intéressant si une femme rafin- 
née s'en mêle... Il ne s'agit 
pas. bien entendu, d'étaler une 
érudition ennuyeuse... (et voi- 
là pour les modernistes exaltés) . 
Ce serait précisément là, appuie- 
t-elle, la faute contre le goût que 
la femme "instruite" peut com- 
mettre mais non pas la femme 
"raffinée". 

Et elle termine ainsi son pe 
tit traité: "Disons-nous entn 
nous, qu'il n'est pas maladroit, 
à beaucoup de points de vue, 
que la jeune fitte ait sur le 
jeune homme un petit avantage 
. . . Les arts d 'agréments ne 
tiennent plus aucune place dans 



Célébration de la fêle de 

Saint Thomas d'Aquin 

à l'Université d'Ottaw* 

PREMIER JOUB 
(Le dimanche, 4 mari, à 8 h. P.M.. dan* la »£jf*&^ 
SOmEK^ M-gariiee par les PhUosophes ***>** des Arts, 
sou. ï^res^ncedn Très Révérend Père Recteur. 
F PROGRAMME 

l.-Orchesti-e: "Vasco de Gaina" (Ouverture dramatique) 

.,. .....*•» "• "roi^l 

2.-Opening Speech: "St. Thomas mode! of 

Students" JohnCornd^ 

3.-ï>éclamation: -La plaie du peuple' %-L. Veuiilot 

r. a. Rolland 

4 --Conférence: "Léon XÙlet la Scolastique" 

5 —Orchestra: "Petit Boléro" 

6.— Lecture :"God or Gorilla" . .. . . . . • • 

7 --Chant : ' ' Ariozo de Benvenuto — E. Diax 
' Song: "Big Bass Viol''-T. Be**toon . . 

8.— Dissertation : "L'homme et la v nete-< . . . 
9.— Orchestra: "La Dame blanche" 

ft.— Allocution du Président 

1 ^ DEUXIEME JOUR 

(Le lundi, 5 mars, à 8 heure* P. M., au Couvent Rideau) 
SOIREE, organisée par les Philosophes du Ooliege Bruyère,, 
sous la présidence dn Très Révérend Père Recteur. 
PROGRAMME 

l.-Ouverture:"Caid" • • • • • ■ • • ^Thomat 

Piano • Mlles J. Bourque, G. Bourque, J. Durocher, L. Berger 
M. Keevil, H. Drouin, G. Laflèche, N. Guilbault. 
Violon: M. le professeur A. Tassé, Mlle J. Larocque. 
2 -Discours d'ouverture: "Le génie de Saint Thomas" 
Mlle Juliette Bourque, Ph.II. 

3.-rChoeur: 'Salve Nos" 

4.— Dissertation : "L'homme, par sa nature, est néceaaaireme 
\ v tenu aux dëvôlrs~ae"Ia religion envers Dieu" 
Mlle Florine Isabelle; FnJL 

5. — Chant: "Si j'avais des ailes" . . Message 

Mlle Alice Valiqnette, professeur de chant. 
6.— Dissertation: "La Béatitude objective" 

Mlle Madeleine Portier, Ph.II. 
7.— Choeur final : "Tu Solus qui facis mirabilis" . A. GaatoW 

La Chorale du Collège 
8. — Allocution du Président. 

TROISIEME JOUR 
(Le mardi, 6 man, à 8 h. P. M. au Couvent de la Goiigrégatim 

Hotre-Dame) 
SOIREE, organisée par les Philosophes du Collège Notre-Damt, 
sous la présidence dn Très Révérend Père Recteur. 
PROGRAMME 
L — Orchestra :" Ouverture" % ....... 7 i . . . .* . Mohr 

2. — Dissertation: "Philosophy and the Sciences" 

Miss Jean Wiiliameon 
'3— Récitation: "Hymne au Docteur Angélique" . . EL Pool 

Mlles Y. Grant, L. Biais, J. Mineau 
4. — Chorus: "In honorem Saneti Tnomae" 
5.— Reading: "The Philosophy of Médiéval Art M 

Misses M. Rainboth, J. O'Malley, M. Maloney 

6— Solo: "Sherzo, op. 31" 0h< 

Mlle G. Richard 
7.— ^Dissertation: "Existence dç la Providence et son action" 

Mlle Ida Germain 
8.— Allocution du Président. 

X~\, QUATRIEME JOUR 
(Le mercredi, 7 mars, jour de la Fête de Saint Thomas d'Aquia) 
Les dimanche, lundi, mardi et mercredi, 4, 5, 6 et 7 mars 193Î 
Messe spéciale en l'honneur de Saint Thomas d'Aquin. 
—à l'Université. 
— au Couvent Rideau. 
— au Couvent de la Congrégation Notre-Dami 
Le soir: Bénédiction solennelle du Très Saint Sacrement. 









7. — Orchestre— Orchestra. 

8.—' 'Fiat Lux": A modem 

plây in one aCt— by Faith 

von* Falkengerg VUaa — 

— ««yers; J. Boyle,J. Veale, 

. E. Marchand, M. Byrne, 

A. Hogue, O. Dupuis, M. 

Hourigan. 

Solo de piano.-— P. Moris- 

sette. 

Vocal sélections.— Ted Mo- 
rin. ry 
3 1 . — Orches tre— Or chestra. 
GOD SATjhrtlE KING 
JcaefhROUBSEAU. 
O. ML, 
Vioe Recteur. 



9. 
10.- 



l'éducation masculine: (Oh!) 
s'ils désertent également les pro- 
grammes féminins, qui donc 
dans le ménage représentera le 
charme et la fantaisie? Laissons 
à nos filles ce joli privilège. "- 

Que la jeune fille se werse 
dan* l'étude de la musique, de 
la peinture et même d'un peu 
de littérature. Même ai elle n'ar- 
rive pas à la virtuosité dans ces 
arts, l'étude àe ceux-ci aura 
rempli -son véritable but s'il a 
contribué à la formation supé-, 
rieure de l'intelligence et à l'é- 
vei* du sens artistique, "si né- 
cessaire à une femme pour être 
réellement cultivée." - 

Mais qu'elle se bourre la tête 
de latin, de grec, de philosophie, 
de médecine, de droit et que 
sais-je encore, elle perdrait 
toutes les aimables qualités de 
la femme et ne saurait acqué- 
rir celles qui sont propres \ 
l 'homme. 

Oérald BOUT ET 



Tél.— R«.id«nce: Sh«r. SM1 
Bur.au: Sher. 3963 

LUCIEN MASSÉ 

O.P.A., L.A. 

Licencié pour Ontario- Québec 
Comptable Licencié 

195A rii« Principale • Mul 



J. Edouard Jeannotte 

Notaire et CommliMtre 

tÊH Ste-Catherme. tM, 
Montréal, Qor . 



Vice-prés. 


des D. 


-F. 


1914-15. 


i 






.: 








JOUPNAL' B4 - H ENSUCL- PARAISSANT 

illN f T U It Df CMAQUÏ MOIS 

D'OCTOBRE À JUIN 




OiUwa, 



* IfHâ» 



I 





OROANI •■ LA 
SOCIÉTÉ DES DÉBATS FRANÇAIS 
DE L'UNlVElHHTê DTJTTAWA 



AboaoMneat: SO nm 
I« numéro: 6 



Dlrectecir: Marcel Oulmet Rédacteur ea chef: K«bert Barealoa 

Administrateur. lUoul Oa«thler 



Bééecttea et Ada*iauitratioa: 
iralverelté d'OtUwn. 



BRINGUISME INTEGRAL 



BILLBT8 



I 



Le vieux problème de la dualité des langues au Canada a 
engendré nne polémique qui, sur le terrain de l'éducation par- 
ticulièrement, a fait couler de* flot» denore et de paroles. 

A certains jours, la vieille /querelle jamais vidée se mani- 
feste par des crises plus aiguës et plus âpres, revanche du vieux 
sang normand belliqueux ou plaideur. 

Récemment les adversaires du bilinguisme out inventé une 
nouvelle variation du thème ancien : ils s'attaquent non plus au 

bilinguisme tout court — il est avéré que ce serait peine perdue ^ manteaux de fourrure 
>^màis au bilinguisme intégral. 

Qu'enteudeut-ils par cette épithète ''intégral" accolée an 
substantif '" bilingue" pour lui donner une petite mine d'héré- 
sie? Il n'est pas toujours facile de le démêler. 
E Ce qui est certain, c'est que l'accord n'est pas fait sur la 
définition, le même auteur l'employant en deux sens manifeste- 
ment opposé*', et qu'à nos yeux, on lui prête souvent une accep- 
tion péjorative que le mot lui-même ne réclame pas. 

Il ne faut pas s'imaginer que les vocables sont arbitraires 
sa ceci qu'il est Itiaihle an premier venu de les détourner d'une 
signification imposée par un long usage pour leur en attribuer 
une autre au gré du caprice ou des besoins de la cause. Ce 
serait revenir a la confusion de Babel. 

Que sont les dictionnaires sinon des recueils où sont codi- 
fiés les divers sens que la logique et un usage constant et lé- 
gitime a imposés au vocabulaire d'une langue T Dicter aux 
mots une définition différente, c'est tomber dans la fantaisie 
et l'obscurité.- 

Si l'on se rapporte au Larousse du XXème siècle, au Littré 
ou à la philosophie, il faut convenir que le mot intégrité signifie 
iniquement 'l'état d'un tout qui a toutes ses parties", "d'une 
chose qui est entière ". 

Il ne comporte donc pas, comme on veut trop souvent )e 
laisser entendre, l'égalité des parties dans le tout, de telle sorte 
qu'un bilinguisme intégral signifierait non seulement dualité 
mais égalité linguistique. 

Noua prétendons, au contraire, que selon la logique et le 
dictionnaire, nn tel sens est illégitime et qu'un bilinguisme peut 
et doit être dit "intégral" d^S qu'il y a coexistence de deux 
langues, même si l'une des deux est possédée à un degré supé- 
rieur. Ainsi, une maîtrise presque parfaite de la langue mater- 
nelle avec une possession correcte de l'idiome étranger peut être 
appelée bilinguisme intégral. 

Ceux donc qui, pour discréditer tout bilinguisme, vont prô- 
nant que bilinguisme intégral signifie parfaite égalité de deux 
idiomes se mettent à dos la logique et le dictionnaire.^ *> 

Ont-ils au moins pour eux l'usage, élément souvent ^décisif 
en matière linguistique. Nous ne le croyons pas. 

Coiffer ie mot bilinguisme de l'épithète "intégral" est une 
mode fort récente. Je cherche en vain dans l'enquête engagée 
par "l'Action canadienne -française" en 1925, sur le dualisme 
linguistique à l'école, le mot intégral. Il n'y apparaît pas. C'est 
qoe l'emploi remonte à ces dernières années. C'est dire qu'il 
Sit encore trop récent pour imposer à l'Académie française des 
modifications à son dictionnaire dans le sens des adversaires 
du bilinguisme. 

11 y_a plus. Cet usage, encore à sa toute première enfan- 
te, n'a pas réussi A fixer unanimement la signification du mot 
«n vogue. Tandis que les uns lui conservent son sens tradition- 
nel, d 'autres, voulant à r |put prix en faire un épouvantail, un 
symbole des empiétements de l'anglais sur la langue maternelle, 
lui font signifier "parfaite égalité de deux idiomes". 

Plus encore. Un historien de renom, dont les adversaires 
du bilinguisme aiment i se réclamer, M. l'abbé Groulx. emploie 
lai-môme le terme "intégral" en deux sens manifestement op- 
posés: sens traditionnel et sens moderne. ^ 

Certes, M. «Groulx inclinait vers le sens moderne du mot 
lorsqu'il déclarait, à la Semaine sociale de N »imouski, entendre 
par bilinguisme intégral "l'enseignement à dose égale de l'an- 
glais et du français, même à de tous jeunes enfants". Défi- 
nissant ainsi le" bilinguisme intégral il avait peut-être raison 
1^ 'ajouter qje "e'est nne triste nécessité pour les Canadiens 
français vivant- en province anglo-canadienne". 

Mais lui-même n'a pas toujours adopté ce sens moderniste 
«u mot puisqu'il endossait les réclamations des Pranco-Ontariens 
Pour "on bilinguisme scolaire intégral". (Le français au Ca- 
nada p. 170.; 

D« tout ceci il faut conelure 1) qu'imposer au terme "bi 



'•nguisme intégral" l'idée d'égalité linguistique est contraire à 

jaeceptiou traditionnelle et philosophique du met; 2) Hue 

1 «sage d'une telle acceptation est très récent et qu'il n'est paal 



A la fin de l'hiver 



Amis, réjouUsez-vous, l'hi- 
ver e$t fini. Son vieux bon- 
homme se meurt . . . de cha- 
leur. Les beaux jours revien- 
nent avec les mares d'eau, et 
la fraîcheur du printemps 
s'exalte avec la disparition 



Quelle dose de courage ne 
fallait-il pas à nous, les ex- 
ternes, pour partir le matin, 
\i.ous une température de tren- 
te degrés sous zéra, et nous 
rendre sans trop flâner dans 
nos salles de classe où la cha- 
leur des radiateurs et des con- 
versations chaudes d'amitié 
redonnaient ù nos oreilles ou 
à nos doigts les quelques ca- 
loris que le froid avait osé, 
sans notre permission, nous 
enlever. 

Que de fois nous entendions 
des refrains de ce genre: "Oh! 
qu'il fait froid!" ou encore "H 
me sais gelé les oreilles bien 
dure." et encore "je ne me 
sens plus les pieds . . . Oh! 
la, la!" Et ces refrains se 
chantaient tant bien que mal 
dans les escaliers, les corri- 
dors et les salles de classe. 

Ah oui, nous nous en sou» 
viendrons' de ce temps de 
chien (je veux dire <te l'hiver) 
où, les livres sous le bras, les 
mains renfoncées dans les po- 
ches et le nez et les oreilles 
bien cachés sous le collet, les 
pauvres externes d'universi- 
taires partaient des confins de 
la ville pour venir rechauffer 
leurs esprits sous la lampe 
bienfaisante de la science. 

Un des derniers jours de 
ces froids abominables, je ren- 
contrai, en entrant en classe, 
un de mes carabins de philo, 
qui, dam un élan oratoire 
(c'est un orateur in potentia), 
me dit, "O temporal O 
mores!" — "Oh non, lui dis- 
je, si Cicéron revenait, il ré- 
péterait certainement cette 
apostrophe célèbre: "Jusques 
à quand, CatUina d'hiver, 
abuseras -tu de notre patien- 
ce? . . ." 

Mais tout maintenant nous 
semble ziphir, chantons avec 
le poète- "O Canada mon 
pays mes amours! . . ." 



Oérald BOUTST. 



IN MEMORIAM 



Le "Vieux Philanthrope", l'uni des pauvres, dit 
orphelins, des déshérités, n'est plus. Celui qui met- 
tait son orgueil à semer sur ta route le bonheur et U 
joie ne vivra plus que dans notre souvsnir. Hais ce 
souvenir, des milliers de coeurs reconnaissants vont 
le lui conserver. 

Noua, les jeunes universitaires, qui lui avions 
voué une amitié encore récente mais combien forte, 
nous n'oublirons jamais son geste généreux à l'en- 
droit de l'Institution qui nous est chère. 

Noua garderons toujours dans la mémoire les 
conseils autorisés qu'il nous donnait l 'après-midi dn 
27 avril 1838. "Mes chers jeunes gens, nous disait- 
il, instruiaex-vous, prépares -vous. J'ai parcouru bien 
des pays. Tout dernièrement, j'ai visité l'Espagne, 
et ce qui m'a frappé dans oe malheureux pays, rava- 
gé par U révolution, c'est l'ignorance de la jeunesse. 
Si les jeunes avaient été plus instruits, ils ne se se- 
raient pas jetés ainsi dn côté des agitateurs. Si l' Amé- 
rique est plus lente à recevoir les principes subversifs 
de l'ordre et de la paix, c'est que les jeunes sont plus 
instruits. Profites des avantages que met à votre 
disposition l'Université d'Ottawa," 

Et, nous le voyons encore dans la rotonde, en- 
touré de tous les élèves, leur distribuant bons mots et 
sourires, leur avouant qu'il était heureux au milieu 
d'eux. 

Sur la tombe trop tôt fermée de l'Honorable 
Lawrenoe A. Wilson, Commandeur de l'Ordre de 
Saint-Grégoire le Grand, Docteur en Droit de l'Uni- 
versité d'Ottawa, grand philanthrope et bienfaiteur 
•mérite de l'humanité affligée, nous déposons le sou- 
venir ému de notre reconnaissance 

E. L P. 



La séance 
annuelle 



Oyez! Oyez! Mesdames et 
messieurs. Oyet! Vous tous qui 
désires encourager la jeunesse 
étudiante de notre ville. Ecou- 
tez tout particulièrement, vous, 
messieurs les anciens qui aviez 
tant à coeur de réussir dans 
l'organisation de votre gala ar- 
tiatique. Ecoutez, car il nous 
fait plaisir de vous annoncer 
que les élèves actuels marchent 
sur vos traces et que la Société 
des Débats français offrira au 
public le 6 avril- prochain, au 
théâtre Capitol, sa pièce an- 
nuelle. 

Depuis sa fondation, elle n'a 
jamais manqué à' cette tradi- 
tion, et chaque année le public 
d'Ottawa a pu apprécier les élè- 
ves de l 'Université soit dans 
une comédie telle que "Le voya- 
ge de Périchon", soit dsns un 



unanime; 3> qaeVeat là une formule plus prenante que juste; 
4) que pour parler sans équivoque, en bon français, il convien- 
drait de conserver au mot intégral sa vraie signification et 
donc que nous sommes en droit d'sffirmer d'accord avec le dic- 
tionnaire et la logique, qu'un bilinguisme intégral c'est tout sim- 
plement un bilinguisme totsl, entier, en un mot un bilinguisme 
véritable. 

p g. — Nous avons traité ici du bjilinguwrae intégral sc.us 
non aspect éduaationel et non juridique. 

Jacques BOUOKDL 



autre genre tel que "Le pre- 
mier pontife romain". Cette 
année les étudiants se feront 
valoir dans un drame "Les Ja- 
cobins", de René Couteau 

En lisant ce titre, vous avez 
sans doute à l'imagination le 
portrait de quelques-uns de ces 
féroces révolutionnaires qui fi- 
rent couler tant de sang inno- 
cent su nom de la liberté. Vous 
vous représentez peut-être un 
Robespierre à la figure de mar- 
bre et à l'esprit abject, ou un 
Mirabeau à la voix de tonnerre 
et soulevant les foules. Vous ne 
vops trompez pas, amis lec- 
teurs, csr l'oeuvre de René Cou- 
teau vous donnera une juste 
idée de la Révolution de 1789 
et des principaux personnages 
qui l'ont illustrée. 

L'action se passe à Paris, vers 
la fin de la tourmente, à deux 
pas des barricades, et à proxi- 
mité des canons royaux. C'est 
donc vous dire que cette pièce, 
en elle-même, est des plus inté- 
ressentes et des plus captivan- 
tes. 

Pour ce qui est de l'interpré- 
tation, c'est tout vous dire en 
vous annonçant que la direction 
artistique est confiée, comme 
par le passé, à Monsieur Léo- 
nard Beanlne. Vétéran du théâ- 
tre français à Ottawa, Monsieur 



(Suit* à la paot 124) 



—;--^ ; cr-;7^L^r-.' \êê 







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École Normale 



COIN DES ANCIENS 



Jeudi dernier normaliennes 
et normaliens ont honoré la 
Chambre des Communes de 
leur prcnenoc 11 arrive rare- 
ment aux orateurs de contem- 
pler, dans le» tribunes parle- 
mentaires autant et de si yav 
riées cornettea de religieuses. 
Je ne sais pas ai c'est nous qui 
avons intimidé le» député*; 
mais ceux, ou celles parmi noua 
qui s 'attendaient h un déploie- 
ment d'éloquence ont été dé- 
çus. Pourtant, je puis affir- 
mer,- sans la moindre crainte 
d'errer, que les débats à la 
Chambre ne doivent pas avoir 
-souvent des auditeurs aussi re- 
ligieusement attentif*. 

• • • 

"Respirons, maintenant, dit 
la mouche aussitôt." (Test un 
peu le sentiment que nous 
avons tous éprouvé vendredi 
dernier après l'examen en Or- 
thographe et Lecture primai- 
re; le dernier de six. L'on a 
beau s'efforcer de suivre les 
sages conseils de notre profes- 
seur de Psychologie appliquée 
à l'éducation; l'on a beau vou- 
loir imiter son imperturbable 
impassibilité il faut reconnaî- 
tre que la perspective, même 
lointaine, d'un examen amène 
«ne réaction qui n'est pas pré- 
cisément agréable qu'elle soit 
instinctive, habituelle ou cons- 
ciente. Le malaise s'intensifie a 
mesure que la date approche. 
Gomme nous saurons, nous, 
sympathiser plus tard avec nos 
pauvres élèves aux jours d'exa- 
men! J'entends le cynique qui 
dit: du moins j'espère... 

• • • 

Les photographies pour notre 
"Annuaire" sont terminées. 
Toutes les classes, les divers 



comités et nos artistes sont al- 
lés, les uns après les antres, 
fournir à M. Castonguay une 
matière première pour qu'il la 
transforme en eàef-d 'oeuvre. 
Pauvre lui! Comme il en a du 
mérite! De quelle puissance 
créatrice il doit disposer! Que 
d'heures d'nn labeur pénible il 
a dû y mettre! Car avec un 
matériel si pauvre (!!) il a 
réussi à faire une oeuvre très 
belle. Des connaisseurs préten- 
dent sue jamais Annuaire 
n'aura contenu d'aussi intéres- 
santes et agréables physiono- 
mies. Notre pessimiste se de- 
mande si M. .Castonguay, me- 
me avec tous ses talents, au- 
rait pu effectuer une telle mé- 
tamorphose au lendemain des 

examens. 

• • • 
Dans quinze jours les vacan 
ces de Pâques! B faut tout de 
même avouer, en dépit des pe- 
tites contrariétés qu'on y trou- 
ve, que jours et semaines pas- 
sent svee une rapidité vertigi- 
neuse à l'école normale. De l'a- 
vis de tous — le pessimiste ex- 
cepté, bien entendu — jamais 
snnée ne s'est écoulée aussi ra- 
pidement. L'explication? Elle 
est peut être légion ! Mais il est 
fort possible qu'à examiner les 
choses de très près l'on en ar- 
rive à cette conclusion: nos 
journées et nos semaines sont 
courtes parée que remplies. Mo- 
ral r qui travaille ne s'ennuie 
point, 

Nous souhaitons au R. P. La- 
jeunesse, O.M.I., actuellement 
à l'hôpital, un prompt rétablis- 
sement.... et pour lui et pour 
nous.. 

L.F. 






cole des Gardes-Malades 



roTrou m D HOPITAL 

Un homme conduit à l'hô- 
pital un de ses fils atteint de 
la fièvre typhoïde. Le pauvre 
père, les larmes aux yeux, ra- 
conte qu'il a déjà perdu deux 
garçons. Toute sympathique, 
l'infirmière lui demande : 
"Sont-ils morts 4e Tuberculo- 
se t" — "Non, un est mort de 
Ménesipps, l'autre de Momo 
nie. Et pour ajouter à nos mal- 
chances, il y en a un qui a tou- 
te la viande de la pomme de 
la main hachée yousse que le 
fusil a oxplodé. Us disent que 
cà peut revirer en baseulose 

des os". 

• • • 

Au téléphone: "Voulex-vous 
dire comment es va coûter pour 
faire passer les ex très sur ma 
femme T" Et la Soeur de ré- 
pondre: "Mais, monsieur, cela 
dépend quelle partie du corps 
elle veut faire traiter." — - "En 
bien, e 'est pour lui faire passer 
tout le corps. Vous savez, die 
a déjà été opérée pour des car- 

onls dans In foie." 

• • • 

Par la porte, communiquant 
avec le .bureau de l'économe, 
•une femme est entrée pour de- 
mander de l'ouvrage pour sa 
fille. "Voua savez, elle en a 
une job, mais elle aime pas ça. 
C'est pas drôle de travailler 
pour un homme qui a les deux 
pieds palaryses, les deux mains 
pelarjléas, un oeil de crevé, et 
puis elle vend des pilnnss J'a- 
vais ma garçon qui travaillait; 
mais il est malade, le docteur 
lui a dit qu'il avait la clini- 
que." On lui avait sans dou- 
te conseillé de se rendre à ls 
Clinique, et le pauvre garçon 
se croyait affligé de cette ter- 
rible maladie J 



Au bureau de la comptabili- 
té: un monsieur se présente 
pour payer son compte. H re- 
garde la facture : "Laboratoire 
$3, etc... Alors d'un ton sup- 
pliant: "Le $3 pour me faire 
traîner sur la petite charette.. 
vous ne pourriez pas m'ôter ça t 
J'sus pas bon, riche"... H croyait 
que le montant lui était char- 
gé pour l'avoir roulé de sa 
chambre à la salle d'opération. 
Voilà ce qu'il entendait par 
"laboratoire". Peut-être son- 
geait-il qu'avec le même mon- 
tant d'argent il aurait pu se 
promener .au moins quelques 
minutes dans un de ces chars 
"observatoires" et jouir d'un 
plus beau panorama! Les pe- 
tites "charettea" de l'hôpital 
n'ont rien de ce luxe, mais la 
promenade est gratuite, et un 
anesthésiste complaisant, en 
quelques minutes, vous eonduit 
au pays des rêves! 



Et ce chant . . 

i H fanerait un chant univer- 
sitaire, eest évident... quel- 
que chose d'enlevant, de clai- 
ronnant... qu'on chante com- 
me une "Marseillaise" ou un 
"0 Canada"... quelque chaos 
d'original, de nouveau, de per- 
sonnel, pas "rebattu, vermou- 
lu, ressassé'', comme disait un 
professeur de littérature fran- 
çaise de l'Université d'Ottawa 
au début du vingtième siècle. 

Certes, ee n'est pas facile! 
Surtout s'il ne faut pas oublier 
que les enthousiastes du vers) 
libre devront sacrifier leurs 
goûts et s'astreindre à une 
rythmique exigente^ imposée 
par l'implacable Euterpe. 

11 y a des Horace chez les 
Anciens. A l'ouvre et qu'on 
nous trouve un ' ' Carmen saeeu- 
lare"! 

Poètes, retirez-vous loin du 
monde, dans l'austère solitude 
et le morne silence, au Poisson- 
Blanc, s'il le faut, et "mettez 
la main à la plume"! . 

A l'instar du protégé de Mé- 
cène, dites- vous: 

"Odi profanum vulgus et ar- 
eeo: 

Favete linguis : earmina non 
prius 

Audits Musarum sacerdos 

Virginibus puerisque canto". 

"Loin d'ici, loin de moi, le 
profane vulgaire! Et vous, 
faites silence! Prêtre des Mu- 
ses, je chante aux vierges ro- 
maines et aux jeunes Romains 
des vers que n'entendit jamais 
l'oreille des mortels." 



<> VERIDIÇÏTB. 



C A ET LA 



La semaine dernière, nous 
assistions à uns très instructi- 
ve conférence par le docteur 
Gaulin sur FUrolegie. Après la 
conférence, Mlle K. Bailey, 6. 
M. E., présidente de l'"Alum- 
nae" f nous fit représenter un 
film sur "La première Anes- 
thésie". Cette scène nous trans- 
porta en 1846, lors de la pre- 
mière démonstration pratique 
de la possibilité d'insensibiliser 
par l'usage de l'Ether. La tech- 
nique opératoire, plutôt rudi- 
mentairt, du bon vieux temps 
n .9 n " "ira** beaucoup. 



Dimanche, le 3, nos compa- 
gnes aimées nous donnaient 
une divertissante "soirée de fa- 
mille. C'était comique "à s'en 
tenir les côtes"! Nous félici- 
tons et remercions sincèrement 
l'organisatrice de la soirée, 
Mlle P. Biasonnette, O.M.E., 
toujours pleine de zèle pour 
préparer nos programmes de 
divertissement. Merci aux chan- 
teuses et sux actrices, sans ou- 
blier "L'Orchestre d'Youville" 
unique en son genre ... 

Un radieux soleil saluait le 
retour de 1'" Isolation" de Gar- 
de Lalonde et de Garde Mc- 
Guire. Le même soleil illumi- 
nait de joie l'âme de celles qui 
partaient à leur tour pour leur 
stage de deux mois à l'Hôpital 
Strathcona. Allez, Garde F. Ro- 
bert, Garde P. Descoteaux . . . 
Soyez sans erainte, vos soeu- 
rettes ne vous oublieront pas 
dans votre exil. 

Pour stimuler notre intérêt 
et pour nous démontrer les pro- 
grès de la science dans la lutte 
contre la terrible Phtisie, une 
excursion au Royal Ottawa Sa- 
natorium fut organisée pour les 
élèves seniors de notre Ecole 
Le docteur Carmichacl sut nous 
captiver par une démonstra- 
tion chirurgicale du traitement 
par Pneumothorax. Nous som- 
mes reconnaissantes à Mlle M. 
Stewart, directrice des Gardes 
Malades, pour nous avoir fait 
visiter l'établissement d'où 
nous sommes revenues convain- 
cues de l'efficacité de l'Hélio- 
thérapie. 

PAULE. 



A 



Dr J. À. Couillard, 

■A., L.fh.' 

Surintendant médk«l 

Sanatorium Su Tac Edouard. 

21em« rrc«ident <i« la Société 

*H Débats Français. 



CONGRÈS DES ANCIEN! 



Le dimanche, 11 -mars der- 
nier, avait lieu à l'Université la 
réunion annuelle de l'associa- 
tion des anciens élèves de lan- 
gue française de notre institu- 
tion. 

Toutes les classas graduée» 
depuis un demi siècle étaient re- 
présentées. Camarades d'autre- 
fois échangeaient de bonnes et 
vigoureuses poignées de moins. 
Jeunes et vieux fraternisaient 
sans distinction de l'âge, tous 
se considéraient .comme les 
aines et lés cadets d'une grande 
famille universitaire. 

Vers lés cinq heures de 
l'après-midi, les délégués se 
rendent tous à la Salle des Con- 
férences afin d'élire le nouvel 

exécutif. . 

ELECTIONS 

Le Dr N. A Sabourin de St- 
Jean, Que., préside les élec- 
tions. l A la suite de la lecture 
des rapports du secrétaire et 
du trésorier, un groupe^ d'an- 
ciens sont mis en nomination 
pour le Comité- Exécutif, et 
l'assemblée ratifie le choix à 
l'unanimité. Les nouveaux 
membres du Comité se retirent 
alors afin de déterminer les 
charges, et Monsieur Charles 
Leelere snnonce, quelques mi- 
nutes, après, le rapport du con- 
ciliabule. Le comité choisi est 
le suivant: 

Président: Monsieur Au rélien 
Bélanger, Ottawa. 

Vice-Présidenta: M. Wilfrid 
Smith, Montréal; Dr Sénéeal 
de New Bedford, E.-U. 

Trésorier: M. T. E. Lambert, 
Ottawa. 

Secrétaire: M. Charles Le- 
elere, Ottawa. 

Directeur : Le R. P. Raoul Le- 
gault, O. M. I. 

Conseillers: L'abbé R. Glau- 
de. Aumônier, Ottawa; L'abbé 
L. C. Raymond, euré d'Aylmer, 
Que. A. T. Charron, Ottawa; 
L'hon. sénateur Louis Côté, 
Rosario Massé, Sudbury, Ont. 
Henri St -Jacques, C.R.; Me 
Léon Couture, Hull; Romulus 
Beauparlant, Hull ; Léon Le- 
blanc, Hull ;. Dr Ha rt eau, Corn- 
wall; Emile Beuglet, Windsor; 
Dr Georges Racine et Me Garon 
Pratte, Québec; Me S. Plouffe 
de Sudbury; A. A Pinard, 
échevin, Ottawa; E. Jeannotte 
et Louis Coderre, Montréal; 
Yvan Sabourin. avocat, St- 
Jean. 

Le Dr Sabourin remercia en- 
suite les membres de lui avoir 
manifesté leur confiance pen- 
dant Quatre ans. Il félicita son 



successeur et lui laissa le 
teuiL Après quelques augi 
tions et des votes de remeroj 
monts sa T. R. P. Secteur, «j 
Dr Sabourin et au R. P. 
gault, In séanee fut levée. 

m Très Saint 



En sortant de la Salle à 
conférences les anciens se rj 
dirent à la chapelle où ils 
tèrent à la bénédiction du 
Saint Sacrement. M. l'as) 
Raymond officiait, assisté 
M. l'abbé* Glaude et de M. r*sT 
bé Guindon. 

BAHQraT 

Trois cent cinquante ton 
ves prennent place avec Kaiet 
autour des tables chargées 
mets succulents. Une note 
gaieté flotte dans l'air, 
moins vieux se rappellent 
temps où ils mangeaient tes3 
les jours dans es réfectoire ; Isi] 
plus âgés restassent les scuv*. 
nirs du bon vieux temps. 11 en 
facile de s'apercevoir, comi 
le souligna dans son discourt-! 
le nouveau Président, que toi 
ces copains d autrefois font 
jourd'hni un "véritable pèlervj 
nage". "Toutes les tables 
des tables d'honneur", et \\ 
s'assied comme autrefois av< 
les amis de sa classe et l'on fait] 
honneur à 1 abondance de* v*. 
tuailles. 

A l'issue du dinar 4e Très 
vérend Père Recteur adressa lai 
parole, ainsi que Monsieur As*] 
rélien Bélanger et le Dr. N. 
Sabourin. I 

Au sortir de tables, un prsj 
gramme des plus variés attend 
dait les amateurs de boi 
musique et de bons mots. Mn9 
Emile Boucher, Edgar MaUtle,, 
Rodolphe Guibord, Merry 
Val Richard, exécutèrent qiu 
ques chansons, ils étaient aol 
compagnes au piano par MM.; 
Emile Richard et Paul Larose la] 
Symphonie de l'Université soi 
la direction experte du R. 
Arthur Paquctte, rendit pls| 
sieurs extraits. Deux membres] 
de la Symphonie, MM. JocJ 
Graxia Dei et Ernest Boa-] 
dreau exécutèrent, le premier: 
un solo de piceolo et le second] 
un solo de cornet. Enfin grâce! 
aux monologues choisis de MM. 
Léonard Beaulne et Saoul Mer* 
cier, l'auditoire se dérida. . 

Certes les anciens avaient 
l'air enchantés. Il est toujours 
doux de revivre les heures que 
tous s'secordent à considérer 
comme les meilleures de îeusjj 
vies. 



SYMPATHIES 

A Monsieur Gilbert Gaudry 
à 1 occasion de la mort de son 
père, M. Albert Gaudry, de 
Hull, P.Q. 

• • • 

A Monsieur Robert Dorval, 
d'Ottawa, à la mort de sa 
soeur. 

• • • 

A Monsieur l'avocat Anase 
Séguin,. de Windsor, Ont., et à 
Madame Osias Sauvé, de Tim- 
mins, Ont., à l'occasion de la 
mort de leur père. Monsieur 
Joseph Séguin. 



J-E. LAUZON 

■uocttsjr 

Spécialité: Médailles de 
classe, Réparations * 
de montres, etc. 

137, rue Rideau RM. 49#4 



FEUCITATIONS 



A Monsieur Thomas Mon- 

eion, élu président de la Chauvi 

bre de Commerce, Senior. 

Hull, P.Q. 

♦ • • 

A Monsieur Charles Marier»: 
réélu préaident de la Société 
Saint-Jean -Baptiste clés Villes] 
frontières. 



Gaston Vincent 

B.A., L Ph., 

Avocat et Notaire 
Kapuakaaiar, Ont • 
Sfttrao Présidant Se la Société 
de* Débats Français. 



H. REGIMBAL 

BéJauiiar-HarWfer 

Réparations de tous genre». 
Montres, Horloges et Bijoux 

Ul% rmt DALHOl'SIE 

En face du Théâtre Français 





lise: 



'Pré'nsront - Nousl" 



:E. P. 



EEDACTIOTf 

en chef: ■ 




turs adjoint*: M. 
; M. J. L. 
MLJ.J. 
: MM. 1. ». 
, M. Fisné, F 
fSsard, A. Legs*, L. Tarte, 
M. F. Girard. 
_ littéraire» MM. J 

ML 

•poruvss: M. Boal 



j. r, 



Il MM. F, 

L. CreAeaa. 
m, J. F. Lstruu, n. 

ADMINISTnATlON 
rieur:' M. Base* Gaaaast* 

ut :M. I. F. Marte». 
Mi Carier. 

at de circulation: M. F. 



it d'annonces: J. A, Genre. 
Jean B. W« 



Ça règne encore 
de nos jours 

Voulez vous savoir comment 
lemoiselle X est habillée 1 

jMtndez-lc à votre soeur. Je 
jrie que dans sa distraction 
Montaire, son esprit d*obser 
»uon vous satisfera au eentu 

D'observer et de s'admirer, 

^est-ce point naturel chez la 

une? Et pour montrer -sa 

le toilette: c'est dans tout 

itourage qu'elle va décrire 

>n eerele. Je n'ai jamais eu la 

«isolation d'entendre dire, 

rune dame s'était trouvée une 

île fois dans toute sa vie, 

ivenablement vêtue. Faut-il 

à la fenêtre pour voir 

pr k voisine : chapeau neuf, 

iteau .neuf, souliers neufs, 

ras secourons ! Peine inutile ! 

pour l'amour propre de 

une qui se met à gronder, 

madame n'est plus habillée, 

lame ne sort plus: grand 

feu! elle n'est plus à la mode. 

lis que faut-il donc pour se 

à la mode J 
Vue petite écuelle que les 
risettes retiennent, que la brise 
Manie et que chaque coup de 
tnt menace d 'emporter. D y en 
| de tous les genres: soucoupe, 
lille et capuchon. Sous ce 
«art de coiffure, on ne peut 
>ir qu'un oeil 'noirci, des lé- 
sa rougis, des cils relevés, un 
îz enfariné. Oh ! il ne faut pas 
iblier les .dents. Pour cette 
rile lignée d'ivoire, c'est tou- 
rne pharmacie. Mais il est 
r*i que le sourire aime tant 
[montrer ses belles dents blan- 
*cs! De nos jours il paraîtrait 
w la petite bouche est un si- 
* de benuté. Allons, vite tê- 
te la botfche fermée, plus de 
rge cratère, n'est-ce pas? Ce 
[•st plus à ls mode. Il vous 
it aussi une petite voix claire 
délicate ; sï délicate, qu'on 
[*ait que les sons n'osent qu'ef- 
wrer les cordes vocales, de 
ir de les briser. Vos yeux doi- 
gt être tout un monde. Il faut 
(frpir les faire parler. L 'adou- 
bent dans les yeux : mais 
[•st tout un art! 
[Que de crèmes et de lotions! 
douzaine, certes, n'en est 
^de trop pour la souplesse et 
[douceur de sa jolie main. 
est-ce pas tout de même ré- 
HUnt, que de voir l'encre 
juge se gaspiller jusque sur les 
|k 

Ajoutons à ce bric-à-brac le 

sport^ de l'élégance. Pour 

Kj * 'élégante et se rendre ai- 

»We, il f^ut pi oc her du bout 

P ,e d, il faut s'entortiller 

»• un sourire. Que c'est mi- 

"" Oue c'est ioli! Que c'est 



■à 



Débats français 

■EUH» D U 16 FnTEHK 

Notre sonnée est honorée de 
la présence du B» P. Eeeteur. 

Un sujet de grande actualité : 
"L'Etat devrait posséder et 
contrôler tons les chemins de 
fer canadiens", et quatre bons 
discours de philosophes rendent 
la sonnée très intéressante. 

Le ton convaincu de M. Paul 
Girard et l'argumentation ser- 
rée de M. Roland Oagnier, tous 
deux de 1 ^affirmative, ont rai- 
son du ton railleur de M. Pierre 
Rarbeck et des syllogismes de 
M. Jean Boutet. 

Après une réplique animée, 
M. Paul Girard se voit décerner 
le j>rix du meilleur orateur. 

Le R. P, : -Recteur adresse 
quelques mots pour féliciter les 
orateurs des différents et ré- 
cents débats interuniversitaires. 
Il exprime la satisfaction de 
l'Université pour le lustre qu'ils 
on jeté sur l'Institution. Il nous 
exhorte à de nouveaux succès 
par le travail continu de nos 
séances hebdomadaires. 
SEANCE DU 1er MARS 

"Dans l 'exploration 3 c 
l'Amérique, la Salle a fait plus 
quelt Vérendrye", c'est la 
queMidn-nTTi fait l'objet d'une 
vive discussion entre quatre 
rhétorieiens. 

L'affirmative lanee de soli- 
des arguments. M. J.-C. Aubin 
présente La Salle comme la plus 
noble ligure parmi les explora- 
teurs de l'Amérique, et M. Nor- 
mand Denys démontre que les 
découvertes de La Salle ont 
produit de meilleurs résultats 
que celles de La Vérendrye. 

' La négative résiste vaillam- 
ment avec deux bons plai- 
doyers. M. Eugène Chénier fait 
l 'historique des découvertes de. 
La Vérendrye et M. Jean-Louis 
Duchesneau en fait ressortir la 
grande importance aujourd'hui 
encore. 

Après un heureux commen- 
taire par M. Rémi Millet te, M. 
Louis Farley proclame l'affir- 
mative victorieuse et M. Du* 
chesnesu le meilleur orateur. * 
J. T . Secrétaire. 



1A H4TO1VM. 18 MaM 



charmant! La voyez- vous filer 
cette frêle taille f Une démarche 
sans pareille, si souple, si gra- 
cieuse. 

Il faut que je vous raconte, 
à l'insu de Roger, son aventure 
à ce sujet. Cest dans une*pro- 
menaide, me dit-il, que je ren- 
contrai l'un de ces petits oi- 
seaux* monté sur des échasses. 
A ma connaissance il venait 
d'Orient. Autruche, paon ou 
perroquet: je ne sais. Après 
avoir contemplé : huppe, pluma- 
ge et patte, je voulus prendre 
le devant. L'entêté petit oiseau 
tenait toujours le milieu du 
trottoir. Déconcerté, je cède. 
Mais, je ne puis m 'empêcher de 
sourire, en constatant qu'un ba- 
lancier d'horloge m'avait retar- 
dé de dix minutes. Certes, mon 
ami, ajouta-t-il, on se balance 
partout aujourd'hui. 

N est-ce pas que de ^ios jours 
il y a encore de ces petits oi- 
seaux ! 

L CROTEAU 



CE. LAFRENIERE 

OyUsMéiriste et OpUdea 

127 RUE RIDE AIT 

Tél. BMeaa *447 

Heures de bureau: t s m. -6 p.m. 




H«a. r.<* 



mm Tél. Sk. 10» 



La Saint-niomaa 
d'Aqnin 

La reins das sciences fut ho- 
norée d'une façon grandiose 
cette année, k l'occasion de la 
fête de son plus savant docteur, 
saint Thomas d'Aquin. 

A L UlTIVERaUTE 
Los célébrations débutent, la 
dimanche, 4 mars, par uns ma- 
gnifique soirée bilingue 4 la 
vieille salle académique de 
l'Université. La séance compre- 
nait des dissertations philoso- 
phiques, variées par de brillants 
morceaux d'orchestre. M. Louis 
Prénette traite fort spirituelle- 
ment de "L'homme et la bête". 
M. John Oorridan nous expose 
les qualités de notre modèle 
d'étudiants. M. Guy Beaudry 
montre brièvement l'influence 
du grand pape Léon XIII sur 
la scolastiquc. M. Bryan Burke 
parle de l'évolutionisme. On se 
rendit compte que les philoso- 
phes savent quelques fois 
s'abaisser. . . je veux dire dans 
leurs chants. A preuve, notre 
basse profonde, M. Edgar Gnay, 
qui exécuU quelques pièces de 
son répertoire. La séanee se ter- 
mine par une intéressante allo- 
cution du Révérend Père Rec- 
teur. 

AU COLLEGE BRUYERE 
Le lendemain, 5 mars, les fê- 
tes se continuent au Pensionnat 
Notre-Dame du Saêré Coeur. 
Devant une assistance aussi 
nombreuse que choisie, trois 
collégiennes présentent dos dis- 
cours philosophiques. Mlle Ju- 
liette Bourque traite du "Génie 
de Saint ThomasT* sflle Flori- 
ne Isabelle de "Nos devoirs de 
religion envers- Dien" et Mlle 
Madeleine Portier de "La béa- 
titude objective". La séance, 
agrémentée de l'orchestre et de 
choeurs, ainsi que du chant de 
Mlle Valiquette, se terminé par 
quelques paroles du révérend 
Père Rousgeau, O. M. I., vice- 
recteur. 
COLLEGE NOTRE-DAME 
La salle académique du Cou- 
vent de la Congrégation Notre- 
Dame se remplit comble de nou- 
veau, le mardi, 6 mars, sous ls 
présidence d'honneur du révé- 
rend Père Rousseau, O. M. I., 
vice-recteur. L'orchestre et le 
choeur du couvent font les frais 
de la musique. Mlle G. Richard 
rend fort bmn "Scherzo" de 
Chopin. Deux dissertations phi- 
losophiques sont données par 
Mlfe Jean Williamson sur "La 
philosophie et les Sciences" et 
par Mlles M. Rainboth, J. 
O'Malley. M. Maloney sur "La 
philosophie de l'art au moyen- 
âge". Mlle IdA Germain démon- 
tre l'action bienveillante de la 
Providence à travers le monde. 
Mlles Y. Grant, L. Biais. J. Mi- 
nes u se firent valoir dans un 
"Hvnwe au Docteur Angéli- 
que". 

■ ■+ • - 

SEMINAIRE DE 

PHILOSOPHIE 

Dimanche, le 11 mars, M. 
Jean-Jacques Garneau donnait 
devant les philosophes juniors 
une causerie sur "ls matière et 
la forme ou l'hyémorphisme. " 
me." 

Son travail était divisé en 
trois parties: lo — l 'existence 
ds la matière et de la forme 
(preuve scientifique et preuve 
philosophique J ; 20 — la nature 
de lTiylémorphiame, et 3o — 'les 
relations de la matière avec la 
forme. • - - 

"Une courte discussion suivit 

ls lecture du travail. 

. ♦ ' " 

nfme X: Votre mari aime t 
il les chatat 

Voisins: Non, il dit toujours 
que je^iourris tous les chats 
du voisinage.. Entrez donc 
prendre une tasse de thé. 



BEGUIN BENIN 



J 'ai conçu depuis peu un béguin pour Denise. 

Oh ! un béguin bénin d'estudiant oa arts. 

Mais ne Menant encor ai la chose est permise 

J'ai trouvé un moyen de lui en faire part: 

Ecrire ce billet afin . . . qu'elle ose lise. 

Quand un vieux carabin remarque par hasard 

La baratte carrée sur un minois qui irise 

H ne se défend pas d'y jeter un regard, 

Et môme quand il pleut, quelquefois il s'avise 

De lni offrir sous le même riflard. 

Mais hélas, ce n'est pas à cela que je vise, 

Car ma timidité me donnerait un fard 

Qui la ferait sourire et n uirait à ma mise 

Autant qu'une tomate à un plat d'épinard. 

C'est assec que depuis, par crainte de sottise, 

Js n'ose même plus manger de fève an lard. 

Hélaa! pour mieux aimer il faut qu'il nous en cuise. 

Mais j'ai trouvé moyen de guérir mon eafard, 

Car pour me consoler je songe qu'Héloise 

Fut faUle, elle aussi, à ec pauvre Abélard. 

A B. LHART 






Au Juniorat 



En des circonstances provi- 
dentielles, le 17 février 1826, 
Léon XIII, saisi d'admiration 
pour l'oeuvre déjà accomplie 
par les missionnaires de Pro- 
vence et épris d'une institution 
si opportune avait approuvé du 
premier coup, la petite famille 
du Père de Mazenod, la plaçant 
an rang. dos plus anciennes de 
l'Eglise. Ainsi re c on nu s ^ ^ês-^ 
Oblats de Saint-Charles, rece-, 
valent le nom de Missionnaires 
Oblats de Marie Immaculée. 

Depuis 106 ans, forte *de la 
bénédiction de l'Eglise et de la 
protection de la Vierge Imma- 
culée la Congrégation a mar- 
ché à grands pas. Aujourd'hui) 
4000 de ses sujets continuent 
l'oeuvre de leur fondateur, dans 
toutes les parties du monde et 
en toutes les langues. 

Puisque nous avons le bon- 
heur d appartenir à une si no- 
ble et si grande Congrégation, 
nous, Junioristes, nous sommes 
heureux de nous joindre à cette 
joie universelle de nos frères 
aînés dans l'Apostolat, pour 
fêter chaque année, le 17 fé- 
vrier, l 'anniversaire <!• son ap- 
probation et de ses constitu- 
tion. Oui, quelle joie n éprou- 
ve ton pas, lorsque les premiè- 
res lueurs de ce beau jour, bril- 
lent à l 'horizon ! Elles nous* dé- 
couvrent entièrement, l'atten- 
tion maternelle de Marie Im- 
maculée, et nos âmes débordan- 
tes d'une bien tendre affection 
ne peuvent retenir plus long- 
tajn|is les doux sentiments qui 
les enivrent. Ces trésors lès 
plus précieux de notre coeur se 
déversent dans celui de notre 
Bonne Mère: ils sont les hom- 
mages de notre plus vive et plus 
profonde reconnaissance. Avec 
nous Marie se réjouit et ses 
bras s'ouvrent largement pour 
nous assurer la continuation de 
son secours, voyant ses vail- 
lants apôtres, renouveler leurs 
voeux au pied de Jésus- Hostie, 
et les plus jeunes, recevoir 
l'étendard de la croix : symbole 
de notre attachement à la Con- 
grégation. 

Au soir de ce jour mémora- 
ble, les finissants chantèrent 
un hymne de louange et de gloi- 
re en l'honneur des fils de Mgr 
de Mazenod, exécutant avec art 
et succès le programme que voi- 
ci: 

1.— Duo de Piano: "Poète et 
Paysan" (Sùppé). 

R. Gendron et F. IiaPalme 
2. — Adresse. 

G,-A. Deschênes 
3.— Chant: "11 était trois petits 



enfants". 

H. Séguin 
4. — La conversion d'un chef Ba* 
suto : Acte L / 

5. — Piano: "Polonaise" ♦O>o- 
pin;. 

F. LaPalmc 
6. — Chant: "La. dernière lettre 
du Père Rouvière à sa mè- 
re''. 

H.. Séguin, R. Gendron 
7. — Déclamation : "Betsiléo noir 
à son frère blanc". — — 
Bisson ' * 



8. — La conversion d'un chef Ba- 

s uto: Acte lï. 

CHRONIQUE. 

Monsieur J. J. Tremblay, con- 
frère dévoué et bien cher â 
nous tous, sera retenu quelques 
mois, pour cause de santé, au 
"Sanitorium" du Lac Edouard. 
Nous lui souhaitons un prompt 
rétablissement. 

Chez les diseiples 
de St-Thomaa 



En philosophie 'junior, les 
"Séminaires" du dimanche, ont 
pris un regain d'activité qui les 
rend de plus en plus intores- 
Kants. 

Dus à l'initiative du R. P. 
Joseph Hébert, O.M.Ï., ces cours 
ont l'avantage de joindre l'utile 
à l'agréable, selon la formule 
classique. Ils sont pratiques en 
ce qu'ils vulgftrtfiçnt^n point 
de philosophie dans une confé- 
rence donnée par un élève à ses 
•'on frères, sous la présidence du 
doyen des Arts. 

M. Jean Lorrain est le dernier 
conférencier que nous ayons en- 
tondu. Il traita du dynamisme. 

Débutant par un exposé his- 
torique de ce système depuis 
Pythagore jusqu'à Kant en. pas- 
sant par Leibnite et Bosrowitsh, 
il fit lo procès de cette école. Il 
en signala les erreurs qui sont-, 
dit-il, l'illusion de l'étendue, la 
ruine de l'unité de l'être et la 
croyance en l'action à distance. 
Puis il réfuta deux systèmes en 
particulier et donna, comme 
sources de leurs erreurs, l'amour 
de la singularité, le dédain des 
opinions communes et le défaut 
de directive de l'esprit. 

Il conclut en montrant qu'il 
ne serait plus' aujourd 'hui 
qu'une formule vague, ambi- 
guë, abstraite de ce système. M, 
Ix>rrain fut applaudi et appré- 
( ié tant pour le style harmonieux 
de son travail que pour la docu- 
mentation fournie. 

I« prochain orateur sera M. 
J.-J. Garneau, qui traitera de 
l'hyléinorphisrae. Nous lui sou- 
haitons de marcher sur les traces 
de ses prédéeesneur*. AfHOS 







m. t ■ 





MOUS VOUS INVITONS 
A rmnir voir »otr« »«»v«l ■M»fHn H lH S» 
pmur |#t Efw4i«ats. 



Robertson Frères 

Ancien» elèvos de i'I'ntveraiU 
MBRCIRIBR POUR HONMSS WT JBUNBtt UBN8 



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LA ROTONM, M MAKS 



ftxlème année — »• •>•" « 



Le championnat de la ligue Inter-Facultëes à FAuditorii 



Le 17 mars, samedi, les équipes respec- 
tives des Philosophes seniors et 
juniors se rencontrent au palais 
local. Entrée gratuite. 






Pour décider, de la supréma tie de la ligue intei -facilitées 
*«s Seniors rencontrent les Juniors dans une partie décisive. A 
la fin 4e la cédule régulière le* Seniors se classaient deux points 
en arrière des Juniors mais avec une partie de moins de jouer. 
Alors les Freshmen perdirent leur dernière joute par défaut 
et les Seniors montèrent sur un pied d'égalité, en première 
position. 

Et c'est pour décider du championnat qu'a lieu samedi "la 
joute de l'année"* La partie promet d'être contestée et d'être 
fertile en émotions de toute» sortes. Une grande rivalité existe 
antre les deux équipes et dans les deux camps, on se promet une 
lutte âpre et acharnée. En conséquence de l'importance de la 
joute, la direction de la ligue a décidé de choisir une arène qui 
a vu se dérouler de loyales et mémorables luttes ! 

Tous les étudiants doivent se faire un devoir d'être pré- 
sents à cette joute ! Amenez vos ami — is et ies! Vous êtes cer- 
tains d'en avoir plus que pour votre... argent! Ne ménagez 
pa.% vos cris, quel que soit le côté que voua encouragiez! Tou- 
tefois les plus jeunes. . . 

Il y aura des attractions supplémentaires : patinage de fan- 
taisie par de véritables* artistes, une seconde joute de hockey 
entre deux équipés supérieures... "Ceux qui n'ont jamais 
patiné" contre "Ceux qui ne patineront jamais"! 

.Suit, l'alignement des antagonistes en lice pour le champion- 
nat. 



• > AJ 



Juniors 



5 ►. 



t 



m 



"Gangster" HARBKCK gar- 
dien de buts. Encourage bien 
ses joueurs. Solide et fort typi- 
que. HO livres. 

"Piteh" PIGHE; le plus pe- 
sant de l'équipe avec ses 171 li- 
vres. Capitaine. Bloque solide- 
ment sur la défense et n'atta- 
que que sur des ouvertures. 

"fciller" ROUSSEAU: aussi 
dangereux à l'attaque que sur 
la défense. Un athlète qui •n J a 
peux de rien. Rapide et style 
iUde. 165 livres. 

"La Puce" PORTIER con- 
traste frappant avec les trois 
précédents. 108 livres. Centre 
et le plus rapide patineur de 
l'Université. M de l'intercollé- 
gial et du "senior city league". 
Etoile sans contredit des Ju- 
niors. 

Ti-GOURDr Aile gauche. 135 
livres. Compte très souvent sur 
les passes de "Puce". Style fa- 
tigant pour l'adversaire. Excel- 
lent jeu défensif et offensif. 
Pas gourd du tout. 
_ LEBEL: aile droite. 140 li- 
< vres. Partenaire de "Puce" et 
de Ti-Gourd. Bon "stickhand- 
ler" et rapjde patineur. 

MARJON: sourire perpétuel. 
Avant et défense. 145 livres. So- 
lide et promoteur de boxe. 

Don Juan GIRARD et Auto- 
crate Gagnon respectivement 
gérant et médecin du club. 
Grande utilité pour les joueurs 
et solid es mâcheurs de gomme. 

PAJtTIE D'EXHIBITION DE 

BALLON AU PANIER 

Les jeunes mousquetaires 

«on* la houlette branlante du 

Capt. "Ti-noir", gonflés d'es- 



Seni&rs 



pérance, sans défaite vu l'absen 
ce de combats... lancèrent un 
défi aux autres poussins de la 
"petite" cour. Un groupe "sans 
culottes" sous la direction de 
Miaître "Taxi" réleva aussitôt 






•S 



L Cité, CIL, LLD. 

AVOCAT 

14*. WeiHagt*» . OtUwa 



AHTAtGIHF 



Frank BENQW : gardien de 
buts de grande--*- expérience. 
Etait sur l 'équipe 'qui a rem- 
porté le titre intercollégial l 'an 
dernier. 157 livres. 

Eddie BARNABE: très con- 
nu. Etoile de rugby, défense du 
"senior city league" et capi- 
taine de l 'intercollégial. L'as de 
l'Université. 170 livres. 

Arcade PERRIER : Centre et 
capitaine. Joue intercollégial, 
"senior city league" et indé- 
pendant. 140 livres. 

Paul MORVAN : aile gauche, 
150 livres. Ancien intercollé- 
gial. 

Ti-Oui GELINAS: avant. Ra- 
pide et solide-. 140 livres. 

Hugh McGLADE: défense. 
Rude et dur. 160 livres. 

LAPRANGE : avant. Bon pa- 
tinenr, solide et gros. 172 livres. 

Yves BOULAY : Coach. Par- 
le beaucoup! Pesanteur atomi- 
que. 

Emery LABELLE : gérant et 
défense. 170 livres. Qualifié. 

ROLLAND: Avant. 135 li- 
vres. Fort utile à eon club. 




le gant. Ce 12 février fut dans 
les annales des "Mousquetai- 
res" une date fatidique. Privés 
de leurs culottes les troupiers 
die Maître Taxi s'abritèrent 
sous la victoire et "Ti-noir" 
honteux et confus jura mais un 
peu tard qu'on ne- l'y repren- 
drait plus". Pour un score, c'en 
fut ramoné par 34 à 10. La par- 
tie fut arbitrée avec sang-froid 
par le "Ftit Bance". 

Mousquetaires : Ti-Noir La- 
frenière (3/, Victor Côté (5), 
Rocheleau (2), Laçasse (0), Le- 
gris (0;.— Total, 10. 

flans Culottes: Taxi Poirier 
(10), Léveillé (11 ;, Chaput 
(2), Ivanski (3), Rondot 
(8).— Total, 34. 

Ligue Interacholastique de 
ballon au panier. 

Juniors: Collège, 13; Tech- 
nicals 61. 

Collège 34; St. Pat 'a 13. 

Midgets: Collège 27; Tech- 
nicals 16. 

Ohes les midgets, le Collège 
eat en tète de la ligue n'ayant 
qu'une partie à jouer avant le 
détail. 

lad: Chérie, il faut absolu- 
ment que tu m'épouses. 
JOle: Mais, as tu vu mon pè- 

Lsn: Oui!, mais je t'aime 
1 quand même. 



Boxe et lutte 
rUnîversité 

d'Ottawa 

— 

Mardi, le 6 mars, les sections 
juniors et seniors de l'Associa- 
tion athlétique de l'Université 
d'Ottawa ont tenu leur premiè- 
re séance de lutte et de boxe 
dans leur gymnase, le plus at- 
trayant en ville.. Tous ceux qui 
furent témoins de ce program- 
me conduit avec tant de inaî- 
trise applaudirent à l'habileté 
et la bravoure des concurrents. 
La plupart de ces concurrents 
étaient des novices désireux de 
s'entraîner pour devenir des 
champions. 

Le point le plus saillant, d'a- 
près les connaisseurs, fut sans 
doute le combat de boxe entre 
W. Chaput et Knapp qui se ter- 
mina par un K.O. en faveur de 
Chaput. 

L'assaut aux- gants entre 
Wallace et Ardens comme ex- 
hibition fut très goûté des spec- 
tateurs. f m ^^ 

Sans aucun doute le pro- 
chain tournoi en avril va nous 
amener une foule nomVreusè 
pour applaudir nos champions. 4 

LA BOXE 
Jr. 
1—126 lbs— Papineau défait 

Poirier, décision. 
2—115 lbs — Ranger contre 

Joyal, nulle. 
3—115 lbs— Léveillé contre 

Martin, nulle. 
4—128 lbs— Côté défait Ron- 
dot, décision. 
5—130 lbs— Chaout défait 

Knapp, K.O. tech. 
Sr. 
1—130 lbs— Lamothe défait 

Therrien, décision. 
2 — 135 lbs — Marion contre 

Chalykoff, nulle. 
3 — 140 lbs — Larouche défsit 

Gauvreau, décision, 
4—126 lbs— Wallace contre 

Ardes, exhi bition . 
LA LUTTE 
Jr. 
1—115 lbs— Laçasse "*déf ait 

Brunette, 8 minutes. 
2— Iî/nt»— Lozfer défait Ro- 
cheleau, 7 minutes. 
3 — 120 lbs— Poirier défait 

Ranger, '5 minutes. 
Sr. 
1 — 115 lbs — Pariseau défait 

Denys, 5 minutes. 
2—130 lbs— Lamothe défait 

Bourgon, 4 minutes*. 
3 — 158 lbs**»- Mondou contre 

Roy, nulle. 

OFFICIERS 
Arbitre: F. Bouchard. 
Juges : G. Berthiaume, E. La- 
belle et E. Barnabe. 
Chronomètre : A. Besner. 
Maître de cérémonies: P. L. 
Harbeck. 

Médecins: Dr W. 1/. LeBel 
et Dr À. Powers. 

Seconds: J. P. Marion et 
Tony Gagnon. 

Directeurs : R. P. Cary et R 
P. Sénécal. 

Orchestre sous la direction 
du R. P. Paquette. 

— Vous comparaissez ici com- 
me témoin de la querelle entre 
votre ami et sa femme; éties- 
vous présent au commencement 
du trouble f 

— Ls témoin: Certainement, 
j'étais- un des témoins à leur 
mariage. 



J. Edouard Joannotte 

M emr t «f t _x. 

MM Sie-Cai**-**, |*. 
MMréal. QW. 

Tlee-prt. dm D.-F, liH4-U. 



Ce que j'ai vu 
au Mînto 

Varsity vs Queen's. 

• • • 

Une aalv* d applaudisse- 
ments accueille La vil "Puce" 
Fortier, le "flying kid" com- 
me on l'appelle à Kingston. 

• • • 

Cette fois-ci les arbitres sont 
qualifiés. 11 nous faut battre 
Queen's où . . . non pas mourir, 
mais abandonner le champion- 
nat intercollégial du Hockey. 
» • • 

Et la partie commence. 

On lutte ferme de part et 
d'autre. Perrier est de plus en 
plus scientifique et avec For- 
tier il fait du beau travail. Holt 
et Barnabe sont solides comme 
roc suf la défense et phiaieuff 
"ennemis" s'abattent à leurs 
pieds, terrassés par de formida- 
bles coups d'épaule. Mais voilà 
que s'amène le centre, Brydon, 
étoile des visiteurs; il déjoue 
nos avants, feint une passe à la 
ligne bleue pour diviser nos 
deux défenses, pénètre entre 
Holt et Barnabe et s'en va seul 
déjouer Lajeunesse qui, en 
vain; fait le pantin devant la 
cage. 

• • • > ; ' - 

La deuxième période com- 
mence. 

Notre rédacteur sportif fait 
ses débuts sur l'aile gauche; il 
se "garroche" et enfonce le nu- 
méro 12 des étrangers, défense 
de six pieds que l'on doit sortir 
sur le dos. Rousseau est le point 
de mire de cette période. Il gar- 
de sur l'avant son style rude de 

joueur de défense. 

• • • 

Les vingt dernières minutes. 

Nos gars forcent continuelle- 
ment le jeux; "Puce*' et Per- 
rier. brillent d'un vif éclat. Le 
Cerbère de Queen's rejette tout 
avec sang-froid. Le temps passe 
et la victoire noua échappe dou- 
cement. Lajeunesse est solide; 
Barnabe lance sans succès; par- 
tout où est Real il y a un hom- 
me qui tombe!!! la cloche son- 
ne et la victoire nous échappe 
avec le minée résultat d« un à 
zéro. "Non, mais si ce satané 
numéro 10 n'avait pas compté, 
hem!!. 

• • • 

Etaient «présents : 
B. V. D. avec une jolie Cou- 
ture... sur le côté; 
Le directeur de "La Roton- 
et quelques rédacteurs. 



LA SEANCE 
ANNUEl 



Suite de la 



Ut 



Beaulne a toujours ©u la 
sûre et heureuse dans le 
de ses artistes, et, il Vs? 
dire que cette année, il s«i 
comme toujours, un régal 
tique des plus soigne i 
apprêtés. 

Nous réitérons donc l'it 
tion, et vous êtes tous com 
amis lecteurs, à venir em_ 
ger de votre présence leT 
forts que font les étui 
pour conserver le bon 
français dans- la eapitale. 
suis certain que vous ne 
tares pas voire soirée 
avril, si vous la passes — i 
pagnie des jeunes artistes] 
l'Université d'Otta wa, 

PsulBOUi 



de 



Quelques petites amies 
coinpagnées de "Wrighly". 

Aux Sports d'été main tenant 
les tours de voitures, d'automo^ 
biles. . . etc. 

M PIOttE 



-Eh! P.ul! Es-tu encore 
fiancé à Mlle X, cette jolie f« 
*e t « 

«/T ï tWt'einps qtte u 
ne le suis plus. ^ m 

-T 7 ' 6 !? ? U ,* eont «nt- Pour di- 
re la vérité, mon vieux, j e te 

&^;?>t>fi,,eia- p lua 

îï 'uESLï* fftit pour 

— Je l'ai, mariée. 
— !!!!!! 



Chez les Pel 

SERIE DE CHAMPIOl 

Chez les seniors. Je dé-U 
plus que contesté. Trois] 
étaient en seconde positif 
Williamson fut éliminé 
Lafrenière au pointage 
2 et à son tour ce démit, 
baisser pavillon devant \<A 
non, et ce fut la finale. 

Le Beauchemtn qui oe< 
la première position s'asstul 
championnat en bat ta a? 
équipiers du Grenon psj| 
pointage de 5 à 3 et en 
lant la deuxième, 3 à 3, 
rie étant au total des poii 

Chez les juniors : le 
Joyal remporte, la victoire] 
le Laçasse et finit la saison 
les honneurs du champi<_ 

Chez les midgets : Prenan 
avantage de 4 points sur lai 
moureux l'équipe du capH 
Aubry bien que perdant la l 
coude partie sortit victors 
du tournoi final. 

Félicitations aux 
champions ! 

Note ils U rédaction. Ni 
serions heureux de publier 
noms des vsleureux équipi 
des clubs victorieux mais 
heureusement l'espace 
manque. Ces héros inc< 
pssseront quand même' à 
toire s'ils continuent à se 
valoir ainsi A l'avenir. 




T **~-J**«M«n6«i thsr. ssai 
•wr.au: Sh»r. attS 



MASSÉ 



<&*.*- L.A. 

Uùmciê pour Ontario- Que»*» 
Cwa*aMo Uooaoié 

wfïm 

*** *»• r M as I pal, - Huf 



ECOLE NORMALE vs 
PHILOSOPHES jr. 3 A I 

L'équipe de goure t des 
sophes juniors ne chôme . 
La semaine dernière elle 
vait ici les normaliens. Devi 
une assistance assez consid4 
ble et dans une partie dé 
de rudesse ... la victoire 
meura aux disciples de St 
mas. Marion, digne émulé 
Hainsworth, fit plus que, 
prodiges et bu solidité dans 
buts fut un gros atout pour" 
philosophes. Piché, l'atoi 
capitaine "en puissance 
bra dignement son annivei 
de naissance en enregisti 
dteux magnifiques points, 
certain numéro 3 n'eut pas 
don de plaire à l'assistance 
la trop grande douceur da 
jeu ... 

On ne saurait trop féli< 
les Normaliens pour leur 
sportif dans la défaite, et 
partie fnt une des plus int 
tantes. 



—Pourquoi cours-tu m 
fantî 

— Je , aeux empçch^r 
garçons de se battre!: 

Bt quels sont ees/deu* 
Cous! , 

— Paul, là-lNM. > t moi. 






JOUSNAL ' Si - MEMSUCL PARAISSANT 

t.C Ifa ET ME 11 M CHAQUE MOtS 

P'OCTOSSE À JU§N 




Ottawa, Ont., 1er avril im 



>■■ r 








SOCIÉTÉ 



ORGANE DE LA 



t 



É OÉS DEBATS FRANÇAIS 

CUNlVERSlTé D'OTTAWA 



|fcon»*mM< 
tie «an»éro: 



50 

S soaia 



Directeur: Marcel Onfaaet 



Rédacteur «m chef: Robert Barsaloa 



Adaftlalatratear: Raoul Gaathler 



RédactkNS «4 Admtoaxratloa 
UattSBSSftf «'Ottawa. 



LE R.P. LAJEUNESSE, O.M.I. 




toujours la vérité, quoique par- 
fois cela nous semblait uu peu 
invraisemblable, étaient de na- 
ture à illustrer les théories qu'il 
essayait de nous faire compren- 
dre. 

^fvant étudié la nature 
d'après la nature, il tenait à ce 
que nous ayons le même avan- 
tage. Aussi lequel de ses an- 
ciens élèves ne se souvient pas 
de l'expédition annuelle à la 
caverne Laflèehe, ou encore de 
certaines excursions quo' nous 



"JACOBINS 



11 



Un drame «n quatre actes qui sera interprété par les 

élèves de l'Université d'Ottawa ou Théâtre 

Capitol, le vendredi, 6 avril prochain. 






Tout en travaillant à conserver le bon théâtre français 
dans la Capitale, la Société des Débats Français de l'Uni- 
versité a voulu cette année frapper d'une pierre deux coups, 
faisions dans le but de vérifier I Dans ce DU *' les Jeunes artistes sont à préparer un drame 



3 



Les étudiants de l'Université 
sont, depuis quelques jours, 
plongés dans un deuil profond, 
car un de leurs plus éminents et 
pjas savants professeurs n'est 
plus. 

Le Père Lajeunesse est mort ! 
Ces mots sonnent mal à nos 
oreilles, il nous semble que l'un 
ne convient pas i l'autre, mais 
tout de même, il faut se rendre 
i If réalité, et pleurer le dispa- 
ru 

L'un des fils les plus haute- 
ment estimés de la Congréga- 
tion des Oblats, le Rév. Père 
Lajeunesse a été intimement lié 
à l'oeuvre de l'université pen- 
dant 41 ans, tant comme doetcj 
professeur que dans les fonc- 
tions de vice-rçcteur et de pré- 
fet des études qu'il remplit pen- 
dant de nombreuses années. 

Sa mort laisse un vide diffi- 
cile à combler. Cette phrase 
peut sembler banale car elle 
est répétée pour tout venant. 
Mais pour ceux qui ont connu 
le Père ^Lajeunesse, elle débor- 
de de sens- e't elle nous rapclle 
ses nombreuses qualités tant 
morales qu'intellectuelles et 
Physiques. 

Issu d'une famille foncière- 
ment chrétienne e't canadienne 
française, d'une famille qui re- 
çut des bénédictions très parti- 
culières, s'il faut en juger par 
le nombre de ses membres qui 
entrèrent dans les ordres, il dé- 
pensa toute sa vie pour la jeu- 
? esae - Pendant l'année scolaire, 
il était professeur de sciences; 
la belle saison venue, il partait 
■ l'aviron comme ses aïeux, les 
•uoiens canadiens, avec quel 



l'été durant, ils" sillonnsient les 
rivières et les lacs à plus de 
cent lieues à la ronde, égayant 
les habitants de leurs joyeux 
chants et de leur jeunesse. Ceux 
parmi les élèves qui eurent I fi ons 



le privilège de l'accompagner 
dans ses"* expéditions purent 
constater de quelle trempe il 
était. Voyageant ainsi, les élè- 
ves s'amusaient mais le profes- 
seur travaillait, faisant de nom- 
breuses constatations scientifi- 
ques qu'il notait, devant lui 
servir à rendre ses cours extrê- 
mement intéressants et instruc- 
tifs. A ces randonnées nous 
pouvons ajouter un tour en Eu- 
rope qu'il fait au commence- 
ment du siècle, et au cours du- 
quel il eut l'occasion de visiter 
les musées européens et les prin- 
cipaux jardins de sciences na- 
turelles du Vieux Monde. 

Ces voyages, ces différentes 
expéditions, enfin toute une vie 
d 'études sérieuses contribuèrent 
à faire du R. P. Lajeunesse le 
type idéal de professeur. Il fal- 
lait le voir en avant de la clas- 
se avec un sobre sourire, expli- 
quer dans un vocabulaire scien- 
tifique impeccable, les phéno- 
mènes de la nature, et nous dé- 
crire les merveilles de l'orga- 
nisme humain. Ces explications 
étaient ►toujours accompagnée* 
d'agréables histoires. Pour les 
plus anciens, ils se souviendront 
de "Apis potanda bigone". 
pour le.s plus récents, ils riront 
sous cape au souvenir de son 
fameux canot volant. Et ce qu'il 
y a de remarquable c'est que 
chacune de ces narrations co- 
miques, je dis narrations, car 



les théories de la science. Ces 
jours-là. il se surpassait et dé- 
/ployait tous ses talents tant de 
^ maître chantre que d'habile al- 
piniste. Le Ion» de la rbnte, il 
nous faisait -chanter -des vieux 
refrains de chez. nous. Tout âgé 
qu'if était, il ne-cétîait sa place 
à personne quand fl s'agissait 
d'escalader une pente abrupte 
ou de traverser un passage dif- 
ficile. Tous détails sont autant 
de choses qui demeureront tou- 
jours dans la mémoire de ceux 
qui eurent l'avantage d'étudier 
sous sa sage direction et à la 
lumière de ses vastes connais- 
sances. 

Si le Père La jeunesse était 
l'Smi des jeunes, il sut se faire 
'le protecteur de ses jeunes amis. 
Encore récemment, il n'y a de 
cela que quelques années, il se 
fit le défenseur des prérogati- 
ves de la jeunesse. Tous se sou- 
viennent assurément des inten- 
qu'eut alors la muni- 



?.??! uns de ses élèves, et tout le ptor* Lajeunesse nous. disait 



cjpalitc de s'approprier une 
portion de l'Ovale dans le but 
d'y faire passer une route car- 
rossable, lie projet se réalisant, 
l'Ovale allait être partagé de 
manière à ne plus être un* ter- 
rain de jeu. La transaction vint 
près de s'exécuter mais le Père 
Lajeunesse veillait, sachant 
bien que si les élèves voulaient 
cultiver leur intelligence, il leur 
fallait, aussi développer leur 
corps, et qu'en leur enlevant 
le terrain nécessaire à cette 
fin, les étudiants perdraient 
leur ardeur à l'étude. 

Dans un article magistral 
qu'il fit -paraître dans la pres- 
se locale, h? protecteur de la 
jeunesse écrivait que les élèves 
pour bien étudier devaient aus- 
si bien se délasser, et que, en ; 
leur enlevant le moyen de se 
distraire, la municipalité leur 
faisait une injustice. 

Ainsi, ceux qui ont connu le 
père Lajeunesse se souviendront 
d'un ami et d'un défenseur des 
jeunes, ils se souviendront d 'un 
professeur des plus renseignés 
et des plus lA'Vants; ils se rap- 
pelleront un prêtre digne et à 
l'esprit noble, un homme intè- 
gre e t toujours à son devoir; 
ils se souviendront d'un bon 
Père Oblat, fauché à l'automne 
de la vie, mais un automne qui 
aurait continué de «ionner d'in- 
nombrables fruits s'il s^tait 

prolongé davantage. - 

Paul BOUCHER. 



qui, tout en étant récréatifs comporte une leçon d'histoire 
que personne ne peut se permettre d'ignorer, car, de cet Cpl- 
sode de l'histoire de France découle les systèmes politique^ 
de la plupart des pays civilisés. 

L'histoire de la Révolution, si féconde en enseignements 
de toutes sortes, a fourni les sujets des "Jacobins". Sans 
doute, pour donner plus d'Intérêt à son drame, l'auteur, Re- 
né Couteau, a su imaginer l'intrigue d« l'abbé Gaillard et des 
Guillaud. Mais tout cela cadre exactement avec les données 
historiques rigoureusement observées dans toute la pièce. 

Les sentiments des personnages, comme les péripéties de 
l'action, sont donc historique. Quelqu un pourrait peut-être 
s'étonner de certains détails, notamment de ceux qui ont 
trait aux sentiments religieux d'ume partie du peuple. Mais 
il faut se rappeler que la réaction contre l'anticléricalisme 
révolutionnaire était déjà commencée en 1794, et que cette 
réaction fut pour quelque chose dans la chute de Robespierre. 

Le drame est parsemé de passages où l'auteur fait l'étu- 
de psychologique de ses personnages. A la fin, nous assis- 
tons aux angoisses de Louis Guillaud, hésitant entre son de- 
[ voir de soldat et son amour filial: Robespierre lui ayant or- 
donné d'arrêter son filsr"Ailleurs k au cours 4u deuxième acte, 
nous voyons le vieux Guillaud choisir 1 échafaud plutôt que 
de livrer l'abbé Gaillard. La conquête de Coqueluche par 
l'abbé est un des plus beaux passages de la pièce. —"Te sou- 
yiens-tu mon enfant, d'un jour plus beau que tous les autres 
jdurs ?" — Coqueluche, électrisé, pour ainsi dire, s'expose 
à la fureur de Payan et des Jacobins pour suivre les direc- 
tives du prêtre. 

Non moins émouvante nous apparaît, vers la fin de la 



' T 

3 





S 



pièce, la rencontre de Robespierre et du prêtre. C'est A c.ue 
l'abbé Gaillard lance à la face du Président du Comité de salut 
public les apostrophes suivantes: "La cité est devenue une 
caserhe où quelques brigands jouent aux dés les biens, la 
conscience et la vie des citoyens. Le corps professionnel a 
été dispersé et les travailleurs livrés à l'infâme tyrannie de 
l'argent." 

En un mot, le drame tout entier fourmille d'épisodes, 
toujours historiques, démontrant la perfidie des Jacobins et 
le courage du clergé. Le prêtre brave le danger pour porter 
les consolations de la religion dans les prisons et même Jus- 
que dans les murs de la Commune. Paul BOUCHER. 



LA VIERGE DE PÂQUES 






Le blanc linceul de lin, plié soigneusement 
Au chevet du tombeau, semblait plutôt attendre 
Son funèbre dépôt qu'il ne semblait le rendre. 
En ce troisième jour, dans le soleil d'or levant. 

Magdeleine accourait, ses longs cheveux au vent ; 
Les Apôtres suivaient, craignant de se méprendre 
Au dire d'une femme émotionnée et tendre 
Qui prétendait avoir parlé au Christ vivant. 

Rien n'est mentionné de celle qui fut mère. 
Du berceau de retable au gibet du Calvaire. 
En ce moment sublime où s'affirme la Foi. 






- 



Quoique rien ne le dise, il me plaît fort de croire 
Que la Vierge, première à souffrir dans la Croix, 
Put la premi^e* encore aux splendeur de la Gloire 






Pâques 1934. 




Jean BOVTMT. 



^mM^A-^^mà 



LA ROTONDE. 1er AWML 1»3« 





Œc ©in »EEAN£liSI 



Le débat public 




ton**" niais le grand Corneil- 
lc disait: 
i'our grands que sont les rois 
iis «ont ee nue nous sommes 
•Ils peuvent se tromper «o*nme 
les autres hommes. 
De plus, Rolland a un pen- 
chant pour la science d'Escula- 
pe: H a» un jour, "raaianehe 
le bras d'un carabin «le Valley - 
iield. 11 promet. 

Avce une â*u© Umartuuenne^ , 
un coeur de patriote et une te- Eunuque ea va, <;a n es t ^na w 
J, comment ne pas désagréable; mais »»^*^ na J 



Notre imprésario 

Un eourageu.v ami w ■»«»»* 
ce des pires calamités si je ne 
me décide enfin à prendre an 
sérieux mon rôle de rédacteur 
à "La Rotonde". 

Quiconque se dérobe, dit An- 
dré Ceuroy, est "eunuque et 
nauséabond". Ceuroy a du pren- 
dre ea dans "DUit anouynius 



Le cardinal sera 

honoré par 

Toronto 



te de docteur, eoiumcm •«- h«» «<-— B . r -~-- » ... • 

ssmatac «ut Paul-Emile las.c Comment avaler ça! Alors, je 

de l'Impérialisme. 

RAOUL FBEÇHETTE 

Le 17 septembre 1912, par 
une belle journée d'automne, le 
père Fréchette allait faire bap- 
tiser son petit Raoul. 

Après quelques années à 
T école Brébeûf, Raoul arriva à c'est dfi remercier notre 
1 Tniversité, bien décidé à de- 
venir Bachelier es Arts en 



A Y occasion des fêtés du qn 

uième caténaire de ta dA< 

verte dn Canada, rTJmvei 

de Toronto a décidé de décei 

un titre de Docteur^ en D| 

"honoris causa" à un moi 

éminent du Canada. Son «I» 

a porté sur Bon Emmenée 

cardinal J.-.M.-R. Villm 

O. M. I.. archevêque ëe <*u« 

Ce titre honorifique sera co*.i 

féré au primat de l'Eglifc" <i| 

neuf qui pourrait intéresser Cana ^ m i e sept juin proehVnj 

mes lecteurs, qai».ÔVaiH € urs J ne \) ne brillante démonstration 

me lisent pat; peut-être parce (lér01I | erâ m eette aeeasion. 

que je n'écris jamais?. .. Nous nous en réjoui 

Rien, dis-jet Si, pourtant! grandement 
Oh ! mais j'allais. oublier. En ef- 



•1934... Puisse le eiel réaliser 
ses espérances ! . . . 

Xouhëons pas aussi que 
"ratsoTWBt un élève du Pré 
médical^ï-a'un amour aveu- 
gle pour le bostonri et le* boîtes 
de piluleW-tTn embonpoint qui 
s'annonce lui donne un .cachet 
d'homme aux consultations; et 
pour être parfait docteur, il lui 
manquait la pelite moustache: 



fet, j'ai un devoir à remplir. 
C'est de remercier notre "im- 
présario", Monsieur Léonard" 
Beaulne, à qui nous devons Je 
succès de notre groupe à artis 
tés de l'Université. 

Je le connais, moi. je répète , 
tous les soirs devant lui. Kt, 1 
a est là qu'on voit tout/e qu'il 
peut mettre pour nau< amener | 
la réussite. Ce qu'il en met du 
coeur, — "Marche par là — 
«ois plus eruei — plus grave — 
u\\ hoquet en mourant — sors 
ton couteau — de l'âme -- de 



le caprice a exaucé sa prière. . . | j. tion _ m eomlD€ rVt tiens, 
Il sera dope le digne partenai- roMP ^ ^ essaye" 
re dé Paul-Emile, 1 homme aux 



KL raal-Esallt ROLLAND 
M. Lstease LEBEL 



M. iMri FBSOUnTE 
M. Re*?rt BAXSALOU 



Vene* tous vous qui pleurez] 
gur la cris e et qui vous ennuye z! 

des discours politiques: La So- : 
ciété des Débats Français vous 
servira le 8 avril prochain le 
plus succulent des débats pu- 
blics jamais entendus par des 
oreilles humaines. 11 suffira 
d'entrer pour être les bienve- 
nus... "selon l'usage antique 
et solennel". . . 

Quatre philosophes seront 
aux prises dans une question 
qui a fait couler bien des sueurs 
de politiciens- et beaucoup d 'en- 
ère de patriotes: "Est-il avan- 
tageux pour les Canadiens 
Français de faire partie de 
J'Empire Britannique?" 

Le seul qualificatif de philo- 
sophe suffirait pour dévoiler à 
tous le viprestige des combat- 
tants. Mais comme ces disci- 
ples d'Aristote ne sont pas 
seulement des esprits mais ans 
si des êtres de la catégorie, des 
animaux. . . raisonnables, il ont. 
comme les autres, commencé 
a exister et à parcourir un peu 
le globe terrestre. Je m'aven- 
turerai à. tracer le' chemin fait 
par chacun d'eux et de les pré- 
senter sous leurs plus beaux 
atpurs. 

."No* oratews ne sont pas des 
hérons "an long bec aroanché 
d'un long cou". Au contraire 
ee sont quatre petits bonsnom- 
'-mes qui possèdent plus de scien- 
ce dans la tête que leurs -corps 
ont de kilos. Ce sont: Robert 
Barsalou, Paul-Emile Rolland, 
Raoul Fréchette, Lorenzo Le- 

beî. " 

EOBERT BARSALOU 

C'est à Ta fonte fies neiges, 
dans un des plus curieux villa- 
ge» de la province de Québec, 
Farnham, que notre Robert fut 
jeté sur la machine ronde. C'est 
là, dit-on, que pour la premiè- 
re fois il entendit la belle pièce 
musicale de Lista "Rêve 
d 'amour' '. 

Quelque diable le poussant, il 
vint demeurer dans la Capitale 
à l'âge de quinze jours. Après 



iWiâiÉSfi 



„1 



e stage d'enfant terrible à la 
maison, Robert apprit son A. B, 
C. et son petit catéchisme dans 
une école de la Basse-Ville. Il 
vint, à l'âge de treize ans s'ins- 
crire à l'Université, comme 
candidat "in potentia" au gra- 
de de Bachelier, -n 

H a tant fait de ses pieds. . . 
et, de sa tête surtout, qu'il a 
décroché les premiers prix de 6a 
elasse, depuis ses éléments la- 
tins jusqu'aux matières arides 
de la philosophiei Disons qu'il 
gagna la hourae ^d étude des 
Chevaliers de Colomb, prix of- 
fert au plus brillant élève du 
cours d'Immatriculation. 

Robert n'est pas grand... 
e'est là son moindre défaut. 
Mais son prestige d'orateur 
n'est pas pour cela amoindri : 
il sera le . . . mouton noir du 
débat. Ses yeux surmontés de 
sourcils noirs et sa tête bien 
peignée lai donnent un cachet 
de journaliste accompli: ce qui 
lui a valu la charge de rédac- 
teur en ehef de la Rotonde. 

Certes, Robert est un orateur 
qui saura convaincre ses ad- 
versaires et plaire a l'auditoire. 

PAUL EMILE ROLLAND 

Paul-Emile vint au monde à 
Valley fie Jd. Dès l'âge de 2 ans, 
il quitteX la maison paternel- 
le pour séjburner à Montréal où 
il reçut son^éducation primaire 
chez les Frères des Ecoles Chré- 
tiennes. Puis revint, comme 
Ulysse dans son petit "Lyre". 
Paul-Emile fit ses études clas- 
siques ad Séminaire de Valley - 
fiêld et "par eroe -agréable in- 
tuition il vint assimiler la Scien- 
ce de "St-Thomas à l'Université 
d'Ottawa. 

Tout en aimant son nouvel 
Aima Mater, il garde toujours 
un bon souvenir de son ancien 
collège où il» prit ses élans et 
ses ébats oratoires. Paul-Emile 
eat un disciple de Lamartine. et 
rêve comme Rousseau à fonder 
une société idéale. Attention 
docteur, "L'homme est un dieu 



onguents. 

Raoul a pour lui un gros 
avantage sur ses copains: il 
possède le petit accent québé- 
cois. 11 ne fatiguera pas ses au- 
diteurs par le manque de ges- 
tes. . . On di t qu ' if * i»sst pas 
nerveux. Contre Robert et Lo- 
renzo il aura dje très bons ma- 
lades. Les guérira-t-iH. . . "Mé- 
deein gni:ris-toi toi-même' , di- 
sait le comique Molière. 
LORENZO LEBEL 

Lorenzo Lebel, vint sur cette 
planète, il ya plus de deux dé- 
cades, à Roberval, l>ac St. Jean; 
pays des bleuets. C'est là qu'il 
commença à devenir orateur. Il 
fit ses études primaires à l'école 
«le sa ville natale. 

Son sport, favori est la bicy- 
clette : il aime à pédaler. . . Du- 
rant le déluge qui ravagea la 
région du Lac St-Jeau, Loren- 
zo et son bicycle ont pris un 
bain forcé au bout du quai de 



regarde ... bon . . . essaye 
jusqu'à ee qu'enfin nflSBl ayons 
, fuir de quelque chose. 11 est le 
•1" quiifait du "0" un "10". 
Après l'avoir vu à l'oeuvre, 
nous savons pourquoi on l'ap- 
pelle "papa Beaulne "V Même 
«( rtains acteurs de "réputation. 



M. le Chanoine 

Hurion 

■ 

Au moment de la * mise ± 
train de notre journal, non 
prenons ht mort de Monsi- I 
chanoine Hndon, curé de R< ' 
land, Ont. Noua savons que a»j 
tre- institut ion perd en monsieur] 
le curé Hudon un ami sincère nj 
dévoué. 

Avec tous le* anciens. 
Roekland nous déposons sur U] 
tombe de Monsieur le enan 
le souvenir ému de notre «ri 
titude avec l'assurance Ile, mil 
prière*. _ i J 



en vHïe, l'appelle encore "leur 
papa*". C'est qu'il a fait sa 
grande, sa très grande part 
pour la survivance du théâtre 
français à Ottawa. 

Et que lui devons-nous enco- 
re?. . . on ne finirait pins. Aus- 
si, le remercions-nous de tout 
coeur de ce, qu'il a fait pour 
nous, et de ce qu'il fera enco- 
re." 

G.-V. B. 



Problème janx 

mathématiciens 



Un navire fait naufrage . 
Roberval. Quel rêve fut englou- .«nq matelots reus^sent a at- 
ti! "Adieu rêves, bicycle et. . . | teindre une de. - Ils se mettent 
bleuet*!" dit-il en revenant à 1 * 1* recherche de v.vres. Sur le 



la maison tout confus et bien 
mouillé. 

Lorenzo en plus d'être un phi- 
losophe junior à l'Université est 



soir, ils font la découverte d'un 
tas de "cocos" amassés par les 
singes. IL décident de se parta- 
ger les "eoees'en partie* égales. 



membre "de l'A. C. J. C. et s'oc- ] « lendemain matin. - Mais du- 

cupe de question* sociales. Il est raDt la nuir i un ?" matelots se 

à la recherche du "Vrai Bon- lève et à l'insu des autres, eomp- 

hâuT**: te W'ooeos'et prend sa-p 



Au physique, Lorenzo est le 
plus grand des combattants. II. 
a des gestes amples et sa voix 
douce saura plaire aux oreilles 
capricieuses. 11 a tant travaillé 
pour son débat que maintenant 
il est convaincu "que l'Impéria- 
lisme est désavantageux pour 
les Canadiens français II fera 
certes tout en son possible pour 
convaincre maintenant ses ad- 
versaireA. Il a comme principe : 
charité bien ordqnnée commen- 
ce par soi-même . . . 

Ainsi avec des copains de ce 
calibre, on a tout lieu d'espérer 
en .avoir pour son argent le 8 
avril au Capitol. N'y manquez 
pas. Tout sera bien servi, assai- 
sonné de musique et de chant: 
un vrai régal. Venez! e'est le 
plaisir qui vous en convie. . . 
Oérald BOUTET. 



mais comme il y. a un "eoeo" de 
trop pour former un nombre in- 
tègre, il le jette à l'eau. Il va 
cacher sa part puis retourne à sa 
place. — Un second à la même 
idée ... il va compter les co- 
cos qui restent . . . prend sa 
part puis comme il y a encore 
un "coco" de trop pour former 
un nombre intègre, il le jette à 
l'eau ... puis fait comme le{ 
premier. — LeJroisième, le qua- 
trième et le cinquième font de 
même. (Chacun jette un "coco" 
à Peau. Le lendemain matin, ils 
se dh-isent les "cocos" mai rm- 
tent.* 

Comment y Avait-il de. "cocos" 
dans le tas lorsqu'il*, en ont.fa'fr 
la découverte ? 



Félicitations 

Au R. P. fleuri St-Deuis, 
M. !.. professeur à Y\jw 
qui vient d'être élu à la cm 
de VieeHjréaident du Club 

Arts et <les Lettres d'Ottawt. 

• • 

A Monsieur l'avocat Jéi 
Paradis qui est entré au senâ 
du Canadien Pacifique comjl 
assistant avocat eonseM à Mont 

réal. 

• • * 

A Monsieur l'avocat P. | 

noue, de "Windsor, Ont. .pour 

part quSl prend à l'organ* 

tion des cultivateurs du (5 

de Kent. 

. • • • 

A Monsieur John Coimeflfj 
-pour l'intéressante causerie] 
qu'il a faite au poste CKAi'.le 
dimanche, 25 mars dernier. Ion] 
de la "Catholie Hour". 

Sympathie* 

Nous avons appris av. wj 
vif regret la mort d,e notre jeu- 
ne ami, Paul de la DnrantavtJ 
parti à l'âge de 18 ans et 1 
mois. 11 n'y a pas encore si loaf-i 

mps que nous jouissions de sa] 
bonne et 'franche camaraderie.'] 
Ses confrères, en partieulkj 
garderont toujours de tâ 
meilleur souvenir. 



Nous prions sa maman et i 
famille de cToire à notre \ 

et sincère sympathie. 

• * a 

Nous sympathisons M«mM1 
avec notre ancien eamarade, Al- 
bert Chamberlan, qui pleure li 
mort de son père. 

9 



Réponse- nu prt*tRrTn i "" , ijJ B iéro. 
F. A L 



J.-L LAUZON 

BIJOCTfKR 

Spécialité: Médailles de 

classe, Réparations 

de montres, etc. 

137, rue Rideau RM. 4*H 





T— 



LA ROTONDE, 1er AVRIL 1*24 



■ - ..: . — — •»- 



■ _- ■ - ■ 



LA PAGE EDIIOniALE 



L'esprit chrétien dansles sports j Po»**™ «Tavril 



Ijes sports ont leur utilité; ils sont mêmes nécessaires. 
f corna humain eat 1 Instrument de l'âme et la servira d'au- 
unt mieux Qtt.11 sera robuste et sain. Mais la robustesse et 
J* j^nte ne s'obtiennent que par la culture physique. Il est 
jLnc raisonnable de ne pas négliger les sports si l'on veut 
Itire du corps un bon outtl docile à l'âme. 

C'est à l'avantage de l'Individu d'être bien muni de vt- 
rueur physique pour ae livrer au travail qui assure son pain 
fluotidlen. Ces* â l'avantage de la société d'avoir des d- 
S-ens vigoureua auquels elle pourra demander des fatigues 
corporelles prolongées. Pour l'étudiant surtout, la culture 
Dhvsàque est d'une importance reconnue 

Les sports sont entrés dans nos moeurs et ce n'est pas 
à blâmer, pourvu qu'ils se tiennent dans les limites de la ral- 
son M*** c'est Justement ce qu'on oublie, de rester dans 
les limites de la raison. Nous n'avons pas ici l'Intention de 
désapprouver les exercices physiques; ce que nous blâmons ce 

sont les excès. L'on pèche par manque de température, par 

manque de modérattoiL 

PraUqués à l'excès, les sports deviennent dangereux et dé- 
tériorent vite la fragile machine qu'est le corps humain. Ce 

cu ï pousse le plus l'homme à se lancer <«aris l'exercice exces- 

iat de la culture physique, c'est le professlonnalisrae, cett? 

plaie du atème siècle. Plus l'atlète est développé, plus son 

corps est musclé, n4us.il est populaire devant les foules et plus 

il gagne d'argent. Mais pour faire donner à ses muscles leur 

rendement maximum, l'Idole des foules se soumettra â des 

exercices excessifs qui lui assureront une mort prématurée. 
L» fiève des sports n'atteint pas seulement les individus 

elle englobe aussi les sociétés, les collèges mêmes. L'on verra 

des Jeunes hommes conquérir â 30 ans tous les lauriers de la 

gloire pour mourir à 35 de phtisie. 

r.»r dons dans la nratkrue des sports, un esprit de mode- 

«J» TTSSS^m iSSpïance. eTsomme un véritable es- J « rêves aussi en ce iour 

p*it chrétien. CTest d'ailleurs ce que nous enseigne Pie XI 

quand il dit: "Nous ne voûtons pas Marner ce qu'il peut y 

avoir de bon dans l'esprit de disciplina et de légitime har- 
diesse, Inspiré par ces méthodes; mais seulement tout excès, 

comme par exemple l'esprit de violence, qu'on ne doit pas 

confondre avec l'esprit de force, ni. avec le noble sentiment 

du courage militaire dans la défense de la patrie, de l'ordre 
P.ïbttc, comme encore l'exaltation de l'athlétisme, qui mené 

à l'âge classique païen, a marqué la dégénérescence et la dé- 
ci dence de la véritable éducation physique". 

Jean- Jacquet GARNEAU 



Enfin le voilà arrivé ce fa- 
meux jour du Poisson d'avril! 
Un peu rigide et froid. &est 
la vieille crise «ai lui a don- 
né le rhumatisme: Aue ne 
peut-elle pas accomplir cette 
commère? 

Le poisson d'avril est le 
précurseur savant oui nous 
avertit de la fin de l'année et 
de ses examens. Voyons 
braves étudiants, souvenez- 
vous de ces mots du BoUeav. 
latin: desinit tn piscem 

Four tout te monde, le pre- 
"mier janvier est le jour ée 
l'an, mais pour les pécheurs et 
les "blagueurs" de grand lac, 
le premier avril est bien choi- 
si. Tous les souvenirs de pè- 
che viennent gigoter dan* la 
tète de chacun, comme la 
"barbotte'' dans un ruisseau. 
On songe on petit poisson 
acheté au coin et aux. grosses 
truites prises je ne sais où. 
C'eut la journée des voeux: 
on se promet de dire la plus 
grosse "blague"' de Vannée. 
On la couve tout l'hiver „ la 
pond le nr Intemps et la pêche 
l'été. 

Avec tes dignes gens, les 
"sportmsn" d'été font de 



Sanguîs martyrum 



Air: Sainte Anne d'Auray 



Pie Onse s'était endoruM 

Ce soir-là. penché sur sa table . 

Et tombait son front v^oérabie— > 

Charge d'an labour infini: 

C'est si dur au pauvre Saint-Père-, 

De guider la barque de Pierre î. . . 

Te Pape s'était endormi . . . 

2 
Vers le commet du Vatican 
Vaut qu'un ange vint dans l'omore 
Atteignit la coupole sombre, 
Eacor grisé éé roèéaa. 
L'hôte de la Ville Eternelle 
Bveilla du bout de son aile, 
Le bon vieillard du Vatican. 
8 






•N*» 






•C'est mon envol ad limma; 
Très Saint-Père, en votre demeure 
Si je descends à pareille heure, 
C'est que je viens du Canada. . 
Déjà von» devinez, je gage, 
Le but de mon pèlerinage, 
De mon envol sd lhnina?. . . 

4 
Au Canada, depuis cent ans, 
Votre Eglise s, dans son histoire 
Ecrit des noms de pure gloire. 



ï 






Unité de Tordre 



(nii, je me sens bien "an". 
Tout est perfsHe harmonie, en 
moi. tout fait corps en un seul 
tout, quand rien ne trouble mon 
êtiv. de ne suis pas deux — ni 
trois — qui luttent l'un contre 
1 ai» ire. Mais je suis bien moi 
seul — pleinement seul dans la 
sensation- de vivre "ma" vie. 
Qui n'a pas senti l'immense 
tiiiit qui l'entoure, quelque- 
fois, par un soir tranquille ou 
un matin frais T Qui n'a pas sen- 
ti l' immense océan du fraternel 
wtènec isoler son être du mon- 
de entier, et dans cette retrai 
te. goûter l'enivrement de vi- 
viv dans l'universel balance- 
ment de l'ordre? 

Svil y a lutte, c'est qu'une 
partie du "moi" a dévié du 
«-.droit chemin, cet accord préala- 
blement posé an maintien de 
l'harmonie. Cette unité de l'être 
humain semble se briser, s'am- 
hilcr presque sous la pression 
du désaccord douloureux. Tout 
lètre se révolte et réclame son 
droit à la psi*, contre l'enne- 
mi qui brise l'Ordre. 



de printemps. Le golf, le ten- 
nis, le baseball, la natation, 
(j'en passe et des meUleurs) 
miroitent dans les imagina- 
tions comme un rapon de so- 
leil sur un château d'Espagne 
On oublie les froids atroces dj| 
l'hiver pour songer aux coups i 
de soleil qui font aussi mal 
qu'une oreille gelée. 
..Pendant que pécheurs, gol- 
feurs et tons les autres adep- 
tes des inois chauds etiantent 
l'Hosanna an retour des fleure 
et des brins d'herbe, les 
skieurs H tes joueurs de gou- 
ret versent sur leurs instru- 
ments de délice des larmes de 

crocodile. 
Le jour du poisson d'avril 

ne peut plaire à tous. Que 
On ne contente pas 



- 






- 






chute, li jette à la rivière de 
ïeau trouble qui grossira le 
courant, fera gronder plus fort 
les caseades et augmentera 
l'ondée des blutes. Voilà qua- 
tre mille ans que l'on elierehe 
la paix avec le gourdin, l'épée et 
la mitrailleuse. A l 'ensemble du 
genre humain, l'individu, avec { fr** 7 
violence et désespoir, demande tout le monde à la fois. C est 



; 



l'ordre qu'il devrait avoir en 
lui. . . Le silence des bois n'est 
fait que du silence de chaque 
arbre. Toute beauté concourt à 
l'unique et gronde beauté: 
l'Ordre. 

Mais le pauvre homme n'y 
peut plus rien: l'élan est don- 
né. La vague est partie et pro- 
longe jusqu'à l'infini sou onde 
sourde. C'est pour cela "qu'il 
faut que le mal arrive", car 
l'homme se forge sa propre 
chaîne, créant chaque jour une 
maille nouvelle. 

11 y eut cependant, un Hom- 
me-Dieu qui vint doituer aux 
âmes de bonne volonté l'équa- 
tion juste et définitive de l'Or- 
dre. (Mais trop de gens ont eu 
des yeux pour ne point voir et 
des oreilles pour ne point en- 



ta morole du jour: les uns ri- 
golent et les autres pâtissent 
Oh! contingence humaine 

Gérald BOUTET 



L'ensemble de ces révoltes i tendreV C'était le grand moyen 



particulières, intimes, ignorées, 
bouillonnent . dans le secret de 
M^îme. puis éclatent avec fra- 
cas. To ut es l es l â che tés indivi- 
duelles s'unissent pour former 
la grande lâcheté --des sesnda- 
les -puplica. Le niveau d'une na^ 
tion se ^mesure à la grandeur 
d'âme de chaque citoyen. Lès 
ouragans des révolutions ne 
sont que le concert hideux des 
tempêtes intimes de chaque 
homme. 

Alors les canons réclament la 
paix, grondent la souipission et 
crachent leur ferraille de mort 
pour imposer l'Ordre. 

Que peut faire le désordre 
pour l'Ordre! D accentue la 



de rétablir l'harmonie et la 
paix. 

Jamais l 'homme ne saura fai- 
re le sucrifice de se vaincre lui- 
même avant que de conquérir 
des royaumes. Et les cloches de 
Pâques s'ébranlent encore une 
mille ans, annoncent l' Alléluia 
de Paix au milieu du fracas d>s 
grondent tou 



Salle de lectures 

Leitsrs M Sir Waller Scott, 
vol. V. 

G. Danaillow, Les effets de la 
guerre en Bulgarie 

Roman Hfe, Historical Illus- 
trations. 

Wostrel, Radio Construction. 

Moy*r, Practical Radio. 

Auffray, Le premier succes- 
seur de Don Bosco. 

Dalbis, Anatomie et Physiolo- 
gie humaines. 

Cowper, Shorter Poem*. 

Qray, Poems. 

Cuntiffe, EnglLsh Littérature [ 
n the 20th Century. 

WsJjA» The Thirteenth Great- 
est of Century. 

Casés, Pensées et Maximes. . 

Martin, Iiocutiona et pro- 
verbes. 

Roy, Histoire de Littérature 
canadienne. 

Ozanam, Livre du Cenienaire. 

Rainier, Avec ma Vie 

Pascal et Bond, Traité do 



Noms éVintrépidea combattants. . . 
Vas Oblats jamais ne défaillent ; 
Si vous savies comme ils bataillent 
Au Canada depuis cent ans! 

Ils se consument aur l'autel 
Où jadk Grandin, Clut, Lacombe, 
Les martyrs couchés dans la toaabe 
Ont immolé leur corps mortel . . . 
Entendes, des neiges ssns gloire, 
Monter toujours leur offertoire ... 
lia se consument sur l'autel!" 

— • £ Assez parlé, blanc pèlerin ! 

A l'OWei, dès longtemps, je pense, 

Ijuî trouver digne récompense. 

C'est tout mon voen de souverain. 

...Mais, qu'as-tu, dis-moi, sous ton sue, 

Dans cet écrin d'or qui ruisselle, 

Qu'apportes-tu, Wanc pèlerin!" 

i' C'est un manteau, couleur de sang. 

Car depuis qu'en la plaine immense, •** 
Prêtre de l'éternel silence, 
L'Oblat s'en vs tout frémissant, 
Sur ses pas je cueille à mesure 
Le ssng tombé de as blessure. . . 
C'est un manteau, couleur de sang! 

g < 

"J'en veux couvrir un Candinal! 

Que là-bas, tout près du grand fleuve. 
Sur l'Archevêque Villeneuve, 
On jette ee manteau royal! 
Car je veux qu'il marche, sur terre, 
Empourpré du sang de ses frères, 
Dans sou manteau de Cardinal! 

9 
Pie Onse s'endormit content 
Cependant qu'au ciel les étoiles 
S'allumaient dans la nuit sans 
H se disait, les regardant : 
"J'ai donné dans Rome Eternelle, 
Un coup de barre à ma nacelle ! . . . 
Le Pape s'endormit content! 



■ 










- 










voiles. 






Ensene lf ADEAU. M I 



I 



Benut Enroue since 1914. . CompveU, Ctoef Plays e* 
mÛke, A History of Canada Goldsmith and Shendan, 



Alliance and En- 



canons qui n • .",-; m 

jours. . • Le remède est trop di- . ç.hhnte minérale Tome ». 
vinemeut douloureux pqpr des j 

coeurs trop humainement fai- ^^ Jeiir _ cuaD t d' Alléluia 
blés. On aime sa misère et on' jor€Ux! ^^_. 

en meurt. ;; . Jean BOl 

Et voilà que lès cloches de) f*g* 1||É| 
Uâques s'ébranlent encore une, livn 19M 
fois, jetant sur là terre trou-» Ottawa. 









Manhsrt, 
tente. 

A. L. Buri, The Old Province 
of Québec. 

Schevill, A History of the Bal- 
kan Peninaûla. " *^ 

M ead, The Development of th? 

JJ. S. since 1865' 

Weàer, The Christian Kra, 
(2 vols). 
Auffray, Blessed John Bosco. 
McCallum, The Collège Om- 
nibus.. 

Untermsuer, Codera Ameri- 
can Poetry; Modem British 
Poetry; The Forma of Poetry; 
Adventures in Essay Reading; 
Further Adventures i» Esasy- 
Reading. 



Eariy English Play», 
Eariy 17th Century Plays 



Gaston Vincent 

Avocat et Notmira 

1 Kapu.skasing. Ont. 

titan* Président de la Société 

des Débats Français. 



Dr J. A. Couillard, 

B.A.. L.PK. 

Surintendant médical 

Sanatorium du Lac Edouard. 

Slèm* Président Se la Société 

des Débats Français. 



' 



m* m H ^^y ■ 




■ 



128 



LA ROTONDE, 1e r AVfcli 1*J* 

ii il n « : ! " -' — ' -- 




IB AfflUAIIONS 



École {Normale 









I 



:•*. 



Lés «l^>.> .1,- l'écolr normale 
s'Sssooient, il va sans dire, aux 
t-ruliinents qu'inspirent à la 
Rédaction de 'La Rotonde" la 
mort tragique du R. P.T.»ajeu- 
ih'sm'. D'un accueil facile, « 
humeur invariablement 
*e, d'un dévouement au servi- 
ce de loua et à chaque ipstant, 
d'une facilité d'adaptation re- 
marquable dans son enseigne- 
ment, nous avions appris à Tap- 
préeier rt à l'estimer. Ce n'est 
pas ici, dan* une brève ohroni- 
que, que l'on peut. faire son élo- 
ge. •|j'Annuaiie~«le l'école nor- 
male'' rendra à *a mémoire, 
nous en avons 1 espérance, 
l'hommage de notre respect et 
de notre vénération. Mais nous 
voulons, dès aujourd'hui, pré- 
senter nos eondoléauce8 les pluis 
sincères aux autorités de l'Uni- 
versité) qu'il a si bien servie pen- 
dant au delà de quarante an- 
nées, ainsi qu'à sa famille qu'il 
a honorée tout le eonrs de sa 

fructueuse carrière. 

• • • 

Samedi matin normaliennes 
et normaliens ont assisté, avec 
un grand nombre d'anciennes 
et d'anciens élèves, à une 
grand 'messe de requiem recom- 
mandée par les normaliennes 
de 1925-1926 pour le repos de 
l'âme du R. P. Lajeunsese, et 
chantée dans la chapelle de 
l'Université", par le R. P. La- 
ra oureux. Nous avons pu cons- 
tater, par les paroles entendues 
au sortir de la chapelle, en 
quelle haute estime les ancien- 
nes aussi tenaient le cher dispa- 
ru; et cette solidarité dan* le 
deuil nous a touchés profondé- 
ment. 

• •- * 

Vendredi dernier notre socié- 
té littéraire nous a présenté une 
séance nouveau genre. L'on es- 
quissa dans des eourtes confé- 
rences la vie et les traits carac- 
téristiques de l'oeuvre de Bee- 
thoven, Chopin, Mendelssonn et 
Gounod. Chaque étude fut sui- 
vie par l'exécution d'une oeu- 
v«e de l'artiste. Noue avons été 
très agréablement surpris de 
trouver parmi nous tant de ta- 



lent musical, t'atttnitîou *»oute- 
unique • l'auditoire a apportée 
aux "conférences et à la. musi- 
que prouve, chez les élèves de 
l'école normale, un goût et une 



Restez chez vous i Ëcol* des Gardes-Malades 



u 



C'est à Va «'HJiii<i.jj'"' que Ton 
conserve encore te& belles tra- 
ditions de la vie familiale, char- 
me exquis de la demeure cana- 
dienne. C'est a 'a éanipagnè que 
l'on sait fraterniser, s'entr'aider 
nifx jours pètent* du jnalheur; 
d'une culture qui leur font honneur. ^ réjouir par "tics veillées hon 
joyeu- n g te8 et amusantes, aux cour 

Notre équipe de goure t a rem- 
porté samedi après -midi une 
victoire sur l'équipe de l'Otta- 
wa Normal School. Comme le 
résultat l'indique — 3[£ 2 — la 
partie futjcra'iideincut p^teslée. 

C'était -Ta première l'ois que les 
deux écoles normales se rencon- 
traient et non joueurs tenaient 
'à vaincre. En vérité, les autres 
parties n'avaient été. qu'une 
pratique préparatoire à cçtte 



la femme de leur choix et de 
leur coeur. Vous'montez dans la 
vie avec l'espérance du pain quo- 
tidien et vous descendez au tom- 
beau avec )'e>péràncc du ciel. 
Toute votre vie ^e passe Ci&u* 



ÇA KfitfUiS ENCORE 
DE NOS JOURS 



Les ! «ermanent s pour j 
nés gens- de en** 'X B* 
Parlor" sont* fameux ! On ; 
transforme si merveilleuMMflfl 
des cire vehifes revêches tf| 
maintenant c'est de toute 



«suite; 
Qu'on veuille bien me permet- 
tre de continuer l'intéressante 

mais trop incomplélâ- leçon - ne w i se que d'y passer, « 
«l 'Histoire naturelle parue dans ,., vu ( ) e tout le monde, les , 
la dernière livraison de "La , r U n joli peigne rose, 
des'quen*» vos ffC*» trouvent; ««"onde". L'espace frop **\ Que dire de ces pimpants p* 

trcint est, sans au. •un doute,; tlts senns portant ostensible 
l'unique raison qui a forcé uo-j uient des gants jaune-pâlo ni 
tre très sympatique confrère à j. turcs d'un parfum 'deioid 



'DU 



remettre la ''suite au prochain Paris"... et quels pieds 

numéro '. ' j gnons!. . . q*Uels .gentils souljuij 

Dans cette dernière leçon oui j,. s chaussent!... La mode «ÎJ 



dernière lutte. C'est pourquoi ^y- ^ Hut , he dw , >sai>jons 




ce triomphe relègue dans l'om- 
bre les défaites antérieures. Les 
encouragements chaleureux des 
spectateurs — et des spectatri- 
ces — n'ont pas peu contribué 
à stimuler nos joueurs. Nos fé- 
licitations à tous. 

Tout le monde s'entend pour 
reconnaître que journées et se- 
maines ont dégringolé avec une 
rapidité vertigineuse — pour 
parler comme les journaux — 
depuis le retour du congé do 
Noël. Mais tout de même j'ai 
encore à rencontrer uu seul 
élève qui n'accueille pas avec la 
plus fervente cordialité les va- 
cances de, Pâques. Pour rapide 
qu'ait été leur fuite les jour- 
nées n'en ont pas moins accu- 
mulé des fatigues. Nous osons 
le dire: l'année à l'école nor- 
male est agréable et intéressan- 
te mais elle n'est pas un repos. 
C'est ici qu'il faut venir pour 
se rendre bien compte que la 
science est une conquête. Les 
vacances pour nous sont une né- 
cessité et non pas un luxe. De- 
puis longtemps que je fréquen- 
te l'école et je puis en toute 
justesse affirmer que nulle part 
des étudiantes et des étudiants 
ne travaillent plus et mieux 
qu'à l'école normale. Sur ce 
compliment — bien mérité 
d'ailleurs — j*» termine ma 
chronique. 

L. F. 



j. 




JUNIORAT 



.tOUS, JEUNES GENS 

L'homme succède à l'homme 
sans cesse, dans la marche du 
monde, et dans toutes les cir- 
constances, la Providepee se 
sert de lui pour accomplir son 
oeuvre. 

A nous, jeunes gens: hom- 
mes de demain, d'acquérir une 
science solide et une sagesse 
surnaturelle, pour devenir les 
vrais oavriers de cette mission, 
à la fois divine et humaine. 

Si actuellement, nous ne som- 
mes pas mêlés aux grandes 
questions politiques» U est. cer- 
tain que nous prendrons, un 
jour, la place de ceux sur A qui 
retombent aujourd'hui les lour- 
des charges de diriger, soit dans 
le domaine public ou religieux. 
41 .Ainsi l'avenir compte sur 
nous, alors préparons-nous. Cet- 
te préparation demande beau- 
coup de travail, d'étode. de 
bonne volonté, et mt grand es- 
prit de foi. Ne craignons pas de 
nous entraîner. Combien d'en- 
tre nous, hélas! perdent leur 



une insouciance complète. Ce- 
pendant on semble se mainte- 



nir avec un certain plaisir jjans 

ce pitoyable état. 

i 
Travaillons plutôt à devenir 

plus homme. Faisons-le .avec 

méthode, procédons avec ré 

flexion, avec logique et -netteté 

d'esprit; et ne nous refusons 

jamais l'effort nécessaire et 

singulièrement consolant, qui 

nous créera un jugement ferme, 

droit, sain et juste. 

Oui, nous aurons une mission 
à remplir. Pour cela, lisons, ap- 
prenons et pensons. Cette scien- 
ce nous en ferons l'application 
à notre pays, en occupant les 
positions supérieures qui noua 
reviennent de droit et qu'on 
nous refuse parfois, sous pré- 
texte d'incompétence ou de 
manque de préparation. C'est 
bien regrettable, mais c'est la 
vérité. Si nous pouvions un jour 
nous éveiller pour vivre la vie 
du peuple dont nous sommes 
une part, il serait facile de jus-, 
tifier aux yeux de tous, cet or- 
gueil national, que l'on nous 
reproche si fort, également, 
comme s'il ne nous venait pas 
de ^ notre raee et du sang qui 
coule dans nos veine». 

Un autre point que l'on ne 



temps dans une inactivité tota- 
le qrri conduit bien louvent ai devrait jamais perdre de vue. 



au milieu de nos travaux et nos 
occupations, e'ent l'étude de 



vous tient un langage éloquent 
•sur la sagesse de Dieu. 

Ives saisons sont aussi l'image 
de notre vie. 

Le printemps avec ses" neiges 
fondantes, son sofeil >ca restant, 
sa tiède brise, la germination de 
ses plantes et l 'éclosion des feuil- 
les, rappelle la jeunesse, le 
temps le plus facile et le plus 
beau de la vie. 

Viennent les chaudes' journée»» 
de l'été, période du travail ar- 
dent Je la nature et de l 'hom- 
me. Tout se convertit en fruit, 
et Je roi.de l'univers voit son 
oeuvre produire au centuple. 
Chaque ma t i n d ' et é tous offre 
de plus une image de la spendeur 
divine: les horizons verdoyants, 
lo> montagnes bleues, l'odeur 
bienfaisant des champs, le cal 
me et la chaleur partout répan- 
dus. Oh! quel spectacle vous êtes 
en mesure de contempler ! 

A rriVeJ 'automne un peu tris- 
tement avec ses jours plus courts 
et plus froids. Cependant, c'est 
la saison où le grenier et la cave 
s'emplissent. Vos champs qui 
ont produit cent pour un se re- 
posent maintenant comme les 
serviteurs dont parle l'Evangile, 
à qui le Seigneur est venu de- 
mander compte de leur adminis- 
tration. 11 y a de précieuses le- 
çons à tirer pour notre conduite ; 
et voue comprenez mieux que 
tons les antres les douces invita 
tions delà nature. 

L'hiver, qui représente si bien 
la veilles**» et la mort, arrive en- 
fin. Les enfants tressaillent de 
joie à la vue des premiers flo- 
cons de neige et le grand-père 
songe en restant au coin du feu. 
Mais la rudesse même du climat 
est avantageuse pour notre vie: 
elle, permet de nous retrouver 
plus souvent à la maison et de 
réchauff er près des êtres aimés. 

Vous êtes* placés en vérité là 
où pieu se manifeste avec le 
plus de charme pt de douceur. A 
ta ville on ne comprend pas ce 
langage des choses, la maison ne 



me Histoire, naturelle, il est 
question d'oiseau* d'Occident 
non moins amusants que ceux 
d'Orient: moineaux, hérous, se- 
rins, etc,^-^ 

Imaginez! L'autre jour, j'ai 
surpris une troupe de moineaux 
(oiseaux i tes «•ommnns.-. .-en ce 
pays) juste en face, de la de- 
vanture, de "Robertson et Frè- 
res"' . . . Vr/fï.lla n'étaient pas 
farouches, et pas du tout fri- 
leux! Ils contemplaient... sa- 
vez- vous quoi î mais tout sim- 
plement le 'Nouvel Assorti-» 
ment" de Chapeaux de Prin- 
temps pour les Etudiants! 

En examinant de plus près, 
j'ai aussi remarqué que plu- 
sieurs de ces vaniteux oiseaux 
avaient la tête coiffée d'un cha- 
peau couleur firmament à l'ap- 
proche «t 'une-gros-orage 



nombre de cea oiseaux d^iéti 
dent passent un temps eonsiiÛ. 
rable devant un miroir pouf :{ 
caresser amoureusement une f§..| 
lichonne moustache* à la "R^j 
mon Novaro" ou à la " Ronald, 
Colmen". . . et dire que, ô mil. 
heur, un seul coup maladroit do 
razoir pourrait gâter en un à* 
tant le fruit de plusieurs woii 
d'un travail assidu et presévé- 
rant. Pour tenter d'améliorer 
leur tri mousse, ces oiseaux ont 
aussi recours au "rouge" et i 
la poudre odoriférante qifib 
appliquent d'une façon des phg 
artistiques sur leurs joues Lia- j 
fardes. 

Oui. hélas... ÇA KEGÎ 
ENCORE DE NOS JOURS, ton. 
tes ces tyrannies de la mode. 
Et c'est bien déplorable et e*j 
qrjLÉLeore plus ridicule de rencontrer 
d'une minuscule plume multi- tant de faiblesse* chez ces oi- 
colore. De certains autres on seaux du sexe fort!... 
ponrrajt dire: "Belle tête, mais Je suis forcée de terminer ici 



de cervelle, point 
tête-nue prendre 



les voyant 
leur voly de 



la leçon d'Histoire naturelle... 
et pourtant... comme j'en sa- 



per la ville à une température' rais encore à dire sur les in 
de trente degrés «>ous zéro!!!] ties de ces oiseaux moqueurtî 
Brrrrr!! Garde YANI 



notre religion, pour marcher 
selon dea principes chrétiens. Le 
grand malheur d'aujourd'hui, 
c'est que nos gouvernements 
sont dépourvus de morale. 
Qu'importe la nature du régi- 
me, tant que nous n'agirons pas 
par esprit de foi, les résultats 
seront toujours médiocres. 

On lie peut acquérir une for- 
mation solide sans la piété et 
la pratique de notre religion. 

Ainsi chacun de nous doit 
être Un jeune homme qui trans- 
porte dans sa vie religieuse et 
patriotique les belles qualités 
morales «t intellectuelles qu'il 
acquiert par la piété, et l'étude, 

o. a. a, 



parle point des aïeux, et les voi- 
sins restent souvent des incon- 
nus. * 

i 

hY-irz ^ la campagne. La 
quand viendra l heuve-de la mort 
de vrais amis vous entoureront 
en versant des larmes et en pri- 
ant pour vous? vous irez dans la 
vé'itphlp patrie rejoindre vos 
pères «|iii vous féliciteront û> 
votre -persévérence. y 

Restez à votre paroisse ,et 
n'allez pas donner vos bras ail- 
leurs quand il en faut ici. 

^gouvernement canadien par 
ions les moyens essaie de garder 
chez eux le^Cils de la terre, d'en 
établir de nouveaux sur des ter- 
r.'s nouvelles. C'est qu'il y voit 
une grave question pour l'avenir. 

Restez chez- vous, et vous anrez 
eoopéré à une oeuvre patriotique 
dans tonte la force du mot. 

Albert J0B1N, 

( Rhétorique ) 



Pour le repos de Time 
du R/ P. Alexandre 
Laie une we, 0. M. L 



ÏH, 



Ville-Marie, 
le jeudi, 23 mai*. 1034 



Service pour le repoe de ïàm 
du R. P. Alexandre Lajeunewe, 
O.M.I., dans 1 église paroissiale, à 
5 li. 30 a.m. 

Célébrant: R. p. Aimé Jasmin, 
OMJ., Principal de HBcote Norma- 
le. 

Assistance: La Communauté des 
Oblats de Ville-Marie; la Commu- 
nauté de» Frères de St-Gabriei; la 
Communauté des Soeurs de la Ste- 
Famille: les Anciens de l'Université, 
actuellement à ville -Mario: L« 
docteurs Philippe Chabot. Alblnl 
Jeannotte; MIC Octave Perron, 
Olivier Beauchemin. Paul Desro- 
chers, Athanase Lafrenière, Adrien 
•Lafortune, Lucien Bellehrmeur, 
François Lolselle. Maurice Belle- 
humeur. Roméo OharUer «Je Ver- 
dun, en promenade chez sa '-belle- 
mère, Mme Beauchemin). M. 1* 
maire Bernardin Desrocherf; et plu- 
sieurs autres paroissiens. 



L'ERABLE 

*■ « 

En avril quand l'oiseau revient vers la foret 
ou filtrent les rayons d'un soleil agréable, 
•lalme aller, chaque Jour, contempler en secret 
J* .paysan perçant au flanc le fier érable. 

ii^n*??** il vent ' Jalme tottd * r *» do1 * 

rwï-Sl!î. c f , ï ae * u long tolt misérable, 
pont la -fmnée invite avec un air discret 

U passant à faire halte et s'asseoir à sa table. 

j'ïï.^»* douceur enivrante des bois. 
RévS «uï^uï? ^ «^ *> doux émois 
Rêver de toi. le soir, ô bel arbre rustique! 

^ tt^M IP ^ « W brises du printemps, 

mttJïà W S mon 4rae un avenir éïïqSe 
«t suave a la foia. des choses du vieux temps! 

Wrle OINORA* 







LA ttOTONDr u, AVRIL 1**4 



*4» 



N«M> SOCIETE* 



Kotoiiile 



frvisc: i . w ->uu*l" 

D1REC1ION 
DIRECTEUR: M. Marcel Ouimei. . 
;aVI8EUR:M. Rémi Mttlette. 
C2N8EUR:B. P. Henri Morisseaa, 
O.M.I., directeur des Débats. 
REDACTION 
[Rédacteur en chef: M. Robert 

Banalou. 
[Rédacteurs adjoints: M. Jaoqaes 

Boscher; M. J. L. Gajnoo. 
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Beaodry, M. Plcàé, P. Major. L. 
Gaibord. A. Lefris, L. Tarée. 
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littéraires: MM. J Rettthier, 
0. Bontet. 
lActivités fportlves: M. Real 

•Rs anses su 

Tbronlquéure: MM. P. Boueber, 
3. Terrien, L. Croteav, f. P. 
PmUb. f. P. Lebre», A. Brunet. 
ADMINISTRATION 
ilstrateur: M. Baosd GasAbles 
int:M. J. P. Marion. 
ire. Marcel Cartes. i 

it de circulation: M. P. Mervan 

it: Jeaa R. Wefds. 
it d'annonces: J. A. O san t , 



"JACOBINS" 




(Debo«4«) Lmbbé Gafilard, Louis GelUaud. Payan. M. Léonard Beaulne. directeur artlatlqne, Henriot, Fleurlot. Coqaeh:ehe, le père Gmtiaed. 
Trois gardes Léonard Roussel, réfiaoeur, Deux chef* du peuple. (Aasiu) M. Rémi Millrttr. nréssèead, R ob es p ierre , B. P. Areaue 
Guindon, OJU, assistant uarecteur, Pierre Guittaud. 



Débats anglais 

SEANCE DU & MAMB 

"On devrait ceaeer toute im- 
ùgratiou au pays". 
[Tel est le sujet que discutent 
luatre novices. M. Eddie Bar- 
ibé préside dignement la dis- 
lion. L'affirmative est défen- 
due par MM. H. Alorin et G. 
Ulks qui ont pour adversaires 
[. B. Burke et G. Imbleau. 
aelques commentaires et les 
loges se prononcent en faveur 
pes deux premiers. 

M. John Corrida n annonce la 
formation d'un comité qui se 
wrjfe de faire paraître une 
^rochure au sujet de notrere- 
wtt4 "nick" Parrell pour 
inhivemaire de sa mort en 
wî prochain. 



SEANCE DU 12 MAMB 
Uae organisation du gouver* 
ement est à débattre. "La 
)m mission de la radio-diffu- 
|on fut un succès". MM. P. 
ilpin et G. Morin tentent en 
de montrer les beaux co- 
de cette commission. Ils doi- 
it baisser pavillon devant 
IM. P. Power et A. White qui 
lènent toutes les preuves re- 
luises pour convaincre les trois 
?es. 

Les commentaire» qui suivent 
débat s'appliquent plutôt 
ix orateurs qu'au sujet îui- 
fcême. - * 

M. Edmond Benoît occupe le 
fe*e présidentiel: 

SEANCE DU 19 MuM 
M. Miiton Cannon, président 
eireonstAnce, dit un mot de 
question à traiter. "On dép- 
ense trop d'argent pour rédu- 
ction en Ontario". Tl nous pré- 
fnte les orateurs de la soirée. 
^'affirmative, soutenue par 
B. Gosselin et C. McMa- 
attaque le présent systè- 
me d'éducation en Ontario, et, 
F le moyen de statistiques, 
Pouve qu'on dépense trop d'ar- 
J»t à cet effet. Les deux avo- 
rte de la négative, MM. G. Po- 
"ty et James *Doyle, ne se 
Bnnent pas pour vaincus; ils 
prouvent en renversant les 
fguments de leurs adversaires 
DI «n qn'ilg amènent les trois 
tes à leur offrir la palme. 
. _J. P. P. 

-Est-ce que vos garçons dé- 
purent encore chez-vonsT 

-Non!, ils ne sont, pas en- 
Ke marié*. 



Débats français 



... SEANCE DU 8 MARS ... 



Le 8 mars, quatre philosophes 
de première, émettent leurs 
idées sur la question si trou- 
blante des différents systèmes 
de gouvernement. "L'autocra- 
tie est une meilleure forme de 
gouvernement que la démocra- 
tie." 

M. Jean-Louis Gagnon dé- 
montre les néfastes abuS de la 
démocratie moderne, tandis que 
son copain, M. Marcel Piché, se 
basant sur l'historié et la. logi- 
que prouve que les gouverne- 
ments stables ont-été et sont 'ac- 
tuellement ceux dont le pouvoir 
est concentré sur une seule tê- 
te. M. Jean Terrien, avec l'ap- 
pui de St Thomas démontre la 
supériorité de la démocratie sur 
l'autocratie en principe et en 
fait; son collègue M. Jean-Jac- 
ques Gtrneau fait voir claire- 
ment q'Ue lé Système autocrati- 
que est une entrave à la liberté 
de l'homme et mène à des abus 
plus graves que ceux de la dé- 
inocratie. 

Les quatre orateurs semblent 
bien convaincus de leurs idées, 
ils le prouvent 'd'avantagé par 
une vive réplique à la fin de 
laquelle les jugcn accordent la 
palme à'' l'affirmative et le pre- 
mier prix k M. Piché. 

J -P. P. 

— Visiteur à la prison: Et 
quel crime celui-ci a t-il com- 
mis? 

— Gardien: Rien. 11 a sim- 
plement vu un autre homme 
commettre un meurtre et il est 
détenu comme témoin. 

— Visiteur: Où est le meur- 
trier? 

—Gardien: OhJ lui fut libé- 
ré sous cautionnement. 
• • • 

Epouse; Achetons un autre 
automobile, n'est-ce pas, nous 
en avons besoin. 

Lui: Comment! Quand je 
suis encore à payer pour la 
machine que j'ai échangée 
pour celle que j'ai vendue en 
paiement agr la machine que 

j'ai maintenant. 

• • • - 

Avocat: La meilleure chose 
que vous puissiez 'faire, c'est de 
prouver un alibi. N'étiez- vous 
pas avec une autre personne au 
tempe du meurtre? 

Prisonnier: Oui, mais Elle ne 
peut plus rendre de témoigna- 



Section Junior GALA DRAMATIQUE 



ASSEMBLEE DU 6 MARS 

La prière commença rassem- 
blée. M. B. Le May fit lecture 
du procèa-verbal de la derniè- 
re assemblée, M. P.-E. Côté en 
proposa l'adoption et il fut se- 
condé par B. Reny. l^es mem- 
bres du. débat et le président, 
M. G. Gagnon, prirent alors pla- 



ce sur îa tribune et të~dêbat ~a" félicité l 'auteur ainsi que les 



commença : 

"L'acte de Québec fut-il un 
acte sage?" 

Messieurs Rodrigue Le May 
et Yvon Desjardins appuyèrent 
l'affirmative tandis que la né- 
gative était Soutenue par Ro- 
land Brousseau et Henri Belle- 
humeur. En attendant la déci- 
sion des juges Messieurs C. 
Fortier et J. Olosson nous don- 
nèrent deux jolies récitations. 
Les juge» "étaient Messieurs 
Léonard Malqin et Roland Far- 
ley. Ils accordèrent la palme à 
la négative et le prix du meil- 
leur orateur fut décerné à M. 
Henri BellehuuieUr. . 

ASSEMBLEE DV 20 MARS 
Le mardi, 20 mars, nous te- 
nions notre dernière assemblée 
pour le terme 1933-34. En l'ab- 
sence de M. Rodrigue LeMay, 
secrétaire, M. Paul Clavelle, vi- 
ce-président, fit lecture du pro- 
cès-verbal de la réunion du G" 
mars. M. J.-P. Barsalou en pro- 
posa l'adoption; il fut secondé 
par M. J. Couture. 

Dans aes remarques, le. R. P. 
Guindon nous dit que la séan- 
ce publique aura lieu le. lundi, 
26 mars. 

Le sujet traité ce soir fut : 
"Je préfère Glovis à Charle- 
magne". 

Messieurs H. Laçasse et L. 
Joyal appuyèrent l'affirmative. 
Malgré leurs efforts, 4a négati- 
ve*, qui était sontenue par Mes- 
sieurs S. Mageau et M. Ville- 
neuve, remporat la victoire, et 
M. Mageau fut déclaré le meil- 
leur orateur. Les juges étaient: 
G. Gagnon et L. Therrien. Au 
cours- de la séance. Messieurs L. 
Theirien, L. Brunette et M. 
Deschambault donnèrent des 
récitations. 

Rodrigue LeMAY, 

Secrétaire. 



—Elle: Tu sauras que je ne 
suis pas une femme à double 
face. 

_£ni: C'est malheureux. 
L'autre aurait peut-être été 



Mardi soir, le 20 mars der- 
nier, avait lieu au Little 
Théâtre, le concours éliminatoi- 
re dramTtique. "La R*mpe" a 
remporté les honneurs de la soi- 
rée avec la pièce inédite de Ma- 
dame Juliette Nantel Chevrier, 
épouse du député d'Ottawa aux 
Communes. Le Président du 
jury, Monsieur Rupert Harvey, 



interprètes qui ont rendu avec 
beaucoup de brio cette comédie. 

LES JACOBINS" 

M. Harvey a félicité tout spé- 
cialement les élèves de l'Uni- 
versité d'Ottawa, pour des jeu- 
nes 



La régie avait été confiée à Léo- 
nard Roussel. 

L'autre pièce à l'affiche était 
la délicieuse comédie de Brieux. 
"L'Ecole des belleS-mères''. Les 
différents acteurs s'acquittè- 
rent de leurs rôles avec .sneoAu. 
s — i • 

Au Collège 
Bruyère 

Les étudiantes du Collège 
Bruf ère méritent certainement 
des félicitations pour le beau 
succès remporté dernièrement 
par leurs pièces, "Iphigénie ' 
de Racins «t "Les Précieuses 
Ridicules" de Molière. 

La première, un drame, quoi- 
à rendre, fut 



nea acteurs, d'avoir entrepris!^ tr *, 8 d î fflc » lc . 
d'interpréter un acte aussi dif- P"* """^ SSE^S ' v H 
ficile que celui dea "Jacobins". ca 
Je fais du théâtre depuis 25 ! 
et je n'aurais pas aimé 



ans et je n aurais 
avoir essayé une interprétation 
aussi difficile, c 'eat-à-dire jouer 
dans le quatrième acte d'une 
pièce de cette envergure." Les 
acteurs entraient, sans avoir pu 
se <H rechauffer" dans les actes 
précédents, en plein dans une 
des parties les plus dramatiques 
de la pièce de Couteau. C'était 
une tâche excessivement diffi- 
cile, soulignait M. Harvey." Lès 
étudiants ont su s'acquitter de 
leurs rôles avec un degré très 
considérable de succès." 

M. -Rémi Millette avait pro- 
noncé une allocution avant le 
lever du rideau pour mettre 
l'auditoire au courant de l'ac- 
tion qui allait se dérouler. Te- 
nant compte de l'âge des ac- 
teurs, M. Harvey les a félicités 
de leur excellente diction, de 
leur jeu d'ensemble, de l'at- 
mosphère qu'ils avaient er^e. 
Il félicita particulièrement Fé- 
lix Leclerc dans le rôle de 
Payan, agent de la Commune. 
L'acte se passe h l'Hôtel de 
Ville, juste avant la chute de 
Robespierre. Les autres inter- 
prètes étaient, Guy Beaudry, 
dans le rôle de Robespierre; 
Marcel Carter; dans celui de 
Fleuriot, maire de la Commune ; 
Marcel Piché, nenriét, com- 
mandant de la garde nationale ; 
Yvon Beaulne, l'abbé Gaillard ; 
AJcide Paquette, le P. Guillaud, 
employé de la Commune; Ra- 
phaël Pilon, Louis Guillaud, 
son fils; JJean-Yves Boulay. 
Pierre, .fite du précédent ; Jean- 
Yves Migras, Coqueluche, com- 
mis à la Commune : Auguste 
Vincent, Wilfrid Lafleur et 
John Leclaire, trois gardes. Les 
étudiants sont sons la direction 



tables artistes: Mlle Juliette 
Durocher ( Agamemnon ), Ailla 
Rolande Aubry (Qyteinnesti -c ) , 
Mlle Jeanne Pelletier (Rripbi- 
le>, et Mlle Yolande Bénard 
( Iphigénie ) . Toutefois, no i» 
avons préféré Mlle Lueille Ga- 
gné dans le rôle d'Achille. Mlla 
Gagné a su personnifier ce ca- 
ractère avec tout le courage, 
l'ardeur et même la fougya 
qu'il demandait. 
. La deuxième pièce, une comé- 
die, est habilement jouée, il Ho 
Claire Boisvert (Gorgib»*;, 
Mlle Juliette Durocher ']*• 
Marquis de Mascarille), et MHuj 
Jeannine Bélangre (Le '• Vicom- 
te de JodeletJ méritent des élo- 
ges, mais les honneurs .evjVn-. 
nent* aux deux "précieuses , 
Mlles Jeanne Pelletier (M«.g- 
delon) et Rolande Aubry M a- 
thOsA 

Ce qui nous a frappé le plw 
dans les deux pièces, c 'est la 
diction claire et élégante qui 
démontrait l'habileté du pre> 
fesseur. . !_.«■. 




H est à souhaiter que les étu- 
diantes du Collège Bruyérs 
joueront encore l'an prochain 
dea-pièces classiques de ce "gen-* 
rc. 

Jean-Jacques OABNEAU. 
♦ ■ 

La petite fille avait été lais- 
sée pour préparer le repas? et- 
lorsque sa mère revint avec, uns 
amie, elle remarqua "que le th« 
était filtré. 
••* — Tu as «jlonc trouvé le.fi!» 
tre que nous avions perdu, lut 
demanda-t-elle. 

—Non, maman, c "est .pour- 
quoi je me suis servi du tue» 
mouche. 

-«-La mère faillit tomber* 
Alors la petite continua: "Ofct 




ne vous inquiétez pas, maman* 
artistique de M. L.-E. Beaulne. je me suis servi du plus vieux. 














1 









itffa. 



13(1 



LA ROTONDE. 1er AVRIL 19U 



ROTONDE, 1er AYUtl. 



■131"* 



-~ 



PROPOS II I I ÉKAIHIS 



QUAND IK)RT L'ENFANT. 



Quanti dort l'enfant dans wd bfntjtt,. 
A travers ses paupières closes 
Dans ses yeux clairs comme un ruî «aer.u 
Or voit nsssrr des rêves roses 



Bien loin de ce monde infernal 
Qui vient d'aeeueillir ss naissance. 
H semble planer, virginal, 
Nimbé de gloire et d'innoeem-e. 

Sa lèvre en son sommeil léger 
S'est entr'owYerte pour sourire, 
Un chérubin s 'est-il penché 
Bnr son berceau et qui Cadaeir • * 



Souris, cher bébé, maintenant, 
Demain, peut-être, tan sourire, 
Là, sur ta lèvre, se figeant. 
Tfcfcie sauras plus que maudire. 

Ici-bas, nulle volupté 
N'est sans taehe, ni éternelle, 
L'âpre hiver suit toujours l'été. 
La tristesse est toujours nouvelle 

Ah ! puisses-tù dormir toujours, 
Eu rêvant aux anges, tes frères, 
Tu vis les plus beaux de tes jours. 
Car bientôt viendront les misères 



. 






Lionel DUPUIB. Sème forme. 



■ 



I 
I 

L 

S' 






sV- 
• l 



- 



Le banquet de 
la St-Patrice 



Pour la quarante-sixième fois 
un bsnquet annuel était organi- 
sé à l'occasion de la St-Patrice, 

dans le réfectoire des élèves, le 

17 mars dernier. 

A la table d'honneur figu- 



raient le R. P. Secteur, M. Wal- 

ter Gilhooly, invité d'honneur, tout 'entiers à l'éducation de la 



de son pavs comme St-Patrice 
voulait- la ehristianisation - de 
l'Irlande. 

M. Edmond Benoît se fit l'in- 
terprète de l'Aima Mater. U dé- 
montra que cette institution 
nous apprend toutes les con- 
naissances nécessaires dans la 
vie et qu'en plus elle nous don.- 
ne une formation catholique. I) 
affirm qu'en suivant les con- 
seils d'hommes qui se donnent 



quelques Pères de l'Université 
et les membres du comité exé- 
cutif de la fête, à savoir': R. 
P. Meunier, O. M. L, directeur, 
Joseph Doyle, président, Ed- 
mond Benoît, secrétaire-tréso- 
rier, Hugh McOlade, Francis 
Kealy et Guy Beaudry, conseil- 
lers. 

Le président, M. Joseph 
Dojîe, portait les toasts. Après 
une courte allocution, il invite 
M. William O'Shea à répondre 
au toast porté à la fête du 
jour. M. O'Shea, par sa voix 
touchante et son maintien ner- 
veux, capte l'attention de tout 
l'auditoire. Il nous parle de 
l'enfance de St-Pstriee, de sa 
mission divine et enfin de son 
succès dans l'évangélisation de 
l'Irlande amenée par sa persé- 
vérance dans son apostolique 
mission. Il termine en le don- 
nant à tous comme modèle à 
suivre. 

M. Hugh McOlade vient en 
suite relever le toast porté au 
Canada. Se trouvant honoré 
d'une si haute mission, il nous 
dit qu'à certains points de vue 
le Canada offre une ressemblan- 
ce marquée avec le pays du 
grand apôtre. Puis il ajoute, en 
terminant, que tout bon citoyen 
doit tendre à l'agrandissement 



C R LAFRENIERE 

Oytwnétciste et Opticien 
1*7 EUE RIDEAU 

Têt mUemm 4S4T 

Heure» de bureau: • ajn.-6 pjn. 



rz 



H. REOLMBAL 

Réparations «a tous genres. 
Montres, Horloges et Bijoux 

Ml ' i rs» DAUHOUSIE 

Eu face du Théâtre Français. 



jeunesse jiooa saurons être les 
vrais chefs de demain. H finit 
en formulant des voeux d'ave- 
nir pour l 'Aima Mater. 

M. Bémi Millette. président 
de )& Société des Débats Fran- 
çais, répond an toast de la 
Bonne-Entente. Sa voix est 
vibrante et ses paroles montent 
du coeur. Il est enthousiasmé, 
nous dit-îl en commençant, 
d'avoir à parler sur ce sujet 
qu'il aime et qui est si sensible 
au but de l'Université. Les lan- 
gues de Paris et de Londres 
étant en vogue dans notre pays 
il faut, si tout veut bien aller, 
de la "bonne-entente" parmi 
les sujets anglais et français. 
La paix et l'harmonie entre Ir-l 
landais et Français, voilà ce qui 
s*'impose en notre pays. 

M. Doyle donne alors la pa- 
role à Finvité dlionneur, M. 
Walter Gilhooly.* Après quel- 
ques mots de présentation, il 
nous fait voir le rôle qu'ont 
joué les Irlandais dans le mon- 
de. 71 passe de siècles en siècles 
en énumérant les grands hon*> 
mes produits par l'Irlande. Puis 
il nous parle de St-Pitrîce. de 
son enfance en Angleterre et en 
Irlande, de son âge de forma- 
tion pendant laquelle il étudie 
dans les monastères et à Rome, 
et en dernier lieu de son retour 
en Irlande pour sa grande mis- 
sion. Il montre ce qu'a été l'oeu- 
vre du grand apôtre. Il finit en 
disant que l'Irlande est un des 
pays les plus heureux du inon- 



temps. 

Le R. P. Recteur remercie les 
orateurs et les organisateurs 
ainsi que les convives qui ont 
bien voulu se rendre en si 
grand nombre a ce banquet 
annuel. i 

Etaient présents au banquet 
tons las Père» de la maison et 
le corna professoral laïque. 
Jean-Paul POULTJf. 



de, et St-Patrice, une des figu- 
res les plus nobles de tous 1er moitié des coups que tu desti- 



UN CONTE. 

Le petit boiteux - 

Au collège d Harrow, un jour 
d'hiver.... il f * bien long- 
temps, sur l'étang qui sert de 
cour de réeréation les élèves se 
livrent au plaisir enivrant du 
patinage. Les costumes aux cou- 
le urssvoy an te* approchent, pas- 
sent, tournent, reviennent, tou- 
jours rapides, toujours gra- 
eienx. Les plus jeunes font des 
bonshommes en neige et ne 
manquent pas de les baptiser 
des noms de leurs professeurs 
les plus grincheux 

Tout à coup une voix: 
"Tiens! le nouveau!" Tous les 
regards se portent vers un en- 
fant qui s'avauee à | etits pas. 
Il a l'air très intelligent mais il 
boîte et son infirmité le rend 
extrêmement, timide. Les collé- 
giens an lieu de faire bon ac- 
cueil au petit malheureux se 
mettent à rire à gorges dé- 
ployées. Devant cette tourbe 
méprisante, l'infirme, malgré la 
souffrance morale qui le tortu- 
re, dresse fièrenieut sa tête il- 
luminée d'un regard de défi. 
Cette attitude. ne fait pas l'af- 
faire des collégiens qui veulent 
s'amuser "Regardez donc ce 
Monsieur ! ... 11 pense peut-être 
que son air d'aristocrate va en 
imposer. On va lui montrer 
qu'au Collège on ne tolère pas 
les petits poseurs". 

Un grand s'avance et s'incli- 
nent bien bas: "Sire, sous quel 
nom Votre Majesté désire-t-elle 
être présentée? Sous celui de 
Clam pin lert" Ces paroles sont 
accueillies par un grand éclat 
de rires. 

— "Vous êtes des lâches! crié 
le nouveau". 

Aussitôt une sarabande effré- 
née entoure le pauvret qui suf- 
foque de honte et de chagrin. 

— "Je ne suis pas un lâche 
moi, /ait tout à coup une voix 
fluette à côté de lui. Je m'ap- 
pelle Robert Peel et je veux 
vous défendre!" 

— rr Je vous remeacie ,- vous 
avez du coeur. Voulefc-vous être 
mon amiî Je m'appelle Geor- 
ge Byron." 

— "Oui je veux être votre 
ami. et contre eux!" 

Le défenseur de George By- 
ron est bien chétif; cependant 
il essaye de briser la ronde 
avec ses poings menus. Tout à 
coup il est saisi et emporté 
sans résistance possible. C'est le 
grand de tout à l 'heure qui con- 
tinue ses exploits. 

— "Lâche! lâche! crie Ro- 
bert." "«: 

— "Ecoutes, toi, le petit, si 
tu ne veux pas. . :" 

—"Lâche! la... 

. . .L'enfant n'a pas le temps 
de continuer. Son bourreau 
commence à le frapper. George 
Byron, auquel on ne faisait plus 
attention, accourt rfussi vite 
qu'il le peut et demande au 
grand: "Combien de coups as- 
tu l'intention de lui donner!" 

—"Pourquoi cette ques- 
tion?" 

—"Eh ! bien si cela ne te fais 
pas de différence donne moi la 



La politique canadienne a été au 20eme siècle 
rieure à la politique américaine". 



M. GUY BKAUDRY 
Honorables Juges, 
Mesdames et .Messieurs, 

T* but de la politique est d'as- 
surer le bien commun de la na- 
tion. Las gouvernements doivent 
traiter, à la fois, des problèmes 
intérieurs et des problèmes ex- 
térieurs. De là, deux courants 
parallèles, tous deux d'impor- 
tance capitale, parce qu'ils sont 
des courants qui doivent abou- 
tir simultanément à- la fin de la 
politique: procurer la paix, la 
prospérité et«*Je bien-être du 
peuple chez lui, le respect et 
la considération à l'étranger. 

C'est dans ce sens que nous 
acceptons le mot politique dans 
le présent débat. Et nous disons, 
a l>neontre de nos adversaires. 
que depuis l'avènement du 20e 
siècle, la politique des Etats- 
Unis est supérieure à celle du 
Canada, parce que mieux que la 
poli tique canadienne elle a fait 
des Etats-Unis un peuple pros- 
père, .une nation puissante et 
respectée des autres. 

Laissai! t à mon collègue d 'éta- 
blir la preuve quant a là poli- 
tique extérieure, je vais voua 
montrer que la politique inté- 
rieure des Américains est supé 
rieure à celle des Canadiens. 

Sur le vaste continent de l'A- 
mérique du Nord, je vois deux 
peuples distincts, évoluant de 
chaque côté d'une ligne con 
vent ion nelle. le 45c degré de la- 
titude. Au Nord, le peuple ca- 
nadien composé de dix millions 
d'âmes distribuées en neuf pro 
vinces. Au Sud, la nation amé- 
ricaine avec ses 125 millions, 
repartis en 49 Etats différents. 
Il ne sied pas, à mon âge d'être 
pessimiste. Et je ne voudrais 
qu'on pense que je veuille tout 
condamner dans la politique ca- 
nadienne. Mais je ne puis m 'em- 
pêcher de s constater chez le 
peuple américain une expres- 
sion de bien-être et de satisfac 
tion qu'on ne trouve pas chez 
nous. Par voie de causalité, j'ar 
rive à cette conv iction que le 
peuple américain est pius heu 
reux parce que la politique de 
son pa£a''esivplu8 en harmonie 
avec lés règleidc l'art de gou- 
verner. N 

Vouloir, en quelques minutes, 
constater la justesse de cette as- 
sertion dans l 'ensemble des lois 
est chose impossible. Je ne rap- 
porterai que trois exemples, et 
chacun vous dira la supériorité 
de la poltique amér icaine sur la 
politique canâdlWKf "Les lois 
sur l'immigration: Pour se dé- 
velopper, les pays neufs comme 
les nôtres ne comptent pas uni- 
quement sur l'accroissement na- 
turel de leur population. Ils 
font appel au surplus des vieilles 
nations. De là, un ensemble de 
lois sur l'immigration. 

Or. Mesdames et Messieurs, 
j'affirme que les lois améri- 



nais à mon ami.' 

Cette réponse provoque une 
salve d'applaudissements. Le 
grand, furieux, laisse sa pre- 
mière victime dans le but de 
se venger de George I$yron. 
Mais à ce moment la glace se 
brise sous son poids et il dis- 
parait dans l'eau glcaée. 

Les élèves s'enfuient an plus 
vite. Robert et George après m 



mouvement de peur, approchent 
du trou béant, et couchés sur 
la glace ils plongent leurs bras 
dans l'eau. Au moment ou leurs 
forces allaient faire défaut leurs 
mains accrochent un pan 
d'étoffe. lia tiennent bon jus- 
qu'à ce que les professeurs 
avertis par les élèves viennent 
achever le sauvetage. 

La postérité a conservé les r?*^*' ** tecnn, <l ,1 « HT™*] 
noms de George Byron et de F* . ratl0De!le «ntre en 
Robert Peel mais elle a laissé actlon du gouvernement as 
tomber dans l'oubli ceux defl l >articnli ^ement intense p* 
grands collégiens qui ne noasé: ' ** stations expe "* 

daient pour tant avaaAag*que tlllCS ' ** 8enriw « de P^"' 
la force corporelle.. . 

L"* TAftTE. 



caines qui régissent l'inu 
tion sont plus sagas et pb 
harmonie avec l 'ordre et W 
du pays .que ne le sont !«*' 
canadiennes. Los lois amérit 
permettent un meilleur 
«' immigrants et adaptent 
ces nouveaux venus au 
établi. 

Que voyons- nous au Ci 
Il ne se fait pas de choix. 
agents parcourent les pays d • 
rope. lia sont payés tant 
tête de eeux qu 'ils recxuteat.1 
système simpliste fit entrer i 
pays de '1901 à 1931 4,874 
étrangers au prix de 52 mil 
de dollars. Au moins si est, 
là s étaient adaptas à nous» 
non! Comme il n'y a daaij 
loi aucune prévision pour Un\ 
tenir, nous assistions à un •*.. 
iage" déconcertant. Dt.*ut~i 
trente années, le chiffre de» 
migrants et celui de l'acei 
ment naturel auraient dû 
ncr au Canada une ai 
tion de 7,888.000 âmes, 
que les chiffres Officiels n'eij 
cusent que 4,953,000. Où 
les autres? Passés aux 
Unis et par conséquent 
sèche, de 2,935,000 âmes et 
plus de 30 millions de 
Un petit détail qui n' 
pas le tableau, c'est que 
des chômeurs actuels sont 
immigrés. Voilà le déficit à 
politique canadienne. 

Aux Etats-Uni? il en va 
autrement. La population d 
millions qu'elle est en 1901 
passe aujourd'hui les 125 
lions. Depuis 1912, l'imi 
qui entre aux Ktats-Unia, 
plus d'enrichir le pays de 
personne, rerae la somav 
$8.00. fin 1918 pour p< 
aux soldats de la grande 
de reprendre leurs positions: 
vant guerre, le Président 
complètement le courant 
teur. Quand les soldats sont! 
ces, la loi reprend son 
mais dans des cadres rigoc 
sèment tracés. Avec le 
qu'aux Etats-Unis, eoi 
ment à ee que l'on voit au 
nada, le pays profite des 
veaux venus et le Ministère 
l 'Immigration accuse un si 
de plusieurs millions de de 
C'est là une leçon de U 
tique américaine. 

Les succès remportée par 
Etats-Unis dans leur polit 
de l'immigration leur a 
d'atteindre, au 20e siècle, U 
grand développement que 
monde ait jamais vu. Deux 
teurs contribuent à ee pi 
l'agriculture et l'industrU 

L'agriculture d'abord: 
menée bien avant le siècle 
sent l'organisation agricole 
nos voisins a axrivi, ces 
dernières années, les lois' d 
progrès constant et mesure, 
résultats sont dés plus ai 
géants. Par le déboû 
l'irrigation, le drainage, lt' 
traction des rontes et des 
mina de fer, on rend apte* 
culture des millions d 'acres, 
tés jusque-là en friehe et 
nus depuis des eentres 
très proopères. 

Il fallait ensuite gradi 
production selon les 
rites du sol et les besoin* 



Butte à la 



M 









H. 




* » 



VARIETES 



•]> politique canadienne a été an 20eme siècle supé-» 1 ** voisin* obtiennent d'exercer 



que la causerie de mon collègue 
-/avère de plus en plus solide. t 



rieure à 1a politique américaine'*. 

Suite de la page 130 Moins que jamais les bienséances 

argents répandu* dans tous! oraluil< * Pavent tenir lia» de 

*7."? preuves irréfutables: c'est ainsi 

■ 

n, 'il fallait sur Ja" fera*? 
machinisme adéquat au dé- 
fckrppemtnt visé. Inutile d'in- 
foêr vous connaissez jusqu'à 
ni de perfectionnnenient 
lafiéiiic américain a poussé l'ex- 
itatioii agricole par la ma- 
Bfo, Xous voyons donc ce phe- 
Unc qu'en 1930, l'Améri- 
lia e*t le premier producteur 
jndiul du maïs, le cinquième 
blé, de plus de la moitié du 
Ken et îlu tiers du tabac. Ce 
>t là, Mesdames et Messieurs, 
résultats éloquents de la po- 
litique des Etats-Unis. 
Au Canada, rien de semblable 
l'existé. L'histoire de l'agrieul- 
îre h ii pays n'a été qu'une 
mgue .suite de crises et de ma- 
lises. Les cultivateurs se sont 
usés de travailler sans «Mtné- 



"îi protectorat sur cette ile et 

b'uanirent ainsi un point strate 
gique advenant une guerre avecj 
te Japon. 

1 /alliance Auglo-Japonaîse 
a toujours été grandement re- 
doutée par les - américains^ 



"Dans les circonstances présentes, la Cour Suprême 

devrait être la dernière cour d'appel 

pour le Canada " 



Suite de la page 132 



adversaires, et me fais foi ; 
tablir la supériorité de la j 
tique américaine sur la politique 
canadienne dans l'ordàe de* re- 
lation* extérieures. 

Contre cet admirable réseau 
international fortement établi et 
habilement agencé de la diplo 
matie américaine, qû avez-fous à 
présenter? Que pensez-vous de 
la diplomatie canadienne ? 
Existe-t-cllc seulement! Quel est 
le poids de notre influence dans 
le concert des nations! Bst-iH 
comparable à celui des Etats- 
Unis! La preuve, nous l'avons, 
dans le rôle prépondérant qu'ont 
joué les Etats-Uni* à la dernière 
conférence mondiale. Depuis 



lion et de souffrir sans corn- quand, en effet, jouissons-uous 



easation. Les jeunes, plus, exi- 

sats que les vieux, ont quitté 

\ fam pagne pour le 'pave des 

rilles. <V sont des déracinés, des 

festroparés, des découragés bien- 

lôi. "La 'terre ne fait pas vivre 

|n homme", c'est le cri dé dé- 

ttranee, plein de vérité au- 

•urd'liui et que le* lois du pays pour de 

l'ont pas su prévenir et qu'elles peut-étr 



peuvent pas atténuer au beau 
lilîcu de la crise actuelle. On a 
wu prêcher le retour à la 
ne. . . à quoi bon y retourner 
le% conditions sont les mêmes 
|u'au temps où on l'a quittée! 
j'ère des promesses e*t finie. 
)es faits, Messieurs, des lois 
rogressives, si vous voulez ri- 

raliser avec vos voisins 

Kt de l' industrie: Un autre 
maine dans lequel le Canada 
saurait être le rival sérieux 
Etats-Unis, c'est celui de 
'industrie. Commencée d'une 
tièrj; intense avec Théodore 
evelt eu 1901, l'industria- 
lisation dés Etats-Unis est telle 
aujourd'hui qu'elle nous envahit 
'■ Canada au point que l'indus- 
som! usante canadienne es* 
rew|iic partout filiale de l'in- 
luslrie américaine, quand elle 
l'est pas tout m raiilcinent Tin- 
lustrie américaine masquée; et 
masque- lui-même pourrait 
ter l'étiquette "Made 
CSA." 
Dans ce domaine cimÉrc, In 
jwlation canadienne devra ve 
M> de loin pour atteindre les 
ïnuv routières qu'ont placées 

Américains. 

Concluons, Mesdames et Me*- 

wurs. Dans ses lois sur l'im- 

tgrjtion, sur l'agriculture e+ 

J5r l'industrie, la politique ftmè"- 

faine s'e^t montrée plus active, 

pps sage et plus progressive 

lue la politique canadienne, 

Cfct tout ce qu'il nous faut 

Hir la proclamer supérieure' ;'. 

politique canadienne. 

M. LUCIEN B1GUE 

tenorables juges, 

fada mes, Messieurs, 

Nous sommes heureux de féli- 

ter nos distingués adversaires 

Laval ; la finesse de l 'expres- 

Pfcj la dialectique capfieu.se de 

[argumentation, la subtilité' 

ftte de la pensée pourrait 

Mit-être vous incliner à leur 

worder votre suffrage. Mais' 

fendons la fin. Essayons de dé- 

*ariuer les sophisme* qui se 

»cnent sous les qualité* bril- 

f"tes de leurs plaidoyers. 

Le temps n**est pbis où l J on 

lronna >t les beaux diseurs et 

artifice ,1e la rhétorique. 



du droit de parole devant l'a- 
réopage des peuples!.. Depuis ES 
ans tout au plus. Avant 1919, Te 
Canada n'avait même pas le 
pouvoir de signer de sa propre 
autorité un traité politi<ju v ou 
commercial avec une puissance 
étrangère. Ce que vous prenez 
la diplomatie n'est 
être que' l'asservissement 



.'«« Ktais-lnis conduisirent les 
pourparlers si adroitement que 
t on signa au grand avantage de 
notre voisin la quadruple alli- 
ance de la France, de V Angle- 
terre, du Japon et des E.-Uuis. 
Et il serait trop facile d'allon- 
ger la liste de ces traités dont 



mais d'établir, on plus, une 
cour additionnelle, requise pour 
la meilleure administration de 
nos lois canadiennes."' Et l'his- 
toire démontre que les troublée» 
de l'Ouest ne emmurent un mo- 
ment de répit que par là pro- 
messe formelle d'établir au pays 
cette cour de justice finale. Tout 
récemment encore, les juges an- 
glais eux-mêmes, se s<înt montrés 



l'aboutissant normal n est autre favorables au projet quand sous 

que l'expansion de la Képii- le fallacieux prétexte d'une 

blique américaine. % grande responsabilité et d'un 

Mentionons pourtant le pacte j tebfU ' •"■•■"«. i,K ™ggérèrent 

r.riand-Kellogg. une ,im,t€ danR no * »PP«k » 
r ' « , . Ivoudres, un "self-judgiug'' dé- 
La France avait sounu.s aux fj„itif. 



de toute une nat ion à la tutelle 
br.itanique. 

IjC Canada, dites-vous, a main- 
tenant acquis le droit .de* signerij 
ses propres traités. Il peut se 
tenir debout et discuter d'égal à 
égal avec les plus fières nations 
du monde. Halte-là, me«Nsieuv,s, 
la théorie est belle, mais au 
concret nommez-moi un traité 
signé par les plénipotentiaires 
canadiens qui n'ait pas été de 
quelque profit pour l'Angle- 
terre au détriment de notre 
pays. Que nous ayons tiré les 
à>arrons du feu, je l'avoue; niai.s 
que nous ayons profité du fruit 
Je nos efforts, je vous prierais 
de me le démontrer. Hélas ! tjuel 
contraste entre ces deux pays. 
Chez-nous, c'est un colonialisme 
abâtardi : fi du Dominion pour- 
vu que l'Empire avance. Chez 
nos voisins, c'est une diplomati.» 
véritable, au service d'une po- 
litique nationale, américaine de 
n j.fond et d* forme. 

Tour le prouver, repasson» 
brièvement la liste des princi- 
paux traités signés par le.s E-tats- 
Unis depuL 1900. Et d'abord le 
Canal de Panama: en 1901, le 
traité Hay-Paunccfote avec la 
Grande-Bretagne concède aux 
soûls américains le droit de per- 
cer l'isthme fameux et d'en gar- 
der le contrôle absolu. En 1903, 
par « u autre traité, le gouver- 
nement américain obtient une 
large bande du territoire en bor- 
dure du canal. Los avantages de 
ces deux traités sautent aux 
yeux: concentration rapide de 
la flotte d'un o^an à 1 autre, 
suprématie incontestable sur le 
golfe du Mexique et la mer des 
Caraïbes, contrôle du commerce 
interocéanique et relations com- 
merciales «'tendues aux eôtes oc- 
cidentales de l'Amérique du 
Sud. 

En 1903 encore, Washington 
se fait concéder par Londreâ, 
au détriment du Canada, vous 
le savez, les immenses terres de 
l'Alaska. 

Le tribunal de La Haye con^ 
sacré, en 1910, à la suite d'un 
ïittgr~iwr*- l 'A ngleterre, les. 
droits des pêcheurs américaine 
sur les bancs de Terre-Neuve. 
Par le traité d'Haiti, en 1915, 



Etats-Unis le projet d'un trai- 
té d'amitié perpétuelle' la di- 
plomatie américaine modifia la 
.suggestion, la transforma en un 
pacte de renoncement à la guerre 
et demanda à toutes les puis-} 
► nnees dn monde de le signer. 
|46 nations répondirent et <, 'en- 
gagèrent à ngfttç leurs diffé 
rends par ries -moyens pacifiques. 
Voilà qui n'yèlc le prestige 
américain et la puissance d'une 
poljtique cohérente. 

Faut-il maintenant conclure? 
Xous penrions que la duriomatic 
américaine a toujours recherché 
la grandeur nationale, qu'elle a 
toujours servi les intérêts du 
pays; <4 du même coup, depuis 
ies débuts du vingt iéme siècle, 
'a République Etoilée a grandi 
aux y<Mix dn monde entier. 

Aucun parti pris chez mon 
collègue et moi qui représen- 
tons t'UniVersité d'Ottawa; nous 
avons proclamé sincèrement, la 
vigueur et l'habilité de la poli- 
tique américaine. Nous devions 
dire la vérité. 

Nous aimons notre pays, mais 
il n'est permis à personne d'i- 
gnorer les lacunes de sa poli- 
tique .et c'est se préparer à 
mieux servir que de Tes con- 
naître. Apprenons des Etats- 
Lois- comment bâtir une poli- 
tique oV fferté nationale pour 
n.'ieux travailler à la grandeur 
de notre beau et cher- Canada. 



tut tombe malade et meurt 
sans sacrements, ayant refusé 
de se soumettre à la décision du 
pape. Naturellement, la fabriqua 
de Montréal, suivant l'ordre do 
son évêque ne veut pas que 1« 
eorjis soit déposé en terre bénie. 
Mais, la veuve, sur les inslan.es 
de l'Institut et de son avocat,- 
en appelle au Conseil Privé. 
Aussitôt, les juges anglais, de- 
venus interprètes ' des . lois de 
l'Eglise, décident sans vergo- 
gne, que le malheureux quand il 
mourut n'était sous le emlp 
d'aucune censure validement 
portée et que, par -conséquent, 
il avait droit à la sépulture or- 
dinaire des catholiques, lngé- 
rsjses abusive, violant le droit 
canonique! 

C'est ce même tribunal, qui 
sous la -poussée orangiste, s 'ar- 
rogeait le droit sacrilège de lé- 
giférer sur le mariage chrétien 
damne cas fort, célèbre de Tu- 
nion Despatie-Tremblay ! Et, ne 
l'oubliez pas, distingués -ad ver- 





Oui ; Mesdames et Messieurs, 
les Pères de la Confédéral ion 
savaient queic^est là un pôini 
vital pour une nation qui se 
croit définitivement organisée. 
C'est que les blessés de l'Ouest 
sava|ent les dangers auxquels 
leurs lois et leurs traditions 
étaient exposées devant un tri 

bunal étranger. C'est que les maires, dans toutes" ces causes, 
juges anglais, dans leur .sens on nous avait fait justice dans 
pratique, reconnaissaient — leur nos cours provinciales et à la 
incompétence à décider de lad- Cour Suprême! 
miiiistration judiciaire d'unf Devant de tels faits, point 
pays d 'outre-mer! n'est beooiu, ce me semble,* d'in- 

Yoi là, Mesdames et Messieurs F vister M,r d'autres .preuves pour 
Anglais et Canadiens sont d'ac- affirmer que la Cour Suprême 



s 



eord; il y va de la protection 



serait un tribunal pins compé- 



de nos droits religieux et politi- tent 0"*? le Conseil Privé dans 
que*-. Nous aurions, du fait, un' 1 "» causes canadiennes. 



tribunal plus compétent. La 
question serait réglée et nous 
n'aurions plus à craindre l'in- 
gérence étrangère dans l'admi- 
nistration de nos lois. 



Qn^il nous suffise d'ajouter 

ceci: La qualité essentielle d'un 

juge digne de ee nom consiste 

bien dans la conaissanee intrin- 

1 sèque de la matière qui lui est 



1 



A l'opinion des grands Cana- 
diens et à celle des Lords anglais, 
ajoutons le témoignage de faits] 
tangibles, et concluons (pie, pour 
le bien du pays et surfont pour 
la protection de nos droits po- 
litiques et religieux, la Cour 



ligieux et autres, possèdent une 
Suprême du Canada', et non le seience plus intime et plus coin* 



L Côté, C.R., L.L.D. 

AVOCAT 

140, Wellington - Ottawa 



Tél.— Résidence: Sh«r. 5681 
Bureau: Sh«r. 3963 

LUCIEN MASSÉ 

O.P.A., U.A. 

T.ÎOWirîé Donr Ontario -Québec 

Comptable Licencié 

Syndie 



195A rue Principale 



HuN 



J. -Edouard Jeannotte 

^.TNblaire et TJammlssalre 

130S Ste-Catberine, Est. 
Montréal, Qné. 

Vice-prés, des D.-P., 1914-15. 




Ilull. PQ. 



— Tél. Sh. 1029 



Conseil Privé, doit être notre 
dernière cour d'appel. — 

jQue nos droits aient été sou- 
vent sacrifiés en tombant sous 
la juridiction de juges étran- 
gers, nous^ie le savons que trop ! 
Dans des litiges essentiellement 
canadiens, dont la solution dé- 
pendait de la connaissance <&e 
nos lois, de nos traditions na- 
tionales et religieuses, telles les 
questions des écoles du Nouveau- 
Brunswick, du Manitoba et du 
Nord-Ouest, nous n'avons trou- 
vé devant le Conseil Privé qu'in- 
différence ou souci de sauve- 
garder la politique anglaise, 
quand ce n'était pas incompé- 
tence et injustice! "Lë£ pro- 
menés formelles, disait un his- 
torien connu, étaient alors fou- 
lées aux pieds, et la constitution, 
texte sacré d'un pacte parle- 
mentaire, était violée, traitée 
avec plus de mépris que l'his 
torique chiffon de papier!'' 

Dans nos causes purement re- 



soumisc. Or, sans vouloir infir- 
mer la valeur intellectuelle *t 



la science juridique îles Lords 
anglais, je maintiens que nos 
juges, vivant dans l'atmosphère 
«le nos problèmes politiques, re- 



rft 






plèîe de nos loi» que ces Mes-v 
sieurs de Londres^ que je res- 
pecte par ailleurs, mais qui sont 
séparés de nous par un ocôan et 
totalement étrangers à notre si- 
tuation. 

Je crois donc, - Mesdames et 
Messieurs, vous avoir tous ral- 
liés à notre cause, mais si quel- 
ques-uns résistaient encore aux 
faits o' à la raison, laissez-moi 
leur citer, en terminant, l'ho»- 
norable Edward Blake, ancien 
ministre de la Justice, qui di- 
sait: "Affirmez-vous que le 
Conseil Privé et lui seul peut 
vous donner une décision satis- 
faisante t Je le nie emphatique- 
ment, et de plus, jesinaiutiens 
que, s'il vous est impossible de 
trouver au Canada des ju«fs 
qui puissent comprendre votre 
constitution et interpréter roi 
lois, vous n'avez aucune aptitu- 
de pour gouverner." 

En d'autres termes, Mesdames 
et Messieurs, si notre Cour Sti- 






— . u 



■ s 




Rgieuse8, le Conseil Privé a tou ; p renie ne devient pas la derniè- 



jours fait preuve '" une ignoran- 
ce profonde et de la plus révol- 
tante désinvolture ! Voici des 

faits : -^^L^ 

En 1869, lepape^coudamne 
l'Institut Canadien de Mont- 
réal et défend, sous peine d'ex- 
communication d'en être mem- 



re cour d'appel, nous ne soni 
mes pas une nation ! 



bre. Or voiei-qu'im affilié à cet nane. 

W 



Regarde ce drôle d'iionnnf. 
— Qu'est-ce qu'il fait? 
— 11 est assis sur le trottoir 
et il parle à une pelure de ba- 



NOUS VOUS INVITONS 

A venir vêle netre *e«vel a t er ti w e e» 4e Cheeeemi é* Prinrefnee 

peur Ict 'Etudiants. 

Robertson Frères 

• 

Ancierih élères de l'I'nlversitë 

MERCERIE» POI'R HOMMES ET JEUNES CENS 

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■Il ■ I I 



— — ; — 




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i ;■ 




!À 






LA EOTOÎfDE, Ur AVRIL ltt* 




PÂGTWOBTIVE 



LES PHILOSOPHES JUNIORS SONT CHAMPION 



Les nouveaux titulaires donnent une magistrale exhi- 
bition devant une foule de deux mille cinq cent 
personnes. L'auditorium frémit sous le chaud 
enthousiasme de l'assistance. On se serait cru 
aux beaux jours des Sénateurs. 




f: 



Chapeaux bas, devant 1m 

philosophes 'juniors! Car, ils 
sont maintenant les couronnés 
de la ligue de hockey inter-fa- 
cuUés de l'Université d'Ottawa. 

En effet, à la suite de la sen- 
sationnelle partie qni les met- 
taient aux prises avec leurs aî- 
nés, les portes couleurs de la 
première philosophie ont at- 
teint le sommet des honneurs. 
Ceux qui étaient présents à la 
bagarre se souviendront à tout 
jamais des instants vécus au pa- 
lan local. Pour les courageux 
vaincus, il y a deux noms que 



des vainqueurs : Perricr et Bar- 
nabe débordés de tous côtés res- 
taient seuls debout dans la tour- 
mente donnant le meilleur 
d'eux-même pour tenter d'en- 
rayer la tempête, mais en vain : 
l'orage accumulé depuis long- 
temps éclatait dans toute «a 
force et balayait le terrain des 
philosophes seniors. 

LE RESULTAT DE LA 
PARTIE, 9 A 3, PARLE PAR 
, LUI-MEME 



sur la glace. Rousseau déclan- 
che une formidable attaque ' et 
après une double passe à'Ljrbel 
et à notre étoile "la puce For- 
tier", la défense est déjouée, la 
(lumière rouge pointillé et le 
seore est égalisé. 

Dana la deuxième période: 
assauts répétés de part et d'au- 
tre.. Les juniors prennent 
l'avantage: trois à un, et quit- 
tent la glace en gardant l'avan- 
tage ; 4 à 3. 

Arrivera débâcle: Puce vole, 

Gourd et Lebel font du feu, 

il a ri on sourit continuellement, 

Reid demeure flegmatique, 

ne peuvent effacer le triompha «'« Homicide " Rousseau ba- 



cv 



Après que l'honorable Séna- 
teur Laçasse, accompagné du 
Rév. Père A. Guindon, O. M. T., 
directeur àe la ligue, eut mis 
la rondelle au jeu, les seniors 
vuvrire*ut> le feu en comptant, 



■t-- 



jubilait chez les hommes du ca- 
pitaine Perrier; Rousseau, le 
# 'CIancy" des juniors, venait 
de se fair* "grièvement^ bles- 
ser dans une collision avec Bar- 
nabé et pour eause. Ensuite 
McGlade eut une punition, c'est 
là qu'entra en lice, ai l'on peut 
parler ainsi, la stratégie. Les 



après six minutes de jeux, le 

premier point de la partie: On [pions, présente au Capitaine des 



lave... "Tar^arin" ramas- 
ae .... Harbeck, -1 'inégalable 
"Pete", avec son gouret et sa 
voix de stentor, anéantit ce que 
le balai et le porte-ordure de 
la défense avaient oublia... 
Tout cela pour dire que lés ju- 
niors donnaient le meilleurs 
d'eux-mêmes, -l'effort de leur 
vie. - " '•; 

De 1 autre c£té, tout 4 le mon- 
de est perdu, et Benoît n'a pas 
assez d'yeux pour voir tous les 
lancés, on dirait que l'union 
manque. La foule_est debout, la 
lumière rouge niarcjie quasi-au- 
tomatiquementf La fumée de la 
bataille se dissipe avec le son 
du gong final, et le Très Rév. 
Père Recteur, accompagné du 
gérant des nouveaux cham- 



En marge du 
gala!. 

Le premier pas est fait. Nous 
avons eu un succès complet pour 
la première organisation du 
genre. Toutes les attractions 
ont été parfaitement réussies: 
le premier gala sportif a vécu. 

La pièce dé résistance, le 
championnat de la ligue intef-' 
facultés, a tenu la multitude sur 
pieds pendant soixante minutes. 
Le jeu était du calibre que pri- 
se l 'amateur. Mise en échec ru- 
de, rapidité, ambition, enthou- 
siasme, tels furent les leviers 
qui ont rendus la joute intéres- 
sante 

Pour reposer les spectateurs 
de la trop forte tension des 
nerfs. . . ( I* il y eut entre les 
périodes, quelques gracieux nu- 
méros de patinage de fantaisie, 
exécutés avec brio par deux ex- 
cellents artistes, Monsieur Bob 
Rurtees et mademoiselle Andrée 
Leduc. 

Ensuite, on eut l'exhibition, 
attendue si impatiemment, de 
ceux qu'il est convenu d'appe- 
ler des maîtres... mais pas en 
hockey. Ce fut. . . exquis, com- 
me dirait quelque connaissance. 
Imaginez! "Ceux qui n'ont ja- 
mais patiné, contre, ceux qui 
ne patineront jamais'* dans une 
joute sérieuse, croyez-le. On y 
évoluer des valeurs supé\ 



Dans les circonstances présentes, la Cour Su] 
devrait être la dernière cour d'appel 
pour le Canada/' 



M. JKAN TERRIEN 

Honorables Juges, 
Mesdames, Messieurs, 

Mon collègue vous a claire- 
ment démontré, qu'en raison des 
injustices que nous avons subies 
de la part du Conseil Privé, et 
de l'incompétence manifeste des 
juges impériaux à l'endroit de 
nos causes canadiennes, il est 
opportun de rendre finsles les 
décisions de» notre Cour Suprê- 
me. - ... _• 

Je vous montrerai maintenant 
la possibilité, voire la nécessité, 
d'obtenir que le tribunal cana- 
dien soit sans appel. 

La possibilité. Nous savons 
que le Canada, surtout depuis 
les conférences impériale» de 
1926 et de 1930, est maître de 
sa constitution. Il peut donc, 
à l'exemple des autres Domi- 
nions, mi Libre-Ktat d'Irlande 
surtout, en faire disparaître ce, 
dernier vestige de vassalité à 
l'endroit de l'Angleterre. 

11 ne devrait pas même trou- 
ver d'obstacle du côté de Lon- 
dres, si l'on en croit le décla- 
rations de quelques Lords du 
Conseil Privé. Ecoutez ce que 
disait déjà en septembre 1923, 
Lord Birkenhead devant le bar- 
reau canadien: "Si jamais il 



Vit vyu.m». v.x..* .- - — r -. 

l vêtues des costumes les' venait un jour ou la juridiction 
ariés. D'un côté, Mon^ du Conseil Prive sur le Canada 



juniors une magnifique coupe. 
L'équipe victorieuse doit son 
succès à l'habilité de son Gé- 
rant, M. Paul Girard, et au bon 
soins de son médecin, M. Jean- 
Louis Gagnon. Mais la clef du 
succèi, fut sans contredit l'union 
entre les équipiers qui leur 
donna une confiance înnébran- 



juniors envoient quatre avants! lable et un ensemble parfait. 



- 



A-v 



Le Varsity enlève 

le litre de ballon 
au panier au Glèbe 

Pour la première foin depuis 
1928 le Glèbe "Collegiate" fa- 
milièrement reconnu comme "le 
foyer des championnats sco- 
1 astiques" a mordu la poussiè- 
re cette année. En effet les jeu- 
nes joueurs du Père Sénécal, 
après avpir annulé la "première 
partie 19 à 19 à Glèbe, ont rem- 
porté les honneurs en gagnant 
la seconde 18 à 14 ici. 

Fait curieux nos joueurs 
étaient pilotés par Ben Benoît, 
ancienne étoile du Glèbe. Leurs 
tactiques devaient être les mê- 
mes dans son" temps! 

1^ veilla Aae-. distingua en 
comptant à lui seul 9 points, 
Grenon y alla lui aussi de huit, 
tandis que Lafrenière. obtint 
l'autre. C'était merveille de voir 
le jeu d'ensemble et le brio 
avec lequel les passes étaient 
exécutées. L'expérience du Gé- 
rant et la bonne volonté de ses 
protégés furent les gros atouts 
de ce succès. 

Alignements: - _., 

Collège d'Ottawa: Bonneau, 
0; Léveillé, 9; Lafrenière, 1; 
O'Grady, 0; Grenon, 8; Roussi, 
0; Laçasse. 0; Rondot, 0; Le- 
tellier. 0.— Total, 18. 




Glèbe #riL, : Me Adam , 2 ; 
Stiles, 2- Hïrrrington, 1; Ster- 
ling, 4; McKeown, 3; Keves, 
2; Watts, 0; Orme, 0; Shortef, 
0.— Total, 14. 

Arbitre : Pan McCann. 

Propos "d'hiver" 

Espérons que les propos di- 
vers d'hiver diver. . .tiront. 

• • * 

Les Seniors vivaient d'espé- 
rances mais les Juniors étaient 
un peu là!! avec la différence 
que les uns étaient las et les 
autres là. 



On dit que Postdam à une 
faiblesse pour le "Old Garnet 
ana\ Gjjey' '. Preuve : Le Père 
Cary a reçu une invitation pour 
aller jouer en février prochain 
1935. 

• * • 

Pour être franc, la saison de 
hockey a été plus qu'intéressan- 
te cette hiver. Que sera l'an 
prochain? Meilleur encore, il 
faut l'espérer. 

• • • 

Il faudra trouver quelque 
chose, paraît-il, pour remplacer 
le bon exercice qu'était le 
"Broora and Shovel" après les 
repas, car plusieurs se plaignent 
que leur digestion ne va pins. I 



neures 

plus varies 

sieur Marcel Ouimet se fit tout 

particulièrement valoir, tandis 

que de l'autre monsieur Paul 

Girard se. . . distinguait. 

• • « 

Faits et autres: 

A la sortie de l'auditorium, 
quelqu'un demandait à des pe- 
tites bonnes femmes de 12 ans 
quel était leur joueur favori! 
Toutes de répondre-. "LA PU- 
CE ". 

• • ■• 

11 est un nom qu'il importe 
de mentionner: Real Rousseau! 
Ce bon copain a fait quasi-seul 
toute l'organisation de cette fê- 
te. Il y a bien des choses qu'on 
ignore quand on ne voit que les 
dessus. O organisateurs ! que de 
difficultés, connues seulement 
de vos satellites, avez-vous quel- 
ques fois à surmonter! 

• • • 
Il fallait un "ancien pour 

fournir les programmes et "Ro- 

bertson" s'est fait un plaisir 

d'aider les nouveaux. 
« • • 

Après la joute, un ami de 
"la Puce'' nous fit. chez lui, un 
accueil des plus. . . "Courtois!" 

L'orchestre n^a pas faussé 
d'unénote, Monsieur Laçasse se 
serait-il mis à le faire prati- 
quer. . . 

M. P. 



notre 



Chez les petits 






Le Basket Bail: 

La lutte continue dure, âpre, 
sans répit parmi les équipes de 
la petite cours, vers le cham- 
pionnat inter-mural. Voici les 
résultats qui nous sont parve- 
nus à la dernière henre. 
Seniors 

Fortier, 18, vs Letellier, 12. 

Bance, 17, vs Beauchemin, 15. 

Portier, 22, va Picard, 19. 

Letellier, 18, vs Bance, 17. 
t Juniors 

Joyal, 14. vs Ren aud. 2 

BruneJ, 21, vs Refaire, 7. 



dût' cesser, nous ne nous y op 
poserions pas, car quoique noqs 
vous donnions volontiers notre 
avis, nous reconnaissons cepen- 
dant que vous, et vous seuls, 
avez le droit de décider si ces 
appels doivent être continués, et 
dans quelles conditions ils doi- 
vent être faits." 

Mais certains loyalistes outran- 
ciers craignent de voir dans la 
suppression, derf appels au Con- 
seil Privé la rupture prochaine 
des liens britanniques. A ren- 
contre de cet impérialisme ou- 
tré, je prétends que cette sup- 
pression s'impose pour l'affer- 
missement de nos relations avec 
la Grande-Bretagne. \ 

L'Angleterre, en effet, ne peut 
plus espérer nous tenir dans 
un état d'assujettissement. L'his- 
toire lui a montré que c'est seu- 
lement par la concession gra- 
duelle d'une pleine autonomie 
qu'elle a pu réussir à constituer 
un Commonwealth dont la puis- 
sance nous apparaît si grande. ' 
Qu'est-ce qui a empêché les 
Canadiens de se joindre aux 
Américains pour former la 
grande République? Et 40 ans 
plus tard, qu'est-ce qui a réuni 
nos .ancêtres à Châteauguay 
pour garder le Canada à l'Em- 
pire t N'est-ce pas l'assurance 
que nos droits et libertés se- 
raient sauvegardés T N'est-ce pas 
l'Acte de Québec, qui nous ga- 
rantissait la conservation de 
notre foi, de nos lois et eoutu- 

Lacasse, 17, v» Joyal, 12. 
Renaud, 21, vs Bezaire, 3. 

Juvéniles 
Rinfret, 2, vs Closson, O. - 
Legris, 2, vs Closson, 
Terrien, 12, vs Benoit, 7. 
Rochon, 15, va Rinfret. 7. 




mes, en un uiot^de 
canadienne î 

Que le Canada obtienne 
complète autonomie dans l'e 
ciee de «es lois judiciaires, 
disparaisse pour nous l'appel' 
Conseil Privé, ce dernier relii 
de notre tutelle Coloniale, eT 
tre union aved l'Angleterre 
deviendra plus) grande et i 
forte. L'orgueil légitime à" 
des partenaires égaux dans 
plus grand e^j%jàULJ» 
sera un lien plus fort pot 
tenir notre allégeance, que 
le fut jamais ce lien fictif 
Conseil Privé. 

Cette nouvelle prérogative 
notre Cour Suprême nous 
paraît donc comme une n 
té. L'évolution normale et 
dignité de notre pays l'exi 
Les peuples, en effet, pas 
que les individus; ne pe 
se dérober à la loi naturelle 
l'émancipation. Tel un en 
parvenu à l'âge de majorité 
détache de sa famille et 
voit A sa propre gouverne, a 
le Canada, arrivé à sa pi 
croissance nationale, n'a plm 
droit de vivre aux dépens de 
mère-patrie par trop effet* t 
se. Reconnus comme nation, 
n'avons plus de raison d'iu 
quer les jugements de Loi 
"Une vraie nation, disait 
Raney devant le barreau 
dien, n'a pas ses cours 
au-delà de ses frontière 

Le seul moyen possib 
le Canada de justifier 
l'on prétend qu'il est, un 
tion libre dans l'Empire brf 
nique, se trouve dans l'aBoli 
du "recours au Conseil P 
Cette solution suivrait plei 
ment la logique de notre h 
et fe maintien de nos traditi 
ce serait la suite normale 
progrès au Canada depuis 
conquête. Resterait-il vrai, qs 
près des siècles d'histoire, 
ne serions pas assez forts, 
expérimentés pour assumer 
reaponsabilités d'une indé 
dance complète en matière 
leT que noua ne pourrions 
juger nous-mêmes nos qu 
intimes selon les intérêts de 
tre pays? en un mot, que a 
aurions encore à recourir 
lumières juridiques de l'A 
terre, pour voir clair dans 
affaires de chez nous! 

Non, Mesdames et Messie 
La chose est pcssible. La 
est nécessaire. Afin de pr 
non seulement le nom, mais 
si la réalité d'une nation li 
ayons chez nous notre dern 
cour d'appel. 

M. LOUIS FA RLE V 
Honorables juges. 
Distingués adversaires. 
Mesdames, Messieurs. 

"Dans les circonstances 
sentes, la Cour Suprême dev 
être la dernière cour d' 
pour le Canada." Oui! A 
ment, et c'est vers cette rtjj 
me, essentielle à la bonne 9 
nistration de nos lois, que 
vergent depuis toujours tes 
forts de nos bommes d'Etat 
de tous ceux qui ont à coear 
développement de notre 

Les Pères de la Confédérs 
à 1 article lOlme de l'Acte 
l'Amérique Britannique du N 
{nous .ont fait reconnaîtr 
droit, (je cite), "non seule 
de* constituer, de maintenir 
d'organiser une cour d' 

Suit* à la page "1 



payl, 









JOURNAL ai- MENSUEL* PARAISSANT 
ET LC 19 
D'OCTO 



LE IM ET LE 1» DE CHAQUE MOIS 
MERE A JUIN 



f * ORÛANt DE LA 

SOCIÉTÉ DES DÉBATS FRANÇAIS 
OC L'UN Ive ESI Té DlOTTAWA 






=3 



âjfcoiinevtcat: 56 

Lr nHinéro: S **** 



Directeur: Marvef Qwl^M Rédacteur ea chef: Robert Rarsalow 

Admi*t*ra4e*>: R*owl Gauthier 



Tjnivérfttté «l'Ottawa. 

Kexiactiou et Administra tlt>«: 



"JACOBINS" AU CAPITOL 



LA CRISE ET LA 
JEUNESSE ETUDIANTE 



La crise, tant morale que financière, qui sévit en ce mo 

Iment fera sans doute époque dans les annales de l'histoire. 

Pendant qu'elle frappe sans pitié le prolétaire au point de lui 

rendre la question de subsistance angoissante, elle va Jusqu'à 

(contraindre le riche, qui vivait encore hier au milieu du luxe 

et de ropuiaoce, à mener la vie de la moyenne des gens, si 

|non moins. Tous, tant que nous sommes, riches ou pauvres. 

grands ou petits, elle nous rend la vie maussade, lourde et 

[même pénible. 

Certains optimistes prétendront sans doute que cette dé- 
Ipression est sur son point de départ, que les années d'abon- 
dance reviennent graduellement. Ces affirmations sont pour 
la plupart téméraires. Le retour au normal ne peut guère 
[s'opérer sans une coopération actlvee> énergique de l'huma- 
nité entière qui vogue en ce moplent sur cet océan de mi- 
sère, inattentive, pour ne pas dire sourde, aux volontés-ne ses 
[chefs tant religieux que civils. 

On a beau s'Ingénier pour se défaire incessamment de 
[cette crise, rien ne pourra y contribuer autant que la restau- 
! ration sociale tant de la part du peuple que de l'autorité. 

L'Individu doit pour sa part pratiquer les vertus domes- 
tiques, renoncer fermement à la vie large, aux prodigalités et 
[aux plaisirs. Lorsque la surproduction ne se faisait guère sen- 
[ tir. lorsque le travail abondait et que tous touchaient de forts 
salaires, la masse des gens se fascinait l'esprit de mille rêves 
quelle se croyait forcée de réaliser coûte que coûte. Ces quel- 
ques années d'après guerre devaient s'éterniser pour la plu- 
part. On vivait dans un monde enchanté. L'Inquiétant pro- 
blème du budget n'était alors qu'une futilité. On dépensait 
sans compter, confiants que chaque Jour apporterait son 
[pain et ses charmes. La crise seule pouvait montrer la 
duperie de leur rêve. De plus ce fameux progrés que l'on van- 
h _tatt tantalors engendra le confort et la soif des fortunes vite 
amassées. On le considérait comme le plus précieux des bien- 
faits dont fut dotée l'humanité. Mais 11 n'a pas su répartir 
[entre les hommes les fortunes et les joies qu'il laissait espérer. 
La masse des gens fut vite soulagée de ses biens par quelques 
rusés capitalistes, aujourd'hui la cause de beaucoup de nos 
[maux. Cependant cette régénération du peuple demande -aussi 
i une volonté ferme et tenace plus que jamais de la part de 
l'autorité qui orientera le peuple vers une prospérité non fic- 
tive, mais faite de vérité de Justice et de charité. Qu'elle tra- 
vaille pour le bien de tous et sacrifie ses intérêts personnels 
Cette crise est donc une grande et terrible leçon pour la masse 
des gens atteints si cruellement. Pour nous, jeunesse étu- 
diante, qui en somme, ne constatons que ses ravages, elle est 
l'occasion de se former un caractère bien trempé. Redressons 
ce chétif arbuste que nous sommes pendant qu'il est temps, 
Dénudons-le sans pitié des vices et des passions qui, à la ma- 
nière des parasites l'entortillent en ce moment mais bien- 
tôt létoufferont. Extirpons ces mauvaises herbes du plaisir, 
[ls prodigalité et de l'irréflection qui couvrent son tronc. En 
peu de temps Ils priveront ses veines de la sève de vie. En- 
richissons le sol qui couvre; ses profondes racines, afin d'ac- 
tiver sa croissance. Ainsi dressé et entouré d'un sol fertile, il 
|sera demain le modèle de l'humanité, flexible aux moindres 
volontés de l'autorité mais ferme et inébranlable devant les 
pires Intempéries des faucheurs dé l'humanité. Cette pré- 
cieuse formation nouS-Tacquêrons de jour en jour sur les 
]?ancs du collège lorsque nos dévoués professeurs, tout en ac- 1 
complissant leur lourde tâche, nous glissent ici et là une 
règle de txmduite, une orientation, un principe, une direc- 
tive. 



BILLET 



Espérons puisque nous sommes ces quelques «privilégiés 
«ppelés à gouverner notre pays plus tard, qu'avec cette for- 
mation, cette culture, nous saurons non seulement servir 
d'exemples à nos semblables, mais surtout affronter brave- 
ment, les graves problèmes afin d'éviter ces catastrophes éco- 
nomiques et sociales. J ** n U N* * * \m 



"La Paresse chez 
les jeune8' , 

Sûrement que l'on va crier: 
"Haro sur le baudet", en me 
lisant! Avec raison? Peut- 
être! puisque je me traite 
d'âne moi-même. Urt brtn-*le 
pitié, s'il vous plaît. Mes dires 
sont sincères, à peu près 
comme toujours quand on a 
vingt printemps. 

Or donc, je m'accuse en con- 
fession journalistique, ou plu- 
tôt nous nous accusons, nous 
les jeunes barbes, d'avoir été 
paresseux. Je n'ai pas laissé 
échapper le mot: il faut bien 
faire ses Pâques. et ne rien ca- 
cher qui voudrait disparaître 
sans raison. Le printemps est 
arrivé, parait-il, il a réveillé 
les ours; à plus forte raison, 
nous a-t-il dégourdis, nous 
aussi; les examens nous pas- 
sent le coup de fièvre; et c'est 
un stimulant pour les meil- 
leurs artisans du sommeil. Il 
s'agit donc du passé, vous le 
voyez bien, de ce temps doux, 
où, sans "faire les ours", nous 
leur... ressemblions. ..Plusieurs 
d'entre nous ■étaient -d&- vrais 
somnambules: pure réalité! 
Pas une seule chance perdue 
de creuser notre couche et d'y 
enfoncer ^nos envies de bouder 
le travail. La loi du moindre 
effort, comme c'est simple! Ca 
fait les lourds et les doubles 
mentons. J'accuse la paresse, 
la mère de tous les crimes étu- 
diantins et de plusieurs autres, 
dit -on. 

Et en classe, du moins, que 
faisiez-vous? Nous ne dor- 
mions pas, mais nous atten- 
dions la fin, au grand dam de 
nps cervelles: nost,ra culpa! 
Nos frères les externes prolon- 
geaient parfois leurs nuits; 
nous les regardions Donc 

nous ne dormions pas. C'est 
peut-être de là philosophie ce- 
la? Nos chers maîtres étaient 
là pourtant avec toute leur 
activité, leurs nerfs, leurs 
feux: que faire contre vingt 
et trente élèves? Laisser dor- 
mir ou mourir ? . 

Pas un mot des copies à re- 
mettre. Souvent en. retard, 
souvent amputées des deux 
bouts, parfois bourrues et lé- 
gères. Oh! paresse! tu nous 
as ravis! Et nous voilà dans le 
vide troublant que tu sèmes en 
sourdine aux amoureux du 
rêve que nous avons été. 

Assez! assez! nous avons fi- 
ni de nous confesser, la pa- 



Plus de 1 500 personnes applaudissent au succès dos 

élèves da l'Université. — Nouveau triomphe 

pour la Société des Débats français 

sur la scène. 



Eh! oui, les amis, ce fut un 
succès éclatant que ce drame 
"Jacobins" de René Couteau, 
qui eut lieu le 6 avril dans le 
grand théâtre "Capitol ". 

Devant un immense auditoi- 
re qui s'entassait dans le "Ca- 
pitol", nos jeunes acteurs évo- 
luèrent sur la scène avec une 
maîtrise qui émerveilla les 
gens les plus exige nts. Le Ré- 
vérend Père Henri Morlsseau, 
notre dévoué directeur, avait 
promis un drame magnifique: 
sa promesse fut magnifique- 
ment accomplie. 

L'auditoire était l'un des 
plus choisis de la Capitale 
On remarquait aux places 
d'honneur, le T. R. P. G. Mar- 
chand, notre distingué Rec- 
teur, le juge Constantineau, 
un grand nombre des membres 
du clergé séculier et régulier 
des villes soeurs. Toutes les 
institutions de la région 
étaient grandement représen- 
tées. 

La pièce de René Couteau 
est. certes, un drame qui plut 
a l'auditoire: résumé de la 
Terreur et tableau de la beau- 
té de la religion durant la ter- 
rible époque de la Révolution^ 
Nous assistons a la chute de 
Robespierre. 

Le drame commence par un 
dialogue entre deux petits 
commis. L'un, le petit Pierre, 
se prépare à sa première com- 
munion. Nous sommes dans le 
cabinet du maire Fleurlot. A 
ce môment-là. la chute de Ro- 
bespierre est décidée. Il est 
accusé de pactiser avec le par- 
ti des "curés". Payan, ardent 
révolutionnaire, dans une en- 
trevue avec Fleurlot, soup- 
çonne la présence d'un prêtre 



resse n'est plus. Morte à ja- 
mais! 

Je commence à me deman- 
der, tout de même, quand les 
anciens viennent nous voir, ce 
qu'ils veulent dire par ces pa- 
roles gonflées: "Votre temps 
de collège, c'est le plus beau 
de votre vie!" On ne sait ja- 
mais Us étaient peûi-ètre 
comme nous. Ils avaient, un 
petit péché mignon, un Ado- 
nis. Ils ne l'ont plus et nous 
l'avons tous perdu! 

A la plus grande gloire de 
notre esprit et pour la défense 
de notre — co r p o ra tion éco- 
lière! 

Adolphe BRUNET 



' réfractalre" dans les environs 
et déclare qu'il faut, à tout 
prix, arrêter ce curé. Il est 
a discuter son plan avec le 
maire de la Commune, lorsque 
Robespierre arrive et de con- 
cert avec les deux autres, pré- 
pare sa défense. 

H ne cherche plus la/glolre 
tyrannique, mais essaie par 
tous les moyens de sauver sa 
propre tête, Robespierre laissé 
seul, songe a sa perte. Louis 
Guiliaud, chef d'armée et père 
de Pierre, arrive des frontières, 
ignorant la situation alarman- 
te du tyran et lui promet son 
appui pour la défense de la 
Commune. Henriot, soldat de 
la garde Républicaine, moitié 
ivre, découvre la cachette d'un 
prêtre réfractalre. Payan croit 
que Pierre est du nombre. 
Guiliaud craint pour la vie de 
son fils. 

Au deuxième acte, Robes- 
pierre se montre moins ardent. 
H sent î>a fin prochaine^ Pa- 
yan travaille a le défendre. 
Il cherche le curé; il fait par- 
ler Pierre pour connaître la 
cachette du prêtre. La ce place 
ia magnifique scène où la ruse 
politique combat contre l'in- 
nocence chrétienne. Louis 
Guiliaud est arrêté comme 
suspect et il est incarcéré. Ro- 
bespierre triomphe pour un 
moment. La joie est courte: 
Fleurlot accourt et annonce 
que le tyran est tombé. 

Le troisième acte est le 
triomphe du prêtre. Robes- 
pierre est en prison. Coquelu- 
che, petit commis, apporte le 
billet qui délivrera le tyran 
Il rencontre l'abbé qui le re- 
lient et dans une scène très 
émouvante le ramène à la foi 
en lui rappelant le jour de sa 
première communion. Pierre 
reçoit des conseils de son cu- 
ré. Survient Payan qui le me- 
nace de son poignard pour lui 
faire dire son secret. Le curé 
le défend en promettant à 
Payan de dénoncer le prêtre. 

Le dénouement est des plus 
excitants. Guiliaud est délivré 
par Coqueluche... Robespierre 
vient dé s'évader, Il sent venir 
sa fin et il hésite .... Louis 
Guiliaud réclame de Payan son 
lils Pierre. S le menace du re- 
volver. Payan se voit perdu. 
Mais Pierre entre et Payan le 
prend comme bouclier. Guil- 




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École Normale 



A défaut de notre chronique de fameux avocat en Soeur 
régu'lèrè noua donnons, le Jeaime-de-Satnt-Frajaeoia et 

Mlle Côté. Les objections de 

certaines personiles furent re^ 

Uutées de manière a mettre en 



compte-rendu de lune de nos 
séances littéraire* hebdoma^ 
daire. S* s» • «* 

La dernière séance eut un 
vif succès. M. le Président nous 
avait averti, que» ce serait de 
la fine farine canadienne qui 
nous serait servie. Elle fut dé- 
licieuse! D'autant plus qu'elle 
nous fut présentée agréable- 
ment par d'habiles diseurs. 

On avait pour but de nous 
faire connaître quelques-uns 
de nos écrivains contempo- 
îains. J'ai l'impression d'avoir 
augmenté ^ ma bibliothèque 
mentale de plusieurs rayons. 
M Thérien, le premier, a gar- 
ni ces rayons par une biogra- 
phie concise de M. Séraphin 
Marion. Ayant déjà entendu 
le brillant orateur, le discours 
de M. Thérien nous était du 
plus vif intérêt. H nous présen- 
ta il. Marion comme confé- 
rencier captivant et convain- 
cant, comme critique littéraire 
consciencieux et pondéré. 

La biographie de l'Abbé 
Lionel Oroulx cadrait bien a 
ce temps-ci de l'année; car 
nous avons l'aubaine de suivre 
les cours de ce docte historien. 
Dans son essai littéraire Soeur 
Si-François réunit la biogra- 
phie et l'oeuvre de l'Abbé 
Groulx sous deux chefs de di- 
vision: "l'un des nôtres", et 
'historien national". Elle don- 
na ensuite un aperçu général 
de tes livres — une idée de 
sa mission d'éveiller la' fierté 
nationale, de raviver le pa- 
triotisme. 

Le dernier ouvrage de Mi- 
«hclle le Normand, "Le nom 
dans le bronze", avait déjà 
suscité chez plusieurs le désir 
de connaître cette écrivain. 
Aussi, Mlle Parent, s'adressa! t- 
«11e à un auditoire intéressé 
quand elle nous parla de la 
vie et de l'oeuvre de notre con- 
citoyenne. Mlle Parent nous 
décrivit la muse - de Michelle 
le Normand: originalité pri- 
mesautière, style naturel et 
enjoué. 

Pamphile Lemay a trouvé 



relief son génie poétique, sa 
muse franchement canadienne 
dans ses idées et dans ses ex- 
pressions. Après une biogra- 
phie bien développée, Soeur 
Jeanne critiqua quelques ou- 
vrages de Pamphile Lemay. 
Les chansons (paroles de Le- 
may) semées au cours de la 
dissertation jetaient une note 
gaie, et contribuaient à con- 
server l'atmosphère canadien 
de la séance. 

N'étant bas contemporain. 
Pamphile Lemay a daigné ac- 
cepter l'invitation de Soeur 
Jeane et paraître sur notre 
estrade, en la personne de 
Mlle Olive Boyer. Elle chanta 
gravement son "Ultlma Ver- 
ba," le chant du cygne du poè- 
te. La mimique était parfaite. 
Frère Barthélémy nous pré- 
senta ensuite son travail sur 
le Frère Marie -Victorin. La 
manière providentielle dont 
Frère Marie- Victorin découvrit 
son talent de botaniste, cap- 
tiva immédiatement notre at- 
tention. Frère Barthélémy 
analysa les "Récits" et "Cro- 
quis Laurentiens", appuyant 
sur le style gracieux de l'au- 
teur et sur la saveur du ter- 
roir qui se dégage de ses deux 
livres. La lecture d'un passa- 
ge du Frère Marie-Victorin 
nous révéla sa grande mission 
de botaniste, dans la science 
elle-même et dans la société. 
La gracieuse comparaison qui 
terminait le travail de Frère 
Barthélémy, montre, mieux 
que je ne puis l'exprimer, le 
rôle que joue Frère Marie- 
Victorin dans la littérature 
canadienne. 

La littérature canadienne 
est comparée & une gracieuse 
jeune fille, un peu négligée 
par les poètes, et dont Frère 
Marie-Victorin a rehaussé 
l'éclat en mettant une feuille 
d'érable & ses cheveux et des 
fleurs à son corsage: 

Laurette LEGAULT, 
secrétaire. 



COIN DES ANCIENS- 



LES CARS DUP. C N. 

Vous tous, amis philos, prodigues en orgie 
Qui provient «es rigueurs du Calcul Intégral, 
De Géométrie et de Physiologie, 
Regardez-mot, un peu, ceux d* Prémédical. 

Ces- pauvres diables, en plus de la Philo. 
Pas toujours facile, se butent à i'Apolo, 
Etudient la Physique et la Belle Chimie, 
Sans mentionner encor tant de choses en Mie. 

Et vous croyez, amis, qu'avec cela l'on dort? 
Qu'on n'a pas a produire un travail plus que fort? 
Ou qu'en bons fainéants, on se la soûle douce 
Avec les Appareils que contient une Trousse? 




AU JUNIORAT 



Canadiens français 

11 nous est doux de recon- 
naître chez un vrai Canadien- 
français, trois mobiles qui le 
guident dans son idéal ; sa sou- 
mission à l'allégeance anglaise, 
la fidélité à sa mission de cul- 
ture française et sa. foi catho- 
lique. 



Etre catholique, "c'est appar- 
tenir à la société la' plus glo- 
rieuse et la plus ancienne de 
l'histoire. C'est se rattacher, à 
travers les siècles, par une sui- 
te me rv cil le use de génies et de 
saints, au Chef le plus illustre 
que les sociétés humaines 
n'aient jamais connu". Il ne 
suffit pas seulement de faire 
partie de cette société puissan- 
te, mais il faut répandre par- 
tout sa bonne odeur. "La foi 
qui n'agit pas, est une foi 
morte ". 

. Etre français, ' ' c "est être issu 
d'un peuple dont le nom est 
écrit en lettres, d'or dans les 
annales de la civilisation et 
dont les gloires impérissables se 
sent quelques fois assombries 
et voilées mais jamais éclip- 
sées. "Des hommes venus de 
France ont traversé des mers 
inconnues, en rOute yen des 



terres inexplorées, incertaines 

Ils conquirent un monde à^laLet -faire-partie de l'empire Bri- 



cauadien leurs croyance», leurs 
moeurs, leurs idées, leur carac- 
tère et le doux parler de Fran- 
ce. Héritiers d'un idéal, nous 
en avons imposé le respect par 
la ténacité dans nos conquêtes 
passées; il nous incombe d'en 
assurer définitivement la sur- 
vivance «t le rayonnement dans 
un monde renouvelé par les 
progrès modernes. Oui, si nous 
voulons garder notre innéite* et 
faire triompher notre filiation 
française, si nous voulons le 
respect de nos droits aequis au 
prix de tant de peines, si nous 
voulons manifester notre .civi- 
lisation dans toute sa valeur, 
rappelons-nous souvent, suivant 
la belle expression de Gabriel 
Hanotanx, que nous avons été 
"élevés sur les genoux de la 
Franee". Soyons assez optimis- 
tes pour croire qu'avec l'aide 
des belles qualités de notre 
race, faites de bon sens, d'har- 
monie et de modération, nous 
pourrons nous livrer à la pour- 
suite du progrès et réaliser plei- 
nement les destinées dont nous 
portons le flambeau. 

Etre sujet anglais, "c'est re- 
connaît re comme suzerain. Sa 
Majesté Georges V, et vivre 
sons îe protectorat de Londres 



France et apportèrent sur le sol 



M LEOPOLD RICHER, chro 
niqueur politique du Droit'' 
qui a gagné le "Prix d'action 
intellectuelle", section des 
sciences sociales et économie 
politique avec son ouvrage 
intitulé: "Marché de Du- 
pes?" C'est une étude sur 
la conférence impériale de 
1932, dont les assises se sont 

tenues à Ottawa. 
~ • • • 

"La Rotonde" prend un par- 
ticulier plaisir à féliciter mon- 
sieur Rieher.*-* C'est uri "an- 
cien" qui s'est taillé une place 
honorable dans le journalisme 
canadien. Nous, les jeunes ré- 
dacteurs de "La Rotonde' 1 , 
nous ne le regardons pas seu- 
lement comme un ancien de 
l'Aima Mater, mais comme un 
grand frère qui nous trace, le 

chemin. 

• • • 

Le sucer*, de monsieur Léo- 
pold Richer nous met en mé- 
moire le fait que plusieurs an- 
ciens, sans être des journalistes 
de profession, savent exprimer 
leurs opinions dans un style ré- 
vélateur. Assez souvent, nous 
pouvons lire des articles bien 
pensés et solidement écrits qui 
paraissent dans "Le Devoir n 
de Montréal et «ignés par Jac- 
ques Rousseau. Nous vous sui- 
vons, monsieur Rousseau, et no- 
tre petit journal nous préparc 

à faire comme vous. 

• • • 

"Le Droit" d'Ottawa, en da- 
te du 10 avril, reproduisait en 
"Tribune libre' un article:— 
"La faute de papa", signé par 
un ancien, monsieur Augustin 
Pot vin. C'est bien pensé, bien 
écrit ; c'est allant avec an souf- 
fle d'optimisme réfléchi qui 
vous remet. 



Tantôt, c'est la Physique et les Ondes du 
De l'Electricité, Lumière et leçon 
Qui parle Télescope ou de Bell Téléphone, 
Du Microscope ou bien du récent Microphone, 

Ou encor — c'est le soir — la Chimie organique 
Avec l'AMphatique et tout l'Aromatiejne, 
Les Carbures, l'Alcool poJyhydroxii, 
Tous les Aldéhydes, l'Oxlde cacodyj 

U vous arrive aussi le Phthalein de phénol, 
La résine et l'Hydrate au Phloroglucinol, 
L*Hydroriai>hUialénétetracarbatylate> 
La Soupe par-aninophénylarslnate. 

Le savant professeur toujours al sympathique. 
Vous demande de faire un essai oe Benzène. 
Un schéma de l'Acide acétoacétique, 
Ou celui du Diaminoparabensène 

. Enfin,, c'est la classe de la Biologie: 

On apprend la fonction de l'Inf undlbulum 

< La Glande pituitaire et lEpithélium, 

En somme, tout ce qui se rapporte à la vie. 

Eh oui! amis philos, saches étudier 
Sans songer un instant à tout répudier. 
Apprenez qu'on fait bien une chose qu'on aime, 

A l'exemple des gars dans le Cours P. C. H. 

Polyose H. DKUHXSSK 



tamiique". L'Angleterre est 



SOTIE CHANT 

Vous n'aves pas oublié 
le concoars ouvert